• Steak Machine

    Geoffrey Le Guilcher

    Un CV imaginaire, une fausse identité, et un crâne rasé. Steak Machine
    est le récit d'une infiltration totale de quarante jours dans un abattoir industriel en Bretagne. Geoffrey Le Guilcher a partagé le quotidien des ouvriers : les giclées de sang dans les yeux, les doigts qui se bloquent et les défonces nocturnes. Un univers où, selon un collègue de l'abattoir, "si tu te drogues pas, tu tiens pas". L'usine ciblée par le journaliste abat deux millions d'animaux par an. Une cadence monstrueuse qui mène inéluctablement au traitement indigne des hommes et des animaux.

    Après trois ans passés aux Inrockuptibles, Geoffrey Le Guilcher, 30 ans, est devenu journaliste indépendant. Il collabore avec Mediapart, Le Canard enchaîné, Streetpress et Les Jours. En janvier 2016, il a publié une biographie-enquête non autorisée : Luc Besson, l'homme qui voulait être aimé (Flammarion).

  • Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle. Dans les dernières décennies, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits (PCB, " agent orange " ou hormones de croissance bovine et laitière). Pourtant, elle se présente aujourd'hui comme une entreprise des " sciences de la vie ", convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité. Qu'en est-il exactement ?S'appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques et d'hommes politiques, ce livre retrace l'histoire d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l'administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l'extension planétaire des cultures OGM, sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.


  • Après l'Afrique et avant son prochain voyage, Alexandre Poussin nous livre ses secrets d'aventurier.
    Qu'est-ce qui fait courir Alexandre Poussin ? Qu'est-ce qui le fait chaque fois partir et repousser les limites de son monde ? Dans ce récit, à la fois pratique et philosophique, personnel et universel, Alexandre Poussin évoque sa vie d'aventurier, de père de famille et sa curiosité insatiable pour notre planète.
    C'est au Canada, où il a passé son enfance, qu'Alexandre Poussin a attrapé le virus des grands espaces. Encore enfant, à la suite d'un grave accident, il a passé une année à Garches, immobile : le voyage intérieur a précédé l'aventure physique. La famille, le sport, le scoutisme, l'ont préparé à ses premières aventures. Aujourd'hui, père de famille, il ne conçoit pas de partir sans ses enfants, et c'est aussi avec eux que se fera le prochain grand voyage. En marchant. Alexandre Poussin est un passionné de la marche, car elle possède à ses yeux des pouvoirs insoupçonnés. La marche permet de partir à la découverte du globe, bien sûr, mais aussi et surtout à la découverte de l'autre et de soi-même. Elle change le rapport que l'on a à ce qui nous entoure, à une époque où la lenteur est devenue un luxe. Elle change le monde car elle permet de consommer moins, mieux, de voyager utile et de préserver la planète.

  • Scandale des abattoirs, pollutions diverses, explosion des maladies de civilisation..., depuis quelques années, les mouvements militants dénonçant l'exploitation des animaux prennent de l'ampleur et stimulent une réflexion sur la légitimité de la consommation carnée à l'échelle de la société toute entière. Mais pourrait-on vraiment se passer de viande et de produits animaux ? Quels seraient les impacts sur la santé, l'agriculture, l'économie, de la transition vers un monde végane ? Ce livre tente de répondre à ces questions et dessine des pistes pour s'engager dans la construction d'un monde végane.


  • En 2050, les neuf milliards d'humains pourront se nourrir... grâce à l'agriculture biologique.

    Celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur : c'est l'un des spécialistes mondiaux des questions agricoles. Depuis quarante ans, l'agronome Marc Dufumier observe et écoute les paysans du Nord et du Sud, et il est parvenu à cette certitude : ils sont, avec les consommateurs, les premières victimes d'un système devenu fou - notre agriculture exagérément spécialisée, mécanisée et "chimisée". Au Sud, un milliard d'individus meurent encore aujourd'hui de faim et la malnutrition provoque des flux migratoires toujours plus massifs. Au Nord, la pollution des eaux ou l'érosion des sols menacent chaque jour un peu plus nos écosystèmes, et l'on retrouve dans presque tous nos aliments des doses de pesticides ou de résidus médicamenteux. Il est donc temps de changer de cap... à condition de savoir où aller.
    Pour la première fois, ce livre dresse un panorama complet, c'est-à-dire mondial, des désordres agricoles. Surtout, au-delà du constat, il montre qu'une alternative crédible est à l'oeuvre : l'agroécologie. Qualité des aliments, fixation des populations paysannes, respect de l'environnement et - contrairement aux idées reçues - garantie, voire amélioration, des rendements : le bio n'est pas un caprice de bobo ! C'est plus que jamais la voie de l'avenir.

