FeniXX réédition numérique (Terre du ciel)

  • Jean Biès nous en prévient dès l'entrée : « Trois minutes ont suffi pour créer l'univers ; il nous en reste trois pour sauver l'humanité ». C'est dire qu'il faut faire vite. Mais quoi, au juste ? Aller à l'essentiel : retrouver les vérités éternelles momentanément perdues, les vivre dans la lumière de l'Esprit. Il est urgent et nécessaire de réapprendre le sens du sacré, de resacraliser la nature, le temps et l'espace ; - de se réconcilier avec son corps ; - d'extraire le positif des épreuves de la vie. Urgent et nécessaire de se connaître soi-même pour s'éviter le pire et donner le meilleur ; - d'inventer un autre amour fondé sur la complémentarité où s'abolissent les contraires ; - de se former à l'aide d'une bibliographie simple mais indispensable. Urgent et nécessaire de redécouvrir les vertus fondamentales ; - de résoudre la double question du choix d'une voie et de l'absence de maître ; - de s'adonner à des pratiques accessibles ou adaptées sans trahison. Et Jean Biès nous dit comment. Royalement indifférent aux mensonges et aux suggestions de l'époque, mêlé d'humour et de profondeur, bourré d'espoir et de foi, ce livre tonique, au confluent de l'Orient et de l'Occident, bat en brèche le réductionnisme et le nihilisme ambiant des « destructeurs du Soi ».

  • Le monde est en crise. Depuis des années, les médias se nourrissent de la crise politique, de la crise économique, de la crise morale, de la crise sociale, de la crise de l'emploi, et ne l'oublions pas, de la crise du football français ! Et depuis le même nombre d'années les responsables des différents secteurs concernés par la crise unissent leurs efforts pour trouver des solutions. J'admire leur détermination et je sais qu'ils cherchent sérieusement les solutions aux questions qui sont posées. Mais voilà, le drame ! À quoi bon trouver de bonnes réponses à de mauvaises questions. Il est important de commencer à se poser les vraies questions.

  • Avec « Paysages maures », Paule Valette contribue à cette oeuvre indispensable d'offrir aux consciences attentives quelques repères pour se mouvoir dans le labyrinthe des moeurs et des cultures et transformer la rencontre en voyage initiatique. Paysages maures se suffit à lui-même, il est comme une sorte de synthèse entre l'ethnologie et la légende. Sa résonance et le style sobre, concis et précis avec lequel il est écrit laissent cependant au lecteur son propre espace. Tout en instruisant - et j'y ai pour ma part beaucoup appris - il suggère et offre au regard intérieur un vaste espace où les horizons réels comme ceux de l'histoire et de l'imaginaire se mêlent en une sorte d'aurore, ou de crépuscule selon le sentiment que l'on a du destin des cultures séculaires aujourd'hui menacées. (...) Paysages maures est issu d'un regard de femme, ce qui lui donne sans doute un caractère particulier, voire une dimension particulière. Ceux qui comme nous déplorent la carence du féminin dans nos sociétés diront que c'est un plus. Sans entrer dans des appréciations sujettes à controverses sans issue, disons simplement que Paule Valette nous fait partager sa propre initiation faite de l'intérieur dans une implication personnelle qui engage sa propre vie. Nous la remercions chaleureusement de cette belle offrande. Extrait de la préface de Pierre Rabhi

  • À présent, l'impasse majeure se confirme entre un monde industriel frappé de récession, et des campagnes vidées de leurs intendants et de leur substance. Après l'orgie productiviste, après le rêve du surhomme, le déclin est là : il se traduit par un bilan négatif si l'on considère l'état de l'ensemble de l'humanité et de la biosphère. Il se traduit surtout par la perte du sens. La tête chercheuse ne sait plus le chemin, et le parcours réalisé est ensemencé d'insatisfaction, d'exclusion, de famines, de guerres, de frustrations. L'avenir est à inventer, à repenser, mais sur quels principes ? Nous sommes de ceux qui ont été depuis longtemps, et qui sont encore plus que jamais convaincus que la terre sera l'un des grands recours pour demain, au Nord comme au Sud. Cet être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles et la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies. Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité, sans idolâtrie, sensiblerie ni outrance, les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences. Sans renoncer aux acquis positifs de la modernité et de la science, il nous faudra retrouver peut-être un peu du sentiment de nos ancêtres, pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées. Pierre Rabhi

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