Jean-Christophe Notin

  • Ils sont 1  032 hommes et 6 femmes à avoir été reconnus par le général de Gaulle comme ses Compagnons «  pour la Libération de la France dans l'honneur et par la victoire  ».
    Aux lendemains de la guerre, ils n'étaient déjà plus que 702, 65 ayant été tués durant les combats et 271 décorés à titre posthume. Le dernier Compagnon, l'ancien ministre Hubert Germain, a donné son accord pour aller occuper à sa mort, selon la volonté du général de Gaulle, le seul caveau laissé vide dans la crypte du Mont Valérien. Se refermera alors une épopée probablement unique dans l'histoire de France.
    Ils étaient soldats, civils, étudiants, enseignants, agriculteurs, pêcheurs, mariés ou célibataires, croyants ou athées, français ou étrangers. Ils se sont battus partout dans le monde et dans chaque recoin de France. En apparence, leurs points communs étaient rares. Peut-être même n'y en eut-il qu'un seul, mais il est primordial  : chacun de ces 1  038 Compagnons eut à se confronter, souvent en quelques minutes, à la question essentielle du sens de sa vie face au sort infligé à son pays.
    Jean-Christophe Notin invite à s'interroger sur ce dilemme en proposant pour chaque jour de l'année le portrait dépouillé d'un Compagnon avec sa photo captivante. Se dégagent ainsi de ces centaines de trajectoires les principes universels de la liberté, de l'espoir, de la volonté, du dévouement.

  • Qui n'a jamais entendu parler des forces spéciales ? Depuis l'élimination d'Oussama Ben Laden en 2011, leur nom est synonyme d'actions fulgurantes, millimétrées, implacables. Mais parce que la plus grande discrétion est essentielle à leur réussite, les forces spéciales se dissimulent derrière des pseudonymes et fuient toute publicité en opération. On croit savoir ce qu'elles font, on ignore qui elles sont.
    Pour la première fois, des généraux, des commandants de task forces en Afghanistan, en Libye, au Sahel et au Levant, de jeunes officiers et sous-officiers se livrent sur la réalité de leur métier, leurs motivations, leurs joies et leurs peurs.
    Appartenir à des unités d'élite apporte en effet presque autant de satisfactions que d'épreuves. Les forces spéciales ont remporté bien des succès face aux Taliban, à AQMI et à Daech, mais le coût est élevé en tués et blessés, sur le plan physique comme psychique.
    S'étant fait une spécialité de faire parler ceux qui ont pour obligation de se taire, Jean-Christophe Notin en brosse un portrait loin de l'image du surhomme, et aborde les questions les plus intimes, du rapport à la mort aux conséquences sur la vie privée.

  • La DGSE - Direction générale de la Sécurité extérieure - est l'un des seuls services de renseignement au monde à recourir de manière intensive à la clandestinité. Son but : la défense des intérêts de la France. Engagés dans les régions les plus hostiles, ses agents peuvent se dissimuler sous une fausse identité et opérer avec une fausse activité pendant une longue période.
    Pour la première fois en France, mais également dans le monde, des agents clandestins de la DGSE acceptent de briser le silence. Jean-Christophe Notin donne la parole à ces « espions » qui courent les plus grands dangers. Leur expérience, complétée par celle de chefs de poste et de membres du Service action, permet de brosser un portrait de l'officier de la DGSE sur le terrain. Un portrait intime de ces hommes et ces femmes, engagés souvent seuls, sans arme, où les fantasmes sont confrontés à la réalité, les réussites professionnelles aux échecs sentimentaux, les motivations aux risques encourus...
    Un document choc.

