Veronique Cote

  • La vie habitable

    Veronique Cote

    On voudrait nous faire croire que la poésie n'est que douceur inutile et bonté impossible, beautés incompréhensibles et ruineuses, aspirations prétentieuses, charabia, gaspillage, enfantillages, rimes quétaines, littérature. Mais notre vie serait-elle pas plus intelligible, plus lumineuse, plus habitable si nous ménagions un peu d'espace pour accueillir une certaine magie de l'existence? Véronique Côté entreprend le fragile inventaire des traces de notre besoin de poésie sous toutes ses formes, miraculeusement intact sous les couches de gros bon sens, de pudeur, d'individualisme et de déception.

  • September 2008. Alice is 34, a Quebec artist working in London, England. During her residency there, Lehman Brothers, where her friend Laurence works, goes bankrupt. And that same evening, she attends an auction by Damien Hirst. Gregory Monroe, an art collector and hedge fund manager, is also at the auction-and their lives will never be the same again.
    As the financial crisis strikes and two worlds collide, this love story explores the darkest corners of the contemporary art scene, the global economy, and two broken hearts.
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    Towards the end of the 18th century, twenty-four traders would meet under a tree to buy and sell shares. The tree was located at 68 Wall Street, so called because of a wall that used to mark the northern limits of the colony of New Amsterdam, on the Island of Manhattan.

    On May 17, 1792, the twenty-four brokers signed, beneath the tree, the Buttonwood Agreement. This marked the foundation of the New York Stock Exchange, and the birth of Wall Street.

    Today, the tree on Wall Street has long since fallen. And the twenty-four traders' transactions, brokered in the shade of a plane tree, have become complex to the point of being almost intangible and immaterial.

    Finance has become an abstraction. And it pervades every sphere of our lives. Including contemporary art. Especially contemporary art.

    Critics' Choice Award, Quebec Association of Theatre Critics (AQCT): Best Show and Best Text

    PRAISE

    "I was swept along from Quebec to London to New York, learning about the volatile world of finance and the contemporary art world [...] The relationship between Alice and Greg (which echoes the relationship between art and finance) is intense, tempestuous, and all-too-brief. Entertaining and informative, The Art of the Fall is well worth a read." (James Fisher, The Miramichi Reader)

    Virtually every scene reveals the workings of the art world or unpacks an economic episode or principle. [...] The play has the rhythm and complexity of the finest stories, the inventiveness and zaniness of a saga. We can almost never predict how the story will unfold." Le Soleil

    "[The Art of the Fall] brings together an impressive collective of creative minds around the themes of art and the economy: are these spheres really so very far removed from one another? Cerebral and dry though the premise might first appear, the result is nevertheless a performance of remarkable depth." Le Devoir

  • «Je suis entrée dans Tokyo très doucement, comme dans l'eau tiède d'un lac. Comme dans une nuit qui aurait eu exactement la même température que mon corps. Sans m'en rendre compte, presque. Tokyo. Une ville qui ne commence ni ne finit jamais. Je suis entrée dans Tokyo en dormant, comme dans un rêve déjà rêvé». Portrait par Véronique Côté d'un archipel phosphorescent.

  • Considéré dans ce texte: La fin de l'impuissance. La permaculture en tant que nouvelle manière de regarder le monde et d'agir sur lui. Les pressentiments annonciateurs de révolutions. L'amour et les changements existentiels.

  • Une nouvelle inédite de l'auteure de La vie habitable (Collection Documents) et de «Ile (trois)», un récit paru dans Nouveau Projet 09.

  • «Mais moi on dirait que j'ai pas signé de contrat, je me rappelle pas d'avoir signé ça là, un contrat de gentillesse sociale, pis je me dis que, qu'on se connaisse ou pas, on se parle des fois quand ça nous adonne, pis d'autres fois on se parle pas parce que ça nous tente pas cette fois-là, pis y pourrait comme pas avoir de problème, on pourrait arrêter de se poser des questions pis de se sentir coupable. Pis ça se peut aussi de juste sourire, on sous-estime je trouve les sourires, mais c'est simple, c'est rapide, c'est sobre mais en même temps très chaleureux, ça veut dire ce que ça a à dire.»

    Chaque automne j'ai envie de mourir se dresse comme une petite statue bricolée, élevée au milieu de la ville à la mémoire de tout ce qui brille au fond des gens. C'est un hommage fragile à des beautés invisibles à l'oeil nu; le ridicule qui ne nous a pas tués, l'enfance perdue, les tremblements, l'attente, l'amour et le temps.
    À travers ces trente-sept secrets qui nous sont confiés, Véronique Côté et Steve Gagnon nous offrent une langue brute et colorée ­derrière laquelle se cachent toute la force et la fragilité du monde.

    Véronique Côté, qui a étudié au Conservatoire d'art dramatique de Québec, est comédienne et metteure en scène. Elle a la chance de jouer de beaux rôles à Québec ou en Europe et de mettre en scène des spectacles qui lui font battre le coeur. Chaque automne j'ai envie de mourir est sa première publication.
    Originaire du Saguenay, Steve Gagnon est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Québec en interprétation. Comédien et auteur, sa pièce La montagne rouge (SANG) (L'instant même, 2010) a reçu la bourse Première oeuvre en 2008 et a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2011.

  • Que reste-t-il de sauvage en nous? De quoi sommes-nous fiers? Que fêter de nous? Dans La fête sauvage, Véronique Côté fait exploser une symphonie de textes et de chansons célébrant les notions de pays, de territoire et d'appartenance. Huit auteurs, comme autant de bombes poétiques pour célébrer l'avenir, défricher nos contrées immémoriales, interroger notre identité et cultiver de nouveaux langages.

