• D'oncle

    Rebecca Gisler

    D'oncle raconte l'histoire d'un oncle. D'un homme-limite jamais grandi, coincé depuis cinquante ans quelque part en enfance et au bord de la mer, au bout du monde. À la faveur de circonstances exceptionnelles, la narratrice est amenée à observer de près cet homme à l'hygiène douteuse, aux manies bizarres, à la santé défaillante, aux proportions anormales, définitivement trop petit, trop gros et trop boiteux pour ce monde. En filigrane, c'est le portrait d'une famille et d'une époque qui se dessine. Biscornues comme toutes les familles et toutes les époques. Ou disons un peu plus. 

  • Journal du voleur

    Jean Genet

    "Je nomme violence une audace au repos amoureuse des périls. On la distingue dans un regard, une démarche, un sourire, et c'est en vous qu'elle produit des remous. Elle vous démonte. Cette violence est un calme qui vous agite. On dit quelquefois : "Un gars qui a de la gueule." Les traits délicats de Pilorge étaient d'une violence extrême. Leur délicatesse était violence."

  • Les animaux dits « nuisibles » ne cessent d'alimenter des polémiques sans fin. Chaque partie possède de bons arguments (du moins recevables) mais si l'impossible consensus échappe, c'est que les « bêtes noires », sujets des débats, échappent elles-mêmes... Dans cet essai magistral, où l'auteure retrace l'histoire ancestrale du rapport si complexe entre l'homme et l'animal sauvage, on comprend la raison pour laquelle l'espoir d'une telle concorde juridique et sociétale est chimérique : c'est que le « troisième animal », selon l'heureuse expression de Pierre Michon, est par nature insaisissable. La haine que l'homme voue depuis toujours aux carnassiers (fouines, putois, loups, renards, etc.), ces êtres que l'Histoire a peints en rouge et noir (le sang et le poison), exprime d'abord la terreur suscitée par « le Sauvage ». Derrière les combats bruyants relayés par la lumière des médias, il y a l'espace poreux de la « bête noire » où se déroule une vie honnie : activité secrète, silencieuse, nocturne, rapines, meurtres furtifs... Julie Delfour nous fait comprendre, en fin de compte, que la meilleure connaissance du troisième animal se trouve dans certains polars. Ensuite seulement, on pourra se (re)mettre à discuter calmement.

  • Ce n'est pas tous les jours facile d'avoir une mère qui accroche des pendentifs en forme d'araignées à ses oreilles, se teint les cheveux en bleu, se promène en bikini à paillettes et en pantalon bouffant à pois roses, et ne verrait aucun inconvénient à se rendre dans cette tenue à un rendez-vous avec votre directeur d'école. Ce n'est pas facile non plus d'avoir une mère qui passe ses journées à regarder des films à la télé, en mangeant des chips en compagnie de son petit ami, même si ce dernier a suffisamment bon caractère pour apprécier le surnom de Pourri de Malheur, que vous lui avez affectueusement donné. Pourtant, Minna l'héroïne de cette histoire, tient le coup. C'est elle qui pense aux visites chez le dentiste, à changer l'eau du poisson rouge, et à terminer toute seule ses devoirs. Ca ne veut d'ailleurs pas dire qu'elle ne s'amuse jamais. Et de toute façon, une maman, c'est toujours une maman !

  • Jules et Romane se connaissent grâce à Nina. Celle-ci a fugué avec le premier sans le dire à la seconde, sa meilleure amie. Tous les deux se retrouvent à Paris, la Sorbonne, en sociologie. Ils décident de mener une étude ensemble sur les SDF et les gens de la rue. Mais alors que Romane souhaite les aider à travers les institutions et les associations, Jules décide de vivre parmi eux afin d'agir sur le terrain. Ce n'est pas la première fois qu'il choisit de se mettre en danger...

  • «J'ai écrit beaucoup de pages, mais je n'arrive pas à suivre. Je sais trop de choses. Je ferme comme un robinet devant mes yeux. Trop de choses effroyables. J'ai fait du mal. Je dois raccorder mes nerfs. La Lys me suit après Haverskerque Armentières à travers Comines pour aller dans la mer. L'eau revient dans les nuages. Mon petit Émile tombe dans la pluie. Ici c'est ma peine. Je l'accomplis.» Mauricette Beaussart, soixante-quinze ans, a disparu de l'hôpital où l'on soigne sa santé mentale. Son ami Christophe Moreel entreprend de la retrouver. Au fil de sa quête, le passé et le présent de Mauricette s'entrecroisent, tissant peu à peu le portrait d'une femme riche de ses grandes souffrances et de ses petits bonheurs.

