• De nouveaux lieux de conception, de production et de collaboration voient aujourd'hui le jour un peu partout dans le monde. Équipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d'activité : le faire (make). À distance des exigences imposées par le marché et les grandes organisations bureaucratiques, les membres des hackerspaces et autres laboratoires de fabrication font du travail une fin en elle-même, sans que quiconque n'impose d'objectifs, de délais, de contraintes... Juste l'envie de faire pour soi.
    Fruit d'une enquête ethnographique menée dans la région de San Francisco, là où les chantres de la contre-culture libertaire côtoient les entrepreneurs de la Silicon Valley, ce livre plonge au cœur du mouvement faire. Il en décrit les origines historiques ainsi que ses multiples impacts sur l'économie et la société. Michel Lallement a partagé la vie des hackers, les a regardé inventer, bidouiller et s'organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d'entre elles, aux principes de l'anarchisme. Il les a fait raconter et expliquer leurs vie, leurs choix, leurs idées.
    En expérimentant une utopie concrète, les hackers font plus qu'imaginer une autre manière de travailler. C'est une nouvelle grammaire du vivre ensemble que, sous nos yeux, ils sont en train de composer.
    Michel Lallement est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d'Analyse sociologique du travail, de l'emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Il est l'auteur de nombreux ouvrages de sociologie du travail.

  • Depuis la fin des années 1960, des femmes et des hommes ont décidé de projeter leurs " rêves en avant " en faisant le choix de vivre en communauté. Pour faire pièce à la société capitaliste et donner vie à leurs idéaux, ils ont bâti des utopies concrètes. Afin de comprendre la logique et la portée de ces initiatives multiples, il faut se demander non seulement qui sont les " communards ", mais aussi ce qu'ils font. Il convient, autrement dit, d'examiner la manière de mettre en œuvre au quotidien les utopies dont ils se réclament.
    Telle est l'ambition de ce livre. Celui-ci interroge les permanences et les recompositions des mondes communautaires d'hier et d'aujourd'hui. Fruit de plusieurs années d'enquête, il s'intéresse en particulier aux " communautés intentionnelles " qui, aux États-Unis, ont adopté des principes de vie et de travail égalitaires. Il porte ainsi attention au cas de Twin Oaks (Virginie), l'une des plus anciennes et des plus importantes d'entre elles.
    Si les accommodements avec la société et les différends internes complexifient le bilan d'un demi-siècle d'expérimentations sociales originales, tout indique que, loin de la trace archaïque d'un monde révolu à laquelle certains ont voulu les réduire, les communautés utopiques sont devenues aujourd'hui des ferments propres à féconder notre avenir.
    Michel Lallement est professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d'Analyse sociologique du travail, de l'emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS).

  • Le premier tome  de ce grand classique  évoque les précurseurs de la sociologie de l'antiquité au siècle des Lumières et présente les pères fondateurs, Weber et Durkheim au premier chef. Il analyse l'émergence, au long du XIXe siècle, de la thématique socialiste. Cette nouvelle édition prend en compte les progrès et évolutions dans l'approche de Weber. La bibliographie a été également mise à jour.
     

  • Cet ouvrage offre un large panorama de la sociologie moderne et contemporaine en montrant la diversité des pratiques et des courants sociologiques qui se sont développés depuis le début du XXe siècle aux États-Unis et en Europe occidentale. Il accorde tout d'abord une attention particulière aux théories de l'intégration par le social (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme). Puis il examine les analyses qui mettent en avant les contradictions et les conflits au coeur de nos sociétés (sociologies radicales et critiques, actionnalisme...). Il présente en troisième lieu les écoles qui donnent priorité à l'individu et au microsocial (individualisme méthodologique, interactionnisme, ethnométhodologie). Une dernière partie rend compte des théories des temps présents (sociologies de l'individu et des réseaux, postmodernisme...).

