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Le Manuscrit
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Originaires : histoire, trajectoires et mémoires d'une famille juive polonaise
Eva Charbit
- Le Manuscrit
- 12 Décembre 2022
- 9782304053920
Originaires explore les trajectoires biographiques des ascendants maternels de l'autrice. Depuis la Pologne des années 1920, des échanges photographiques au long cours au sein de ces familles éclatées permettent de saisir, confrontées aux archives, les logiques de leurs déplacements, exils, retours, fuites et déportations sur trois continents et quatre générations. De dévoilements en réajustements, l'enquête d'Eva Charbit met au jour des itinéraires méconnus et suit les traces d'une post-mémoire familiale polyphonique où le vrai cède parfois le pas au vraisemblable et à la fable. Elle s'attache à sonder le « nous » des descendants, dans leurs tentatives de reconstruction d'un espace-temps commun, et le « eux » d'une famille juive polonaise parmi des millions, dans une approche micro-historienne, avec les instruments méthodologiques de l'enquête historique.
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Ce récit familial retrace le parcours d'Albert Sztabholz grand-père de l'auteur, dont la famille a été assassinée pendant la Shoah : son enfance à Paris, les rafles, ses tribulations d'enfant caché, les orphelinats, l'accueil dans une autre famille. Il raconte aussi ce qui aura été le combat d'une vie pour tous les survivants de la Shoah : se reconstruire, fonder une famille, et obtenir la reconnaissance des exactions de l'occupant et du régime de Vichy.
Au carrefour de l'intime et de l'Histoire, ce texte émouvant permet de prendre la mesure de ce que fut la barbarie nazie. Il s'inscrit aussi dans l'indispensable travail de mémoire et de transmission de de la Shoah, qui doit être poursuivi par et pour les nouvelles générations. -
Ici est donné à lire une fiction autobiographique. Elle relate la longue marche, au xxe siècle, d'un père né en Ukraine, à Jitomir et d'une mère née en Algérie, à Mostaganem. Siècle de deux grands totalitarismes exterminateurs. Au début de celui-ci, Jitomir comptait près de 100 000 âmes. David Sirota, mon père, y est né. Fin mars 1919, dans le quartier où se trouvait à l'époque la rue Tchoudnovskaïa, où il habitait, un massacre de masse y fut perpétré, pendant les quelques jours où l'Armée Rouge avait abandonné la ville. Semyon Petliura en était l'un des inspirateurs. Subitement orphelin, le petit Douvid, du haut de ses 7 ans, a aussitôt fui sa ville natale pour ne plus jamais y revenir. En ce temps-là, la judéophobie y étant monnaie courante, les familles juives de cette région du monde s'attendaient chaque jour au prochain pogrom annoncé. Quand vint la Seconde Guerre mondiale, Jitomir fut mise à feu et à sang par les Nazis.
Via ce Retour à Jitomir, m'imaginant marcher dans les pas de mon père, j'ai conçu un récit montrant la capacité de terreur sans limite que les plus égarés de ce xxe siècle ont infligé au plus grand nombre de leurs contemporains, provoquant des destructions massives de vies humaines et d'immenses dévastations matérielles. Ce qui a autorisé chez bon nombre, pour des décennies, une levée des interdits fondamentaux. Ce sont, en effet, les plus maffieux et thanatophores de nos populations qui, s'affichant les plus forts, offrent aujourd'hui aux yeux des plus aveugles un modèle nihiliste d'identification et un horizon fallacieusement enviable. -
Les cendres de la mémoire
Ida Palombo
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 10 Janvier 2020
- 9782304048018
Elle s'appelait Ida...
Née en 1924 à Marseille dans une famille juive arrivée de Salonique (Grèce) au début du siècle, elle a vu sa jeunesse insouciante broyée par les menées exterminatrices nazies. Arrêtée le 9 mai 1944, déportée à Auschwitz II-Birkenau (convoi no 74), elle recouvra la liberté un an plus tard dans les Sudètes. Comme un signe, c'est un 9 mai, 68 ans plus tard, qu'elle nous a quittés.
Elle a heureusement pu nous transmettre son témoignage, celui d'une femme énergique et courageuse, retranscrit après de nombreuses séances d'enregistrement et qui se révèle être un émouvant testament.