  • La nature, l'environnement sont au centre des préoccupations de tous, mais peinent à entrer dans le discours politique sous une forme cohérente.
    Mouvement contestataire et libertaire - particulièrement en France - l'écologie politique manque de bases théoriques, préfère les déclarations d'éthique au travail législatif, met en doute l'efficience des institutions et dénonce parfois de manière irréaliste la technique, les sciences, l'industrie.
    Ce livre intègre la dimension écologique à la philosophie politique moderne et particulièrement à un républicanisme rénové. La protection de la nature comme " Bien commun " y est considérée comme le nouveau visage du " Bien public ".
    En annexe, l'auteur propose quelques idées concrètes.


  • Contre les khmers verts

    Le catastrophisme a fait son temps. Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) érige en certitudes des résultats de recherches incertains ; plusieurs de ses membres démissionnent et font entendre leurs différences.
    Oui, le climat a toujours varié, et ce souvent même avec des aléas encore plus dramatiques qu'aujourd'hui !
    Oui, la France veut montrer l'exemple, mais cela ne sert à rien !
    Laurent Cabrol a écouté tous les arguments : il tire de ceux-ci une leçon de modération et de tolérance. Nous sommes allés trop loin, sans certitudes scientifiques, dans la lutte contre le réchauffement. Cabrol prône, à rebours du discours ambiant, une écologie positive, joyeuse et porteuse d'espoir. C'est vrai, dit-il, nous avons beaucoup de combats à mener pour soulager notre planète, mais ils sont biens différents de ceux que l'on nous invite à mener.
    Laurent Cabrol réagit en écologue amoureux de la nature et non en écologiste partisan : cette différence de position est essentielle.
    Il s'affiche, en somme, comme un solitaire qui ne veut pas le rester...
    Après Et si la Terre s'en sortait toute seule ? (le cherche midi, 2008), Cabrol poursuit une réflexion de fond sur les enjeux écologiques contemporains.



  • "Alors que le groupe Sofiprotéol vient de passer le cap des trente ans que l'on qualifie souvent d'âge de raison et que s'ouvre pour moi une nouvelle étape de ma vie professionnelle et personnelle, j'ai jugé le moment venu de livrer mes impres

  • Grenelle I et II, ce devait être le rendez-vous des consciences pour sauver la planète... C'est surtout devenu un super Monopoly pour une dizaine d'acteurs du CAC 40. D'EDF à Areva, en passant par GDF-Suez, Total, Veolia, Alstom, Schneider Electric, Bouygues, Lafarge et Saint-Gobain, les grands groupes de l'électronucléaire et des services se sont tous reconvertis en acteurs vertueux de l'écologie pour gagner davantage d'argent en essorant toujours plus l'unique payeur : l'abonné, quand ce n'est pas le contribuable, ce qui revient au même. Curieusement, jamais, ni l'Etat, ni ces puissantes multinationales n'ont entrepris d'aider financièrement les PME vertes françaises. Ainsi, le lobby nucléaire a laissé mourir les deux leaders mondiaux français dans le solaire et l'éolien. Résultat : l'industrie du renouvelable n'emploie aujourd'hui guère plus de 26.000 salariés dans l'hexagone, soit dix fois moins qu'en Allemagne ! Nos éoliennes sont danoises ou allemandes, nos centrales et toitures solaires chinoises. Et le nucléaire français (87% de notre électricité) règne toujours sans partage... A l'heure de Fukushima, Yvan Stefanovitch nous révèle les abus, travers et fraudes de ces profiteurs du développement durable qui en sont aussi les discrets adversaires.

