FeniXX réédition numérique (Arléa)

  • De Rurutu à Tahiti, de Maupiti à l'île de Pâques, une odyssée pacifique, un voyage sentimental, avec l'échec pour prix de la guérison.

  • Nicolas Flamel a-t-il réussi à transmuter le plomb vil en or pur ? Nombreux sont ceux qui le prétendent aujourd'hui encore, et peu de rumeurs ont traversé les siècles avec autant de constance. L'écrivain public et libraire-juré de la paroisse Saint-Jacques-de-la-Boucherie n'est pas un personnage de légende. Un grand nombre d'événements curieux qui eurent lieu après son retour de pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle - notamment les largesses dont il gratifia sa paroisse, en chapelles et autres fondations - sont pour certains la preuve que Nicolas Flamel fut bien un des rares alchimistes couronnés de succès.

  • Une révolution radicale se prépare aujourd'hui dans ce nouveau continent numérique, virtuel et interactif, qui compte déjà une trentaine de millions d'« habitants ». Sur Internet, où le virtuel devient global et où le monde se virtualise, nos enfants pourront - peuvent déjà - accéder instantanément, et en tous lieux, à la mémoire de la planète. L'univers décentralisé et délocalisé d'Internet, où les électrons ignorent les frontières et se jouent des lois, va nous amener à réviser nos conceptions des rapports de pouvoir, de la territorialité, de la matérialité des choses. Mais qu'est-ce au juste qu'Internet ? À quoi sert-il ? Qu'y trouve-t-on ? Pourquoi les hommes politiques veulent-ils le museler ? Ferons-nous demain notre marché sur Internet ? Internet inaugure-t-il une nouvelle ère du savoir ? La France est-elle en train de perdre du terrain sur Internet ? Faut-il en avoir peur ? Autant de questions, et bien d'autres, auxquelles ce livre répond dans un langage clair et non technique.

  • « La nuit, quand je me réveille, j'ai peur de mon corps. Je ne me suis pas encore habitué à ce qui lui arrive. J'éprouve de l'étonnement d'abord qui fait place tantôt à une sorte de stupeur admirative, tantôt à l'effroi. Tirésias ! Tirésias ! Comment revenir en arrière ? Conjurer les suites de cette magie cérémonielle ? Trente ans plus tard, me voici, après avoir toute ma vie refusé de l'être et sans l'avoir prévu, métamorphosé en femme ! » Marcel Jouhandeau

  • « Là où je vis, le balcon ouvre sur les quais. J'entrevois des fragments de fleuve comme des morceaux de réglisse entre les hangars. Les nuits d'été font lever des odeurs de vase. Je peux dire que je dors dans le lit de la Garonne. On se parle peu, on cherche le sommeil dans les mêmes roulis, on partage le songe anxieux des marées. On se raconte nos belles sirènes d'autrefois... Les grands fleuves fécondent les rives, fondent les villes, nourrissent les riverains, et parfois les noient. Ils favorisent les échanges commerciaux et ils fournissent du rêve à façon. Être né de la lèvre d'un fleuve ou d'une rivière, c'est tomber d'un livre, c'est venir au monde avec la prescience de vérités qu'ignoreront toujours les enfants des contrées arides. C'est être confié, dès le berceau, à l'université des embruns où enseigne le vieil Héraclite. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le relief, la couleur, la nuance des jours au cours de vacances qui devaient être les dernières du temps de paix.

  • On trouve dans chaque ville tropicale, écrit Tillinac, un bar vers lequel chacun converge à l'heure dite, par une pente spontanée, pour y regarder passer le temps et vérifier l'état de son âme exilée. A Cayenne, c'est le Bar des Palmistes sur la place du même nom. L'auteur y retrouve, quand il faut, le répit du punch créole et une manière d'immobilité flapie propre à certains lieux. Que fait-on si loin de la Corrèze ? Lassé des querelles françaises et des insuffisances hexagonales, Denis Tillinac s'est enfui quelque temps vers la Guyane en compagnie des oeuvres de Bossuet en format de poche et de Léopold, ami de toujours et tiers mondiste précautionneux. Cayenne et les rives plus lointaines du Maroni et de l'Oyapok retentissent encore de leurs querelles philosophiques et de leurs réconciliations très solennelles. Cette belle cavale, en tout cas, n'introduit pas un « barbare en Asie » mais, peut-être, un hussard en Amazonie. Colères et tendresses emmêlées, escapades l'oeil ouvert dans la grande forêt des orpailleurs, méditations amères sur ces vestiges écoeurants du bagne ou cette « île du Diable » qui - pour notre honte - vit souffrir Dreyfus... Un écrivain gagne toujours à sortir de chez lui. L'auteur de Maisons de famille renoue ici, superbement, avec une tradition toujours prometteuse : celle du voyage littéraire.

