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Editions Orizons
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Cinq histoires de notre temps. Des histoires « vraies » ou quasiment. Elles font écho aux péripéties d'Ulysse et à quelques grands thèmes du théâtre grec. Quelques passerelles, en clin d'oeil, suggèrent que les principaux personnages sont enchaînés au même drame familial. Depuis la nuit des temps, se joue le même scénario : la peur et la violence des préjugés, la jalousie meurtrière, l'abandon et le mépris d'autrui. Sans oublier la confusion des fonctionnaires de Dieu quand ils se mêlent des amours et des désirs humains.
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" Dans la poésie ", nous dit Henri Heinemann, il y a "une part d'inné. On ne devient pas poète, on l'est". Dans ce recueil, L'auteur nous offre un ensemble dense, d'une sensibilité de créateur d'emblée reconnue. Chants d'opale est le dernier des titres, dans l'oeuvre d'Heinemann, romancier, poète, critique, conteur et diariste d'envergure.
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Pauline ou la courbe du ciel
Raymond Espinose
- Editions Orizons
- Littératures
- 2 Juillet 2011
- 9782296463486
À travers l'histoire d'un homme de Lettres égoïste et irascible qui accepte mal que sa fille partage l'existence d' un écrivain de la génération montante, l'auteur brosse le portrait de jeunes femmes libres ou en cours d'émancipation. L'une d'elles, Pauline, que la vie a précocement endurcie et qui prend courageusement son destin en mains, va, pour un temps, rendre équilibre et santé mentale à l'écrivain vieillissant, en le conduisant, à son insu, sur le chemin du rachat et de la rédemption.
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Lisières : Carnets 2009-2012
Espinose Raymond
- Editions Orizons
- Littératures
- 4 Avril 2018
- 9782296538863
D'une écriture bien " frappée " et d'une saisissante clarté, Raymond Espinose déroule ici le ruban d'une existence où discipline et ascèse, amour de la vie et exaltation de la beauté du monde se lient dans une quête sans concession d'un inatteignable absolu. L'auteur a publié recueils de poèmes et de nouvelles, essais (sur Jacques Prévert, Albert Cossery, Boris Vian), romans.
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Les photographies d'Éric Colombo sont une invitation à saisir la beauté du monde, inattendue et émouvante. Elles n'ont qu'une ambition : opposer l'attrait de la lumière à la tentation du désoeuvrement. Les textes, qui leur font face, en disent l'essence et l'enchantement.
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« Il faut très longtemps pour devenir jeune », disait Picasso. Un adulte éprouve un sentiment de sérénité quand il est d'abord en harmonie avec lui-même. Ce texte de Didier Mansuy, nous livre toute la difficulté d'un parcours au milieu des embûches, des interdits, de la découverte de soi dans l'immensité des autres. Mais pour s'atteler à cette exploration, que de passerelles il faut jeter afin de découvrir le sel des choses.
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Été 1962, c'est l'exode vers la France : l'Algérie est indépendante. Quatre enfants, âgés de neuf à dix-huit ans, racontent à tour de rôle, et au fil des mois, leur expérience de l'exil et de l'abandon. La page de l'intégration peu à peu se dessine. Imperceptiblement. Comment résister à cette fièvre ? La moindre des choses, quand on est exilé, c'est de réussir, non ? C'est que l'intégration n'attend pas, les belles années 60 trépignent d'ajouter ces enfants au cadre si parfait de la capitale française en les invitant à s'élever jusqu'à elle, en faisant fi du passé récent et des siècles vécus sous d'autres cieux...
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Presque trois millénaires nous séparent, maintenant, de la trilogie de Sophocle : elle se termine, on le sait, à Colone ou OEdipe (le Cynique) achève, sans mourir, son parcours terrestre, pour errer et répéter ce que fut l'exercice de sa liberté et non de sa fatalité. Pourquoi une suite à cette prodigieuse aventure est-elle donnée seulement aujourd'hui ? Peut-être parce-que, entre temps, Nietzsche (le penseur du tragique) nous a initiés à l'idée de l'éternel retour et que, de son côté, Freud a fait ressurgir de l'obscurité de héros sans complexe... C'est l'objet de la singulière dramaturgie à laquelle nous sommes conviés.
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La vie pourrait être douce à la Villa Dampierre pour Romain Borghèse. L'écrivain poursuivrait son oeuvre littéraire en toute quiétude s'il n'y avait son fils, Enzo, instable et incompris...
