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Johann Michel
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Le réparable et l'irréparable : L'humain au temps du vulnérable
Johann Michel
- Hermann
- 25 Janvier 2021
- 9791037011985
Les sociétés occidentales connaissent un accroissement inédit des revendications en faveur des réparations. Les catastrophes historiques qui ont bouleversé le siècle dernier en sont l'origine immédiate et le paradigme fondateur. Le pari de cet ouvrage est de prendre à sa juste mesure l'historicité contemporaine de la réparation tout en la saisissant dans sa profondeur anthropologique. La réparation est un phénomène global qui ne se présente pas de manière unifiée : réparer un objet, réparer une lésion, réparer une offense, réparer un crime... Que révèle la réparation de l'être humain?? Sa vulnérabilité (naturelle), sa faillibilité (morale), son incomplétude (sociale), mais aussi l'ensemble des capacités qu'il met en oeuvre pour en conjurer les effets, jusqu'à une certaine limite. L'irréparable du temps et l'irréparable de la dette hantent toute politique de réparation. Autant de défis qui se posent à une philosophie de la réparation construite dans un dialogue renouvelé avec les sciences sociales.
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Du moi au soi ; variations phénoménologiques et herméneutiques
Collectif, Paulo Jesus, Goncalo Marcelo, Johann Michel
- Presses universitaires de Rennes
- 12 Janvier 2017
- 9782753555143
Le pari de cet ouvrage est d'explorer les facettes multiples à travers lesquelles se donne le soi. Parler de soi plutôt que de moi implique une rupture franche avec les philosophies qui placent le sujet humain en position fondatrice. Le soi est moins une « chose » qu'un mode d'être ; le soi n'est pas une donnée mais une conquête dont le devenir est en partie indéterminé. C'est donc sous le signe des épreuves (authenticité, multiplicité...) qu'il faut penser les variations phénoménologiques et herméneutiques sur le soi.
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Le propre de l'Homme est d'avoir la capacité de donner du sens au monde dans lequel il évolue et de lui attribuer des symboles. Cependant, dans son existence quotidienne, l'être humain n'interprète pas constamment : il ne le fait que lorsque la situation lui semble confuse, lorsqu'il est confronté à un sens trouble ou problématique. Mais qu'est-ce que l'interprétation révèle de l'être humain?? À partir de cette question, Johann Michel renouvelle de manière inédite le champ de l'herméneutique, en frayant la voie à une anthropologie interprétative. Avant d'être un ensemble de technologies savantes appliquées à des champs spécifiques (textes, symboles, actions...), l'herméneutique prend sa source dans des techniques ordinaires d'interprétation (explicitation, clarification, dévoilement...). Pour surmonter la «?relativité des interprétations?», l'ouvrage prend en même temps le parti de montrer les apports d'une herméneutique critique, notamment aux sciences médicales, à la psychanalyse, aux sciences de la nature et aux sciences sociales. La perspective ainsi ouverte par Johann Michel lève l'interdit anthropologique qui pèse sur l'herméneutique depuis Heidegger et permet de refonder la théorie de la connaissance.
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Quand le social vient au sens : Philosophie des sciences historiques et sociales
Johann Michel
- P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales
- 24 Juillet 2015
- 9783035298215
Quand le social vient au sens ouvre un dialogue novateur entre philosophie et sciences sociales et historiques, à la croisée de la tradition socio-phénoménologique héritée de l'oeuvre pionnière de Schütz et de la tradition herméneutique de Dilthey à Ricoeur. Un même fil conducteur parcourt la trame du livre : seule la « voie longue » de l'herméneutique, en reconnaissant la doublure de l'acte d'interpréter (à la fois comme pratique ordinaire au plan anthropologique et comme activité scientifique au plan épistémologique), peut se coordonner avec les réquisits d'une sociologie phénoménologique du monde-de-la-vie. L'ouvrage offre, sous ce cadre, toute une palette de réflexions qui concernent aussi bien l'épistémologie de l'histoire que la sociologie des institutions et l'anthropologie sociale du soi. Dans ce mouvement de va-et-vient entre réflexivité sur les sciences humaines et réflexivité des agents ordinaires sur leurs actions, l'auteur confronte en même temps l'herméneutique avec d'autres auteurs (Weber, Goffman, Foucault, Boltanski, Strawson, etc.) et autant de traditions correspondantes (positivisme, sociologies pragmatistes et pragmatiques, philosophie analytique).
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Philosophie et sciences sociales. Quand la sociologie, l'anthropologie et l'ethnologie s'émancipent de la philosophie
Johann Michel
- Frémeaux & Associés
- 14 Février 2017
- 3561302855325
"Il n'est pas anodin que les grandes figures sociologiques du XXe siècle, Durkheim, Mauss, Lévi-Strauss ou Bourdieu aient été formées initialement à la philosophie. D'abord timidement, puis farouchement, la sociologie, ou encore l'anthropologie et l'ethnologie, prennent au cours du siècle leur indépendance face à la paternité philosophique pour créer la nouvelle dénomination des sciences sociales. La réflexion se déplace de l'individu vers le collectif, du concept métaphysique vers le fait constaté : méthodologie, objets de recherche ou rôle social, tout est à inventer.
Johann Michel, Docteur de l'EHESS en philosophie et agrégé de science politique, déroule les sources communes, les fi liations conceptuelles et les rivalités latentes de la philosophie et des sciences sociales."
Claude COLOMBINI FRÉMEAUX -
Le neveu de Rameau ; Rameaus Neffe ; satire seconde
Denis Diderot, Johann Wolfgang von Goethe, Joseph-Henri De Saur, Léonce de Saint-geniès
- Fayard
- Ouvertures
- 2 Novembre 2017
- 9782213708157
Ce bilingue d'un nouveau genre est en français/français. Avec ce Neveu de Rameau, nous sommes en plein roman policier, entre un original disparu et une traduction de traduction.
Diderot écrit un texte subversif, la Satire seconde, qu'il ne montre à personne. Il en fait faire trois copies. À sa mort en 1785, sa fille transfère à Saint-Pétersbourg sa bibliothèque et une collection manuscrite de ses oeuvres. De Russie, une copie parvient jusqu'à Goethe en 1803. Goethe décide de traduire en allemand ce texte que personne en France n'a jamais lu, et qui, sous le titre de Rameau's Neffe, passe à la postérité. La copie dont Goethe s'est servi a disparu. En 1821, Joseph-Henri de Saur et Léonce de Saint- Geniès retraduisent en français la traduction de Goethe, comme s'il s'agissait du texte authentique de Diderot. Il faut attendre la
fin du XIXe siècle pour que soit redécouvert un manuscrit autographe
chez un bouquiniste parisien.
Pour la première fois, les trois textes sont réunis ici : en vis-à-vis, l'original de Diderot et la rétrotraduction du texte de Goethe, avec, en rez-de-chaussée, la traduction allemande de Goethe. On touche ainsi l'impalpable distance, violente pourtant, entre un texte et sa, ou plutôt ses traductions, à deux degrés d'éloignement - « l'original est infidèle à sa traduction », disait Borges.
L'histoire hors du commun d'un texte lui-même hors du commun est présentée et commentée par Jacques Berchtold et Michel Delon.