  • Ils étaient 1 038. Étudiants, fonctionnaires ou militaires en 1940, de Gaulle les reconnaît à partir de 1941 comme ses Compagnons pour la Libération de la France « dans l'Honneur et par la Victoire ». Parmi eux, des personnalités emblématiques, Pierre Messmer, Jacques Chaban-Delmas ou Pierre Clostermann, mais aussi d'illustres inconnus.
    Patiemment réunis par Jean-Christophe Notin, les témoignages s'enchevêtrent, indissociables de l'histoire globale de la Seconde Guerre mondiale, et prennent enfin la place qu'ils méritent, sur le devant de la scène - car le message des Compagnons, celui de l'engagement au service d'une cause jugée supérieure, doit leur survivre.

  • Sondage après sondage, la France apparaît comme l'un des pays les moins optimistes au monde, derrière l'Afghanistan et l'Irak... Le constat a de quoi étonner de la part de la 6e puissance économique mondiale, en paix depuis 80 ans, avec une histoire, une culture, un système de santé et un mode de vie enviés par beaucoup. C'est ce questionnement qui a conduit Jean-Christophe Notin à mener une enquête sans précédent.

    Pour la toute première fois, trente-deux ambassadeurs, de tous les continents, ont accepté de livrer leur point de vue sur la France qui les accueille. La Chine, les États-Unis, la Russie, le Brésil côtoient le Cambodge, le Kazakhstan, le Kosovo ou le Gabon.

    En découle un portrait bigarré de la France, tout en nuances, où les propos rassurants se mêlent à des commentaires cinglants. Une certitude : la France ne laisse personne indifférent !


    La France est-elle encore une grande puissance ?

    A-t-elle raison de se proclamer « Patrie des droits de l'homme » ?

    La laïcité « à la française » est-elle reproductible ailleurs ?

    Le défi migratoire est-il une chance ou une menace pour la France ?

    Y a-t-il un art de vivre français ?

  • De tous les chefs du service de renseignement extérieur français depuis la guerre, Alexandre de Marenches (1921-1995) est celui qui est resté le plus longtemps en place. Il est aussi celui qui a porté le plus de secrets d'État, celui qui a eu les relations les plus étroites avec les responsables de l'exécutif, celui qui a noué les liens les plus forts avec les dirigeants étrangers. Grâce à lui, les services secrets français sont devenus sous Pompidou et Giscard un outil redoutable, constamment à la pointe de la guerre froide.
    Volontiers intrigant, ce grand seigneur fastueux avait le goût du risque et la manie du secret (même s'il était largement fabulateur sur son propre passé !). On pensait jusqu'à présent qu'il s'était mis à table une fois pour toutes dans le formidable best-seller qu'il avait écrit en 1986 avec Christine Ockrent. Mais c'était mal le connaître.
    La spectaculaire découverte par Jean-Christophe Notin de plus de 50 années de carnets intimes et d'une masse de documents confidentiels accumulés à l'insu de tout le monde bouleverse toutes les certitudes. L'homme y apparaît dans sa vérité, loin des images qu'il a lui-même fabriquées.
    De l'anticommunisme obsessionnel au renversement du shah d'Iran, des interventions en Afrique aux opérations clandestines dans le Pacifique pour protéger les essais nucléaires français, ce livre abonde
    en révélations et en scoops. Il revisite et enrichit un long chapitre de l'histoire de la Ve République et dresse de l'un des maîtres espions de notre époque un portrait absolument inédit.
    Un document capital.


  • Le nouveau titre de la collection à succès "Maîtres de guerre' : la biographie du général Leclerc, le plus redouté des généraux français, par son meilleur historien.

