• Dans la famille Johannssen, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d'Einstein, étudie leur trajectoire. Par tous les temps, le dimanche est synonyme de sortie en mer. Les deux frères, Bernard et Josh, s'entraînent avec passion, sous la bruyante houlette paternelle. Ruby, la cadette, écoute à peine. C'est inutile : elle semble commander au vent. Mais lorsqu'un jour elle décide d'abandonner une carrière de championne toute tracée, la famille se disloque et s'éparpille. Douze ans plus tard, une nouvelle course sera l'occasion de retrouvailles aussi attendues que risquées.


  • En 2050, les neuf milliards d'humains pourront se nourrir... grâce à l'agriculture biologique.

    Celui qui l'affirme n'est pas un doux rêveur : c'est l'un des spécialistes mondiaux des questions agricoles. Depuis quarante ans, l'agronome Marc Dufumier observe et écoute les paysans du Nord et du Sud, et il est parvenu à cette certitude : ils sont, avec les consommateurs, les premières victimes d'un système devenu fou - notre agriculture exagérément spécialisée, mécanisée et "chimisée". Au Sud, un milliard d'individus meurent encore aujourd'hui de faim et la malnutrition provoque des flux migratoires toujours plus massifs. Au Nord, la pollution des eaux ou l'érosion des sols menacent chaque jour un peu plus nos écosystèmes, et l'on retrouve dans presque tous nos aliments des doses de pesticides ou de résidus médicamenteux. Il est donc temps de changer de cap... à condition de savoir où aller.
    Pour la première fois, ce livre dresse un panorama complet, c'est-à-dire mondial, des désordres agricoles. Surtout, au-delà du constat, il montre qu'une alternative crédible est à l'oeuvre : l'agroécologie. Qualité des aliments, fixation des populations paysannes, respect de l'environnement et - contrairement aux idées reçues - garantie, voire amélioration, des rendements : le bio n'est pas un caprice de bobo ! C'est plus que jamais la voie de l'avenir.

  • L'extraordinaire destin de la "petite soeur des pauvres"
    Née à Skopje, en Albanie, le 26 août 1910, celle que l'on connaît sous le nom de Mère Teresa aura marqué ce vingtième siècle : pendant plus de quarante ans, elle a consacré sa vie aux plus pauvres, aux malades, aux laissés pour compte, d'abord en Inde, en créant les Missionnaires de la Charité au coeur des bidonvilles de Calcutta, puis à travers le monde entier où son oeuvre a rapidement essaimé. Au moment de sa disparition, en 1997, 610 missions dispersées dans 123 pays dispensaient déjà des soins aux lépreux, sidéens et aux autres, offraient des repas aux plus démunis, et recueillaient les orphelins. Six ans plus tard, le 19 octobre 2003, Mère Teresa était béatifiée par le pape Jean-Paul II à Rome.
    "Vous avez lu cette page, et vous vous dites : au fond, quelle vie lisse, quelle simplicité dans le choix et le déroulement de ses jours... Et puis, vous risquez insensiblement de faire cohorte avec ceux qui répètent : " C'est facile, pour ceux qui ont la foi. " Et bien non. D'abord, si vivre sa foi était facile, sur cette terre, ça se saurait : à part la vulgarité de l'indifférence, rien n'est facile. Et pour cette femme qui allait devenir Mère Teresa, c'était encore moins facile que pour quiconque, parce qu'elle avait mis la barre très haut ? comme toutes les grandes âmes. Elle était une âme immense, et ne le savait pas. Faire entrer une telle âme dans un si petit corps nécessite un énorme travail intérieur. Et un courage de tous les jours. Une vigilance extrême. Elle y passa une vie, d'efforts et de lutte."

  • Élise Boghossian a toujours su qu'elle consacrerait sa vie aux autres. Bouleversée par les images des réfugiés au début du conflit syrien, cette mère de trois enfants, spécialiste de la médecine chinoise et du traitement de la douleur, décide de se rendre sur le terrain et d'agir. En Jordanie, puis en Irak, ses deux bus-dispensaires vont aller à la rencontre des populations en souffrance, au coeur des zones de guerre.
    Témoin de l'injustice, de la barbarie, des traumatismes subis par les victimes, Élise Boghossian raconte son combat, et décrit l'innommable avec autant de colère que d'espoir. Parce que, dit-elle, il tient à chacun de nous de refuser que le monde soit un lieu de malheur et de destruction.