Témoigner et transmettre ont été le combat de sa vie pour que ne se dispersent pas les cendres de la mémoire. -
Trois mois dura notre bonheur
Jacques Salon
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782304048346
Eté 1943. En plein coeur de la guerre, Nicole et Jacques, membres de l'Organisation de secours des enfants, cachent des enfants juifs. Deux ans durant lesquels ils parviennent à soustraire 200 enfants juifs de l'antisémitisme. Mais le bonheur ne tient qu'à un fil... Le destin les rattrape: Nicole et ses enfants adoptés sont arrêtés et déportés à Auschwitz. Jacques, lui, est arrêté à Lyon, torturé et interné au Fort de Montluc avant de s'échapper du train qui le menait vers Drancy.
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Une histoire de Clara Kamil-Rosner, Juive de Bukovine, de Wiznitz à Lyon, 1908-1987
Guy Rosner
- Le Manuscrit
- 12 Avril 2021
- 9782304049114
Le maelstrm historique, politique, militaire et moral qui
submerge l'Europe durant la première moitié du xxe siècle est la toile de fond du récit que le fils de Clara Kamil et de Sjoma Rosner, Juifs de Bukovine, fait de la vie de ses parents. Après plusieurs tentatives d'émigration, ils se retrouvent à Paris en 1937 et s'y marient. À la déclaration de la guerre, Sjoma est interné et un peu plus tard intégré à une Compagnie de travailleurs étrangers. En 1943, il passe clandestinement en Espagne où il est arrêté, livré aux Allemands et déporté à Auschwitz. Il n'en reviendra pas. Clara donne naissance à leur fils à Paris, en avril 1940. Grâce à un réseau formel et informel de solidarités, elle l'élève seule. En août 1942, alors qu'elle tente de passer la ligne de démarcation, elle parvient, avec son fils, à se dérober à un contrôle. Deux mois plus tard, elle échappe à la rafle des Juifs roumains de Paris alors que tout lui semblait perdu. Quelques semaines après, Clara et son fils seront cachés dans le village de La Perrière (Orne), chacun
dans une famille différente. Revenue à Boulogne-Billancourt, elle met son fils en pension pour pouvoir travailler. Dès avril 1945, elle fait le siège du Lutetia pour retrouver son mari, sans succès.
Fin 1945, elle reprend son fils avec elle, à Boulogne, organise leur survie et le prépare à entrer dans l'école de la République.
De 1977 à 1985, celui-ci mènera avec sa mère, douze séances d'interviews, soit vingt cinq heures d'enregistrements bruts, sauvegardées sur cassettes.
En 2014, il en effectue lui même la transcription littérale, ce qui le contraint à regarder en face la suite qui s'impose, qu'il n'avait jamais évoquée avec elle et, dans les premiers mois de 2015, il commence à écrire un récit... -
Abi gezunt! du moment que tu as la santé ! mémoires d'un enfant juif polonais
Katy Hazan, Léon Lewkowicz
- Le Manuscrit
- 8 Mars 2022
- 9782304052701
""Petit tu es, petit tu resteras", a dit Mengele, le médecin d'Auschwitz en m'envoyant à la chambre à gaz. J'étais effectivement petit lorsque ces évènements se sont produits. J'avais 10 ans lorsque je suis entré dans le ghetto de Lodz. J'ai eu 15 ans au moment des marches de la mort, à la sortie du camp. J'étais vieux avant l'âge. Je me suis rattrapé depuis et j'ai l'éternité devant moi". Témoin et acteur d'une histoire sans précédent, Léon s'est promis d'être le meilleur.
Arrivé en France en juin 1945 par l'intermédiaire de l'OEuvre de Secours aux Enfants (OSE), il devient cinq ans plus tard, champion de France de poids et haltères, "pour que plus personne ne lui marche sur les pieds" . Apprenti en sertissage, il reçoit, en 1978, le diplôme de Meilleur Ouvrier de France des mains de Valéry Giscard d'Estaing, à la Sorbonne. Ce qui lui ouvre les portes de la grande joaillerie.
"Bénies soient les mains qui se font elles-mêmes" , lui avait répété sa mère, Lola, morte dans les chambres à gaz de Birkenau, à qui il dédie ce texte. -
"C'est Ome Leen qui est venu me chercher avec sa bicyclette en mai 1943. Je venais d'avoir quatre ans. J'étais tellement heureux de quitter Boer Kool et son fils Hermann, dont la brutalité m'effrayait, que j'étais prêt à suivre n'importe qui sans aucune difficulté ! Jamais je n'oublierai ce moment où, à califourchon sur le porte-bagages, je passai les bras autour de la taille de cet homme, posai ma tête sur son manteau et sentis pénétrer dans tout mon corps la chaleur réconfortante, la force silencieuse de cet inconnu.
