Le Pommier

  • Depuis l'Antiquité, cette entité mystérieuse a suscité interrogations et controverses, sans jamais jouir d'un consensus. Assimilé à l'espace, il a servi de référence pour repérer positions et mouvements. Baptisé éther, il a ensuite joué le rôle de transmetteur de la lumière, de la gravitation ou de l'électromagnétisme...

    Aujourd'hui, la physique quantique le considère comme un nouvel état de la matière, permettant de rendre compte de l'accélération de l'expansion de l'Univers.

    La dialectique du vide est féconde : c'est bien souvent l'analyse des paradoxes qu'il suscite qui contribue aux progrès de la physique. Cela reste-t-il vrai pour la physique contemporaine ?

  • Quel était le quotidien d'un individu handicapé ? Était-il pris en charge par les siens ? Rejeté ? Soigné ? Accompagné ? Appareillé ?
    Aujourd'hui, les progrès de l'archéologie permettent une lecture de plus en plus précise de cette prise en charge des infirmes, des « corps différents », des estropiés, des faibles ou des malades. Et une réflexion collective sur l'accueil de la différence dans les sociétés qui nous ont précédés... qui peut nourrir les débats actuels sur la place du handicap dans nos sociétés contemporaines.

  • Des premières tentatives de classification à la théorie de l'évolution, l'idée émerge d'une classification naturelle qui serait le résultat de l'histoire des organismes vivants sur Terre. Mais comment construire l'histoire du vivant ? L'émergence de nouveaux outils conceptuels dès les années 1960 et les avancées de la biologie moléculaire ont été à l'origine d'une véritable révolution. Cet ouvrage retrace cette passionnante histoire tout en passant en revue les questions que  posent les conceptions nouvelles et les résultats acquis au cours de ces vingt dernières années.

  • Depuis des milliers d'années, nous collectons de l'information et utilisons des algorithmes. Mais récemment, la récolte a littéralement explosé : les technologies numériques nous permettent de créer, stocker, transformer et transmettre des données dans des quantités et à une vitesse de plus en plus considérables.
    Ordinateurs, téléphones, objets connectés, réseaux sociaux...
    Chacun de nous contribue activement, consciemment ou non, à bâtir un nouveau continent, la Terra Data, la "terre des données". Entre promesses et menaces, quelle société se dessine derrière cette avalanche d'information ?
    Cet ouvrage nous invite à découvrir ces nouveaux territoires, pour agir en faveur d'une utilisation des données responsable et humaniste. Internautes, ingénieurs, consommateurs, citoyens : ces enjeux nous concernent tous !

  • Astronomie, médecine, mathématiques, géographie... autant de domaines dans lesquels la civilisation arabo-musulmane apporta des contributions originales. Non seulement elle assimila les savoirs grec, indien, babylonien, égyptien qu'elle sût transmettre au temps des grandes traductions, mais elle élabora aussi une grande tradition scientifique proprement arabe, avec de grands noms comme Ibn Sînâ (Avicenne), le mathématicien et astronome al-Khwârizmi ou encore le scientifique et polygraphe Al-Bîrûnî, pour ne citer qu'eux...
    Revenir sur l'âge d'or des sciences arabes, entre les VIIIe et XIVe siècles, nous permet de mieux comprendre cet héritage mal connu et de suivre la circulation des savoirs en Méditerranée, depuis la Grèce jusqu'à l'Europe médiévale.

  • Voici un peu plus de cinq mille ans se produisait au bord des fleuves de Mésopotamie un événement majeur pour l'histoire du monde : des hommes écrivaient. Premiers dont on ait conservé des documents écrits, les Sumériens étaient sans doute loin de soupçonner la portée de leur nouvelle invention !
    Partout, chez les Égyptiens, les Mayas, les Phéniciens, les Aztèques, comme chez les Africains ou les peuples de la Chine et de l'Inde, l'écriture naît du besoin de fixer des messages et de consigner faits et pensées de façon durable. Elle fonde l'ordre social et politique.

  • Comme l'histoire longue du vivant, celle, courte, des cultures humaines, est jalonnée de moments d'innovation, de "mutations" à la fois biologiques, sociales et cognitives, qui donnent naissance à des comportements, des savoirs et savoir-faire
    appelés à se transmettre : des premiers outils à l'invention de l'écriture, en passant par la domestication du feu, l'apparition
    du langage symbolique, les premières expressions artistiques, l'invention de l'agriculture et de l'élevage...
    Si cette dynamique apparaît chez les animaux, elle s'accélère et se multiplie avec le genre Homo. Pourquoi ? Comment ?

