Les Belles Lettres éditions

  • En citoyen philosophe, Cicéron démonte ici, avec une logique implacable, les mécanismes de la crédulité et de la superstition. Conformément aux idéaux de la cité antique, il défend la liberté de pensée face aux dieux et à l'angoisse qui paralyse.
    Cet ouvrage vif et ironique, qu'on lit d'une traite, est éminemment actuel en notre temps où se multiplient les intégristes et sectaires de tout bord. Il passionnera aussi par ses descriptions captivantes sur la voyance, l'astrologie, l'interprétation des rêves ou les oracles grecs et romains.
    Pour la plupart de ces techniques divinatoires antiques, cet ouvrage constitue, dans un style vivant et avec un humour féroce, le seul témoignage qui soit parvenu au monde moderne.

  • Temps du repos, des récits, de la sexualité, de l'ivresse et des plaisirs, la nuit est propice aux embuscades, aux conspirations, aux crimes, à la magie et aux initiations ésotériques. Elle dissimule les méfaits, mais révèle ce que le jour cache: le cosmos, les rêves et les cauchemars. On lui doit des savoirs essentiels à l'humanité comme l'astronomie, les calendriers, la météorologie, l'astrologie, ainsi que la science des rêves auxquels les Anciens attribuaient une valeur thérapeutique et oraculaire.
    En plus de 120 textes, ce voyage au bout de la nuit antique explore la vie, les pratiques, le savoir et l'imaginaire nocturnes des Anciens. Il permet en retour de penser notre rapport au sommeil, à l'univers, au sacré, à la mort, mais aussi d'affronter nos parts d'ombre et d'en mesurer la fécondité.
    Virginie Leroux est maître de conférences en littérature et civilisation latines à l'Université de Reims et membre junior de l'Institut Universitaire de France. Elle a édité les Juvenilia de l'humaniste Marc-Antoine de Muret (2009), dirigé un recueil d'articles sur La mythologie classique dans la littérature néo-latine (2011) et co-dirigé deux volumes collectifs sur les visages contradictoires du sommeil (Camenae, 5, 2008) et sur ses enjeux médicaux et philosophiques (2014).

  • L'imaginaire collectif contemporain perçoit l'Antiquité comme sanguinaire. Sur scène, dans l'arène, sur le champ de bataille ou dans les sanctuaires, le sang coule. Porteur de vie et de mort, il est autant souillure qu'élixir, il a quelque chose de mystérieux ; il coagule ou non, il pervertit ou soigne. Le sang, c'est celui que l'on transmet à ses fils, celui des liens familiaux qui déterminent l'appartenance à une lignée ou l'exclusion, c'est aussi le grand baromètre de la vie, celui des saisons du corps féminin ou qui sourd de la blessure du guerrier, l'un donne la vie, l'autre la reprend. Ambivalent, impur et vital, mortifère et magique, le sang recèle tous les fantasmes et toutes les peurs de l'Antiquité. Mais la fascination et la répulsion qu'il exerce sur les Anciens nous sont-elles si étrangères ? Lydie Bodiou est maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Poitiers. Véronique Mehl est maître de conférences d'histoire grecque à l'université Bretagne Sud. Elles travaillent ensemble sur l'histoire du corps, des sensibilités et de la perception. Elles ont déjà co-dirigé Odeurs antiques (2011) ; La religion des femmes en pays grec. Mythes, cultes et société (2008) et avec Myriam Soria, Corps outragés, corps saccagés de l'Antiquité au Moyen Âge (2011).

  • Sortilèges, charmes d'amour, envoûtements et mauvais oeil : les Anciens, fascinés par l'occulte et le fantastique, ont maintes fois failli à leur réputation d'éternels raisonneurs. Qui sait en effet que la première baguette magique fut celle du dieu Hermès, que les balais volants de Harry Potter trouvent leurs origines chez Lucien de Samosate, ou encore que la formule abracadabra apparaît pour la première fois dans un grimoire latin du IIIe siècle après J.-C. ?
    De potions magiques en mixtures enchantées, plus de 120 extraits issus des traductions Belles Lettres invitent le lecteur à se pencher au-dessus du chaudron pour y contempler l'imaginaire envoûtant des Romains et des Grecs. Cérémonies maléfiques, imprécations nocturnes, invocations infernales, talismans enchanteurs et statuettes ensorcelées: bienvenue à l'école des sorciers antiques !

  • Zombis, morts-vivants, fantômes, revenants, loups-garous ou vampires, le fantastique a d'antiques origines: toutes ces créatures des ténèbres hantaient déjà les mondes anciens. Pour les Grecs et les Romains, l'être humain n'est pas seul sur terre et les morts ne sont pas morts, ou plutôt, ils ne sont pas tout à fait morts. Ce sont même parfois de bons vivants: ils mangent, ils boivent - du rouge de préférence - mais surtout, ils aiment les plaisirs de la chair, fraîche bien entendu.
    Bénéfiques ou maléfiques, les voici à l'oeuvre, dans une sélection de près de 130 textes en traduction. Des textes pour faire trembler, rire, ou pleurer, mettre des mots sur les images et nous apprendre que la mort n'est pas une fin, mais un commencement, le commencement d'une vie nouvelle, une vie « différente ».

  • Des trois millénaires qui constituent la longue durée de l'Égypte pharaonique, le dernier, celui qui sépare l'époque des Ramsès de celle des empereurs romains, est bien le plus méconnu. À tort, car la culture égyptienne confrontée à celles des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains connut une nouvelle jeunesse. À partir du Ve siècle avant notre ère, les intellectuels égyptiens vont ainsi remplacer l'ancienne littérature en rédigeant dans une nouvelle écriture cursive, le démotique, les rocambolesques aventures du magicien Setné, les exploits épiques du vaillant Pétékhons, les fables malicieuses du petit chacal-singe et les profondes méditations des derniers sages du pays des pharaons. On trouvera dans cette anthologie les traductions très largement inédites en français des principales oeuvres de cette littérature oubliée de la Méditerranée antique.

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