Il a pédalé jusqu'à Clinghendaal, un domaine non loin de là". -
Le fil ténu de la mémoire : Ravensbruck, 1945 : retour dramatique vers la liberté
Lidia Beccaria rolfi
- Le Manuscrit
- 3 Juin 2022
- 9782304052961
Lidia Beccaria Rolfi, institutrice d'école, antifasciste et résistante, a été déportée à Ravensbrück en 1944. Active dans l'après-guerre comme témoin de la déportation politique féminine, elle a dû affronter les stéréotypes de la société bien-pensante, la méfiance des hommes politiques, les innombrables obstacles du processus de réintégration personnelle, sociale et professionnelle. Dans ce récit sobre et intense, elle reparcourt non seulement le « premier retour », le périple qui la ramène en Italie à travers une Europe dévastée, mais aussi le « deuxième retour », bien plus subtil et plus bouleversant, qu'elle doit accomplir pratiquement seule dans une société hypocrite peu encline à lui octroyer un sentiment de respect et de compassion. Bien au contraire : sa figure dérange, étonne, met mal à l'aise. D'une voix juste et équilibrée, cette autrice raconte les humiliations subies, les difficultés endurées, les rencontres hostiles ou amicales, dans un récit très émouvant qui n'a rien de pathétique. On la suit pas à pas, dans ce « dramatique retour vers la liberté » à la fin des années 1940, mais qui aborde des problèmes d'une inquiétante actualité.
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La solidarité est au coeur de la vie d'Eva. Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s'est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s'est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s'engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée).
Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises. Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi no 58 du 31 juillet 1943. Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d'amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l'un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C'est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu'elle suscite qu'avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s'achève alors l'extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d'Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l'avancée de l'Armée rouge, les nazis pro-cèdent à l'évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof.
Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d'espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s'est jamais départie. -
« Je me souviens. » Georges Perec
Il y a cent ans, les parents de l'autrice ont fui la Pologne et ses pogroms pour la France, pays des droits de l'Homme. Vingt ans après, la haine du juif les a rattrapés.
L'autrice a perdu son père à Auschwitz, son nom à Treblinka.
Son enfance ensevelie dans le silence de l'anéantissement programmé et les effluves des sapins, protégée par sa mère et ces héros taiseux d'en haut, reste une blessure à jamais apaisée. Pour ne pas mourir, elle a rempli sa vie avec l'énergie du désespoir.
L'Israël semblait son dernier refuge mais la vie bonne lui a fait prendre un autre chemin, celui d'un amour véritable. Mère de famille, médecin, conteuse, fidèle aux disparus, à sa langue assassinée, à son rêve inassouvi...
En fin de vie, jusqu'à son dernier soupir, elle pleure, elle crie.
La haine du Juif l'a rattrapée. -
Nous partirons tête haute : Lettres d'un jeune homme depuis le camp de Pithiviers (1941-1942)
Katy Hazan, Monique Novodorsqui-Deniau
- Le Manuscrit
- 4 Février 2025
- 9782304056563
Jules-Yoël Geller a vingt ans lorsqu'il est interné à Pithiviers. Il fait partie des plus jeunes parmi les 1 700 Juifs détenus du camp. Commence alors une correspondance entre lui et ses parents d'une part, et sa soeur Judith et son jeune frère Marcel de l'autre : une trentaine de lettres, rédigées entre mai 1941 et juin 1942, pieusement gardées et restituées par sa soeur. Sur un ton badin et enjoué, le jeune homme se raconte à travers la vie du camp. On entre dans sa correspondance familiale comme par effraction, et on le suit pas à pas, avec l'espoir fou qu'il s'en sortira. On a envie de lui crier de partir, de s'évader, de ne pas faire confiance au préfet, au commandant et au gendarme « qui sont plutôt bienveillants. » Car nous connaissons la fin de l'histoire...
Cette correspondance de l'intime est suivie des dernières lettres d'une trentaine d'internés sur le point de partir vers l'inconnu. Ces dernières lettres sont celles d'hommes ordinaires, tous étrangers (deux sont français), la plupart polonais, arrivés en France dans les années 1930, et maîtrisant mal la langue française. Souvent engagés volontaires, la rafle dite du billet vert les a « cueillis », à peine démobilisés. Tel fut le cadeau de la France reconnaissante à leur égard.