  • Un livre dynamique, réjouissant, un véritable roman d'aventures.
    Une réhabilitation de l'aspect humain de l'acte médical qui manque tellement aux malades, mais aussi aux médecins, dans les grands hôpitaux occidentaux.

  • Pourquoi la philanthropie est-elle vitale ? À quelles urgences fait-elle face ? Comment agir ? Avec qui ?
    Les crises se succèdent, les États n'ont plus les moyens de leurs ambitions, et les vies, bouleversées par l'évolution brutale de nos sociétés, affrontent une multitude d'aléas. La philanthropie est l'une des réponses positives face à ce monde qui néglige l'humanité. En France, la culture du don se généralise, la collecte se professionnalise, les Français, toutes générations confondues, s'investissent davantage. Individus, familles, associations, entreprises, la philanthropie nous concerne tous. C'est un engagement profond qui se vit au quotidien. Ses formes étant multiples, chacun, selon ses moyens, ses valeurs et ses convictions, peut trouver son élan. Il n'y a pas de " petits philanthropes ", il y a des philanthropes ! Nourri de nombreux témoignages, ce livre dresse un panorama de la philanthropie et montre combien la valeur affective d'un don et la satisfaction ressentie à s'engager sont supérieures à son montant nominal.

  • À travers la vie aventureuse d'un fonctionnaire international, Ludwik Rajchman, on accède aux coulisses d'épisodes fondamentaux du XX e siècle. L'auteur reconstruit avec brio l'extraordinaire parcours d'un homme qui fut non seulement sans doute " médecin sans frontières ", mais aussi une grande figure d'intellectuel doué d'un exceptionnel " sens de l'universel ".
    Quoi de moins héroïque qu'un fonctionnaire international ? C'est pourtant le portrait d'un héros de notre temps que trace Marta A. Balinska avec cette biographie de Ludwik Rajchman. Précurseur de l'ingérence humanitaire, défenseur des peuples colonisés, aussi doué pour la diplomatie secrète que pour la lutte anti-épidémique, Rajchman est né en 1881 en Pologne dans une famille d'intellectuels juifs patriotes et socialistes. Après une jeunesse d 'étudiant en médecine et de militant anti-tsariste, ses qualités exceptionnelles lui valent d'être nommé en 1921 à la tête de la Section d'hygiène de la Société des nations. Il combat le typhus en Europe de l'Est, anime l'aide sanitaire à l'URSS et promeut l'intégration de l'Allemagne aux instances internationales. Bête noire des cercles diplomatiques conservateurs et des régimes fascistes, ce Polonais démocrate et internationaliste s'attirera également dans les années trente l'hostilité des milieux colonialistes européens en organisant l'aide à la Chine nationaliste agressée par le Japon. Il inspire en 1945 la création de l'OMS et impulse celle de l'UNICEF, dont il est le premier président. Progressiste de tout coeur mais hostile à tous les dogmes, il devra fuir les Etats-Unis face aux menées maccarthystes, mais sera vite dans le bloc soviétique l'objet d'une méfiance qui l'éloignera de sa Pologne bien-aimée. C'est en France qu'il s'éteindra en 1965. A travers cette vie aventureuse, on accède aux coulisses d'épisodes fondamentaux du XXe siècle : la création de la SDN, la guerre civile et la famine en Russie, le jeu des puissances dans l'entre-deux guerres, le destin tragique de la Pologne, la montée de l'antisémitisme, le combat et l'éveil de la Chine, les ambiguïtés de la guerre froide. S'appuyant sur les archives familiales et sur des sources documentaires dispersées dans une douzaine de pays, l'auteur reconstruit avec brio l'extraordinaire parcours d'un homme qui fut non seulement sans doute " médecin sans frontières ", mais aussi une grande figure d'intellectuel doué, comme l'a dit son ami Jean Monnet, d'un exceptionnel " sens de l'universel ".

