• Je crois aux arbres Nouv.

    Je crois aux arbres

    Jacques Tassin

    Nous ne doutons plus aujourd'hui de notre dépendance aux arbres. Mais nous ne mesurons peut-être pas assez combien nous sommes aussi dépendants de leur présence et de leur beauté. Pour le comprendre la raison ne suffit pas. Aussi, ce livre, nourri de science, de littérature et de philosophie, est tout autant une promenade contemplative qu'une expérience sensorielle. De page en page, au fil d'une nouvelle «?rêverie d'un promeneur solitaire?», Jacques Tassin jette sur l'arbre un éclairage parfois métaphysique, parfois naturaliste, toujours sensible, voué à révéler notre intimité profonde avec lui. « Je m'en serais voulu si ce livre ne proposait un regard autre sur la figure singulière de l'arbre, sur sa primauté au sein du vivant, et sur la relation profonde qui nous lie à lui. ?» J. T. Un texte d'une grande force poétique, qui saisit l'essence même de la relation qui se noue entre l'arbre et nous. Il nous invite à renforcer ce lien. Jacques Tassin, chercheur au Cirad, s'affirme comme un des penseurs actuels de l'écologie. En scientifique atypique, il promeut une écologie fondée sur notre relation sensible à l'altérité vivante. Je crois aux arbres est une suite méditative et esthétique donnée à ses deux précédents essais Penser comme un arbre et À quoi pensent les plantes?? 

  • Depuis quelques années, dans le sillage d'importantes découvertes scientifiques liées à la communication végétale, une tendance de fond nous incite à prendre l'arbre pour modèle, voire à pénétrer les arcanes de sa « vie secrète ». Mais, au-delà des métaphores et des analogies faciles, que peut-on vraiment espérer de ce nouveau rapprochement avec l'arbre ? Une source d'inspiration, un modèle écologique, la clé d'un nouveau bien-être fait d'ouverture et de partage ? Un écologue passionné nous livre ses réponses empreintes de science, de sagesse et d'un infini respect pour l'arbre : « L'arbre semble vouloir s'adresser aux grands primates irrévérencieux que nous sommes devenus. Des primates aujourd'hui perdus au bord du chemin pour avoir sottement oublié qu'ils vivaient sur la planète des arbres. » J.?T. Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il a publié plusieurs livres sur le lien entre l'homme et les plantes. 

  • Alors que la biodiversité s'étiole sous l'effet du réchauffement climatique et des pratiques agricoles intensives, la science offre comme remède une écologie impuissante à rétablir le contact entre l'Homme et la Nature. Héritée des Lumières et d'une vision pleinement rationaliste des choses, aurait-elle oublié en chemin que la Nature n'est pas un objet de science, mais un prolongement de nous-mêmes qui ne se laisse pas mettre en équations ? Empreinte de cette vision mécaniste du vivant, l'écologie scientifique ignore trop souvent la dimension humaine et sensible de notre rapport à la Nature. C'est à fonder une écologie différente qu'incite ce livre. Plutôt que des grands concepts, des calculs et des simulations complexes, il faut désormais penser comme un tout indissoluble le vivant et son environnement, afin de retrouver le plaisir tout simple du contact direct avec la plante et l'animal, cette proximité essentielle dont tout le reste découlera. Cette écologie du sensible, et non de la seule raison, est peut-être la clé de notre survie. Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il est l'auteur de À quoi pensent les plantes ? et Penser comme un arbre. 

  • Maurice Genevoix, grand témoin de la Première Guerre mondiale, prix Goncourt et académicien, était non seulement un écrivain naturaliste, mais aussi un précurseur de l'écologie. Par ses réflexions sur les liens entre l'homme, la nature et la culture, par son aspiration à une écologie « sensualiste » et par son goût de l'engagement, ce grand écrivain prend aujourd'hui place au coeur d'un mouvement révolutionnaire qui reconsidère le regard anthropocentré qui a jusque-là mené le monde. Seul un romancier visionnaire pouvait avec autant d'acuité, au sortir du naufrage de l'Occident que fut la Grande Guerre, entrevoir la lueur d'espoir que nous offre aujourd'hui la pensée écologique. Jacques Tassin, chercheur au Cirad, est un des penseurs actuels de l'écologie. À ses ouvrages sur la question (Penser comme un arbre, Pour une écologie du sensible) s'ajoutent des travaux biographiques sur Maurice Genevoix, dont il est un spécialiste.

  • Est-il possible de se « mettre à la place » d'une plante, de comprendre ce qu'elle perçoit de ses semblables et du monde extérieur ? On a longtemps vu la plante comme un être passif et immobile, spécialisé dans la fascinante alchimie de la photosynthèse. Les progrès de la biologie végétale donnent aujourd'hui de la plante une image radicalement nouvelle : les plantes ont de multiples façons de percevoir leur environnement. Mieux : elles se parlent et communiquent tous azimuts avec leurs congénères par voie chimique, s'avertissant d'un danger potentiel, mais aussi avec les animaux qui les pollinisent ou vivent en symbiose avec elles. Malgré ces avancées majeures de la biologie végétale, l'intuition littéraire approche souvent mieux qu'elle l'intimité des plantes. Pour découvrir cette « intériorité végétale », rien de tel que le mélange précisément dosé de science et de poésie que propose ce livre. Un excellent petit guide pour pénétrer la vie secrète des plantes. Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il est l'auteur de La Grande Invasion.?Qui a peur des espèces invasives ?, paru en 2014. 