Plus que des tombeaux de papier, cet ouvrage sauve de l'oubli les noms de ces internés, pères, frères et fils, en redonnant corps à leur humanité. -
Génia est née en juillet 1943 à la Maternité d'Elne du Secours suisse aux enfants alors que son père vient de disparaître dans l'usine de mort de Majdanek. Ce n'est que tardivement que Génia a ressenti la nécessité d'écrire son parcours en s'appuyant sur les archives de l'OSE qui l'a prise en charge, tout comme son frère et sa soeur.
Sans fard, Génia nous raconte ici sa vie marquée par la Shoah : les maisons d'enfants puis le Foyer de la Voûte, les difficultés du travail, des relations familiales, sans omettre les rencontres importantes et sa volonté d'exprimer sa personnalité par les arts.
Dans son avant-propos sur le travail considérable de l'OSE durant l'après-guerre, Katy Hazan écrit :
« Le texte de Génia est emblématique des difficultés de la reconstruction, chacun des protagonistes lutte à sa manière pour essayer de s'en sortir. Génia a fait un réel travail d'investigation et d'introspection : partir sur les traces de ses parents, pour recoudre les trous de la toile familiale. Elle a su faire la part des choses, ne pas juger. Elle découvre petit à petit, à l'âge adulte qu'elle n'était pas une enfant abandonnée et que sa mère n'était pas une mauvaise mère. Au contraire, elle montre que ce qu'elle avait vécu comme un abandon recouvrait une situation compliquée, sinon dramatique, celle de l'Histoire avec sa grande hache, selon le mot de Georges Pérec. » -
Et du fond de tes blessures, je te guérirai... : un médecin de l'OSE, de la Résistance en France aux camps de personnes déplacées en Allemagne
Katy Hazan, Gaston Revel
- Le Manuscrit
- 28 Octobre 2022
- 9782304053999
Ce livre est un témoignage pris sur le vif d'un médecin juif alsacien, le Dr Gaston Revel en mission en Allemagne dans les camps de personnes déplacées. Plusieurs parties s'y répondent et s'enrichissent. Ses mémoires balayent une vie au service des autres en France pendant la Seconde guerre mondiale. En 1945, il répond à deux missions de l'OSE et du Joint dans les camps de DP (Displaced Persons), d'abord à celui de Buchenwald, d'où il doit sortir les adolescents les plus malades pour les amener en Suisse, puis à celui de Neustadt, près de la Baltique, où il doit contrôler l'état sanitaire des Juifs. Il y décrit avec force détails une situation épouvantable, celle des Juifs traités comme des parias, devenus des apatrides dont personnes ne veut. Ce livre est donc aussi un cri de détresse, de révolte et d'espoir que le titre résume bien avec ce verset du prophète Jérémie, « Et du fond de tes blessures, je te guérirai » (Jérémie, chapitre 30, verset 17).
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Journal d'un résistant juif dans le Sud-Ouest
Roger Fichtenberg
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782304045499
Roger Fichtenberg est né en 1921 dans le XIe arrondis-sement au sein d'une famille parisienne depuis plusieurs générations. En juin 1940, devant l'avancée des troupes allemandes, les Fichtenberg se réfugient à Lapalisse, à 25 km au nord-est de Vichy (Allier).
Roger entre aux Éclaireurs israélites de France (EIF) en mai 1941. Suite aux rafles de Juifs dans la zone dite « libre » (août 1942), il fonde avec d'autres la branche clandestine du mouvement, la « Sixième » : son totem, « Jaguar », sera son nom de guerre. À partir de Moissac (Tarn_x001A_et_x001A_Garonne), quartier général des EIF, l'organisation clandestine met en oeuvre le sauvetage de milliers d'enfants juifs. Réalisation de faux papiers, recherche de planques, convoyage et passages des frontières suisse et espagnole, diffusion de tracts clandestins... Roger brave les dangers en sillonnant la zone Sud. Intégré à l'état-major des FFI du Lot_x001A_et_x001A_Garonne, il participe à la libération d'Agen où il occupe la préfecture (19 août 1944), et contribue au rétablissement des institutions républicaines.
