Voyage voyages

  • La « tuile », le grain de sable, le retard, le robinet qui goutte font partie intégrante du voyage. Mais pourquoi a-t-on si souvent le sentiment d'avoir raté celui-ci ? Que signifient les plaintes que reçoivent les éditeurs de guides, les administrations, les hôtels et les voyagistes ? Peut-on faire la « victimologie » du voyageur ? Avec humour, savoir et tendresse, ce livre consacré aux « mésaventuriers » et enrichi d'un parfait petit guide pour rater à tout coup son voyage, refait, une décennie après L'Idiot du voyage, le portrait du touriste, cet être étrange qui n'est jamais à sa place, où qu'il aille...

  • À l'aube du XVIIIe siècle, les colères de l'océan accentuent la répulsion inspirée par les grèves désertes et lugubres.
    Nulle part, excepté dans l'oeuvre de rares individus, ne se dit l'admiration pour l'espace infini des flots ; nulle part ne s'exprime le désir d'affronter la puissance des vagues, de ressentir la fraîcheur du sable.
    C'est entre 1750 et 1840 que s'éveille puis se déploie le désir collectif du rivage. La plage alors s'intègre à la riche fantasmagorie des lisières ; elle s'oppose à la pathologie urbaine. Au bord de la mer, mieux qu'ailleurs, l'individu se confronte aux éléments, jouit de la sublimité du paysage.
    Le long des grèves septentrionales, l'alternance du flux et du reflux, le spectacle d'un peuple de « petits pêcheurs », simple, héroïque et redoutable, conduisent l'errance et la rêverie. Dans le saisissement de l'immersion, qui mêle le plaisir et la douleur de la suffocation, s'élabore une façon neuve d'appréhender son corps.

  • Les vacances sont faites de liberté. D'absolue liberté. Nos vies trépidantes, rythmées par les obligations, font des vacances le seul moment où nous pouvons faire tout ce que nous voulons, où nous le voulons. N'est-il donc pas fort étrange que la plupart d'entre nous occupent ce temps précieux de façon strictement identique ? Que nous déferlions en masse dans les mêmes villes, que nous nous rassemblions autour des mêmes curiosités et que nous visitions tous les mêmes quartiers pittoresques qui, en réalité, ne peuvent faire face à cette marée humaine ?

    Et si tous nos voyages commençaient dangereusement à se ressembler ? Et si les listes interminables de sites-à-ne-manquer-sous-aucun-prétexte n'étaient en définitive que des sources d'angoisse ?

    De l'art d'être un bon touriste pose un regard neuf sur la manière de faire de ses vacances une expérience aussi épanouissante qu'enrichissante. À travers des conseils parfois déroutants, ce petit livre pratique plein d'humour vous aidera à profiter au maximum de votre séjour sans abîmer l'âme d'un lieu. Parce qu'en fin de compte, quand on prépare et vit ses voyages avec un brin d'imagination, les vacances peuvent devenir une expérience réellement gratifiante.

  • Dévoiler, à partir de six tableaux de Vermeer et d'une faïence, le monde en mutation du XVIIe siècle, tel est le pari de ce livre magnifique salué unanimement par la critique. Une simple jatte de fruits dans La Liseuse à la fenêtre nous entraîne sur les routes du commerce maritime de la fameuse porcelaine bleu et blanc en provenance de Chine, tandis qu'un somptueux chapeau de feutre dans L'Officier et la jeune fille riant nous mène au Canada jusqu'aux fourrures de castor que Samuel Champlain soutire à ses alliés hurons. Au total, sept voyages fascinants pour nous révéler ce que fut réellement l'ampleur des échanges culturels et commerciaux entre l'Est et l'Ouest à l'origine de notre mondialisation actuelle. « Jubilatoire. » (Le Figaro littéraire)

  • 'Avec l'arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu'on pourrait appeler ma vie sur la route. [...] Neal, c'est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route...
    Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici sous leurs vrais noms.
    La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique.
    Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.
    Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.