  • Au-devant de Genevoix relate une courte et intense rencontre, menée sur les berges d'un étang du Loiret, entre un lecteur passionné et l'écrivain qu'il admire. Cette rencontre est autant fictive, dans son déroulement, que réelle dans son contenu. Fictive, parce qu'elle procède d'un dialogue imaginaire avec un personnage se situant hors du temps. Réelle cependant, parce qu'elle rend compte de cette parenté vivante, éprouvée par chacun de nous, qui s'établit de manière archaïque entre un écrivain et ses lecteurs.
    L'auteur de ce livre, profondément habité par le personnage de Maurice Genevoix pour l'avoir lu et relu, développe un dialogue souvent troublant. Il ne se contente pas d'imaginer ou de rendre plausible une telle conversation : il l'ancre dans la réalité même du personnage et des lieux. Les procédures mimétiques employées, qui renvoient parfois au style même de Genevoix, dont sont reproduits aussi bien le parler du Grand échiquier ou d'Apostrophes, que l'écriture de Raboliot ou de Trente mille jours, participent de ce réalisme.
    Cette rencontre se nourrit aussi, en vis-à-vis de cette très simple conversation déambulatoire autour d'un étang, d'un ensemble d'éclairages sur les convictions profondes de Genevoix. Voir en lui un grand témoin de la Grande guerre, un écrivain régionaliste, ou même un chantre de la nature sauvage, demeure terriblement réducteur. L'homme dont il s'agit procède plutôt d'un enchevêtrement de champs de forces qui le propulsent, à partir de son expérience mutilante du front, dans une célébration aimante et poétique de la vie, en ce qu'elle a de visible ou d'invisible. Un tel élan intérieur, aux accents parfois mystiques, échappe à toute catégorisation littéraire.
    Jacques Tassin reprend le style allégorique de Un Jour, roman testamentaire de Maurice Genevoix, pour nous aider à découvrir la part la plus intime d'un très grand écrivain. En tant qu'écologue et naturaliste, à l'écriture sensible, grand lecteur de Genevoix, fin connaisseur du personnage, à qui il a déjà consacré plusieurs livres, il nous guide sur les berges d'un homme hors du commun qu'il revient à chacun d'entre nous de préserver de l'oubli.

  • La grande invasion

    Jacques Tassin

    Invasions de frelons asiatiques, de ragondins, d'ibis sacrés, de renouées du Japon... On entend souvent parler de ces nouvelles menaces pour l'environnement. Un raz de marée d'espèces venues d'ailleurs serait-il sur le point d'envahir nos villes et nos campagnes ? Le thème scientifique de l'invasion biologique est très émotivement connoté, et l'auteur propose ici de le dépassionner. D'une part, les bouleversements écologiques observés dans des écosystèmes fermés, lacs ou îles, ne sont pas généralisables aux milieux plus ouverts. D'autre part, les espèces invasives devraient-elles être considérées comme des espèces inutiles et contraires à l'écologie ? Et d'où vient cette conception étroite de la « nature » comme collection d'écosystèmes bien ordonnés ayant existé de toute éternité ? Non seulement les espèces, animales ou végétales, ne cessent d'évoluer, mais les invasions correspondent à un ajustement du vivant au monde réel que nous avons façonné et dans lequel nous vivons aujourd'hui. La clé du problème semble bien être dans la redéfinition d'une nature figée, idéalisée sur des bases erronées, au profit d'une nature en perpétuel renouvellement, sainement gérée et maîtrisée. Toutes les espèces « invasives » ne sont pas néfastes, et il importe, pour le bien de tous, d'accompagner les changements de l'environnement plutôt que de les combattre. La guerre des espèces n'aura pas lieu. Jacques Tassin est écologue au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), à Montpellier. 

  • Pas un jour de la vie de Maurice Genevoix ne s'écoula sans qu'il ne pense à ceux de 14, ses frères d'armes qui avaient combattu à ses côtés sur le front, et dont le sacrifice absolu lui inspira l'un de nos plus grands chefs-d'oeuvre sur la Grande Guerre. Les années passant, le souvenir de 14-18 ne s'estompa pas, l'ancien poilu restant fidèle à ses « jeunes fantômes »...
    Car comment oublier les Éparges de 1915, ces jours et ces nuits d'épouvante ?
    Et pourtant, sa vie témoigne jusqu'à la fin d'une joie rare, d'une capacité intacte à s'émerveiller devant le monde. L'académicien qui aurait aimé être peintre dessine abondamment la nature ; il s'en fait l'âpre défenseur dès les années 1950, militant avant beaucoup pour l'écologie. Mais il est aussi un acteur dynamique de la vie culturelle française.
    Cette biographie nourrie d'archives révélées pour la première fois est complétée par son journal tenu durant les années noires de l'Occupation, Notes des temps humiliés, inédit à ce jour.

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