    " Les jeunes gens intelligents, il y en a trop. Ils courent les rues. Parlez-moi d'un caractère. Parlez-moi de Hauteclocque. " Voilà en quels termes un père jésuite évoquait le futur général Leclerc durant sa scolarité. Toute sa vie, l'officier a fait des choix singuliers qui l'ont conduit à devenir l'icône de la libération de la France. De ce destin unique, Jean-Christophe Notin décrit les inspirations géniales, lorsqu'il prend Koufra, Paris ou Strasbourg, mais aussi les moments de doute et de colère. Car Leclerc, c'est aussi un combat permanent contre ses propres faiblesses. Sa relation très particulière avec le général de Gaulle en témoigne, pleine de foucades, mais jusqu'au bout d'une inébranlable fidélité. Leclerc n'oubliera jamais qu'en choisissant de rallier Londres en juillet 1940 il a pris le risque de ne pas retrouver ce qui lui était le plus cher, ses six enfants, sa terre de Picardie et la très belle carrière militaire qui lui était promise.
    Sur la foi d'archives françaises, britanniques et américaines, Jean-Christophe Notin en relate la cause, son amour éperdu pour la France, qui le porta après guerre jusqu'en Indochine. Sa fin tragique, le 28 novembre 1947, fit pleurer de Gaulle et toute la France. C'est dire combien tous les deux réalisaient qu'ils venaient de perdre un grand homme.

  • Le 17 mars 2011, le conseil de sécurité de l'ONU invente l'équation libyenne : les États Membres sont autorisés à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les populations à l'exclusion du « déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen ». 
    Figure de proue de la dénonciation du régime après un silence jugé coupable en Tunisie, la France a déjà mis en oeuvre une partie de sa solution depuis quelques semaines et va s'échiner à développer la suite, baptisée « opération Harmattan », jusqu'à la chute de Kadhafi. 
    De la Présidence de la République et du Quai d'Orsay aux forces spéciales et aux sous-marins nucléaires, de l'Etat-Major des Armées en France aux QG de l'Otan en Italie, du commandement des opérations aériennes à Paris aux escadrons de chasseurs en Corse, Sicile ou Crète, Jean-Christophe Notin a eu accès à tous les intervenants. Une première véritablement exceptionnelle pour un conflit qui n'était pas encore terminé au commencement de ses recherches.
    Dans la droite ligne de son précédent ouvrage consacré à l'Afghanistan, il peut ainsi entremêler le récit de plus de 150 diplomates, militaires et hommes de l'ombre qui permettent de comprendre comment une décision prise dans un salon de l'Elysée se traduit dans le cockpit d'un Mirage 2000, mais aussi d'apporter une réponse à une question redoutablement simple : la France a-t-elle eu raison de s'engager en Libye ?

  • Gbagbo a été capturé par les Français ". Le 11 avril 2011, l'annonce fait le tour des médias. Elle est aussitôt démentie par les autorités françaises, mais elle persiste encore de nos jours. Elle semble une si parfaite conclusion à une semaine de combats à Abidjan dont rien n'a filtré et à dix ans de relations tumultueuses entre le président ivoirien et la France. Pourtant la réalité est à la fois plus riche et plus complexe. Pendant quatre mois, tous les services de l'Etat, à l'Elysée, au Quai d'Orsay, aux finances, aux armées, à la DGSE, se sont employés à obliger Gbagbo à admettre sa défaite électorale face à Ouattara. Avec l'expérience des crises de 1999, 2002 et 2004, ils ont combiné leurs efforts pour que la parole ne soit donnée aux armes qu'en ultime recours. Se pencher sur les relations franco-ivoiriennes de ces quinze dernières années permet donc non seulement de révéler enfin l'ensemble de ces actions pour la plupart totalement inconnues à ce jour, mais de réfléchir à l'efficacité dont la France peut faire preuve quand elle est entièrement mobilisée pour une cause qu'elle estime juste.".