  • Avec le prix Nobel de la paix attribué à Médecins sans frontières, les humanitaires se voient récompensés pour leurs efforts menés à travers le monde depuis trente ans. L'épopée a débuté au Biafra, en 1968, lorsqu'une poignée de jeunes médecins français, emmenés par Bernard Kouchner, s'aventura dans l'enfer d'une guerre oubliée. Depuis, les French Doctors ont été de tous les combats humanitaires, au chevet des victimes pour les soigner, mais aussi pour témoigner et dénoncer les atteintes aux droits de l'homme. En trois décennies s'est ainsi imposée une génération, celle du devoir d'ingérence, qui a su s'immiscer au coeur de l'action diplomatique.
    Olivier Weber retrace cette saga où les volontaires de Médecins sans frontières , Médecins du monde ou d'autres organisations ont couru la planète pour soigner, sauver et témoigner, parfois au péril de leur vie.
    Il a enquêté pendant trois ans, visité une quinzaine de pays et réalisé plus de deux cents interviews. Il nous montre, dans le détail de leur vie sur le terrain comme dans l'intimité de leurs choix personnels, les figures emblématiques de l'humanitaire français (Bernard Kouchner, Claude Malhuret, Xavier Emmanuelli, Jacques Bérès, Rony Brauman, Philippe Biberson), mais aussi des centaines d'anonymes. Il nous fait vivre avec eux le sauvetage des boat people en mer de Chine, l'aide aux victimes des tremblements de terre en Arménie, de la famine en Ethiopie, de la guerre en Afghanistan ou en Bosnie...
    Un livre passionnant, qui se lit comme un roman vrai et nous éclaire sur notre temps et ses enjeux.

  • L'auteur nous relate l'expérience unique d'une médecine exercée avec enthousiasme dans des conditions de pénurie extrême. En toile de fond, il évoque les espoirs et les déboires parisiens de ce mouvement qui mena ses protagonistes (Bernard Kouchner, Xavier Emmanuelli, Alain Deloche...), initialement boy scouts de l'urgence et de la misère, au Prix Nobel et à des fonctions de ministre.
    Après les événements de mai 1968, les futurs French doctors s'engagent dans l'aventure de la médecine humanitaire qui aboutira à la création de Médecins sans frontières. Au fin fond du Sahel, en Haute-Volta, Jean-Noël Fabiani, alors interne des Hôpitaux de Paris, prend en charge la chirurgie dans un hôpital de brousse où il doit traiter des malades dont il ignore les pathologies et les moeurs. Youssef, l'incontournable marabout de Fada N'Gourma, le guide dans les méandres de l'univers africain et lui enseigne sa médecine rituelle faite de recettes ancestrales. Comment traiter une plaie thoracique provoquée par le javelot d'un chasseur qui sort de la poitrine en battant au rythme du coeur ou que faire devant les conséquences de l'excision lors des accouchements ? Quelle est cette maladie qui ressemble à la variole pourtant théoriquement éradiquée de la surface de la Terre ? L'auteur nous relate l'expérience unique d'une médecine exercée dans des conditions de pénurie extrême. Il évoque les espoirs et les déboires parisiens de Médecins sans frontières qui reçut le prix Nobel de la paix en 1999 et mena certains de ses protagonistes (Bernard Kouchner, Xavier Emmanuelli), initialement boy-scouts de l'urgence et de la misère, à des fonctions ministérielles.

  • Francine Leca est une pionnière. Première femme chirurgienne cardiaque en France, chef de service à Laënnec, puis à Necker, elle a fondé avec Patrice Roynette une association pas comme les autres : Mécénat Chirurgie cardiaque. Grâce à eux, en vingt ans, 2 600 enfants condamnés par la maladie dans leur pays ont été pris en charge en France. Leur séjour ne leur a pas seulement redonné les couleurs de la vie. Il leur a montré, aussi, que la générosité existe dans notre pays...
    Ce livre raconte l'histoire de ces petits patients : Espérance et Ciella, les miraculées ; Phone, petit garçon birman ; Queen, devenue à 4 ans la reine du Tour de France ; Raiza, qui étudie désormais la biologie aux Philippines. C'est aussi le destin de Francine Leca, une femme hors du commun, qui a fait de la chirurgie un combat, du coeur humain, une croisade. Et qui trouve les choses bien plus intéressantes à réaliser quand elles paraissent impossibles...