  • Le partage des espaces publics des grandes villes industrialisées avec les personnes en situation d'itinérance et de marginalité représente plusieurs défis autant pour les acteurs de la vie quotidienne que pour les intervenants sociaux et les responsables politiques. Ces défis sont en phase avec les enjeux contemporains associés non seulement aux transformations des normes de socialisation à la vie collective, mais aussi à celles du développement urbain des centres-villes. Compte tenu des tensions sociales et politiques générées par les effets des contextes de revitalisation urbaine, l'analyse des enjeux traversant les pratiques de partage de l'espace public avec les personnes en situation d'itinérance constitue un travail essentiel à l'identification de pistes d'intervention et d'actions pouvant améliorer la cohabitation.

    Cet ouvrage présente les résultats d'une étude de deux cas - celui de Montréal (Quartier des spectacles) et celui de Québec (Nouvo Saint-Roch) - sous l'angle d'analyse des logiques normatives guidant les pratiques de partage de l'espace public entre les acteurs concernés. Cette analyse repose sur trois modes d'investigation : 1) deux enquêtes qualitatives à Montréal et à Québec ; 2) une analyse des discours médiatiques visant à relever les imaginaires sociaux alimentant les représentations sociospatiales des acteurs sur les pratiques des personnes marginalisées dans les espaces publics ; 3) une analyse comparative des politiques publiques municipales de six villes canadiennes, dont Montréal et Québec. Enrichie d'une perspective historique, l'analyse transversale des résultats de ces modes d'investigation permet de dégager une synthèse des diverses logiques normatives guidant les pratiques de gestion des acteurs et propose une piste d'orientation de l'intervention sociale. Avant tout destiné aux gestionnaires municipaux, aux intervenants sociaux ainsi qu'aux étudiants, ce livre se veut une contribution interdisciplinaire aux réflexions entourant les enjeux de cohabitation urbaine, offrant aussi une grille d'analyse pouvant s'appliquer à d'autres contextes urbains.

    Michel Parazelli est professeur à l'École de travail social de l'Université du Québec à Montréal et membre du réseau interuniversitaire Villes Régions Monde (VRM). Il s'intéresse aux rapports espace- société, en particulier aux questions de cohabitation sociale dans l'espace public avec les personnes en situation de marginalité et d'analyse de pratiques communautaires visant l'autonomie des citoyens.

  • Un adolescent de quatorze ans dont la famille a disparu est placé chez son oncle alcoolique. Bientôt son frère, autour duquel plane un mystère, resurgit et l'entraîne dans un voyage à moto. Le déracinement, l'abandon, l'isolement puis le voyage, l'errance, la découverte de soi sont les mouvements à l'oeuvre dans ce texte qui a reçu la plus haute distinction littéraire norvégienne.

  • Les lits à une place... Comme on y est bien ! Antoinette n'échangerait le sien contre rien au monde.
    Elle s'est installée un appartement agréable au troisième étage d'un ancien hôtel particulier dont son fils, Pascal, occupe le quatrième étage ; Michel, un copain fidèle le second et Catherine, une amie d'enfance le premier. Les uns et les autres se réjouissent de leur célibat en constatant les chassés-croisés qui bouleversent les couples de leur entourage, rongés par « les termites du mensonge ». mais le sort va bousculer l'équilibre de cette petite communauté où chacun est indépendant mais néanmoins solidaire des autres. Michel va connaître les tentations du démon de midi ; Pascal, les tentations de la marginalité ; Catherine les tentations de la découverte sexuelle. Quant à Antoinette, sans aucune tentation mais poussée par le vent de la liberté qui souffle de toutes parts, elle va se glisser exceptionnellement dans un lit à deux places dont le beau et tendre Christophe ne parviendra pas à lui révéler les charmes.
    Françoise Dorin a écrit là le roman d'amour de l'amitié et propose une solution de vie qui pallie à la fois les inconvénients de la solitude et ceux de la cohabitation.

  • Verdi amoureux

    Roselyne Bachelot

    Roselyne Bachelot, amatrice éclairée d'opéra, nous livre une version intimiste de la vie du compositeur de La Traviata. Elle n'a pas voulu faire oeuvre d'historienne. Ce livre, c'est « son » Verdi. Celui qui chante à ses oreilles, mais surtout, celui qui parle à son coeur.
    C'est le fils, le mari, l'amant, le père que Roselyne Bachelot a voulu chercher dans la vie du musicien et dans sa musique, tant sa marginalité, ses inconvenances, ses légèretés le rendent étrangement contemporain et laissent présager des boule¬versements qui transformeront en profondeur les rapports amoureux et familiaux.

