Monique Canto-Sperber

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    "Une stimulante exploration du champ de nos libertés [...]" Le Monde
    Jusqu'où ? Jusqu'où laisser les apprentis censeurs d'aujourd'hui définir ce qu'on peut dire et ce qu'il faut taire ? Jusqu'où tolérer que défoulements et protestations envahissent le monde numérique ? Jusqu'où supporter que des extrémistes privatisent les règles de la parole, refusent le débat et installent leur hégémonie ? La parole publique est déjà l'objet d'un rapport de forces, elle sera demain l'enjeu d'un conflit. Le temps des injonctions est révolu, il faut désormais résister.

    La parole fait mal, change le seuil du tolérable et peut même réduire au silence. Il est donc légitime de la limiter, mais au plus près des délits et sans censure préventive. Bien sûr, on peut tout dire, mais pas n'importe comment et à condition de ne pas vouloir être seul à parler.

    Le concept moderne de liberté d'expression fut forgé entre le xviie et la fin du xviiie siècle. Les outils numériques, le multiculturalisme, la démocratisation de la parole l'ont rendu peu à peu inadéquat pour régler la parole publique. Fidèle à la tradition libérale, ce livre revient sur l'histoire de la liberté d'expression et en renouvelle le sens, comme la garantie de la plus grande diversité de points de vue.

    Pour la défendre, une philosophie des limites, des concepts sobres, des moyens inventifs seront plus utiles qu'une croisade. Ne pas se lamenter sur l'état des choses, mais combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête.
    Un essai riche et charpenté - L'Express.
     
     
     

  • Dans les pays d'Europe occidentale, on considère généralement que les libertés sont acquises. Au rebours de cette conviction, ce livre établit que de larges pans de l'expérience de ces libertés ont disparu de notre vie politique et sociale. Du fait d'évolutions récentes - du souci d'efficacité dans la gestion administrative de la société à l'usage de plus en plus répandu des outils numériques -, elles peuvent même être menacées directement.
    Tel est le contexte où se révèle peu à peu l'épuisement des notions clés du libéralisme : la notion d'individu, celle de responsabilité personnelle doivent être redéfinies, comme, en politique, les exigences de représentation, de médiation et de contre-pouvoir. Nous défaire des dogmes du libéralisme est une condition pour sauver nos libertés les plus précieuses et mieux comprendre le temps présent.

  • Sans foi ni loi

    Monique Canto-Sperber

    • Plon
    • 9 Avril 2015

    Dans les liens humains, il y a principalement l'amour et l'amitié. Dans la veine d'un Stendhal ou d'un Roland Barthes, la philosophe Monique Canto-Sperber répond aux questions fondamentales que nous nous posons sur ces thèmes éternels.Dans les liens humains, il y a principalement l'amour et l'amitié. Dans la veine d'un Stendhal ou d'un Roland Barthes, la philosophe Monique Canto-Sperber répond aux questions fondamentales que nous nous posons sur ces thèmes éternels. L'amour, l'amitié, la sexualité ou la séduction ne sont pas sans foi ni loi. Quels espoirs, quelles attentes, quels idéaux plaçons-nous au coeur de ce qui nous unit à nos proches ? La libération des moeurs et la conquête de l'égalité entre hommes et femmes ont radicalement transformé les relations entre les sexes. Dans cette nouvelle donne culturelle et sociale, ne devons-nous pas repenser ce que nous demandons aux autres et ce que nous leur devons, qu'ils soient amants ou amis, compagnons ou simples objets de désir ?
    À partir de nombreux auteurs de la philosophie et de la littérature, de l'Antiquité à aujourd'hui, Monique Canto-Sperber jette une lumière nouvelle sur les liens implicites et tenaces qui nous attachent les uns aux autres.

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