  • Leur mission : sauver le monde !Bernard (comme Kouchner) a lancé avec quelques amis l'association caritative des « Friend Doctors ». Leur mission : sauver le monde, rien que ça ! Alors qu'une guerre éclate en Afrique, 10 000 réfugiés doivent obtenir une aide d'urgence. Les principales ONG de la planète volent à leur secours et les médias s'emparent du sujet... Autant dire l'occasion inespérée pour les Friend Doctors d'entrer dans l'histoire de l'humanitaire ! Seulement voilà, en manque de moyen, ils vont devoir rivaliser avec une équipe de Hollandais ultra-équipés et leur marraine : la star interplanétaire Madolina. Qui sera le plus altruiste ?Sophie Zuber et Nicoby nous proposent avec Friend Doctors les tribulations humoristiques de véritables Pieds Nickelés de l'humanitaire. S'inspirant de faits et de situations réels, les auteurs trouvent un moyen de parler, avec humour, d'un sujet fort qui comporte aussi ses dérives et sa part d'absurdité.

  • "Vingt ans après la première édition d'un Alternatives Sud consacré au rôle des ONG (Organisations non gouvernementales) dans la mondialisation néolibérale, la question reste d'actualité.
    Si, par définition, ces organisations se veulent indépendantes des États, promotrices des intérêts des citoyens et protectrices de la nature, dans les faits, le financement de leurs activités reste fortement dépendant de gouvernements et d'institutions porteuses d'un modèle uniformisé: «?bonne gouvernance?» et «?développement durable?».
    Selon les pays, les contraintes légales et la répression plus ou moins ouverte restreignent les capacités de mobilisation et d'interpellation de ces acteurs.
    Le risque de la dépolitisation, renforcé par les injonctions à une professionnalisation de type managérial, s'étend au Sud comme au Nord et tend à réduire les ONG à des prestataires au service de leurs bailleurs de fonds, publics ou privés.
    Pour autant, certaines structures ont conquis les moyens financiers et symboliques d'une autonomisation relative, qui leur permet de jouer un rôle d'autorité morale, voire de productrices de normes, dans bien des débats sociaux et environnementaux globaux.
    Quelles sont les marges de manoeuvre des ONG instigatrices de modèles de société alternatifs??
    Quels liens ces organisations entretiennent-elles avec les mouvements sociaux??
    Quel ancrage populaire pour quelle efficacité politique??
    Creuser ces questions et prendre conscience des enjeux qui redéfinissent l'action des ONG apparaît indispensable à la construction d'autres possibles et à l'appui aux résistances, locales et globales."

  • L'extraordinaire destin de la "petite Mère des pauvres"
    Née à Skopje, en Albanie, le 26 août 1910, celle que l'on connaît sous le nom de Mère Teresa aura marqué ce vingtième siècle : pendant plus de quarante ans, elle a consacré sa vie aux plus pauvres, aux malades, aux laissés pour compte, d'abord en Inde, en créant les Missionnaires de la Charité au coeur des bidonvilles de Calcutta, puis à travers le monde entier où son oeuvre a rapidement essaimé. Au moment de sa disparition, en 1997, 610 missions dispersées dans 123 pays dispensaient déjà des soins aux lépreux, sidéens et aux autres, offraient des repas aux plus démunis, et recueillaient les orphelins. Six ans plus tard, le 19 octobre 2003, Mère Teresa était béatifiée par le pape Jean-Paul II à Rome.
    "Vous avez lu cette page, et vous vous dites : au fond, quelle vie lisse, quelle simplicité dans le choix et le déroulement de ses jours... Et puis, vous risquez insensiblement de faire cohorte avec ceux qui répètent : " C'est facile, pour ceux qui ont la foi. " Et bien non. D'abord, si vivre sa foi était facile, sur cette terre, ça se saurait : à part la vulgarité de l'indifférence, rien n'est facile. Et pour cette femme qui allait devenir Mère Teresa, c'était encore moins facile que pour quiconque, parce qu'elle avait mis la barre très haut, comme toutes les grandes âmes. Elle était une âme immense, et ne le savait pas. Faire entrer une telle âme dans un si petit corps nécessite un énorme travail intérieur. Et un courage de tous les jours. Une vigilance extrême. Elle y passa une vie, d'efforts et de lutte."