  • LE DÉVELOPPEMENT CONTEMPORAIN du champ d'analyse des problèmes sociaux se heurte à une difficulté récurrente : rendre compte de phénomènes qui mettent radicalement en tension les pratiques et les discours dominants, tels que la mort, la folie, l'excès, l'errance. Comment nommer et définir ce qui, a priori, est inclassable, innommable et ingouvernable ? Comment intervenir sur des problèmes aux contours flous, qui relèvent des domaines social, médical et pénal ? Comment décloisonner le silo des services ou conjuguer les expertises pour saisir des situations qui ne sont liées ni à l'un ni à l'autre de ces domaines de pratique ?

    C'est pour prendre à bras-le-corps ces figures innommables, inclassables et ingouvernables qu'ont été conviés à contribuer au présent ouvrage des auteurs en sciences sociales (sociologie, travail social, anthropologie) et spécialistes d'objets de recherche variés (itinérance, toxicomanie, santé mentale, soins palliatifs, mouvements sociaux, aide à l'enfance et à la famille). En analysant de front ce qui échappe aux théories et résiste aux pratiques dominantes, ils attirent l'attention sur le caractère problématique du vivre-ensemble au sein duquel « l'autre », sous ses diverses failles et vulnérabilités, se débat contre les frontières normatives du social.

    Ce livre s'adresse aux chercheurs en sciences sociales et aux divers acteurs de la pratique oeuvrant dans le domaine des problèmes sociaux.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • Dans la forêt des quatre buissons, tous les animaux s'entendent à merveille et s'amusent à qui mieux mieux! Tous, sauf Frisette, dont personne ne veut être l'ami. Comme les mouffettes ont bien mauvaise réputation, chacun se plaît à rire de Frisette et à la fuir, sans même lui laisser la chance de démontrer sa gentillesse. Frisette ne voit qu'une solution à son malheur: quitter cette forêt et chercher de nouveaux amis ailleurs...

  • Céleste a 38 ans, mais elle n'est pas une femme comme les autres. Elle a gardé sa naïveté d'enfant et se laisse bercer par la beauté des arbres, des oiseaux et des chats. Elle déborde d'imagination et d'humour et s'invente des histoires fabuleuses. Elle rêve aussi de se marier avec son amoureux, une armoire à glace comme dans les romans policiers. Mais l'amour est une chose bien compliquée, pleine d'embûches. Y a-t-elle même droit ?

    Ce roman nous plonge dans l'univers et le langage animistes d'une déficiente légère. C'est la voix de Céleste que nous entendons. Son grand coeur et sa franchise nous émeuvent. Céleste nous apprend des choses étonnantes sur la vie, la solidarité et l'amitié.

  • Mary-Jane évolue dans un univers que la folie altère. En une suite d'esquisses troublantes, chacune semblant cerner l'essentiel, on saura plus ou moins clairement des choses à son sujet. Elle est « extra-terrestre du sexe », voyageuse astrale, dyslexique, hallucinée... Elle habite un immeuble douteux, erre dans les rues, fréquente un petit resto préféré. Elle a grandi dans la misère. Elle aurait connu, semble-t-il, une période de normalité : une carrière d'infirmière, un mari médecin, des enfants. Mais elle est maintenant tout et trop ce qu'elle est : aguichante et grotesque, solitaire et sociable, sereine et suicidaire. « La tueuse » sera son ultime particularité. Mais son acte fatal n'est pas plus sensé que tous les autres.


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    Porté par une authentique voix d'auteure, ce roman se tient en équilibre précaire entre un surréalisme poétique et un réalisme cru. Kaléidoscopique, indécent, déconcertant, ce récit singulier donne à la démence un air de familiarité inquiétant.

  • Éditeurs déchus ou en fuite, personnages à la dérive, conspirateurs et marginaux : les héros dégradés qui peuplent Le tribunal parallèle partagent une même soif d'absolu dans une société asséchée par le conformisme et les diktats sociaux. À l'image de l'écriture qui les anime, ils sont tout entiers tendus vers un ailleurs où se profile une inquiétante éthique de l'autre.

  • Objets de répression ou de compassion, les jeunes de la rue sont méconnus et leur présence soulève habituellement beaucoup d'interrogations et d'inconfort. Certains voient dans ce phénomène l'expression bricolée d'un rite de passage moderne ou d'une émancipation sociale, d'autres en condamnent les conditions aliénantes ou tentent de le nier.