  • Rigoureux, original, clair et synthétique, un livre indispensable pour comprendre le monde du travail dans lequel nous évoluons.
    Écrit par un spécialiste de la question, professeur au CNAM.
    Une deuxième édition totalement mise à jour, mettant en avant les mutations que le travail a connues ces dernières années, notamment concernant le numérique.
    Régulièrement, le travail fait la une de l'actualité. Les prétextes ne manquent pas. Les fermetures d'entreprise, les délocalisations, les conflits sociaux, les vagues de suicides, le chômage persistant, l'organisation délétère des activités productives, les plaintes professionnelles sont autant de thèmes qui, ponctuellement, retiennent l'attention et nourrissent les débats. À n'en point douter, le travail d'aujourd'hui pose problème. Voilà un constat pour le moins paradoxal car, si l'on en croit certaines enquêtes sociologiques menées à grande échelle, la plupart des Français associent le travail à leur bonheur de vivre.

    Pour comprendre et dépasser cette contradiction apparente, il convient de regarder la manière dont le travail se transforme. Tel est l'objectif du présent ouvrage. Celui-ci présente ainsi les nouvelles formes de coopération productive qui se développent avec les plateformes numériques comme Uber et bien d'autres encore.

    Le livre met en évidence plus généralement l'existence d'une série de tensions, de nature et de portées inégales, qui affectent notre manière de travailler. Ces tensions peuvent être lues comme le produit de mutations (nouvelle donne économique et technologique) et de stratégies gestionnaires qui ont des conséquences tous azimuts sur les flux de main-d'œuvre internationaux, le marché de l'emploi, l'organisation des entreprises, les conditions de travail ou encore l'articulation entre les multiples temps sociaux qui rythment notre vie quotidienne.

    Le travail n'est pas qu'un geste, c'est aussi un bien commun. Connaître le travail à travers les tensions qui le traversent aujourd'hui constitue un moyen privilégié pour en dessiner les contours de demain.

  • Au Grand Bazar des idées simples, demandez 'Max Weber' et l'on vous répondra : 'modernité' (et particulièrement protestantisme) = rationalisation du monde (oubli des Dieux, c'est-à-dire du rapport magique au monde) = 'désenchantement du monde' (soumis à la raison calculatrice) = 'cage d'acier' dans laquelle l'homme moderne se serait enfermé. C'est méconnaître qu'à partir de 1910 notamment, Weber insiste sur les conflits de rationalisations à l'oeuvre dans le monde - rationalisations contradictoires entre les divers champs de l'action sociale ; et, à l'intérieur de chaque champ, tensions majeures entre la rationalisation formelle et la rationalisation matérielle.
    À l'origine de cet élargissement des perspectives, la rencontre foudroyante d'un milieu intellectuel sexuellement émancipé et féministe et l'observation concomitante des crises du capitalisme. Weber invite alors ses contemporains à comprendre les tensions majeures qui traversent notre monde : la financiarisation, dont les crises des années 2000 et 2010 ont révélé la folle logique, prouve à l'envi que des comportements jugés rationnels par quelques-uns sont dévastateurs pour nombre d'autres. Quant à l'érotisme et aux relations entre les sexes plus généralement, leurs multiples transformations au cours des dernières décennies viennent, dans la vie économique et malgré l'exigence consensuelle de parité, buter sur des pratiques qui, au nom d'intérêts divers, ébrèchent sans cesse la force et cohérence d'un sytème juridique pourtant fondé formellement sur le principe d'égalité.
    Il est bon que Michel Lallement nous aide à lire enfin Max Weber.

  • Confronté depuis plus de vingt ans, en tant que chirurgien
    cancérologue, à l'augmentation inexorable de la fréquence et
    de l'agressivité des cancers chez des patients de plus en plus
    jeunes, le Dr Michel Lallement s'est intéressé à la
    responsabilité des facteurs environnementaux, et en particulier
    nutritionnels, dans ce phénomène.Et il a constaté que
    certaines intolérances alimentaires, et la consommation de
    certains aliments "toxiques", parce qu'ils favorisent un état
    inflammatoire persistant de l'organisme, représentent une
    cause majeure de prédisposition aux cancers, mais également à
    toutes les maladies chroniques et dégénératives, désormais
    appelées "maladies émergentes" : Alzheimer, fibromyalgie,
    fatigue chronique, dépression, arthrose, ostéoporose, obésité...
    Les clés de l'alimentation-santé détaille, de façon pratique, les
    mécanismes d'intoxication de notre organisme par une
    alimentation inadaptée. Plutôt que de nouvelles recettes
    "anticancer", l'auteur propose au lecteur de devenir son propre
    nutritionniste, grâce à la compréhension des mécanismes d'une
    alimentation saine. Muni de ces notions, le lecteur verra enfin
    clair dans la multitude de conseils alimentaires dont il est
    abreuvé au quotidien.Chacun pourra alors revenir sans effort
    à son "poids de meilleure santé" et réduira considérablement
    son risque de développer ces nouvelles maladies dites "de
    civilisation", donnant ainsi tout son sens à la notion de
    prévention, la majorité des pathologies émergentes pouvant
    assurément être évitée !