  • Pour son premier numéro, Sensibilités a choisi de prendre pour objet l'" enchantement affectif " au centre de la relation charismatique. En questionnant les limites explicatives de la notion, elle propose d'analyser la construction, sociale, politique, historique, des propriétés et des conditions de l'admiration, de la reconnaissance ou de l'attente qui fondent et font vivre le charisme. Non pas ce qu'est le charisme, mais plutôt quand y a-t-il charisme et qu'est-ce qui agit sous son nom ?
    Le charisme figure parmi les catégories d'analyse traditionnelles des sciences sociales. De Weber à Geertz ou Kershaw, du charisme personnel au charisme d'institution, il entre de longue date dans l'explication des formes d'organisation des sociétés humaines et dans l'élucidation des rapports de pouvoir, profanes ou religieux, qui les structurent. Des déférences de rang au leadership du chef, les travaux sont nombreux qui étudient les signes, les rites et le mécanisme des croyances qui, au sein de groupes et de périodes précises, en fondent et en perpétuent l'autorité collective.
    Pour son premier numéro, la revue
    Sensibilités a choisi de prendre pour objet cet " enchantement affectif ", jugé si flottant, qui se tient néanmoins au centre de la relation charismatique. En questionnant les limites explicatives de la notion, elle propose ainsi d'analyser la construction, sociale, politique, historique, des propriétés et des conditions de l'admiration, de la reconnaissance ou plus simplement de l'attente qui fondent et font vivre le charisme.
    Non pas ce qu'est le charisme, autrement dit - mais plutôt quand y a-t-il charisme et qu'est-ce qui agit sous son nom ?

  • Pour une terre solidaire

    Doan Bui

    ANNIVERSAIRE - Un demi-siècle de lutte contre la faim et pour la justice sociale. Quand Jacqueline Méaux exige d'être embarquée par la police. Quand Stéphane Hessel récite un poème et nous berce d'espérance. Quand Ariane Ascaride pousse un "coup de gueule" contre les injustices. Quand Patrick Viveret nous parle du bonheur et de la démesure. Quand Didier Daenninckx l'affirme : nous sommes tous des citadins belges. Quand Charles Williams lutte pour une juste répartition des terres en Afrique du Sud. Quand Henri Quinson, ancien trader, est devenu moine... "Sans-voix" ou "sans-terre" mais aussi représentants associatifs ou simples bénévoles, économistes et sociologues, personnalités politiques, dessinateurs et écrivains... Tous nous disent que, face au néant, il est urgent de repenser le monde. À l'individualisme, ils opposent l'action collective. Au cynisme, ils répondent par l'espoir, la ténacité, la dignité. Ce livre, comme un puzzle géant, sans frontière, sans "Nord" ni "Sud", où des fragments d'humanité s'aimantent et construisent l'envers d'une mondialisation inhumaine, écrit sous nos yeux l'histoire d'une terre en mouvement. Un livre qui nous dit qu'un autre monde est possible et qu'il existe même déjà. Avec près de 500 projets soutenus par an dans 60 pays et cinquante ans après sa création, le CCFD-TERRE SOLIDAIRE est la première association française de solidarité internationale. Pour une Terre solidaire nous invite à rejoindre cette immense chaîne humaine qui réfléchit, se rassemble, agit pour la seule mondialisation qui a du sens : une Terre solidaire.