  • Les bourgeois du crépuscule marchent comme en plein jour. Arrogants, ils croient tout voir, tout savoir, mais ils sont aveugles au monde qui les entoure. Ils prétendent connaître la réalité, mais ils sont égarés dans les illusions statistiques, le flou des sondages, l'ombre épaisse de leurs préjugés. Leur apparence courtoise cache un mépris de fer pour le peuple qu'ils sont censés servir et pour les principes démocratiques qu'ils célèbrent dans leurs discours. La liberté leur fait peur, ils récusent la justice sociale et détestent l'égalité. Tels sont nos Maîtres. De petits maîtres en vérité. Ils veulent le pouvoir, mais refusent de l'exercer. Ils bavardent sur la concurrence mondialisée, mais vivent dans le monde clos des privilèges. Ce sont des jouisseurs tristes, des intellectuels sans pensée. Faute de courage politique et de sens de l'État ils détruisent les services publics, liquident les entreprises nationales, renoncent à la souveraineté de la nation. Il ne faut pas les laisser faire, ni se laisser impressionner : ces petits maîtres ne sont pas toute la bourgeoisie mais une frange minuscule, une écume. Peu de choses suffiraient pour qu'ils ne soient plus rien.

  • Chacun de nous, disait Musil, a une seconde patrie où tout ce qu'il fait est innocent. Chacun de nous, mais l'écrivain en particulier, qui n'en est jamais un citoyen de seconde zone... Une seconde patrie, ce qui est moins et beaucoup plus qu'un paradis.

  • Les guerres mondiales, par leur excès, ont détraqué le système polémologique classique. Elles ont fait douter de la capacité des Etats à maîtriser la violence. Impuissants et inadaptés, ils sont incapables de se battre sur tous les créneaux et se contentent de colmater les brèches avec les moyens du passé. Il y a donc urgence à repenser la guerre, et à investir dans la réflexion stratégique.

  • Une analyse globale de cette insécurité planétaire, de la mondialisation désordonnée de l'économie à la montée en puissance des mafias et forces occultes, de l'assaut de la misère aux syndromes de la dislocation des Etats, de la montée du terrorisme aux crispations intégristes.

  • Le bonheur est-il possible ? Est-il légitime ? Albert Memmi répond deux fois oui. Non par le seul raisonnement, mais en énumérant les moyens, fort simples, d'atteindre cet état, certes relatif, discontinu, modeste, nommé bonheur ou encore, peu importe, joie d'exister, contentement. Il recense aussi les moyens de le manquer sûrement. Contre la précipitation, il rappelle les vertus de la lenteur, celles de la sieste, ou de la prière ; contre l'affreux plein-temps (plein de quoi ?), la part légitime du plaisir maîtrisé ; celle, inesquivable, de la présence des autres dans notre vie ; il suggère de réapprendre à manger, à lire... Ce livre, qui reprend les fameux "billets" parus dans Le Monde, peut se lire chaque chapitre séparément ; il possède aussi une profonde unité : celle de cette recherche obstinée du bonheur. On pourrait y découvrir l'esquisse d'une philosophie.

  • - Ma fille, tu es un garçon ! - Enfer et damnation ! Vous ne pouviez pas m'avertir plus tôt ? J'ai un amant ! ! ! Cami

  • Reprise de ce premier roman de l'auteur : une correspondance amoureuse dont il manque les réponses.