  • André Aschieri, ancien vice-président de l'AFSSET, dévoile la manière dont les lobbies industriels les plus puissants (chimie, biotechnologies, nucléaire...) s'organisent pour paralyser la prévention malgré la progression dévastatrice des maladies.
    À l'heure où les produits toxiques n'ont jamais fait autant de victimes, les industriels redoublent d'imagination pour cacher leur responsabilité. Dans ce livre, André Aschieri, ancien vice-président de l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail, dévoile la manière dont les grands lobbies industriels (chimie, biotechnologies, agroalimentaire, nucléaire...) s'organisent en France et en Europe pour paralyser la prévention malgré la progression dévastatrice des maladies " environnementales ". Et comment des élus et des responsables politiques leur apportent un soutien actif... Documents et preuves à l'appui, il révèle comment, pour protéger leurs marchés, des lobbyistes s'efforcent d'influencer les gouvernements et ceux qui font la loi, mais aussi de neutraliser les agences chargées d'évaluer la toxicité de leurs produits. Cela d'autant plus que ces produits - qui entrent dans notre alimentation, nos vêtements, notre mobilier ou nos médicaments - connaissent d'intenses transformations (grâce aux nouvelles molécules, aux nanomatériaux et aux biotechnologies). Les retombées économiques attendues par les investisseurs sont si grandes qu'ils font preuve d'un cynisme sans précédent. Ce témoignage rigoureusement argumenté délivre aussi un formidable message d'espoir : André Aschieri montre en effet que son combat est d'abord celui qu'il partage avec un nombre croissant de réseaux et d'experts citoyens, qui constituent désormais, dans tous les domaines, un contre-pouvoir devenu incontournable face à la puissance des empoisonneurs.

  • Si vous éprouvez des inquiétudes par rapport à certains compor-tements humains et sociaux qui vous semblent contre-nature, si vous vous demandez s'il existe des moyens de changer le cours des choses et d'éviter la catastrophe planétaire, lisez ce livre. Vous y découvrirez ce que la simplicité volontaire implique et, surtout, comment elle peut contribuer à l'établissement d'un monde meilleur, aussi bien pour nous que pour les générations futures.

    La simplicité volontaire n'est toutefois pas une méthode miracle qui garantit des résultats époustouflants. Elle n'est pas non plus une panacée qui résoudra tous les problèmes du jour au lendemain, mais elle représente un point de départ crédible vers le développement d'une conscience et de comportements susceptibles d'engendrer des transformations salutaires, d'abord sur le plan personnel, puis sur les plans social et économique.

    L'auteur a plusieurs livres à son actif publiés aux Éditions Québecor.

  • De l'idée de départ au lancement d'un projet viable, tous les conseils des meilleurs experts pour créer son entreprise.
    Ce guide s'adresse à tous ceux qui décident de monter leur boîte. A vocation très pratique, il décrypte comment trouver l'idée, valider son projet, trouver les financements, déposer un nom, choisir le statut, les dossiers à monter, comment trouver un local, organiser le lancement, gérer les premières années etc. " Créer une entreprise, c'est bien. La pérenniser, c'est mieux ", tel pourrait être le premier adage développé dans cet ouvrage. De nombreux conseils y sont dispensés pour vous aider à tenter cette aventure en mettant tous les atouts de votre côté. Outre l'expertise d'une quinzaine de pros, les témoignages de créateurs et une multitude d'informations pratiques vous guideront dans le dédale de la création d'entreprise et de l'auto-entrepreneuriat pour faire de vous un entrepreneur heureux. Le + : 15 experts de la création d'entreprise délivrent leurs conseils et astuces pour partir du bon pied dans cette aventure professionnelle.
    Le livre répond à toutes vos questions :o Comment passer d'une idée à un projet viable ? o Quelles sont les principales sources de financement ? o Selon quels critères choisir ses associés ? o Quels sont les principaux facteurs d'échec ?> réactualisation 2013 : - les nouveaux marchés porteurs - de nouveaux témoignagnes - côté financement : les banques serrent la visse. Les créateurs se tournent de plus en plus vers le crowfunding (des sites qui mettent en relation investisseurs particuliers et créateurs). - les nouveautés : réforme du crédit impôt recherche, création du brevet unitaire européen, maintien du taux de réduction de l'ISF PME - Apparition de nouvelles formes d'hébergements pour les créateurs qui cherchent un toit comme le camping (sorte d'ateliers de co-working). - Le point sur le statut de l'auto-entrepreneur : nouveau seuils de chiffre d'affaires, déclaration de CA obligatoire sinon pénalité, sortie du régime au bout de 24 mois si pas de CA, on a dépassé le seuil du million d'auto-entrepreneur. - tous les chiffres actualisés

