Presses Électroniques de France

  • Tartuffe est un homme pieux et dévot. C'est en tout cas ce que croit Orgon, homme de cour qui le comble de faveurs, et lui propose même d'épouser sa fille. Elmire, la femme d'Orgon, n'a cependant pas entièrement confiance en Tartuffe, et compte bien le démasquer...

  • Alceste a horreur des hommes et de leur hypocrisie. Il n'a qu'une volonté : s'isoler loin de la société. Mais ce dernier est amoureux de Célimène, qui, elle, adore les mondanités. Alceste fait tout pour rallier Célimène à sa cause, en vain.

  • Cléante et Élise sont les deux enfants d'Harpagon, un vieux bourgeois veuf, riche et avare. Élise aime Valère, et Cléante est amoureux de Mariane, jeune fille sans dot.
    Mais Harpagon souhaite épouser Mariane... La révélation de l'amour caché de son fils pour cette jeune fille et le vol soudain de la fortune de l'Avare provoquent la peur et la panique dans la famille...

  • Rodrigue et Chimène s'aiment tendrement. Mais Don Gomès, le fier père de Chimène, se querelle avec le père de Rodrigue, et lui inflige un soufflet. Pour venger l'affront subi par son père, Rodrigue doit combattre en duel Don Gomès.
    Déchiré entre son honneur et son amour, Rodrigue doit faire face à un cruel dilemme, et finit par tuer le père de Chimène.
    Cette tragicomédie de Corneille a déchaîné les passions dès sa première représentation. Des siècles plus tard, les tirades brillantes et le rythme haletant de l'intrigue révèlent encore tout l'éclat du talent de Corneille.

  • Monsieur Jourdain est un riche bourgeois qui fait tout pour devenir un « gentilhomme »: il apprend entre autres l'art des armes, de la danse et de la philosophie. Il va même jusqu'à refuser l'union de sa fille avec Cléonte car ce dernier n'est pas un gentilhomme. Avec l'aide de son valet, Cléonte monte un stratagème pour contraindre Monsieur Jourdain à lui laisser sa fille.

  • Géronte est désespéré car sa fille est soudainement devenue muette. Il entend parler d'un brillant médecin, Sganarelle, capable de ressusciter les morts. Il s'empresse de le trouver, et le charge aussitôt de sauver sa fille. Mais Sganarelle n'est pas médecin, mais bien victime d'une farce, et n'en mène pas large...
    Des quiproquos cocasses et une satire jubilatoire des médecins par un Molière toujours inspiré pour ridiculiser l'une de ses cibles favorites.

  • Henriette et Clitandre s'aiment. Pour se marier, ils doivent obtenir l'approbation de la famille de la jeune fille. Le père et l'oncle d'Henriette y sont favorables. Mais Philamène, la mère d'Henriette, voudrait marier sa fille à Trissotin, faux « savant » et beau parleur, qui tient les femmes de la famille sous son emprise...

  • Dorante et Silvia doivent se marier. Mais les deux jeunes gens n'en ont aucune envie. Silvia décide de se faire passer pour sa suivante Lisette, afin d'observer son prétendant. Mais Dorante a la même idée qu'elle... L'amour viendra troubler le stratagème et semer la confusion dans le coeur de tous ces jeunes gens.
    Une comédie où l'art de Marivaux fait merveille : le déroulement de l'intrigue est l'occasion de quiproquos cocasses et de dialogues ciselés.

  • Cette pièce est inspirée du fameux mythe grec d'OEdipe et de la tragédie de Sénèque. OEdipe gouverne Thèbes. Dircé, fille de Laïus, l'ancien roi de Thèbes, est amoureuse de Thésée, mais OEdipe la destine à Hémon. Celle-ci refuse l'autorité d'OEdipe, se considérant comme l'héritière légitime du trône. C'est alors qu'on découvre qu'OEdipe est le fils légitime de Laïus, et que l'on réalise l'ampleur de ses crimes...