À partir de ses notes des années de guerre, Roger Fichtenberg nous fait partager le cheminement exemplaire d'un jeune homme juif dans la Résistance. -
Destin croisé d'un couple ; caché en Pologne, cachée en France
Mauricette Auxe, Nathan Auxe
- Le Manuscrit
- 1 Février 2019
- 9782304054842
Enfants cachés pendant la guerre, Nathan et Mauricette ont tous deux échappé au génocide perpétré par les nazis. Nathan est né en 1928 à Pinczow, en Pologne, au sein d'une famille nombreuse. Après l'invasion du pays par les Allemands en 1939, son père dut prendre de grands risques pour assurer la survie des siens. Mais en octobre 1942, les parents de Nathan, ses quatre soeurs et sa grand-mère sont déportés avec les autres Juifs de la ville et assassinés à Treblinka. Avec ses deux frères aînés, Nathan erre de ville en ville et parvient à se cacher chez des paysans polonais, dans la forêt ou dans des champs jusqu'à l'arrivée de l'Armée rouge, en janvier 1945.Mauricette est née en France en 1935. En famille à Bagnolet jusqu'en juillet 1942, elle est cachée avec sa soeur aînée à l'Assistance publique de Paris puis dans un orphelinat catholique au sud de la capitale. Restée à Paris, sa mère donne naissance à une autre fille, mise en nourrice pour la protéger. Arrêtés par la police française, le père et le grand-père maternel de Mauricette ont été déportés et assassinés à Auschwitz II-Birkenau. Quelques années après la guerre, les destins de Nathan et de Mauricette se sont croisés à Paris. De leur amour est née une famille, deux filles et six petits-enfants qui sont comme une revanche sur le sort qui leur était promis.
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Enfant caché et fils de survivants de la déportation, Samuel Levi réunit ici ses souvenirs et les traces retrouvées de l'histoire des siens. Samuel Levi est né en 1937 à Paris dans une famille sépharade. Son père, Elia, vient de Turquie et Sol, sa mère, est originaire de Grèce. Pendant la guerre, Samuel vit séparé de son père. Engagé volontaire démobilisé, celui-ci sera emprisonné et interné à plusieurs reprises au camp du Vernet avant d'être déporté de Drancy vers Auschwitz-Birkenau par le convoi no 75 en mai 1944. A Paris, Samuel et sa mère échappent grâce à une voisine à la grande rafle des Juifs apatrides de février 1943. Avec l'aide du Comité Amelot, Samuel est caché dans le Morvan puis protégé jusqu'à la fin de la guerre dans des fermes de la région parisienne. Recherchée par la police, Sol est arrêtée en juin 1944 puis déportée à Auschwitz par le convoi no 76. A leur retour de déportation, Elia et Sol ne vivront plus ensemble. De retour sur les bancs de l'école, Samuel obtiendra son certificat d'études puis commencera à travailler à 14 ans. Pratiquant divers métiers, il vivra entre la France et Israël avant de revenir s'installer à Paris avec son épouse en 1980. Avec elle, il a pu offrir à leurs enfants la stabilité et l'amour familial dont il fut privé.
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Journal dédié à mes chers parents
Nicolas Rosenthal
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 7 Juin 2019
- 9782304047691
"Une adolescence volée par le nazisme, ainsi pourrait être résumée celle de Nicolas Rosenthal, exilé des siens dès 1938, en apprentissage alors qu'il n'a pas quinze ans, avant de franchir clandestinement la ligne de démarcation en juillet 1942. Le Journal qu'il écrivit en français à partir de 1940, choix de rupture avec sa patrie d'origine empoisonnée par le national-socialisme, s'adresse à ses parents qui paradoxale-ment méconnaissent cette langue, comme un pont spirituel constituant un défi aux bourreaux. Sans doute, ses parents ont-ils pu le feuilleter, en parler à leur enfant qui les rejoignit dans la déportation après un aller-retour tragique d'à peine deux mois entre Paris, les camps d'internement de zone " libre " et celui de Drancy. Manuscrit impressionnant par ses qualités descriptives d'une France encore largement rurale, du monde du travail et de démarches légalistes dans le Paris de l'Occupation, le Journal de Nicolas Rosenthal est plus que cela. Ses qualités littéraires, les résonances d'un coeur en mouvement en font un des grands textes d'introspection écrits à vif par les témoins de la Shoah." Michel Laffitte
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Le manuscrit de Cayeux-sur-Mer ; juillet-aout 1945
Denise Holstein
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782304019698
Tels sont les derniers mots du témoignage que Denise Holstein rédigea à son retour de déportation durant l'été 1945. Ces trois années qui ont brisé son adolescence sont ici racontées avec la simplicité de ses dix-huit ans et la précision d'une mémoire encore imprégnée de ces événements dramatiques.
