Littérature générale

  • Le 6 février 1945, Robert Brasillach, journaliste et écrivain de renom, était fusillé pour intelligence avec l'ennemi. Philippe Bilger ne revient pas sur sa culpabilité mais retrace le parcours intellectuel de ce personnage sulfureux. Il met en lumière les ressorts intimes de l'écrivain collaborateur, les raisons tantôt explicites, tantôt obscures de ses dérives. Surtout, il pointe la justice expéditive qui a présidé au procès de cet intellectuel qu'il rejuge en sa qualité d'avocat général. Car on peut accabler Brasillach autant qu'on veut, rien ne parviendra à justifier cette froide résolution mise en oeuvre par une cour d'exception. Ambiguïté de la magistrature, lacunes de l'accusation, limites de la défense, dignité de l'accusé à l'audience, responsabilité de l'intellectuel en temps de guerre, antisémitisme et fureurs de l'Histoire, peine de mort programmée, grâce refusée : sans réhabiliter Brasillach, Philippe Bilger se fraye un chemin dans le maquis de cette destinée tragique et s'interroge : comment condamnerait-on Brasillach aujourd'hui ?

  • Un avocat general s'est echappe Nouv.

    « Je suis avocat général à la cour d’assises de Paris. Accusateur public, si l’on préfère. Je passe le plus clair de mon temps à affronter, au nom de la société que j’ai l’honneur de représenter, les criminels. A moi de convaincre le jury de leur infliger la juste peine. Comme j’ai la passion de comprendre les accusés, même si m’emploie, la plupart du temps, à les faire condamner , j’ai voulu dévoiler à travers ces pages la face cachée de quelques grands procès, la démarche te les interrogations d’un magistrat qui vit intensément les audiences, au cœur des Assises. Je me suis toujours demandé pourquoi, dans l’esprit du public, l’image de l’avocat, qui défend une personne, demeure tellement plus séduisante que celle de l’avocat général, qui les défend toutes. Ni aigri ni jaloux, mais intrigué et parfois – je le concède – agacé, je rends la parole à l’homme en rouge qui a, autant que celui en noir, le droit de parler la justice. Magistrat heureux de mon sort, je lance aussi un appel à mes pairs : cessez de geindre ! »

    Ph. B.


    Pour la première fois, un avocat général entre de plain-pied, avec une franchise absolue, dans le grand débat sur le système judiciaire français. Il a écrit ce livre en collaboration avec Stéphane Durand-Souffland, chroniqueur judiciaire du Figaro.

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