  • Dom Juan est un grand séducteur qui multiplie les conquêtes amoureuses. Ce comportement suscite de plus en plus l'agacement de ses conquêtes malheureuses et de ses proches. Finira-t-il par le payer, comme on le lui prédit ?

    Dom Juan est une pièce à part dans le répertoire de Molière. Les rires provoqués par les supercheries de Dom Juan se mêlent à l'ambiance pesante qu'inspire ce personnage fascinant...

  • Pridamant est à la recherche de son fils Clindor dont il n'a plus de nouvelles depuis dix ans. Sur les conseils de son ami Dorante, il consulte un magicien nommé Alcandre qui lui montre la vie de son fils à travers des « spectres vivants ». Dans ce récit, Clindor travaille au service de Matamore, qui est amoureux de la belle Isabelle. Mais Matamore découvre la relation amoureuse secrète entre Clindor et Isabelle, et veut se venger.
    Pridamant voit donc son fils et Isabelle mourir ensemble. Mais Pridamant n'est pas au bout de ses surprises...

  • L'action se déroule à Rome. Titus, empereur de Rome, aime Bérénice, reine de Palestine. Mais le Sénat s'oppose à leur mariage. Titus doit alors renoncer à ses sentiments et éloigner Bérénice. Il charge son ami Antiochus, lui-même amoureux de Bérénice depuis des années, de lui délivrer son message d'adieu. Les trois personnages, déchirés par leurs sentiments, décident de se séparer...

  • Iphicrate et son valet Arlequin, ainsi qu'Euphrosine et sa suivante, font naufrage sur une île inconnue. Ils rencontrent Trivelin, le chef de cette île, qui les informe de la loi à respecter sur l'île : les maîtres deviennent les valets et les valets des maîtres. Cependant, l'échange des rôles n'est pas si facile qu'il n'y paraît, et les protagonistes tireront tous des leçons de cette expérience.
    Une comédie où Marivaux excelle comme toujours par sa prose pleine d'esprit, et par la leçon originale qu'il tire de l'échange des statuts.

  • La vaisseau d'Alonso, roi de Naples, et d'Antonio, duc de Milan, est pris dans une tempête et s'échoue sur une île habitée par le monstre Caliban et par Ariel, un esprit aérien. Leur maître, le magicien Prospero, ancien duc de Milan évincé du trône par son frère Antonio, y vit depuis douze ans avec sa fille Miranda. C'est lui qui a provoqué la tempête, dans le seul but d'égarer son traître de frère sur l'île pour se venger de lui...
    Dernière pièce de Shakespeare, « La Tempête » nous invite à un voyage initiatique où vengeance, trahison et fascination du pouvoir feront place au pardon, à la compassion et à la fraternité.

  • Magdelon et Cathos, respectivement fille et nièce du bourgeois Gorgibus, rêvent de passer leur vie dans des salons précieux, entourées de beaux esprits. L'accueil qu'elles réservent aux prétendants que leur destine Gorgibus est donc plus que glacial, car ceux-ci ne sont pas au goût de ces deux « précieuses ».
    Les prétendants éconduits et méprisés entreprennent donc de se venger en piégeant les deux filles, avec l'aide de leurs valets déguisés en gentilshommes...

  • George Dandin, riche paysan, rêve d'accéder au rang de noble. Pour ce faire, il cède sa fortune aux Sotenville, une famille noble mais ruinée, et acquiert son titre tant espéré ainsi qu'une épouse, Angélique, la fille des Sotenville. Mais cette dernière se rebelle contre cette union et tombe amoureuse de Clitandre, un homme de la cour. George Dandin veut dénoncer l'infidélité de sa femme. Livré à lui-même, parviendra-t-il à briser cet amour?