  • " Ce n'est pas parce qu'on va tous manger bio que le monde va changer. On peut manger bio et recréer nos tares fondamentales. L'aventure humaine ne doit pas se résumer à l'économie d'énergie ou à l'innovation. L'aventure humaine, c'est comment devenir une société qui soit belle, rayonnante, légère. " Pierre Rabhi s'est installé en 1960 sur une terre rocailleuse et sèche d'Ardèche, en rupture avec l'aliénation du monde industriel. Au fil des années, cet autodidacte a développé des méthodes innovantes d'agroécologie, le bio bien avant la mode, et une pensée originale et décapante sur notre monde et le moyen de le transformer radicalement. Rue89 est allé à sa rencontre, dans sa ferme de Monchamp où il vit toujours, dans une nature qui le nourrit d'abord spirituellement. Dans cette conversation à bâtons rompus, Pierre Rabhi revient sur son parcours hors du commun, de sa naissance algérienne dans une famille de forgeron musulman, à son aura qui dépasse de beaucoup le cercle de l'écologie. Ce paysan-philosophe récuse l'idée qu'il soit devenu un " gourou ", même s'il est une source d'inspiration pour beaucoup, et a généré un courant qui s'inspire de ses idées. Au coeur de sa démarche : le changement par l'exemplarité, la création d' " oasis " de vie et de travail où s'ébauche la société de demain. Mais en même temps, comme Gandhi, il pense que l'homme doit " changer lui-même pour changer le monde ", que manger bio ne suffit pas à garantir une société meilleure. Pierre Rabhi garde une croyance profonde dans l'homme et dans son rapport à la nature, qu'il veut réhabiliter pour que cesse l'oeuvre prédatrice dans laquelle s'est engagée notre modèle de société, conduisant à une impasse économique, sociale, environnementale. Une voix à écouter au moment où chacun s'interroge sur la crise, individuelle et collective, que traverse notre monde.Pierre Haski

  • Cet ouvrage raconte, à travers 11 histoires très variées, les relations des hommes avec les animaux qu'ils côtoient. L'animal est vu tantôt comme à protéger, tantôt menaçant, et donc à canaliser. Les relations sont complexes et tendues car encadrées par un appareil de normes juridiques, éthiques et morales qui visent à élaborer un ensemble de bonnes pratiques pour assurer une coexistence durable. L'éventail des exemples est large: perroquet amazonien, pigeon des villes, lémur noir de madagascar... et dans la diversité des situations présentées, les grandes questions de la conservation de la biodiversité, du bien être animal, de la sécurité alimentaire, de l'exploitation raisonnée, durable, des ressources naturelles et de la légitimité de la mise à mort des animaux sont abordées.

  • Ce livre se veut une opération citoyenne. Claude Allègre nous explique pourquoi l'électricité produite par le nucléaire est une bonne solution, à condition d'être rigoureux dans la contrôle de la sécurité et de progresser dans la gestion des déchets.
    L'accident à la centrale japonaise de Fukushima a relancé le débat sur l'usage de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. Que faut-il en penser ? D'un côté, le nucléaire permet aux Français de payer l'électricité la moins chère en Europe et d'assurer leur indépendance énergétique. De l'autre, la publicité donnée aux incontestables accidents nucléaires propage des craintes et des peurs. Les centrales ne vont-elles pas exploser un jour ou l'autre et se transformer en bombes atomiques ?Peut-on croire les scientifiques et les responsables techniques lorsqu'ils nous disent que le danger potentiel est faible ?Claude Allègre aborde le débat sans tabou ni préjugé. Il donne à chacun les éléments scientifiques, techniques, économiques et politiques pour se faire une opinion fondée sur la raison et non sur l'émotion ou la peur. Un livre citoyen qui permettra d'éclairer un débat d'actualité essentiel pour l'avenir de la France et de l'Europe.