Victime des lois antijuives, elle voit son père une première fois arrêté le 6 mai 1942 et temporairement interné au camp de Drancy. La seconde fois, Denise est prise avec ses parents lors de la grande rafle des Juifs de Rouen à la mi-janvier 1943. Hospitalisée, elle bénéficie du secours que peut encore apporter l'Union générale des Israélites de France et ne réintègre pas Drancy. Au centre de Louveciennes, elle devient, à seize ans, monitrice d'un groupe d'enfants orphelins de parents déportés. Elle partage bientôt leur sort quand ses parents sont transférés le 20 novembre 1943 à Auschwitz II-Birkenau où ils sont assassinés. -
J'avais promis à ma mere de revenir
Moniek Baumzecer
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782304048179
Moniek Baumzecer est un homme profondément marqué par ce qu'il a vécu durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne passe pas une nuit sans que ses souvenirs le tourmentent. Il pleure alors sur sa famille et ses amis dont la quasi-totalité n'a pas échappé à la volonté des nazis d'exterminer les Juifs. Et surtout, il pleure sur sa mère qui n'aura jamais su qu'il a tenu sa promesse.
Juif de Lodz né à Radom en 1920, Baumzecer est le témoin de la défaite militaire de la Pologne, des discriminations envers les Juifs puis de leur ghettoïsation. Sportif et courageux, il répond pour sa famille à la réquisition pour le travail forcé sur les chantiers d'autoroutes allemandes. Il est ensuite transféré pour poser des câbles autour d'une usine dont dépend le camp de Christianstadt. -
Le camp de la mort lente ; Compiègne, 1941-1942
Jean-jacques Bernard
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782379790447
La famille Bernard n'a pas été épargnée par l'occupation allemande : Tristan Bernard, célèbre homme de lettres, arrêté à Nice avec son épouse, n'a été finalement libéré de Drancy qu'à la suite d'interventions d'amis fidèles (Sacha Guitry, Arletty). Son fils, le dramaturge, Jean-Jacques Bernard a subi une terrible captivité dans le camp allemand de Compiègne, où la famine et le froid ont entraîné la mort de dizaines d'internés juifs. Quant à son petit-fils François-René, il n'est pas revenu du camp de Mauthausen où il a été assassiné par les nazis. Jean-Jacques Bernard a été libéré avec quelques autres internés de Compiègne en mars 1942 à l'article de la mort.
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Souvenirs d'un médecin d'enfants à l'Ose
Chouraqui-A
- Le Manuscrit
- Témoignages de la Shoah
- 1 Janvier 2020
- 9782304012897
Le Dr Gaston Lévy est l'une des grandes figures de l'oeuvre de secours aux enfants (OSE) durant la Seconde Guerre mondiale. Alsacien, il est tôt sensibilisé aux périls qui menacent au-delà du Rhin. Aussi mit-il d'abord dans les années 1930, ses compétences médicales, spécialisées dans la pédiatrie, au service des réfugiés juifs fuyant les persécutions antisémites de l'Allemagne et de l'Autriche. Après l'inconcevable défaite française, il est dans la zone dite libre avec sa famille et se rapproche de l'OSE. Son dévouement va très rapidement lui offrir les responsabilités à la hauteur des besoins de l'organisation caritative.
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Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs proches, ils ont en commun le même univers - le Paris du XIe arrondissement -, la même culture séfarade et la même langue : le judéo-espagnol de leurs ancêtres turcs et saloniciens. Tous deux ont vu leurs pères être victimes de la rafle dite « du XIe arrondissement » (20 août 1941), à la suite de laquelle la cité de la Muette inachevée devint le camp d'internement de Drancy : ils seront déportés treize mois plus tard et exterminés.
Soixante-dix-sept lettres échangées par leurs parents lors de la détention à Drancy sont à l'origine de cette entreprise de mémoire qui a conduit Fanny et David à s'engager dans la recherche de leurs racines séfarades et à travailler sur leurs souvenirs. Grâce à ce livre, fruit de dix ans d'efforts, Fanny (décédée en 2001) et David ont creusé avec leurs mots une sépulture digne pour leurs chers disparus, ces disparus auxquels les nazis refusaient l'existence au-delà même de la mort, jusque dans les mémoires. -
À travers la narration de ce parcours, que lui-même se refuse à considérer comme exceptionnel - d'où ce pseudonyme de Robby qui lui permet aussi la distanciation -, Robby veut rendre un vibrant hommage à tous ceux, nombreux, qui ont lutté activement pour la survie de leur peuple.