  • Jupiter est amoureux d'Alcmène, femme d'Amphitryon parti à la guerre. Jupiter profite de son absence pour se métamorphoser en Amphitryon et séduire la belle Alcmène. Il est aidé par Mercure qui prend l'apparence de Sosie, le valet d'Amphitryon. À son retour, Amphitryon est manipulé par Jupiter, qui ne veut renoncer à Alcmène. Le mystère est révélé par Mercure, et Jupiter annonce alors à Alcmène qu'elle va donner naissance à leur enfant, Hercule...

  • PROLOGUE
    Le théâtre représente un jardin orné de thermes et de plusieurs jets d'eau.
    Une Naïade, sortant des eaux dans une coquille
    Pour voir en ces beaux lieux le plus grand roi du monde,
    Mortel, je viens à vous de ma grotte profonde.
    Faut-il, en sa faveur, que la terre ou que l'eau
    Produisent à vos yeux un spectacle nouveau?
    Qu'il parle, ou qu'il souhaite, il n'est rien d'impossible
    Lui-même n'est-il pas un miracle visible?
    Son règne, si fertile en miracles divers,
    N'en demande-t-il pas à tout cet univers?
    Jeune, victorieux, sage, vaillant, auguste,
    Aussi doux que sévère, aussi puissant que juste;
    Régler et ses états et ses propres désirs;
    Joindre aux nobles travaux les plus nobles plaisirs;
    En ces justes projets jamais ne se méprendre;
    Agir incessamment, tout voir et tout entendre;
    Qui peut cela peut tout: il n'a qu'à tout oser,
    Et le ciel à ses voeux ne peut rien refuser.
    Ces thermes marcheront, et, si Louis l'ordonne,
    Ces arbres parleront mieux que ceux de Dodone.
    Hôtesses de leurs troncs, moindres divinités,
    C'est Louis qui le veut, sortez, nymphes, sortez;
    Je vous montre l'exemple: il s'agit de lui plaire.
    Quittez pour quelque temps votre forme ordinaire,
    Et paraissons ensemble aux yeux des spectateurs
    Pour ce nouveau théâtre autant de vrais acteurs.
    Plusieurs dryades, accompagnées de faunes et de satyres sortent des arbres et des thermes.
    Vous, soin de ses sujets, sa plus charmante étude,
    Héroïque souci, royale inquiétude,
    Laissez-le respirer, et souffrez qu'un moment
    Son grand coeur s'abandonne au divertissement:
    Vous le verrez demain, d'une force nouvelle;
    Sous le fardeau pénible où votre voix l'appelle,
    Faire obéir les lois, partager les bienfaits,
    Par ses propres conseils prévenir nos souhaits,
    Maintenir l'univers dans une paix profonde,
    Et s'ôter le repos pour le donner au monde.
    Qu'aujourd'hui tout lui plaise, et semble consentir
    À l'unique dessein de le bien divertir.
    Fâcheux, retirez-vous; ou s'il faut qu'on vous voie,
    Que ce soit seulement pour exciter sa joie.
    La naïade emmène avec elle, pour la comédie, une partie des gens qu'elle a fait paraître, pendant que le reste se met à danser au son des hautbois qui se joignent aux violons.

  • Merlin, Lisette, Blaise et Colette sont tous des valets et suivants. Merlin est fiancé à Lisette et Blaise est sur le point d'épouser Colette. Voulant faire plaisir à sa maîtresse, Merlin propose d'organiser une comédie dont les acteurs seront les valets et suivants eux-mêmes. Merlin feindra de courtiser Colette et Blaise fera de même avec Lisette. Toutefois, lors de la répétition, Colette répond avec plaisir aux avances de Merlin. Lisette et Blaise n'apprécient pas la facilité de jeu de leurs amants réciproques. La répétition entraînant trop de querelles, la représentation est finalement annulée.