  • Le point complet par un spécialiste sur cette nouvelle forme de production d'électricité.
    L'énergie éolienne en mer est appelée à jouer un rôle important dans le monde dans les années à venir. En Europe, elle pourrait représenter 10 % de la production électrique en 2020. Les éoliennes en mer intriguent : comment fonctionnent-elles ? Vont-elles bouleverser les fonds marins ? la vie des oiseaux de mer ? Comment les installe-t-on ? Comment nous alimentent-elles en électricité ? Les pêcheurs vont-ils pouvoir continuer à travailler dans les zones où seront installées des fermes éoliennes ? Comment trouver des solutions face à la raréfaction des ressources énergétiques fossiles ? Comment lutter contre le changement climatique ? Comment gagner en indépendance énergétique ? Comment saisir l'opportunité des énergies renouvelables, et notamment de l'énergie éolienne en mer, pour construire une nouvelle croissance économique ? Ce livre répond aux questions que chacun est en droit de se poser alors qu'arrivent au large de nos côtes ces grandes machines tournantes.

  • Une enquête implacable.
    En enquêtant au cours des deux dernières années sur la disparition du tigre, Louis Bériot nous apprend que le braconnage et le trafic de ce félin mythique sont l'arbre qui cache la forêt des prédations humaines contre la faune sauvage. Derrière " ces animaux qu'on assassine ", c'est la planète tout entière qui est mise à mal, ses forêts, ses océans, ses barrières de corail, ses fleuves, ses lacs... L'auteur révèle que l'épicentre du trafic se situe en Asie et que les grandes mafias du monde ont désormais supplanté les petits braconniers qui tuaient pour survivre. Leurs pièges rudimentaires ont été remplacés par des guerriers équipés d'hélicoptères, de kalachnikovs et de GPS. Un exemple : il y a dix ans, une demi-douzaine d'éléphants étaient massacrés chaque jour en Afrique pour leur ivoire ; en 2011, ce chiffre dépassait la centaine. Peu surveillé, diffus, très rémunérateur et rarement sanctionné, le trafic des animaux est maintenant démultiplié par les ventes sur Internet. Il est considéré aujourd'hui par les instances internationales comme la principale activité criminelle devant celle des drogues, des armes et des humains. L'auteur dénonce aussi la responsabilité des nations sur tous les continents. Il décrit aussi les combats courageux, et souvent dangereux, de centaines d'ONG pour enrayer ce fléau. Une enquête détaillée et inquiétante. Un véritable réquisitoire contre le comportement des humains.

  • Tout ce qu'on ne nous a jamais dit sur la Grande distribution.
    Que ce soit au niveau mondial, national ou régional, nous sommes soumis à des enjeux d'adaptation multiples. L'écart grandissant entre ce que la Terre peut fournir et ce que lui demandent les hommes, de plus en plus nombreux, est l'un des défis les plus importants que notre société moderne doit relever. Ce livre est un manifeste pour qu'un nouveau pacte alimentaire voie le jour entre le producteur, le distributeur et le consommateur, tournés vers le même objectif : que la collectivité se porte mieux. Nouveaux modes de production et nouveaux liens entre producteurs et distributeurs, responsabilités adaptées et ancrées dans les territoires locaux, le nouveau distributeur ne peut plus se contenter de simplement distribuer. L'époque demande de la confiance, de l'engagement, du service, de la transparence. Commerçants plus responsables, consommateurs plus raisonnables, une autre voie est possible. Serge Papin y croit.


  • La vision apocalyptique sur le manque d'eau est, pour l'essentiel, totalement infondée. La réalité est plus heureuse et la vérité empirique à l'opposé des lieux communs.