    Quand tout le monde sera mort, a écrit Ginsberg, le roman sera publié dans toute sa folie.
    Dont acte.' Josée Kamoun

  • Pourquoi aller à Lisbonne et pourquoi voyager ? Sans s'être déplacé, Raphaël Meltz nous fait le récit, jour après jour, de ce qu'aurait pu être sa découverte idéale de la ville : une magnifique errance mêlant histoire, littérature, découvertes architecturales et art de vivre. Cette déambulation poétique parue initialement en 2002, s'enrichit de nouvelles aquarelles de Nicolas de Crécy et nous apparaît désormais comme une foisonnante résurgence de l'ancienne Lisbonne, celle d'avant les grands travaux et de l'engouement touristique.

  • Voyage imaginaire, quête improbable... Urien et ses compagnons errent de la mer des Sargasses à la mer glaciale. "Ils ignorent leur destinée et ne gouvernent pas leur navire, mais un désir de volonté les leurre et leur fait prendre pour résolue la route que suivra leur nef hasardeuse."

    Profondément marquée par le symbolisme, Le voyage d'Urien est une oeuvre riche et ambiguë dans laquelle se mêlent poésie, émotion et ironie.

  • On le répète à satiété : la mondialisation, c'est la surpuissance de la finance, la "prolétarisation" et l'unification des modes de vie par l'industrialisation de la camelote kitsch et des produits jetables, interchangeables, insignifiants - le capitalisme est une machine de déchéance esthétique et d'enlaidissement du monde.
    Est-ce si sûr ?
    Le style, la beauté, la mobilisation des goûts et des sensibilités s'imposent chaque jour davantage comme des impératifs stratégiques des marques : dans les industries de consommation, le design, la mode, la publicité, la décoration, le cinéma et le show-business des produits chargés de séduction sont créés en masse, ils véhiculent des affects et de la sensibilité, ils agencent un univers esthétique proliférant et hétérogène par l'éclectisme des styles qui s'y déploie. Le capitalisme d'hyperconsommation, par l'intégration généralisée de l'art, du "look" et de l'affect dans l'univers consumériste, est un mode de production esthétique. Créant un paysage économique mondial chaotique tout en stylisant l'univers du quotidien, il est un Janus à deux visages.

  • Cet ebook est une version numérique du guide papier sans interactivité additionnelle.
    Voici enfin la Bible des voyageurs. Avec ce livre hors norme, Le Routard vous embarque pour le plus fabuleux et le plus complet des voyages ! Un véritable tour du monde pour rêver ou vous aider à choisir votre prochaine destination.
    Quels sont les 10 plus beaux treks du monde ?
    Où aller pour faire la fête en Europe ?
    Envie de se lancer dans un road trip mythique?
    Quelles sont les grandes fêtes à ne pas manquer ?
    Comment s'y prendre pour faire du Wwoofing ?
    Sans oublier : des cartes postales, des dossiers pratiques, des planisphères, de sublimes photos...
    Plus qu'un livre d'inspiration, ce livre-événement est un véritable voyage à lui tout seul. Une encyclopédie foisonnante, moderne et illustrée, pour tous les curieux et les amoureux de voyages avec un grand V !
    Ouvrez ce livre, et vous ne serez pas prêt de le refermer...

  • Le Louvre à Abu Dhabi, Art Basel à Miami, les tulipes de Jeff Koons à Paris sont autant de manifestations de l'art contemporain comme outil d'influence. Marqueur de puissance, l'art mesure le degré d'émancipation d'un pays, son pouvoir d'attraction et sa place dans le monde.
    Très largement dominée par les Etats-Unis et, plus largement, le monde occidental depuis le milieu du XXe siècle, la scène artistique s'ouvre peu à peu à de nouvelles puissances, notamment la Chine aux ambitions mondiales déclarées.
    Etudiant le rôle des différents acteurs, artistes, collectionneurs et musées, Nathalie Obadia analyse l'évolution des liens entre arts plastiques et géopolitique, en questionnant notamment la domination du soft power américain et occidental.

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