Marie-Claude St-Laurent

  • Je m'habille laid. Je me coiffe laid. Je suis laide. Mais moi ça me dérange pas, c'est les autres qui trouvent ça dur.

    J'en veux à personne, c'est un mélange de hasard pis de désintérêt, je dirais. Je suis tellement laide qu'y en a qui pensent que je revendique quelque chose.

    À travers des chroniques oscillant entre l'humour, la colère et la poésie, un petit groupe réuni à la mémoire d'une femme disparue s'attaque aux manifestations visibles et invisibles des violences ordinaires. Dans un déferlement de scènes agissant à la manière d'un exutoire, Guérilla de l'ordinaire se tient sur le lieu de la fracture militante, là où la fatigue devient résistance politique.

  • À l'aube de ses trente ans, une jeune femme se retranche petit à petit dans son demi-sous-sol. Alors que son entourage l'exhorte à retrouver une vie normale, elle se laisse peu à peu submerger par l'angoisse. Bientôt, elle ne répond plus ni à la porte ni au téléphone. Mais les innombrables exigences de son environnement continuent malgré tout de hurler à ses oreilles, menaçant son équilibre et sa raison.

    La peur au ventre, la trentenaire va devoir se battre autant pour comprendre l'origine de son mal que pour le justifier aux yeux des autres, et retrouver enfin la lumière.

    Une plongée sensible dans l'univers insaisissable de la dépression, où la critique des violences que la société impose aux corps et aux vies des femmes n'est jamais bien loin. Un vibrant hommage à l'art comme seul remède aux assauts de notre temps.

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