    L'imposture, c'est, d'abord, de ne pas chiffrer la ressource en eau et d'affirmer, sans preuve et sans vergogne, le manque d'eau, les sécheresses à venir, les consommations irresponsables, la nécessité de ne pas gaspiller le " précieux liquide "
    L'imposture, c'est de culpabiliser les " consommateurs " pour " économiser " quelques litres d'eau, alors que coulent sous leurs yeux, chaque seconde, des milliers de mètres cubes qui vont se perdre en mer.
    L'imposture, c'est de laisser croire que l'eau domestique est " consommée " alors qu'elle est recyclée, notamment en France où elle retourne pour l'essentiel au milieu naturel après épuration.
    L'imposture, c'est d e feindre d'ignorer que les racines des végétaux ne descendent jamais jusqu'à la nappe phréatique.
    L'imposture, c'est d'opposer à la construction des barrages, alors qu'ils bloquent des crues ravageuses, valorisent leur énergie et protègent les populations de l'aval.
    L'imposture, c'est d'annoncer des guerres de l'eau qui n'auront pas lieu.
    Si le manque d'eau ne menace pas l'humanité, en revanche, des investissements considérables sont nécessaires pour produire plus et mieux d'eau potable, notamment dans les pays pauvres. Si des pénuries existent, et elles concernent le tiers de l'humanité, ce n'est pas un problème d'eau brute, toujours disponible pour peu qu'on la cherche, c'est un problème d'argent. Mais force est de constater que la solidarité est moins abondante que l'eau.
    Jean de Kervasdoué est professeur d'économie et de gestion des services de santé, ingénieur agronome, ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Il a consacré sa vie aux secteurs de la santé et de l'environnement et est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Les Prêcheurs de l'Apocalypse (Plon, 2007) et La Peur est au-dessus de nos moyens (Plon, 2011)
    Henri Voron est diplômé d'agronomie et ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Spécialisé en hydraulique tropicale, il participe à de nombreux projets d'irrigation et d'adduction d'eau potable en Afrique et à l'approvisionnement en eau de l'agglomération lyonnaise.


  • Les banlieues votent à gauche, comment pourraient-elles être de droite ?

    Contrairement aux idées reçues, les jeunes des quartiers portent en eux des valeurs " de droite " : loin d'être des supporters de l'égalitarisme et de l'assistanat, ils font preuve d'une inextinguible soif de liberté et de réussite individuelle, d'une volonté de voir leur travail et leur mérite reconnus, d'un besoin de transmission familiale, culturelle, religieuse. Enfin, ils ne sont pas dupes d'un Etat-providence, à leurs yeux inefficace.
    Parce que résoudre les problèmes des quartiers, c'est résoudre une grande partie des problèmes de notre société trop sclérosée, il est temps de signer le renouveau des banlieues comme creuset d'une République de toutes les réussites : en passant de l'assistanat à la foi dans l'individu, la confiance dans la société civile et l'égalité réelle des chances par l'école.
    Un témoignage concret et optimiste sur la jeunesse de notre pays qui propose un regard et un souffle nouveaux.
    Camille Bedin, vingt-six ans, a suivi des études à Sciences-Po et à l'Essec. Cofondatrice de deux associations encourageant l'ambition des jeunes des quartiers pour lutter contre l'autocensure et les inégalités d'accès à l'éducation, l'orientation et l'information, elle est actuellement secrétaire nationale de l'UMP en charge de l'égalité des chances et militante à Nanterre.


  • Un avenir européen pour l'agriculture française ?

    Comment nourrir 9 milliards d'êtres humains dans le monde à l'horizon 2050 ? Quel rôle la France et l'Union européenne doivent-elles jouer dans ce défi à la fois local et planétaire ?
    Comment la France pourra-t-elle conserver sa place historique de leader en Europe en matière d'agriculture à la veille de la réforme annoncée de la politique agricole commune en 2013 ? Comment protégera-t-elle l'avenir de ses agriculteurs, la compétitivité de leurs exploitations, leur motivation ?
    Dans ce contexte, l'équilibre entre prix des matières premières, prix de vente au consommateur, qualité et diversité de l'alimentation, sécurité sanitaire et protection des agriculteurs devient un enjeu majeur dans lequel l'UE peut et doit jouer un rôle essentiel.
    Bruno Le Maire veut affirmer dans ce livre une France qui reste un leader parmi les premiers pays agricoles mondiaux, sans se passer de l'Union européenne... à condition de changer l'esprit de Bruxelles.
    Bruno Le Maire est ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche depuis juin 2009. Il a été directeur de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2007, député de l'Eure et secrétaire d'État aux affaires européennes en 2008. Il répond aux questions de Véronique Auger, rédactrice en chef Europe de France 3, qui a d'abord dirigé les services économiques et sociaux de France 2 et France 3 pendant une quinzaine d'années puis le " 19/20 ". Elle a été à l'initiative de nombreuses émissions sur l'Europe et présente actuellement le magazine de la télévision française qui réalise la plus forte audience autour des thèmes européens " Avenue de l'Europe " (France 3).