  • Quelque part en 2015, chacun de notre côté, puis petit à petit, ensemble, nous, les signataires de cet ouvrage, avons commencé à sentir le besoin de convoquer quelque chose comme une tempête publique - pour défiger l'air du temps un peu. Nous souhaitions entendre tous ceux qui avaient envie de chercher avec nous comment se sortir de cette ankylose. Comment danser sur nos embâcles. Cela a donné la tournée «Faut qu'on se parle», lancée à l'automne 2016 et dont le succès a dépassé toutes nos attentes. Pas moins de 166 assemblées de cuisine, et 18 consultations publiques, qui ont réuni des milliers de Québécois.

    Qu'est-ce que vous nous avez donc tant raconté, pendant ces jours gris d'automne où nous avons sillonné les routes du Québec pour aller à votre rencontre dans vos cuisines, dans vos salons, dans ces salles communautaires que vous avez ouvertes tout grand pour nous? Vous nous avez confié de grandes, mais surtout de petites choses. Et le miracle tient à la prodigieuse simplicité de ce qui vous tient à coeur : continuer d'être, ensemble, ici. Juste ça. Mais tout ça. Voilà ce que raconte ce livre.

    En somme, vous nous avez dit ceci : ne renonçons ni à ce que nous avons été ni à ce que nous sommes, et surtout ne renonçons pas à nous battre pour ce que nous pouvons encore devenir. Ne renonçons à rien.

  • The local and the universal come together in these 37 short stories, brought into English by 37 different translators from all over the world.

    The result gives readers a flavour of the fresh new writing coming out of Quebec-and a reminder that there are at least 37 different ways to translate an author's voice.

    Translators include literary translation students, first-time and up-and-coming literary translators, world-renowned translators who have won major international prizes, some of Montreal's best writers and translators, a retired high-school French teacher in Ireland, and francophone authors translating into their second language. There are even people in there who (armed only with a dictionary and the priceless ability to write a beautiful sentence) barely speak French.

  • Jouissif et décomplexé, «S'appartenir(e)» rassemble les paroles de huit auteures. On y parle de notre façon d'être moderne et préhistorique à la fois. De notre rapport à l'éducation. De cette foutue question du pays qui se pose encore bizarrement. De nos paradoxes si multiples. De l'Histoire. Celle qui s'écrit. Celle qui nous échappe parce que trop peu enseignée. Celle des peuples autochtones encore mal comprise. Celle qui nous définit. On y parle des nuances qui s'évaporent dans les brumes de l'inconscience collective. «S'appartenir(e)» est un cri de solidarité et de provocation, au féminin.

  • Pour dessiner plus en détails le relief de ce siècle accidenté, nous avons choisi de revisiter une forme: le portrait. Marie-Claire Blais, Serge Bouchard, Véronique Côté, Sylvie Drapeau, Alain Farah, Geneviève Pettersen, Marc Séguin, Michel Rabagliati et Isabelle Arsenault-sans parler de David Altmejd en couverture-nous ont fait l'honneur de se prêter au jeu. Ailleurs dans cette édition, on peut lire les principes philosophiques du sociologue Guy Rocher, une analyse du racisme sur les sites de rencontres, un mode d'emploi pour humaniser la police, une nouvelle inédite de Patrick Nicol, un court récit de Nicolas Dickner et beaucoup d'autres choses encore.

  • À l'origine, le thème de ce numéro désirait attenter à la rectitude politique ambiante qui interdit de dire que le roi est nu : le cynisme se porte mal et le ridicule triomphe! Bien vite, cependant, cette idée de départ est apparu trop restrictive, tant l'univers du ridicule se déployait, immense et multiforme, au fur et à mesure que s'élaborait le numéro. Il n'y a pas de frontière, de limite, de forme parfaite, d'entéléchie du ridicule qui ne pourrait être dépassée, comme le démontrent la variété, l'abondance et la qualité des textes réunis dans ce numéro. Mais ceux-ci ont en commun de tous conduire au même constat : bien que l'on souhaite généralement l'éviter, personne n'échappe au ridicule. Sous la direction de François Lepage.

  • En 2020, les salles de théâtre du Québec auront été fermées six mois sur douze. Mais le théâtre lui-même n'a pas pour autant cessé d'exister. Tenaillé·e·s par un «besoin fou de l'autre», comme l'appelle Evelyne de la Chenelière dans un texte publié ici, les artistes réuni·e·s dans ce recueil ont investi des espaces nouveaux, détourné des moyens techniques, contourné les obstacles. Ils et elles se sont saisi·e·s de casques audios, d'appareils photo, de téléphones; ils et elles ont éloigné les chaises, éclaté le public, envahi la rue et les parcs, et la parole théâtrale a continué à se faire entendre.

    Pièces rend hommage à leur créativité folle et à l'indispensable présence des arts de la scène dans notre vie.

  • L'équipe de Nouveau Projet propose une sélection subjective (et en images) des inventions qui ont eu un impact durable sur la qualité de nos vies.

  • Point de rencontre entre le journalisme, les arts visuels et la création littéraire, le portrait est un espace de renouvèlement infini. Douze collaborateurs-romanciers, dramaturges, journalistes, bédéistes, peintres, anthropologues et photographes-ont exploré cette forme, l'ont revisitée, en ont redéfini les contours.

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