Frémeaux & Associés

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Ubu, présenté pour la première fois au public en 1888, ne pouvait que grandir pour devenir un symbole esthétique et moral et toucher de nombreuses générations de spectateurs. L'affreux bonhomme n'a d'ailleurs même pas besoin de la scène : il apparaît rapidement comme une référence, le terme « ubuesque » entre rapidement dans la langue. Quelques jours après la création, on apostropha le président du conseil pour le traiter de « Père Ubu ». Parmi ses nombreuses hardiesses, la pièce ose s'amuser de nos habitudes littéraires, détournant avec délectation de nombreuses références. L'intrigue, réduite à un prétexte, apparaît secondaire au regard des jeux, des décalages ironiques, d'un style tout en excès, sous l'égide de l'autorité littéraire de Rabelais. Jarry se voit considéré comme l'un des principaux créateurs du théâtre contemporain. Pour la première fois, la pièce d'Alfred Jarry fait l'objet d'une mise en scène sonore, sur une musique originale de Vincent Bouchot. Qui d'autre que Judith Magre et Michel Aumont pouvait se glisser dans la peau du Père et de la Mère Ubu, et scander les « Merdre » avec autant de veine rabelaisienne ? Claude Colombini-Frémeaux

  • Monuments du cinéma populaire français, Bernard Blier et Louis de Funès usent de leur talent comique et de leur verve pour défendre l'immortelle comédie-ballet de Molière, Le Bourgeois Gentilhomme. À leurs côtés Marthe Mercadier, François Périer, Jean Topart, Jean Parédès..., grandes figures du théâtre français. Enre gistré spécialement pour l'audio, ce disque est présenté dans sa version complète, avec la musique originale composée par Lully et permet d'entendre la voix des grands comédiens qui prennent un plaisir évident à interpréter les pièces immortelles de notre patrimoine littéraire. Patrick FRÉMEAUX

  • Caligula

    Albert Camus

    En septembre 2002, Frémeaux & Associés et l'Ina (Institut national de l'audiovisuel), en accord avec les Éditions Gallimard, mettent pour la première fois à la disposition du public le texte intégral de l'Étranger d'Albert Camus. C'est à l'initiative de Michel Polac que nous présentons aujourd'hui la pièce maîtresse de l'oeuvre théâtrale d'Albert Camus : Caligula, interprétée par son auteur. Nous remercions la succession d'Albert Camus de nous avoir autorisé à partager ce trésor de théâtre, qui fait revivre à l'auditeur d'aujourd'hui l'authenticité du texte, dans sa version intégrale.

  • L'Aiglon

    Edmond Rostand

    En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l'Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l'égard de son interprétation : "la meilleure de tous les temps"; elle exprime toute la puissance de l'oeuvre de Rostand. Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d'immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l'auditeur de visualiser la mise en scène telle que l'avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre. Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l'Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l'oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française. Claude Colombini Frémeaux

  • Voici Raimu ! Raimu éternel ! Raimu parmi nous à jamais, par le miracle de sa voix. Cette voix unique qui, parmi tous les dons que lui avait fait la nature, reste le plus beau. Une voix que chacun de nous a essayé d'imiter au moins une fois, ne serait-ce que pour dire comme lui : "tu me fends le coeur !"

  • Michel Bouquet, qui figure parmi les plus grands acteurs de notre temps, dévoile une analyse sensible, passionnée et essentielle de Molière, Shakespeare, Corneille, Pinter ou encore Beckett. Ce document sonore exceptionnel, synthèse des cours donnés par le comédien lorsqu'il était professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1986-1987, est le fruit d'un long travail initié en 2006 par le metteur en scène Georges Werler, qui assistait alors le comédien et l'avait enregistré. Il vient compléter un premier disque (également disponible aux éditions Frémeaux & Associés) dans lequel le comédien décrit le sens profond du métier d'acteur, sa définition de l'éthique du jeu, avec un sens inné de la transmission. Ce volume-ci propose une réflexion unique sur la manière de penser le théâtre et ses auteurs, commentée et expliquée par l'un de nos plus grands comédiens. Patrick FRÉMEAUX