  • Les mensonges de la guerre du Golfe n'ont fait qu'accentuer le discrédit qui frappe les médias. Les sondages d'opinion le confirment : les journalistes, à l'instar des hommes politiques, sont accusés tout à la fois de mauvaise foi et d'incompétence. Le gigantesque war game, qui nous a tenus en haleine de janvier à mars 1991, a porté à son paroxysme cette suspicion. Bourrage de crâne, manipulation, information-spectacle : cette « guerre en direct » n'a fait qu'aviver, chez les professionnels comme dans le grand public, le sentiment qu'une réflexion profonde s'imposait. Aussi Reporter sans frontières, Radio France, Télérama et la Fondation « L'Arche de la Fraternité » ont pris l'initiative d'inviter intellectuels et journalistes à réfléchir, ensemble, sur le fonctionnement des médias. Sans s'ériger en juge suprême mais avec l'ambition de participer, sereinement et efficacement, à une réflexion essentielle... à la démocratie.

  • Ces propos sont écrits par un Morand provisoirement sédentaire qui rêve de départ au long cours, du Caucase à Manille, des moussons et de Malacca.

  • "Entre un sexe dégraissé de la faute, sportif, hardi et la damnation, Mac Orlan oscille, ne voulant rien perdre d'un côté comme de l'autre. Il navigue aux frontières, entre la rue et le bordel, la dactylo moderne et l'archaïque catin d'Orient, entre la partouze et la personne, la hardiesse et la honte, l'exhibition collective ou la révélation privée." P.Grainville

  • Pour la première fois depuis la dernière guerre mondiale, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis, en Europe même, sur le territoire de l'ex-Yougoslavie. Qui en sont les responsables ? De quels témoignages dispose-t-on, exactement, sur la mise en oeuvre délibérée de cette politique de « purification ethnique » ? Au-delà des protestations de principe et des polémiques, le devoir commande d'en revenir aux faits. Voici, traduits et rassemblés pour la première fois, les vingt et un rapports d'enquêtes rédigés en 992 et 1993 par diverses institutions et organisations internationales. Ce Livre noir entend mettre à la portée de chacun l'ensemble des informations dont dispose, à ce jour, la communauté mondiale.

  • Le héros de ce roman, un journaliste politique, découvre que la démocratie peut finir par faire naufrage, tout comme la girafe finit par s'asseoir.

  • « L'amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n'est pas étrangère à l'amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrits, où le silence est possible. Ce pourrait être l'état idéal de l'existence. Un état apaisant. Un lieu nécessaire et rare. Il ne souffre aucune impureté. L'autre, en face, l'être qu'on aime est non seulement un miroir qui réfléchit, c'est aussi l'autre soi-même rêvé. Pour parler de l'amitié, je n'irai pas compulser des ouvrages dans les grandes bibliothèques. Je ferai simplement un retour sur moi-même, un voyage dans ma mémoire. Je vous conterai mes histoires d'amitié comme des histoires fabuleuses ou banales, surprenantes ou quelconques. » T.B.J. Tahar Ben Jelloun raconte ses amis, de l'école coranique à aujourd'hui.

  • Sous forme de poème libre, une jeune fille note la progression du mal (sclérose latérale amyotrophique) qui peu à peu s'empare de son père jusqu'à la mort.

  • Des échanges esquissant un premier bilan après l'effondrement du communisme, sur la société médiatique, le marxisme, le tiers-monde, l'Etat, les intellectuels. Ce livre transcrit des entretiens qui furent diffusés dans l'émission A voies nues sur France Culture, du 11 au 15 octobre 1993.

  • « A en croire la rumeur, un combat titanesque opposerait actuellement deux camps, aussi allergiques l'un à l'autre que le capitalisme au communisme : le camp nationaliste et xénophobe, attaché à son patrimoine comme Harpagon à sa cassette, et le camp cosmopolite, affamé d'autrui, curieux de tout, pressé d'échanger l'étroitesse nationale pour un vêtement plus ample. Les uns barricadés dans leur francité (ou leur germanité) sentiraient la rancoeur, la province ou l'hospice, les autres porteraient sur eux l'auréole des grands espaces, de la jeunesse et de l'espoir. L'alternative existe sans nul doute mais devons-nous l'accepter de façon aussi tranchée et simpliste ? Ne faut-il pas au contraire penser ensemble l'enracinement et l'universel comme se fécondant l'un par l'autre ? »
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