  • Jean Babineau poursuit avec Vortex une exploration très originale des rapports interculturels sur le continent américain. Ce « road book » qui fait voyager l'Acadien André Boudreau de Moncton au Mexique est le lieu d'un foisonnement du langage et des cultures. Il institue des rapprochements inattendus entre l'Acadie et le Mexique où l'on pourra voir un moyen inédit de résistance au vortex aspirant de la culture états-unienne. Le narrateur y occupe une position tout aussi singulière que dans les romans précédents de l'auteur. La marginalité culturelle qui le caractérise imprègne son regard et lui donne cette conscience décalée de l'observateur en retrait, si propice à l'humour et à l'ironie. Armé de ce regard essentiellement critique, il fait de l'exclusion qui le prive l'occasion de projeter une nouvelle vision du monde, riche de l'ambiguïté et de l'implicite qui sont au coeur de la littérature.

  • Pourquoi certains jeunes vivant dans la rue parviennent-ils à s'en sortir alors que, pour d'autres, la rue constitue une voie sans issue ? Comment faire, après s'être approprié une identité en marge, pour se reconnaître et être reconnu comme parent, employé, étudiant, citoyen comme les autres ? Quel rôle jouent les manifestations de (non-)reconnaissance de la famille de ces jeunes, de leurs amis de rue, de leurs voisins, d'un sugar daddy, du marché de l'emploi, de l'école, des intervenants sociosanitaires, des policiers ou d'autres acteurs significatifs à leurs yeux ? Qu'est-ce qui peut expliquer que des voies de sortie conviennent à certains jeunes alors qu'elles n'ont aucun sens pour d'autres ?

    À partir d'une approche interactionniste, complétée par des apports de la psycha-nalyse, l'auteure propose de considérer la sortie de la rue comme un processus paradoxal de repositionnement identitaire, traversé par des dynamiques de reconnaissance. Privilégiant le point de vue des jeunes qui sont sortis de la rue, cet ouvrage illustre la variété des trajectoires de sortie à partir des exemples de quatre cas. Ces cas rendent explicite la cohérence des trajectoires de sortie à la lumière des attentes de reconnaissance des jeunes, de leur vécu de rue et des relations parentales qu'ils ont connues durant l'enfance. Les résultats présentés montrent que l'appropriation de la marge ne serait pas si opposée à un désir de normalité qu'on pourrait le croire. Mais ils indiquent également que les efforts de plusieurs jeunes pour s'en sortir demeurent précaires. D'où l'importance de maintenir des ponts entre la marge et le centre.

  • «J'ai 18 ans, ça fait deux mois que je dors.
    Je ne veux plus rien savoir du monde qui m'est extérieur. En fait, je ne veux plus rien savoir de moi-même, je ne sais plus rien de moi-même.
    Qui suis-je? J'ai les yeux bleus, les cheveux bruns, de grosses cuisses énormes et des seins. Yark! Je suis une femme, une forme ovale et molle. Je ne vois que mon reflet dans ce foutu miroir, et même mon reflet me répugne. Quand je ferme les yeux, j'ai l'impression d'entendre une gamme majeure chromatique en constant decrescendo. Je suis un dépotoir, mes entrailles se contractent, se détractent comme si j'allais accoucher d'une bête sauvage, enragée, d'un être possédé et ensorcelé.
    J'ai l'impression de peser trois cents livres, ce qui n'est vraiment pas le cas.
    C'est que, depuis des années, je traîne un chariot de fumier, rempli de mensonges et de déceptions... J'ai comme un couteau enfoncé entre les deux seins. Je ne m'en sortirai jamais... »

  • Les victimes des sectes ne parlent pas, c'est bien connu. On ne sait pas toutefois si c'est la peur de la damnation éternelle, la honte ou quelque chantage des plus humains qui les en empêchent. Au Québec, en 1993, aucun livre n'avait encore été publié à ce sujet.


    Voici l'histoire complète de Gabrielle Lavallée, l'une des victimes de la secte de Moïse (Roch Thériault). On se souviendra de cette «famille», dont les activités se sont déroulées entre 1977 et 1989, au Québec et en Ontario.

    L'auteure nous raconte, dans un style très vivant, ses origines, ses études, ses voyages, ses multiples expériences de la vie et, enfin, en 1977, sa rencontre avec Thériault où tout a commencé.
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    Madame Lavallée, une infirmière licenciée, première de classe, choisit de se donner corps et âme à une recherche spirituelle devant lui permettre d'atteindre le but de sa quête. En plus de détourner sa spiritualité, d'exploiter son innocence et sa pureté, Roch Thériault lui aura massacré son rêve pendant douze ans.

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