  • Que fait votre banquier de votre argent ? Des choses que vous n'approuverez sans doute pas et qui menacent vos économies. C'est ce que révèle cette enquête qui dénonce l'aveuglement social et environnemental des banques. Et propose des solutions.

    Où va l'argent que nous confions à notre banquier ? Contrairement à ce que certains d'entre nous pensent, il ne reste pas sur nos comptes, mais part dans un long périple à travers le monde. Pour financer quoi ? Mystère... Les clients n'en savent rien. Et votre banquier guère plus. Il a donc fallu plusieurs années à Stanislas Dupré et son équipe pour savoir où atterrissent nos économies, et ce qu'ils ont découvert a de quoi inquiéter : nos banques ont tendance à privilégier les investissements les plus polluants (pétrole en particulier) sans prendre en compte une part des risques inhérents à ce type de placement (risque social, risque environnemental). En clair, elles menacent la planète... et nos économies. En cause : l'opacité du système, déjà dénoncé par des associations de consommateurs sur la question des frais bancaires, mais que Stanislas Dupré décide de dissiper avec ce livre.

  • Oui, la terre se réchauffe et " le temps " change.
    Mais qui est responsable ?
    Le climat a toujours varié et depuis des siècles, dans des proportions souvent bien plus brutales qu'aujourd'hui.
    On nous assène des vérités et on nous culpabilise, mais que sait-on, au vrai, des mécanismes du réchauffement ?
    Presque rien.
    La machine climatique est effroyablement complexe et nous n'avons aucune certitude scientifique sur la réaction des océans, des nuages, sur les mesures du carbone, des températures et sur le rôle du Soleil.
    Et si la Terre, organisme vivant, portait en elle les ressources pour s'en sortir toute seule ?
    Laurent Cabrol, journaliste spécialiste de la météo depuis vingt-cinq ans, s'insurge contre la pensée unique, analyse sans passion - et avec clarté - les facteurs du réchauffement et nous montre que tout reste à découvrir.
    Un livre décapant qui devrait alimenter un débat jamais vraiment ouvert.

  • "En trente, en quarante ans, notre vie quotidienne a été bouleversée d'une façon incroyable, et dans tous les domaines. Y avez-vous vraiment prêté attention ? Tiens ! un exemple parmi cent. Vous ne devinerez jamais l'étrange découverte que je fis l'autre jour au petit matin, dans mon quartier. Je me rendis compte de cette chose épatante et hallucinante à la fois : mon boucher vient à son travail en rollers ! Il y a trente ou quarante ans, le boucher, statue antique en blouse rougie (avec le crayon derrière l'oreille), semblait appartenir à une catégorie de figures immuables. Il nous semblait devoir toujours rester tel qu'il nous apparaissait : un homme-tronc coincé à jamais entre son billot, sa machine à jambon et sa femme, assise derrière la caisse "et sept qui font dououououze..., c'est moi qui vous remerciiiie". Et soudain, parce qu'on la voyait sous un autre angle, l'antique statue se métamorphosait en un mercure aux pieds ailés, vif comme le progrès, léger comme les temps nouveaux. Même les bouchers font du patin : c'était la preuve vivante que la vieille société figée de notre enfance cédait enfin la place à un monde monté sur roulettes, glissant vers un avenir qui, décidément, ne cesse de nous étonner."
    Dans ce texte inédit, François Reynaert, avec le ton si particulier qui fait le succès de ses chroniques dans Le Nouvel Observateur, pose son regard amusé et caustique sur les petits et grands changements de notre société. Mine de rien, et plus efficacement peut-être que bien des thèses de sociologie, il sait comme pesonne analyser notre vie quotidienne, tout en nous faisant rire. Avec Nos années vaches folles, il nous offre de nous retourner une dernière fois sur cette fin de siècle, dans un bilan désopilant où chacun se retrouvera.

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