Entreprise, économie & droit

  • À présent, l'impasse majeure se confirme entre un monde industriel frappé de récession, et des campagnes vidées de leurs intendants et de leur substance. Après l'orgie productiviste, après le rêve du surhomme, le déclin est là : il se traduit par un bilan négatif si l'on considère l'état de l'ensemble de l'humanité et de la biosphère. Il se traduit surtout par la perte du sens. La tête chercheuse ne sait plus le chemin, et le parcours réalisé est ensemencé d'insatisfaction, d'exclusion, de famines, de guerres, de frustrations. L'avenir est à inventer, à repenser, mais sur quels principes ? Nous sommes de ceux qui ont été depuis longtemps, et qui sont encore plus que jamais convaincus que la terre sera l'un des grands recours pour demain, au Nord comme au Sud. Cet être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies. Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité, sans idolâtrie, sensiblerie ni outrance, les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences. Sans renoncer aux acquis positifs de la modernité et de la science, il nous faudra retrouver peut-être un peu du sentiment de nos ancêtres, pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées. Pierre Rabhi

  • La crise boursière de 2008, phénomène sans précédent, a touché chacun d'entre nous. Il apparaît essentiel d'expliquer les mécanismes qui ont conduit à ce chaos et bouleversé la vie des Français. Les actuels choix et les orientations économiques sont une catastrophe pour une grande part de l'humanité et risquent, faute d'être maîtrisables, de n'épargner ni les humains, ni les ressources utiles, ni la nature. Certes, des réformes ont été mises en place. Mais sont-elles suffisantes pour éviter une nouvelle crise ? Or, des solutions existent. Une autre finance, plus solidaire et éthique, se développe quasi spontanément au sein de la société civile. Elle est une alternative en mesure de pallier les défaillances d'un système dont l'échec apparaît année après année.

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