  • Trois chercheurs - un paléo-anthropologue, un neurobiologiste et un philosophe - réunis, pour tenter de répondre à une même question, plus que jamais d'actualité: «qu'est-ce que l'humain? ». Le paléo-anthropologue, Pascal Picq, considère l'homme à l'intérieur du monde vivant, en insistant plus sur les continuités que sur les ruptures. Selon lui, comment ne pas faire descendre l'homme de son piédestal d' « animal doué de raison », quand on sait que les primates ont développé des techniques relevant de la culture? Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, interroge quant à lui le «miracle» de la sélection génétique qui a fait qu'à un moment de l'évolution quelques gènes se sont mis soit à fonctionner plus longtemps soit à se dupliquer et à s'exprimer là où ils ne devaient pas l'être, dans le cerveau." Enfin, pour nouer nature et culture, la philosophie, en la personne de Michel Serres, relaie les savoirs scientifiques en méditant sur le temps. Nous savons aujourd'hui évaluer la durée gigantesque requise par la formation de l'univers inerte, des vivants et de l'homme. Comment définir ce dernier, sinon comme un vivant parti à la conquête de ce temps ? Comme "le premier vivant en voie d'auto-évolution"?

  • Il y a plus de trois millions d'années, des primates empruntent un chemin évolutif qui aboutira aux hommes modernes. Nos ancêtres imaginent, créent, transmettent et inventent des outils. Comment les identifier ? Quand sont-ils apparus ?...

  • Selon l'Ined, la population de la Terre a franchi le seuil des sept milliards d'habitants. Que signifie un tel chiffre ? Peut-on prévoir l'évolution démographique à long terme ? Comment expliquer que, malgré la stabilisation de la population et l'augmentation de la production agricole, on assiste à une forte hausse du prix des denrées et à une aggravation de la faim dans le monde ? à partir de quelles valeurs peut-on calculer la population maximale pouvant durablement vivre sur la planète ?

  • Que disent nos gènes ? Après un bref historique de la génétique classique (fondée sur les concepts de génotype et de phénotype), de ses bases et de ses contradictions, ce livre aborde les derniers développements présentés habituellement sous le nom d'épigénétique. En effet, dans les années 1970, la biologie moléculaire désignait la molécule d'ADN (acide désoxy-ribonucléique) comme l'unique support de l'hérédité. Solution apparemment satisfaisante au problème de la transmission des caractères. Suite à cette période de « tout ADN », la science de l'hérédité entre dans une nouvelle ère, qui est peut-être celle de l'épigénétique. Car plusieurs phénomènes ont révélé que l'expression ou le silence d'un gène ne dépendait pas uniquement du code ATGC de la fameuse double hélice, mais d'un autre code dont les clés sont pourtant transmises de génération en génération. L'hérédité épigénétique est-elle une nouvelle forme de l'hérédité ? S'agit-il d'un mode d'hérédité « sans gène » ou d'un recyclage sans gêne des anciennes idées ?

  • Regroupées en trois parties (Le mort et le vif ; Le vécu de la mort ; La bonne mort), les contributions des huit auteurs de cet ouvrage explorent, à la lumière de la biologie, de la philosophie, de la science des religions, de l'histoire, de la psychanalyse, quelques-unes des innombrables interrogations que fait surgir la question du "mourir" :

    Comment la biologie et la médecine contemporaines définissent-elles la mort ? Les travaux sur le "suicide cellulaire" doivent-ils nous conduire à voir la mort comme étant indispensable à la vie ? Sur quels fondements repose la définition médicale de la mort humaine ? Comment aborder la fin de vie, rendre accessibles les soins palliatifs et, parfois, entendre la demande d'euthanasie ? Où en sommes-nous avec la mort, ses représentations et ses rites ? Les croyances en l'immortalité individuelle trouvent-elles aujourd'hui à se renouveler, dans une version laïque, en s'alimentant aux découvertes des sciences du vivant ?

  • Les connaissances sur la mémoire se sont beaucoup inspirées de cas réels. C'est en racontant l'histoire de ces malades qui ont permis à la science de progresser que Francis Eustache fait le point de ce que nous savons aujourd'hui sur les mécanismes de la mémoire formée de différents systèmes en interaction.

  • Peur, colère, joie, tristesse, dégoût, surprise, nous commençons tout juste à connaître ces émotions qui structurent pourtant notre subjectivité. Les recherches récentes permettent de savoir quelles sont les structures du cerveau qui nous font avoir peur, être joyeux, mais aussi celles qui sont impliquées dans le contrôle de nos comportements connectés aux valeurs du groupe social.