  • LA CHAINE DE L'ESPOIR POUR L'ENFANCE DANS LE MONDEUne petite fille du Mali avait accidentellement avalé de l'eau de Javel. L'oesophage brûlé, elle devait être alimentée par une sonde fichée dans l'estomac. Elle avait un rêve, lancinant : pouvoir un jour manger de nouveau une glace à la vanille... Elle a pu être opérée à Paris : " Je lui ai apporté sa glace après l'intervention ", raconte le professeur Alain Deloche.
    Ailleurs, c'est un garçon cardiaque, épuisé, danseur étoile du ballet de Kalmoukie, qui, soigné, put continuer à exercer son art, un jeune Cambodgien opéré d'une flèche dans le coeur ou un enfant de Syrie cruellement blessé par un obus et qu'une prothèse a remis debout... Pour sauver ces destins broyés, nous dit l'auteur, il a fallu que s'ajoutent au savoir-faire médical " une inébranlable solidarité, un peu de hasard et, peut-être aussi, une touche de divin. "
    Un tour du monde d'espoir où la chirurgie est mise au service des enfants les plus démunis. Nul ne peut sortir indemne de cette plongée dans la lutte toujours recommencée pour la vie... Voici une part de ce qui fait le meilleur de l'homme.


  • Un autre monde est possible...

    Le défi environnemental est devenu une priorité sociale. Il est grand temps de remettre l'économie à sa juste place. C'est-à-dire au service du plus grand nombre, de l'intérêt général et du bien commun. La recherche du sens et la mise en place de nouvelles alliances entre l'État, les pouvoirs publics, la société civile et les entreprises sont des antidotes au désespoir, aux clivages et aux crises sociale et écologique.
    Éloge de l'économie sociale et solidaire, de l'agriculture biologique et de l'alimentation de proximité, ce Manifeste pour un monde solidaire n'est pas seulement une description de belles expériences socio-économiques. Il est aussi une exhortation, un appel à la mobilisation.
    Face à la montée de l'exclusion, de l'injustice, de la souffrance et de l'exploitation, ce manifeste souligne l'importance de valeurs sociales fortes comme la démocratie, la solidarité, la participation, la citoyenneté, l'inclusion. Ces valeurs ne sont pas des voeux pieux. De la santé à la jeunesse, de l'emploi aux seniors, en passant par l'environnement, les auteurs, depuis plus de trente ans et chacun dans son domaine, les traduisent en actes. Ils ont également tiré les leçons de leurs engagements professionnel, associatif et militant.
    Ces pages sont un partage. Vous y avez rendez-vous... avec un monde meilleur.
    Cet ouvrage fait partie de la collection "Pour un monde meilleur", dirigée par Frédéric Koskas, qui vise à mettre en lumière des femmes et des hommes engagés dans la construction d'un monde plus égalitaire, plus solidaire, plus ouvert, plus écologique, et plus juste. 5% des bénéfices de la vente des ouvrages de cette collection seront reversés à des actions sociales et solidaires.

  • Un panorama historique et prospectif qui permet de penser la situation présente, à bien des égards vertigineuse, à laquelle sont confrontées toutes les parties prenantes de l'humanitaire. Dans un contexte international où conflictualités et risques climatiques, catastrophes et nouvelles pandémies surviennent sur une planète de plus en plus interconnectée, urbanisée et peuplée, le besoin d'humanitaire ne devrait dès lors pas décroître à l'avenir. Trop de visions segmentées occultent la réalité composite de l'humanitaire, facteur déterminant pourtant de la survie, du soin, du rétablissement des droits, ainsi que de la dignité de dizaines de millions de personnes, et espace d'engagement de centaines de milliers d'autres. Pour mieux en saisir les enjeux, spécificités et dynamiques, il faut revisiter d'abord sa généalogie. Puis en montrer les émergences successives, les principes fondateurs, la pluralité des acteurs, la continuité des mutations.
    La démarche se veut en miroir, afin de comprendre le présent en le reliant à son épaisseur historique. Dans un contexte international où conflictualités inédites, catastrophes et pandémies surviennent sur une planète interconnectée, urbanisée et peuplée, le besoin d'humanitaire ne devrait pas décroître de sitôt. En même temps, y répondre se révèle plus complexe, entre difficultés d'accès, insécurité, durcissement des souverainetés et retour d'idéologies excluantes, tandis que transitions organisationnelles et technologiques sont en cours.

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