  • Guy Dumur était un « passeur ». Il savait très bien que celui qui a choisi cette noble voie se doit de veiller, sans faiblir, pour que son feu ne s'éteigne jamais, au phénomène désuet, éphémère, mais tellement vital qu'est le théâtre. A l'époque des zappeurs, le passeur Guy Dumur manquera bougrement à la petite république très peu « audimatique » du théâtre.
    Marcel Maréchal - Directeur du Théâtre National de la Criée à Marseille (1991)

  • Cyrano de Bergerac, pièce écrite par Edmond Rostand en 1897, a renouvelé le théâtre d'alors. Certains ont voulu y voir le romantisme de "cape et d'épée", le panache, le courage qui stimulent un "renouveau moral", d'autres y ont vu la réconciliation des vertus du courage et de l'abnégation, sources "d'une force morale" qui prône la responsabilité de l'homme et de son destin...
    Mais par-delà tous ces débats, la clef du succès de Cyrano, comme celle d'ailleurs de toutes les "bonnes" pièces ne repose-t-elle pas dans cette constatation émerveillée de Jack London, qui en 1898 assistait à la première américaine de Cyrano, loin des états d'âme français : "Plusieurs morceaux semblent contenir mes propres pensées, mes propres sentiments."
    Cet enregistrement historique de 1955 présente une mise en scène de Pierre Hiegel, interprétée par les comédiens de la Comédie-Française en 1955. Le rôle de Cyrano y est tenu par Jean-Paul Coquelin, petit-fils de Constant Coquelin, premier interprète de Cyrano.
    Acte I : Une présentation à l'Hôtel de Bourgogne ;
    Acte II : La rôtisserie des poètes ;
    Acte III : Le baiser de Roxane ;
    Acte IV : Les cadets de Gascogne ;
    Acte V : La gazette de Cyrano.

  • L'impact de Cyrano de Bergerac fut énorme. Les tirades les plus fameuses ont été maintes fois dites... et redites sur tous les tons. Cet ensemble d'enregistrements, qui court de 1898 - au lendemain de la première au Théâtre de la Porte Saint-Martin - à 1938 - lorsqu'elle est inscrite au répertoire de la Comédie-Française -, montre le formidable engouement pour cette pièce. C'est un peu de la rumeur d'alors que ces témoignages nous rapportent, en même temps que quelques-unes des plus fameuses inflexions d'un art théâtral sous l'emprise des "monstres sacrés".
    Jean Yves Patte nous fait entendre les Coquelin, l'enregistrement de Lombard voulu par Rostand en 1898, mais aussi Sarah Bernardt dans les "vieux" de Rosemonde Gérard.
    Patrick Frémeaux

  • Grand Prix In Honorem 2006 de l'Académie Charles Cros.
    "C'est à l'élève de travailler cette part de lui qu'on a découverte ensemble et qui, portée à son comble, va en faire un comédien remarquable, c'est-à-dire digne d'être remarqué."
    Michel Bouquet
    "Quand Georges Werler m'a appelé pour me proposer un enregistrement composé d'extraits de cours donnés par Michel Bouquet au Conservatoire, j'ai tout de suite accepté, car l'héritage pédagogique de l'un de nos plus grands acteurs allait ainsi, en toute intimité, pouvoir être mis à la disposition du public. Mais à l'écoute des enregistrements, j'ai réalisé que la transmission proposée par Michel Bouquet dépassait de beaucoup l'apprentissage de la technique théâtrale. C'est une véritable leçon de philosophie, d'intellectualisation du métier, presque une science comportementale, que nous livre le Maître en apprenant d'abord à ses étudiants une posture morale introspective. Ces enregistrements proposent une approche intime (et non voyeuriste) des cours donnés par Michel Bouquet au Conservatoire à Denis Podalydès, Anne Brochet, Maria de Medeiros, Philippe Uchan, Patrick Pineau, Eric Vigner, Vincent Schmitt, Véronique Samakh, Anne Jacquemin, Caroline Faro, Nathalie Cerda, Jérôme Kircher. Véritable acte de transmission de savoir, de sagesse sur la culture humaine, ce document sonore est accessible à tous."
    Patrick Frémeaux
    "Michel parlait avec délectation de l'éthique de l'acteur, de sa philosophie, du jeu, de la construction du personnage, du respect que l'on doit à l'auteur, de la lecture et moi, tout naturellement je guidais les élèves dans leur travail scénique. Nous proposons ici des fragments de la "première" et de la "dernière" classe de l'année ainsi qu'un condensé de quatre mois de cours de l'année 1987 de janvier à avril."

