Charles Blanc

  • La Grammaire des arts du dessin embrasse l'ensemble des beaux-arts - dessin, architecture, sculpture et peinture et répond de façon exhaustive à toutes les questions d'ordre esthétique que peut se poser un spectateur face à une oeuvre. Charles Blanc fut directeur des Beaux-Arts de 1848 à 1850 et de 1870 à 1873, mais il fut aussi théoricien, historien et pédagogue. Premier professeur d'esthétique au Collège de France, il travailla ainsi à promouvoir une histoire de l'art pour tous.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qu'est-ce que la traduction ? À cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous « raconter » la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.

  • Être sinologue, c'est chercher à comprendre et à faire comprendre les multiples facettes de la société et de la culture de la Chine. Par son isolement physique et culturel à l'autre bout de l'Eurasie, la Chine se donne comme l'Autre du monde indo-européen. Il incombe au sinologue de « traduire » cette différence pour à la fois comprendre et respecter la spécificité chinoise, enrichir l'esprit et le coeur de l'Occident, et favoriser la communication la plus ouverte entre deux pôles incontournables de la planète. C'était bien là les valeurs que préconisait Jean Pierre Abel-Rémusat (1788-1832), titulaire de la première chaire d'études chinoises en Occident au Collège de France en 1814 et fondateur de l'étude scientifique de la Chine : la sinologie.
    Charles Le Blanc est professeur émérite de philosophie chinoise à l'Université de Montréal. Aux PUM, il dirige la collection « Sociétés et cultures de l'Asie », il a publié Le Wen zi (2000) et a traduit Confucius (2004) et La population chinoise (2006). Il a aussi publié, avec Rémi Mathieu, Philosophes taoïstes II : le Huainan zi (Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2003).

  • This volume reviews what we know of the corresponding plasma source for each intrinsically magnetized planet. Plasma sources fall essentially in three categories: the solar wind, the ionosphere (both prevalent on Earth), and the satellite-related sources. Throughout the text, the case of each planet is described, including the characteristics, chemical composition and intensity of each source. The authors also describe how the plasma generated at the source regions is transported to populate the magnetosphere, and how it is later lost. To summarize, the dominant sources are found to be the solar wind and sputtered surface ions at Mercury, the solar wind and ionosphere at Earth (the relative importance of the two being discussed in a specific introductory chapter), Io at Jupiter and - a big surprise of the Cassini findings - Enceladus at Saturn. The situation for Uranus and Neptune, which were investigated by only one fly-by each, is still open and requires further studies and exploration. In the
    final chapter, the book offers a summary of the little we know of Uranus and
    Neptune, then summarizes in a comparative way what we know of plasma sources
    throughout the solar system, and proposes directions for future research.

  • When Hermes handed over to Apollo his finest invention, the lyre, in exchange for promotion to the status of messenger of the gods, he relinquished the creativity that gave life to his words.
    The trade-off proved frustrating: Hermes chafed under the obligation to deliver the ideas and words of others and resorted to all manner of ruses in order to assert his presence in the messages he transmitted. His theorizing descendants, too, allow their pretentions to creatorship to interfere with the actual business of reinventing originals in another language.
    Just as the Hermes of old delighted in leading the traveller astray, so his descendants lead their acolytes, through thickets of jargon, into labyrinths of eloquence without substance.
    Charles Le Blanc possesses the philosophical tools to dismantle this empty eloquence: he exposes the inconsistencies, internal contradictions, misreadings, and misunderstandings rife in so much of the current academic discourse en translation, and traces the failings of this discourse back to its roots in the anguish of having traded authentic creativity for mere status.

  • Le Wen zi - le livre de maître Wen - est un important traité de philosophie taoïste, à propos duquel se sont longtemps affrontés les experts chinois, japonais et occidentaux. On doutait en effet de l'authenticité de cet ouvrage et on ignorait tout de la personnalité de son auteur. Or la découverte en 1973 de fragments authentiques sur tiges de bambou d'un Wen zi datant du IVe siècle av. J.-C. permet enfin, sur la base de la critique textuelle et historique, de commencer à résoudre les diverses énigmes que posait ce texte.
    Charles Le Blanc, professeur titulaire de philosophie à l'Université de Montréal, a été directeur du Centre d'études de l'Asie de l'Est de 1978 à 1997.

  • Laïcité et humanisme : un titre et deux mots de grande actualité tant au Québec qu'ailleurs dans le monde. Cet ouvrage, avec des contributions d'acteurs clés qui alimentent le débat sur le sens et la définition de la laïcité dans le Québec du xxie siècle, arrive à point nommé.Les textes de Thomas De Koninck, Jacques Dufresne, Georges Leroux, Guillaume Rousseau, Mathieu Bock-Côté, Normand Baillargeon, Mohamed Lotfi et Charles Le Blanc ne défendent pas une thèse particulière à propos de la laïcité. Ils forment plutôt un ensemble de réflexions polyphoniques qui se présentent comme une contribution philosophique, juridique, politique et sociologique à la question de la neutralité religieuse de l'État.À la fin du recueil figure un texte de Voltaire sur la tolérance, qui vient à la fois inscrire les questions abordées dans une perspective historique et illustrer le caractère continu d'un débat dont cet ouvrage se veut l'un des nombreux échos. 

  • Si les mythes de la Chine ancienne sont encore aujourd'hui mal connus, c'est sans doute parce que les grandes écoles de pensée comme le confucianisme les tenaient en suspicion. Le Maître n'évoquait pas volontiers les légendes et les esprits, sinon pour dire qu'il fallait les garder à distance. En fait, contrairement au monde gréco-romain, la Chine n'a pas reconnu comme tels ses propres mythes, même dans les textes qui en font amplement usage. À tel point qu'on a pu se demander s'il avait existé une mytho logie chinoise au sens où on l'entend généralement en Occident. Les récits qui sont parvenus jusqu'à nous sont dispersés dans des ouvrages appartenant à des domaines très différents, et qui ne permettent pas d'en découvrir facilement l'origine ou la signification.
    Les textes réunis dans cet ouvrage unique viennent jeter un éclairage nouveau sur les rapports de quelques grands mythes anciens avec l'histoire et la philosophie chinoises.
    Charles Le Blanc est professeur émérite de l'Université de Montréal au Département de philosophie et chercheur au Centre d'études de l'Asie de l'Est. Il dirige la collection « Sociétés et cultures de l'Asie » aux PUM.
    Rémi Mathieu est directeur de recherche au CNRS (Paris). Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à la mythologie et la philosophie chinoises anciennes.

  • Lauréat du Prix Victor-Barbeau et finaliste des Prix littéraires du Gouverneur général.Sans théorie générale, la traduction est limitée à réfléchir sur son activité de communication et à n'être jamais qu'une fraction d'une discipline nommée herméneutique. Cette limitation de la traduction à son rôle de communication, rôle qui marque un certain enfermement dans le langage, forme ce que l'on nomme le « complexe d'Hermès ». Cet ouvrage entend montrer qu'il est possible de sortir de cet enfermement du langage en considérant comment l'usage de la langue participe au sens du message, comment l'organisation rhétorique participe au sens fondamental du langage. Cela étant, on déplace la traduction de la linguistique à l'esthétique, permettant un discours théorique sur la traduction en tant que discipline esthétique. Sur ce chemin, on trouve alors Apollon, le dieu de la théorie et le dieu des arts, qui a raison d'Hermès, dieu du langage et dieu des menteurs.

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