  • Les 3 clés de la santé :
    Alimentation, Environnement, Mental et émotions.
    "Le cancer, ainsi que les pathologies chroniques et dégénératives, sont des maladies de l'environnement, affirma le Dr Lallement et, à ce titre, peuvent être très largement évitées ! ".
    Après, les Clés de l'alimentation santé, son best-seller en 2012, le Dr Lallement nous propose aujourd'hui un ouvrage plus exhaustif, dans lequel il fait le tour des facteurs les plus influents sur notre santé :
    - L'alimentation, avec une mise en évidence des conséquences de nos choix nutritionnels
    - L'environnement, dont l'impact sur notre santé n'est plus à démontrer.
    - Le mental et les émotions, déterminants pour conserver ou recouvrer la santé.
    Développant chacun de ces trois grands axes, le Dr Lallement nous donne les clés pour mieux comprendre comment tous ces facteurs déterminent notre état de santé et, surtout, comment chacun d'entre nous peut intervenir pour qu'ils nous soient toujours les plus favorables possibles. Il s'agit de reprendre en main notre manière de vivre pour mettre en oeuvre les meilleures stratégies de santé. Cet ouvrage s'adresse autant aux personnes en bonne santé qu'à celles qui voudraient le redevenir. L'auteur Le Dr Michel Lallement, chirurgien en cancérologie, constatant la flambée de cancers de plus en plus agressifs et de multiples maladies chroniques, a cherché à comprendre les causes de ces phénomènes. Avec Les 3 clés de la santé, il complète aujourd'hui son ouvrage Les Clés de l'alimentation santé en nous donnant des informations et des outils complémentaires, ceux qui permettent de mettre toutes les chances de notre côté pour être en bonne santé et le rester. Celles et ceux qui veulent suivre le travail du Dr Lallement peuvent aussi le retrouver sur www.docteur-michel-lallement.com

  • La révolution technologique dont l'imprimante 3D n'est qu'un des vecteurs les plus médiatiques a d'abord été portée dans des espaces qui ressemblent davantage à des garages qu'à des laboratoires de pointe. Animés par une même volonté de bricoler, détourner, récupérer, inventer, leurs promoteurs, les makers, sont à l'origine d'un mouvement culturel de transformation, par la pratique, des manières de faire, de produire, de consommer et d'apprendre. En expérimentant des formes inédites de fabrication par soi-même des biens de consommation, inspirées par un principe de libre accès aux outils et aux savoirs, ils ambitionnent de transformer leur environnement, leur vie quotidienne, voire la société tout entière.
    Cet ouvrage, issu d'une enquête au long cours, nous ouvre les portes d'une trentaine de hackerspaces, fab labs, hacklabs et autres tiers-lieux en France et à l'étranger (Allemagne, États-Unis, Sénégal) afin de comprendre ce que font concrètement les makers et l'impact de leur action sur le travail, l'économie, l'écologie, la formation, le droit, l'art ou les sociabilités.
    En analysant les valeurs communes comme les tensions qui structurent le monde du " faire ensemble ", il prend au sérieux ses promesses de rupture avec le capitalisme et l'ordre industriel dominant pour les interroger. À quelles conditions ces nouveaux modèles de travail et de coopération constituent-ils une alternative durable pour la société de demain ?
    Isabelle Berrebi-Hoffmann, chercheure au CNRS, Marie-Christine Bureau, chercheure au CNRS, et Michel Lallement, professeur du Cnam, sont sociologues et membres du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (LISE-Cnam-CNRS).

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