  • "Il nous reste les écrits et la voix de celui qui a inventé l'expression si exacte de « spectateur professionnel » pour doubler le terme de critique." Gilles Costaz
    «Souvent, on se faisait de Guy Dumur une image un peu fausse : son allure anglo-saxonne, très british, son élégance, son extraordinaire érudition, un homme cultivé, raffiné, qui avait beaucoup vu, beaucoup lu, beaucoup entendu (...). Et on oubliait que, au-delà de l'homme d'érudition et de culture, il y avait un homme à la sensibilité exacerbée...» Jack Lang
    "Jack Lang affirme l'authenticité du métier de « témoin avisé » que fut celui de Guy Dumur. Ce coffret, éditorialisé par Colette Dumur, nous fait découvrir une autre facette de son frère, celle d'un formidable tribun qui tour à tour nous projette dans l'aventure palpitante du renouveau du théâtre mis en oeuvre par Jean Vilar puis dans l'explication/admiration du génie de Shakespeare. Au-delà du jugement, de la perception historique, Guy Dumur reste un promoteur du théâtre, l'un des rares intellectuels qui savent démocratiser l'amour de l'art." Patrick Frémeaux & Claude Colombini-Frémeaux

  • Pour la première fois sont proposées au public, ensemble, deux des plus célèbres comédies de Jules Romains, Knock ou le triomphe de la médecine et M. Le Trouhadec saisi par la débauche, interprétées par l'auteur lui-même, qui réussit la prouesse de travestir sa voix pour donner vie à ses personnages.
    Ce véritable enregistrement historique, que nous présente Olivier Rony (Succession Jules Romains), permet de redécouvrir de manière jubilatoire ces oeuvres majeures de notre patrimoine théâtral.
    "Pour un auteur, donner à haute voix la lecture d'une de ses oeuvres est l'achèvement naturel de son travail. C'est aussi une épreuve d'authenticité."
    Jules ROMAINS
    "(...) Jules Romains illustre une race de créateurs méprisée par les cuistres. Il est un de ces parias sur l'épaule duquel les critiques dits sérieux gravent au fer rouge la marque d'infamie la plus indélébile : celle de la dérision, ou pire encore, du silence. Il est un humoriste, un prince de l'humour, infiniment supérieur à Alphonse Allais.(Nouvelle Revue des Deux Mondes, octobre 1972)."
    Paul Guth - 1972
    L'auteur de Le Trouhadec est un des très grands auteurs comiques de la première moitié du XXe siècle. Et pourtant, il y avait de la concurrence ! Il y avait Georges Feydeau, Courteline, Alphonse Allais, Tristan Bernard, Sacha Guitry. Par un coup de maître, avec Knock, il se détache du peloton de tête (...) Un autre grand type créé par Jules Romains est Monsieur Le Trouhadec. Ce membre de l'Institut, un peu gâteux (il en existait encore aux environs de 1930), a prodigieusement amusé son auteur (...) Si on ajoute quatre ou cinq chefs-d'oeuvre indiscutables qu'il a donné au théâtre français, le parfum toujours poétique, subtil et parfois sarcastique de ses petites en un acte qui font la nique à celles de Becque, on n'a qu'une constatation à faire : le poète comique Jules Romains a du génie. Et n'oubliez pas que cet éloge vient d'un homme qui écrit lui aussi des comédies !"
    (Nouvelle Revue des Deux Mondes, octobre 1972). Marcel Achard, de l'Académie française - 1972

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