  • Officiellement, la France n'est pas en guerre en Afghanistan. Pourtant, depuis 2001, quelques dizaines de milliers des siens y ont porté les armes, dont 50 au prix de leur vie. Dès l'invasion du pays par l'URSS en décembre 1979, des Français sont venus prêter main forte aux résistants afghans. Eux ne portaient pas d'armes, mais des médicaments, de la nourriture, de l'argent. Certains étaient appelés les French Doctors, mais à leur côté se trouvaient nombre d'anciens coopérants, d'aventuriers, de journalistes, qui ne pouvaient tolérer que, en cette fin de XXe siècle, un peuple puisse encore subir une oppression semblable à celle vécue par leurs parents sous le joug allemand. Ce sont ces quarante années d'un lien unique entre deux pays, a priori, sans histoire commune, que Jean-Christophe Notin se propose de raconter pour la toute première fois. Plus largement, c'est le traitement même d'une guerre longue et lointaine qu'il expose. L'auteur, grâce à des archives inédites et près de 250 témoignages, nous transporte des maquis arides où oeuvrent les ONG aux couloirs feutrés des gouvernants et des diplomates, en passant par les chancelleries internationales et les rédactions parisiennes. Il dépeint en particulier le travail accompli sur place par les services secrets français, un récit exceptionnel et sans équivalent en France, où s'entrechoquent Massoud, les filières djihadistes, les Talibans, le 11 Septembre. Sa description des opérations militaires françaises initiées à la fin 2001 est également une pièce de choix, grâce aux confidences recueillies au plus haut niveau des hiérarchies militaires et gouvernementales.

  • Jamais engagement de l'armée française n'a été aussi médiatisé. Pourtant l'opération Serval au Mali, déclenchée le 11 janvier 2013, demeure largement une énigme.
    À l'appui de centaines de témoignages inédits, Jean-Christophe Notin lève enfin le voile sur des combats à l'intensité et la forme inédits depuis la guerre d'Algérie. Il démontre comment, durant les premiers jours, le sort de la bataille n'a tenu qu'au courage de quelques dizaines de forces spéciales et d'une demi-douzaine de bombardiers. Outre l'opération, qui nous est racontée dans toute son ampleur, l'auteur révèle aussi le travail des services de renseignement dans leur traque des chefs djihadistes, ainsi que leurs multiples tentatives pour retrouver les otages.
    Mais Serval, c'est aussi le retour à une guerre que l'on croyait disparue, où le soldat occidental voit le visage de son ennemi. Dans l'adrar des Ifoghas et à Gao, les Français affrontent les djihadistes à moins de cinq mètres. Le très faible nombre de prisonniers dit tout de la détermination des deux côtés.
    Dans cette formidable enquête, il analyse les causes et les conséquences du fanatisme religieux au Sahel que le gouvernement français a décidé de châtier avec une fermeté supérieure encore à ce qui a été relaté. La pression qu'il a exercée sur les généraux pour obtenir des résultats rapides est sans précédent.
    Première guerre contre le terrorisme menée par la France en Afrique, Serval constitue à ce titre un tournant dans la gestion des conflits.

  • Maréchal Juin

    Jean-Christophe Notin

    De tous les généraux français du dernier conflit mondial, Alphonse Juin est indéniablement le meilleur sur le champ de bataille et l'un des plus redoutés dans le débat politique de l'après-guerre. Et pourtant, très peu d'ouvrages lui ont jusqu'alors été consacrés. C'est qu'il y a un mystère Juin. Juin est grand quand il est à la tête de ses tirailleurs marocains que ce soit dans les tranchées de 1914 ou, trente ans plus tard, sur les pentes des Abruzzes. Il est en avance avec son temps en Indochine ou au commandement de l'Otan. Mais il est plus difficile à suivre quand il s'en remet au maréchal Pétain pour ne pas avoir à choisir entre les Alliés et les Allemands. Son amour éperdu pour l'Afrique du Nord lui fait aussi se comporter de manière controversée durant la IVe République, ce qui lui vaut d'être soupçonné d'avoir ourdi une bonne dizaine de complots et même un assassinat. Charles de Gaulle a-t-il clos le débat en saluant sa mort comme celle du dernier grand homme d'une génération ?À l'aide de ses nombreuses découvertes au sein des archives françaises, britanniques, allemandes, américaines et russes, Jean-Christophe Notin dresse le portrait d'un homme né pour être soldat, et que l'Histoire a jeté dans mille intrigues pour lesquelles il n'était sans doute pas fait.

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