Larousse

  • Une famille est déchirée; sous le masque d'une religion austère, un intrus s'est installé, a conquis Orgon, le maître de maison, et sème le désordre : il courtise en secret la femme de son hôte, convoite sa fille et ses biens. Et Orgon n'y voit que du feu... sacré !
    En 1664, Molière montre, dans le Tartuffe, les dangers de l'imposture et de l'aveuglement. Deux fois interdite à l'époque, sa pièce est plus que jamais d'actualité. Et si le rire restait le meilleur moyen de combattre le fanatisme ?

  • Le Misanthrope est une comédie sombre de 1666, dont l'intrigue paraît simple : un homme essaie d'obtenir un rendez-vous en tête à tête avec la femme qu'il aime - et n'y parvient pas. Cet homme excessif, Alceste, défend la sincérité absolue. Mais la jeune femme, Célimène, qui reçoit bien des hommes dans son salon, aime plaire... Qui a tort et qui a raison, des inadaptés sincères ou des hypocrites trop bien adaptés ? Entre le rire et les larmes, Molière se garde bien de nous donner une réponse.

  • Voici une réjouissante « nuit d'été ». Des amoureux se disputent, rompent, se réconcilient. Les dieux ne sont pas en reste : eux aussi ont des comptes à régler. La nature est en folie. Qu'importe ! On chante, on danse, on pleure. Le merveilleux est omniprésent. L'amour ne mène-t-il pas la danse ? Est-ce la réalité ? Ou un « songe » ? Et si le réel était lui-même un « songe » ? Le lecteur, lui, savoure la comédie.

  • Par ambition, Macbeth assassine son roi. Crime contre nature, ce régicide instaure le règne du Mal absolu. Qu'importe ! Macbeth est roi, comme le lui ont prédit d'étranges sorcières. Sa tyrannie n'a bientôt plus de borne. Ne lui a-t-on pas dit qu'il ne devait redouter que la marche d'une forêt ? Or qui a jamais vu une forêt marcher ? Complice de son mari, puis prise de remords, sa femme s'enfonce dans la folie et se suicide. La forêt finira par s'ébranler... Voici une tragédie sur la dictature, une tragédie en rouge et noir, l'une des plus sombres et des plus puissantes de Shakespeare.

  • Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • « Merdre ! » C'est sur ce juron provocant et inattendu que s'ouvre Ubu roi, dont la première représentation publique, en 1896, fait scandale. L'histoire de ce dictateur bouffon, devenu roi à la place du roi avec pour toute ambition de s'empiffrer et de s'enrichir, ne ressemble en effet à rien de connu. Parodiant Shakespeare et le drame historique, méprisant toutes les conventions théâtrales Jarry crée en Ubu un personnage inclassable, caricature de l'homme de pouvoir, et symbole de la bêtise humaine... dont on ne sait trop s'il faut rire ou pleurer.

  • En 1637, Corneille se lance dans un genre nouveau, encore mal défini, tragédie ou tragi-comédie... Peu importent l'étiquette et les règles, puisque Le Cid est une oeuvre sur la liberté. Rodrigue doit venger son père en tuant le père de Chimène, la femme qu'il aime... C'est l'héroïsme d'une jeunesse sacrifiée qui doit payer le prix des erreurs de ses aînés, essayer, malgré tout, de vivre, de combattre et d'aimer. La pièce souligne les défis insensés - ceux que l'on voudra toujours relever.

  • Monsieur Jourdain, riche bourgeois, s'est mis en tête de faire comme les nobles. Pour cela, il prend de nombreuses leçons de danse, musique, escrime et  philosophie, se fait faire des habits de luxe, et fait la cour à une marquise.

  • De jeux de scènes burlesques en pitreries, cette pièce de Molière est une farce réjouissante où le bûcheron Sganarelle, successivement mari dupé, faux médecin et marieur, réussira quelques jolis tours de force. Le rire faisant fi des convenances, les serviteurs endossent ici l'habit des maîtres pour le plus plaisir du spectateur. 

  • Deux soeurs, Armande, l'aînée, qui est une précieuse, et la cadette plus simple, Henriette, se disputent le même homme, Clitandre. Henriette est soutenue par son oncle Ariste et son père Chrysale, Armande par sa mère Philaminte et sa tante Bélise.

  • Pour avoir enterré son frère rebelle, Antigone doit être punie de mort. Le tyran Créon refuse de revenir sur sa décision malgré les lamentations des vieillards de Thèbes et les supplications de son propre fils Hémon, fiancé d'Antigone. Seuls les présages de Tirésias le feront changer d'avis, mais il sera déjà trop tard...

  • Publié en 1834, On ne badine pas avec l'amour mérite bien son appellation de « proverbe ». Au sortir de brillantes études, le jeune et fringant Perdican rentre chez son père, se heurte à la froideur de Camille, sa cousine, à qui il était destiné, courtise une jeune paysanne, ce qui précipite la catastrophe. La leçon est cruelle mais sans appel : si la jeunesse ne croit pas à l'amour, elle n'a plus rien à espérer.

  • "Suis-je aimé(e) pour moi-même ?" C'est à cette question que veulent répondre les personnages du Jeu de l'amour et du hasard. La comédie que donne Marivaux en 1730 suit un étrange schéma, où maîtres et serviteurs ont échangé leurs rôles pour pouvoir mieux s'observer. Mais les amoureux, Dorante et Silvia, déguisés en domestiques, se font prendre à leur propre jeu. Le spectateur, complice des manipulations, assiste alors à tous les troubles possibles du coeur, du langage et de l'identité.

