Langue française

  • « La façon dont on nous parle des problèmes économiques, sociaux et même politiques nous laisse peu de chances de comprendre ce que l'on veut nous dire. Et encore moins les phénomènes qui nous blessent.
    L'invention d'une néo-novlangue est passée par là. Pourquoi nous répète-t-on à l'infini que le chômage est inadmissible pour finir par le laisser persister ? Pourquoi dit-on que le travail est notre avenir alors qu'on se garde, depuis longtemps, de le valoriser ? Pourquoi a-t-on, du moins en Europe, renoncé à utiliser tous les instruments de la politique économique pour se cantonner aux politiques dites structurelles, dont on finit par comprendre que leur objectif est de réduire la protection sociale ? Pourquoi accepte-t-on de voir croître démesurément les inégalités alors que l'on dit vouloir les combattre ?
    La langue que nous utilisons, à force d'être contournée, a transformé la réalité à laquelle nous sommes confrontés, jusqu'au déni de la souffrance. Elle est davantage manipulée par la doctrine qu'elle ne s'en sert. Il faut, si l'on veut revenir à une vision moins irénique, ou fataliste, du monde, déconstruire la novlangue pour reconstruire un langage dans lequel chacun se reconnaisse. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra vraiment agir sur le monde et sur le destin des populations.
    Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra déjouer le piège politique que nous tend la novlangue et retrouver le chemin d'une démocratie moins fragile que celle qui nous enjoint à la résignation. » J.-P. Fitoussi

  • Trente ans de politiques économiques et autant d'échecs : chômage, crises à répétition, croissance défaillante, inégalités grandissantes... Comment la plupart des économistes et des responsables politiques peuvent-ils se tromper à ce point ? Selon quels ressorts appliquent-ils toujours les solutions qui ont échoué auparavant ? Pourquoi sont-ils esclaves d'un modéle délabré ? Pourquoi cette incapacité à penser autrement ?... Et que donc faudrait-il faire aujourd'hui ? Quel nouvel imaginaire économique est-il vital de mettre en musique pour affronter toutes les crises dans leur ensemble : financière, sociale, environnementale ?... Par l'un de nos économistes les plus prestigieux, Professeur à l'université LUISS de Rome, ex président de l'ofce, auteur de livres décisifs comme Politique de l'impuissance (Arléa, 2004), voici un opus décapant, une remarquable analyse à la fois économique, psychologique et politique de notre monde.

  • Le retour de la croissance européenne après 1987 avait surpris par son ampleur mais, en l'espace de trois ans, le discours a basculé du thème de la sortie de crise à celui de la déflation, au point que certains agitent le spectre de 1929. Sans doute, l'ouverture et la déréglementation des économies occidentales ont-elles accru leur caractère cyclique. Cet ouvrage fait le point sur ce qu'un cadre de réflexion cyclique peut apporter à la compréhension des évolutions économiques. Dans sa première partie, il rappelle les développements théoriques qui fondent la description des comportements cycliques. La seconde partie expose les instruments des conjoncturistes et les confronte à ceux des économètres. La troisième s'emploie à caractériser les phénomènes cycliques les plus robustes à l'expérience. Le lecteur trouvera ici les conceptions qui fondent les diagnostics de l'OFCE. Le fait de les avoir explicitées devrait permettre à chacun de bien les critiquer pour mieux les approfondir. Tel est notre principal objectif.

  • Le retour de la croissance européenne après 1987 avait surpris par son ampleur mais, en l'espace de trois ans, le discours a basculé du thème de la sortie de crise à celui de la déflation, au point que certains agitent le spectre de 1929. Sans doute, l'ouverture et la déréglementation des économies occidentales ont-elles accru leur caractère cyclique. Cet ouvrage fait le point sur ce qu'un cadre de réflexion cyclique peut apporter à la compréhension des évolutions économiques. Dans sa première partie, il rappelle les développements théoriques qui fondent la description des comportements cycliques. La seconde partie expose les instruments des conjoncturistes et les confronte à ceux des économètres. La troisième s'emploie à caractériser les phénomènes cycliques les plus robustes à l'expérience. Le lecteur trouvera ici les conceptions qui fondent les diagnostics de l'OFCE. Le fait de les avoir explicitées devrait permettre à chacun de bien les critiquer pour mieux les approfondir. Tel est notre principal objectif.

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