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Une femme, Andrée Amour - quel nom ! - écrivaine pour la jeunesse, est en pleine rupture amoureuse. Enfant d'un couple mixte, fille de l'absence et du silence - ceux du père - elle a construit seule sa vie et ses rêves jusqu'au jour où... Le fantôme du père, décédé depuis dix ans, revient. Que vient-il faire ? Si longtemps après ?
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Écrire une épopée pour notre temps ? Tentative insensée si elle n'était pas réfléchie. Guy Vincent mène son projet d'une plume qui, par l'épos qu'elle cerne, articule une geste étonnante par son souffle et son inspiration. L'auteur reprend le récit biblique de Joseph jeté par ses frères dans un puits et finissant ses jours en Égypte ; d'autres figures mythiques s'ajoutent au récit, entre trahisons, guerres, rêves et voyages.
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Nunuche ; les pompes néantes
Jean Gillibert
- Editions Orizons
- Littératures
- 4 Avril 2018
- 9782296676350
Avec "Nunuche" et "Les pompes néantes", c'est de la "bastringue" qu'il s'agit, de réalités théâtrales intempestives, de clowneries qui veulent octroyer au drame, cette prétention transcendentale, d'exister... et d'en savoir mourir. Jean Gillibert a souhaité que les "Enfers" ne soient plus seulement sous les planches et qu'il faille frapper fort - après les trois coups du "brigadier"- pour les faire surgir sur scène, à hauteur de public. Nunuche est une bouffonnerie poétique qui d'évade un peu vers la féérie...Toutes deux s'attachent à faire vivre un réalité fantastique, une surrection du réel vers le surnaturel.
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Parlons rat est une fable reposant sur un substrat de science et de politique-fiction. Résultat des manipulations imprudentes d'un Dr Frankenstein du CNRS, des rats mutants munis d'une capacité d'organisation supérieure, s'évadent du laboratoire et pullulent dans et sous Paris. Un défi posé à toute la société, minée, déstabilisée. Parlons rat est le premier roman de Robert Havas, ancien cadre supérieur de la grande industrie française.
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Les dalles de Gavrinis se laissent déchiffrer lorsqu'elles parviennent à délivrer en nous la mélodie qui nous habite, sans recourir - trop vite - à l'arbitrage des mots. Elles expriment l'adolescence de l'humanité, notre adolescence et, si nous avons recherché et désiré la médiation de ce lieu, elles révèlent - par des cercles qui tremblent dans ses chambres - nos fragilités d'aujourd'hui : celles des anneaux démesurés de nos villes ou des ellipses de nos fusées.
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Venue approfondir ses investigations sur les lieux et les gens, et concevoir un livre, une femme entame un travail de réflexion sur elle-même. Le livre ne progressera jamais au-delà de l'idée de sa création, mais c'est une compensation : il contrebalance le sacrifice de soi à la famille, les vies parallèles d'un homme et d'une femme qui restent étrangers l'un à l'autre jusque dans l'étreinte amoureuse. Entre déception et colère, l'autodafé est le premier pas vers le dépassement de soi et l'autonomie de la pensée. La mer du Nord fascine. Telle une somnambule, la femme marche vers la mort, mais dans un ultime sursaut, elle revient auprès de son mari. Ce compromis avec la vie, elle l'arrache afin de tenter une survie possible dans la conscience de l'autre.
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Depuis la disparition de sa mère, Fée n'existe pour ainsi dire plus. Pour quitter son isolement, elle fréquente Vivien et Alain, des camarades de lycée. Vivien, qu'elle aime mais qui menace de la lâcher, pris entre l'amour et le besoin d'écrire, et qu'Alain voudrait bien garder pour lui seul. Fée leur raconte une histoire qui pourrait être la sienne, des mots qu'elle sème, entre rire et douleur, dans l'espoir que Vivien en tirera un roman et qu'ainsi, pour lui comme pour elle, elle existera enfin...
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Le manuscrit de la voie lactée
Béatrix Ulysse
- Editions Orizons
- Littératures
- 4 Avril 2018
- 9782296676503
Vingt-sept lieux où la trace mauve, stigmate, va se former comme un fil de vie, forgé par une Ariane et tenu par le héros, Conrad. Trader devenu peintre, il plonge au pays des harceleurs et tente de préserver le manuscrit de la Voie lactée. Dans la calme abbaye de Rosamonde, Conrad recherche le sens caché du manuscrit et part jusqu'à Alexandrie pour comprendre. Ce long voyage, parsemé de morts soudaines, désamorce l'intrigue et renvoie le lecteur aux arcanes de la vie.