  • L'homme entretient avec la mort une relation très ancienne. Les restes fossiles humains exhumés lors de fouilles témoignent de pratiques funéraires très variées, qui peuvent être analysées selon des critères biologiques ou culturels. Aborder les relations entre les vivants et les morts dans les sociétés du passé, pour lesquelles nous n'avons pas de traces écrites, est un problème d'autant plus délicat que l'on remonte dans le temps. Des méthodes scientifiques précises ont été mises au point, qui se fondent essentiellement sur l'analyse de la disposition des restes humains et sur leurs relations avec les contextes archéologiques et sédimentaires environnants, constituant une véritable problématique de terrain.

  • Que se passe-t-il quand nous dormons ? Quand nous rêvons ? Que savons-nous du sommeil, de ses cycles, de ses troubles ? Des pathologies - insomnies, apnées du sommeil, cauchemars, somnambulisme - concernent plus de 10 % des dormeurs. Fort heureusement, la médecine du sommeil progresse et des solutions existent.

  • Le LHC, le plus grand accélérateur de particules du monde, a permis la mise en évidence du mythique boson de Higgs, une particule d'un type nouveau prévue par la théorie, mais qui n'avait encore jamais pu être observée.
    La théorie doit-elle être révisée ?

  • Engagée il y a plus de dix mille ans au Proche-Orient, la domestication des animaux compte parmi les événements majeurs de l'histoire de l'humanité. Quand et où ont eu lieu les premières domestications animales ? Quelles techniques étaient utilisées par les premiers éleveurs ? Pourquoi des domestications ont-elles été pratiquées ? Quels ont été leurs effets sur l'environnement ?

  • De grandes figures de la science et de la philosophie se mobilisent pour une nouvelle alliance entre les sciences et la culture : Michel Serres, Étienne Klein, Jean-Pierre Luminet, Éric Lambin, Nicole Le Douarin, Henri Korn, Jean-Claude Ameisen, Gilles Dowek, Jean-Pierre Bourguignon, Jean-Gabriel Ganascia, Pierre Léna, Jean-Marc Lévy-Leblond, Bernard Stiegler, Edgar Morin.
    Lancé à l'initiative de Claudie Haigneré, présidente d'Universcience, voici un plaidoyer pour réinstaller les sciences au coeur de la culture.

  • Ces dernières années, les moissons scientifiques ont été exceptionnellement fructueuses : de la découverte du boson de Higgs à celles des ondes gravitationnelles, émises lors de la coalescence de deux trous noirs massifs, et aux observations du fond cosmologique par le satellite Planck. L'humanité vient ainsi d'atteindre un nouveau palier dans la compréhension du monde quantique et du monde de la gravitation. Nos bases théoriques, expérimentales et technologiques forment aujourd'hui un socle scientifique solide pour aller plus loin et tenter de répondre aux nouvelles questions qui surgissent suite à ces découvertes... Enquête et mise au point sur une révolution en cours.

  • Il y a environ dix millénaires, l'histoire de l'humanité connut une véritable révolution : dans différentes régions du monde, de petits groupes de chasseurs-cueilleurs entreprirent de domestiquer certains animaux - chien, mouton, chèvre, buffle, lama... - et de cultiver certaines plantes - blé, orge, lentille, mil, riz... de la biologie, de la philosophie, de la science des religions,
    de l'histoire et de la psychanalyse, quelques-unes des innombrables interrogations que fait surgir la question du "mourir".

  • Comment le langage est-il apparu ? Certes pas parce qu'il fallait que l'on parle... L'éthologie, la paléoanthropologie, la linguistique... servent ici de guides précieux dans une véritable enquête qui nous mène sur les traces des premiers humains.

    Existe-t-il des méthodes qui nous permettraient de reconstituer une éventuelle langue mère"? Comment un "protolangage" se serait-il complexifié pour d'atteindre l'immense sophistication de nos langues actuelles? Le langage, universel dans notre espèce et exception dans le règne animal, constituerait-il une anomalie de l'évolution?

    Les rôles joués par le langage et l'avantage évolutif qu'ils induisent seraient une des clés permettant de répondre à ces questions."

  • Des lois de la mécanique quantique à celles de l'alchimie stellaire, de Démocrite à Einstein en passant par Aristote, ce livre nous révèle les secrets du monde tant macroscopique que microscopique qui nous entoure.

  • L'intelligence et la culture ne suffisent pas à caractériser l'humain. Nous partageons avec tous les vivants une histoire commune, des mécanismes communs, que les chercheurs explorent de plus en plus finement. La vie a changé de statut. Les dernières découvertes établissent une continuité graduelle entre le non-vivant et le vivant et brouillent la frontière entre humain et non-humain.

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