  • Peut-on aimer une reine quand on n'est qu'un valet ? L'amour peut-il triompher des différences sociales ? Hugo met en scène ce défi dans Ruy Blas en 1838 et inscrit l'histoire d'amour dans une machination. 
    Le valet Ruy Blas s'introduit en effet auprès de la reine aimée, grâce à une imposture conduite par un maître vengeur. Passion impossible, violence, trahison et pardon final... Le drame romantique mène, jusqu'à leur paroxysme, les situations, le langage et l'émotion.

  • Dans L'Illusion comique, en 1636, Corneille met en scène Pridamant, un père à la recherche de son fils, Clindor. Il assiste, grâce au magicien Alcandre, à la représentation des aventures mouvementées de cet enfant prodigue...À chaque acte, on change de registre. Péripéties sentimentales, rebondissements comiques, fin tragique ?Non, tout cela n'était que du théâtre !Alors, vive le jeu et que le spectacle continue...

  • Après cinq ans de vie commune, Titus, devenu empereur, s'apprête à renvoyer la reine juive Bérénice. A-t-il d'autres choix ? Mais Bérénice pourra-t-elle survivre sans lui ? Avec cette pièce, Racine signe la tragédie du sacrifice, la tragédie de tous les sacrifices que la vie impose aux hommes pour grandir.

  • Coelio aime Marianne, épouse d'un vieux juge tyrannique. Trop timide, il demande à son ami Octave de plaider sa cause auprès d'elle. Mais tout se complique lorsqu'elle décide de prendre un amant... Musset exprime dans cette pièce toute l'ambivalence de l'amour, mais aussi de son propre tempérament, tiraillé entre gravité et légèreté.

  • Lorenzo de Médicis rêve de devenir un nouveau Brutus en délivrant Florence, sa patrie, de la tyrannie du prince corrompu, Alexandre de Médicis. Pour cela, il endosse la livrée de la débauche. Mais il a si bien sondé les profondeurs de l'abjection que cette tunique de Nessus lui colle à la peau.
    Drame romantique de la souillure et de la lutte contre les impostures sociales, Lorenzaccio est aussi le procès du politique.

  • Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu'il entend épouser. Un amoureux, avec l'aide de son rusé serviteur, soustrait la jeune fille à ce mariage forcé - et l'épouse lui-même.C'est un thème de comédie d'intrigue qui ne semble guère neuf. Et pourtant, en 1775, Beaumarchais, dans Le Barbier de Séville, en donne une illustration sautillante, virevoltante, qui suit le rythme de la danse et de la musique.Et voici Figaro-ci, Figaro-là, valet qui commence une belle carrière sur la scène.

  • C'est le conte Undine (1811) du romantique allemand La Motte-Fouqué (1777-1843) qui inspira Ondine à Jean Giraudoux.
    Le thème de la nymphe des eaux qui cherche à s'incarner dans l'humain est typique du conte merveilleux, et se retrouve aussi dans le mythe celtique de Mélusine.
    Mais alors que, dans ces traditions, l'ondine souhaite gagner dans cette forme humaine un supplément d'âme ou assume une vieille malédiction, l'héroïne de Giraudoux y perd, par amour, ses attributs surnaturels.
    Le dramaturge a trouvé là une occasion de représenter les rapports impossibles de l'homme et de la femme, dans une féerie théâtrale où la fantaisie se mêle à la rigueur de la tragédie classique.
     

  • Cette pièce intégrale est ici présentée dans la traduction de référence de François-Victor Hugo. Général maure au service de Venise, Othello est aimé de son épouse Desdémone, qu'il étouffe dans un accès de jalousie, provoqué par la ruse du traître Iago. L'ouvrage contient une présentation approfondie de l'auteur, du contexte historique et littéraire, ainsi qu'une analyse de l'oeuvre incluant des séries de questions à travailler en classe.

  • Qui sont les précieuses ridicules ? Deux jeunes prétentieuses qui, fraîchement débarquées de province, ne trouvent rien ni personne assez distingué pour elles. Leur histoire, très drôle, est celle de la vanité punie. A travers elles, Molière fait la satire de la préciosité, un courant mondain fondé sur la galanterie, le raffinement des manières et la recherche du beau langage.

  • La ravissante Alcmène, reine de Thèbes, épouse d'Amphitryon, est l'objet du désir de Jupiter qui souhaite l'enfanter d'Hercule. Jupiter aime en Alcmène l'amour humain que celle-ci porte à son époux et son infaillible fidélité le trouble. Avec Mercure, il fomente une diversion pour tromper Alcmène en envoyant Amphitryon à la guerre et en prenant sa forme humaine, sachant qu'il s'agit du seul stratagème possible pour parvenir à ses fins.

  • Le prince d'un royaume imaginaire fait enlever une de ses sujettes, Silvia, pour l'épouser, alors qu'elle est éprise d'un jeune homme de son village, Arlequin, lui-même retenu au palais. Dans le monde confiné de la cour, l'amour vrai des deux héros resistera-t-il à l'artifice et au mensonge ? Une comédie qui mêle farce et satire sociale.

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