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Lorsque, semblable en troisième personnage de l'énigme du Sphynx, l'homme se déplace avec une canne, puis en fauteuil, il n'a guère qu'un avenir : l'immobilité. Il devient un rêveur immobile. Et puis... tout continue : hier, aujourd'hui, demain. Henri Heinemann, a publié une oeuvre abondante, qui couvre tous les champs littéraires, de la poésie au roman, des contes aux divers journaux.
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Qu'il se trouve en Egypte, en Inde, en Italie, ou au Kurdistan, Didier Mansuy, humant l'aventure humaine, n'oublie ni sa perspicacité, ni son don d'analyse auxquels se mêle souvent une troublante dimension fantastique. Drôlerie, humour, circonstances picaresques ponctuent le recueil ; et si "toujours l'inattendu arrive", les surprises qu'il nous ménage gardent sans cesse un lien avec la fatalité mystérieuse qui articule souvent nos vies.
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Louis Blanc, Jean Jaurès, Michelet, Italo Calvino, Joseph Beuys, tous et bien d'autres ont été fascinés par Anacharsis Cloots, l'"Orateur du Genre humain" qui sut indiquer une autre voie à la Révolution en marche, celle de la libération de tous les habitants de la terre, "le temps où tous les peuples n'en feraient qu'un et où les haines nationales finiraient". Quelques études ont été consacrées à ce Messie laïc, écrivain à la langue inventive et philosophe puissant. Il restait à conter sa vie d'un point de vue moins "scientifique", plus humain. C'est ce que François Labbé a tenté dans ce livre, se lisant comme un roman.
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Durant une période sombre de l'Histoire qui ressemble un peu à la nôtre, dans un lieu qui refuse de se dire mais qui pourrait être ici, une femme, sur un lit de naissance et de mort, demande à l'homme qu'elle aime de lui faire une promesse. Une promesse qu'aucune mère ne peut exiger du père de son enfant. Entre fiction et réalité, Pierre-Jean Memmi dépeint ici la tragédie de ces temps de détresse où, faute de se souvenir d'eux-mêmes, les hommes finissent par céder à l'ivresse de la barbarie.
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Journal Tome 4 1984-1986 ; l'éternite pliée ; dialectique de l'instant
Henri Heinemann
- Editions Orizons
- Littératures
- 4 Avril 2018
- 9782296676596
Après L'Éternité pliée, La Rivière entre les doigts, Graine de lumière, voici le quatrième tome du journal monumental d'Henri Heinemann, Dialectique de l'instant. Comme dans ses précédents volumes, l'auteur fait défiler une France si proche et, déjà, sur le point de sauter une fin de siècle dont nous connaissons l'impact sur notre vie actuelle, quels qu'aient été les changements foudroyants opérés par le début du XXIe siècle. Heinemann nous conte un quotidien que traversent réflexions, voyages, lectures.
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L'abondance est-elle d'abord et essentiellement celle de l'eau ? Et, s'il en est ainsi, d'où vient la surabondance ? De l'eau elle-même ? Du désir qui la porte ? Du réveil désordonné d'un passé qui ne veut pas être celé avant de connaître l'apaisement ? Du vertige des mots affolés par l'approche de la mort ? D'un flot d'images, de pensées et de correspondances nourri de réminiscences littéraires ? Ou la surabondance est-elle l'expérience d'« un plus fin silence » qui fait surgir, dans son sillage, un ouragan de voix ? Elisabeth, l'héroïne de ce récit, tente de résoudre cette énigme, de la décrire, de la chérir et, finalement, de s'en détacher. Avec son dernier souffle, elle abandonnera l'eau à sa liberté d'eau et ses mots à leur destin de signes dans des carnets que le hasard, l'élection ou le devoir, mettront entre les mains d'inconnus plongés dans un « sommeil surnaturel ».
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Les textes repris et remis dans ce volume, ont fait l'objet de publications antérieures séparées, dont la première il y a trente ans, en 1981 à Beyrouth en pleine guerre.Cette écriture expérimentale et matricielle se cherche, tourne sur elle-même et se construit en se déconstruisant, au fur et à mesure.SLe temps et l'espace, mesures de la rationalité n'existent plus en tant que cadres empruntés de l'action mais en tant qu'articulations indispensables d'un discours lucide et obsessionnel. Il s'agit de cartes postales, de journal fictif, de paragraphes rythmés et d'écritures parallèles.