  • Éraste et Orgon veulent unir leurs enfants, Damis et Lucile. Ces derniers ne se connaissent pas et sont contre ce mariage. Mais ils tombent amoureux l'un de l'autre dès qu'ils se rencontrent. Ils se jurent cependant mutuellement qu'ils ne cèderont pas à la volonté de leurs pères et que ce mariage n'aura pas lieu. Leur orgueil les empêche de revenir sur ce serment.
    Pour sauver les apparences, Lucile encourage Damis à séduire sa soeur Phénice, mais cette dernière tombe réellement amoureuse de Damis. Lucile et Damis réussiront-ils à faire face à leur orgueil avant que le mariage entre Damis et Phénice ne soit annoncé ?

  • Fénisa, jeune fille de bonne famille, vit presque cloîtrée par une mère trop rigide. Elle est amoureuse en secret de son voisin, le gentilhomme Lucindo. Celui-ci ne la connaît pas et est épris de Gerarda, une danseuse qui se joue de ses avances pour mieux le malmener. Un mouchoir habilement abandonné par Fénisa provoque sa rencontre avec Lucindo. Il tombe amoureux d'elle : ils auraient pu ici se marier et avoir beaucoup d'enfants... Mais c'est sans compter sur le Capitaine Bernardo, père de Lucindo, qui double son propre fils en demandant la main de Fénisa. Avec l'aide gouailleuse et éclairée d'Hernando, valet de Lucindo, Fénisa va entraîner tout ce petit monde dans un stratagème rondement mené et devenir ainsi actrice de son destin.

  • Une fée s'est éprise d'Arlequin, auquel la nature a donné tant de beauté qu'elle devint trop épuisée pour lui donner une âme. Celui-ci reste donc sourd à ses avances. Lorsqu'il rencontre la bergère Sylvia, le coup de foudre est immédiat. La fée, qui se rend compte de la menace que représente Sylvia, use de ses pouvoirs pour mettre fin à cet amour...

  • Cette pièce qui n'a jamais été achevée par Molière a été publiée à titre posthume. Seuls les deux premiers actes sont disponibles.
    Mélicerte et Myrtil s'aiment. Myrtil parvient, non sans peine, à convaincre Lycarsis, son père, de le laisser épouser Mélicerte. Mais Lycarsis avait d'abord destiné son fils à une des deux nymphes Éroxène et Daphné. Ignorant cet accord, Mélicerte et Myrtil croient que leur union heureuse est proche. Mais une annonce du roi va perturber les deux amants.
    La pièce inachevée s'arrête à un moment clé de l'histoire. Au lecteur d'en choisir la fin !

  • PROLOGUE
    La Nymphe
    Dieu du Parnasse et du sacré vallon
    Quelle aventure en ces lieux vous attire ?
    Apollon
    Mars, de tout temps ennemi d'Apollon,
    Me force à quitter mon empire.
    La Nymphe
    Notre monarque vous promet
    Un repos qu'on n'a plus sur le double sommet.
    Apollon
    Jupiter lui-même aurait peine
    À calmer aujourd'hui tant de peuples divers :
    Rien n'impose à présent silence à l'Univers
    Et cependant je vois les Nymphes de la Seine
    S'occuper à l'envi de musique et de vers.
    La Nymphe
    Nous tenons ces faveurs d'un roi plein de sagesse :
    La Terreur et l'Effroi respectent ces beaux lieux.
    Des chants les plus délicieux
    Nos bois retentissent sans cesse.
    La Paix règne dans nos ombrages.
    Le murmure des eaux, les plaintes des amants,
    Les rossignols par leurs tendres ramages
    Occupent seuls l'écho dans ces lieux si charmants.
    Apollon
    Joignons tous nos accords : approchez-vous, Acante.
    Fille de l'Harmonie, ô Paix douce et charmante !
    Comme j'unis les voix, reviens unir les coeurs.
    Par son retour la saison la plus belle
    Annonce en mille endroits la guerre et ses fureurs ;
    Fais qu'en ces lieux l'amour se renouvelle.
    Apollon, La Nymphe et Acante
    Ô Paix ! Reviens unir les coeurs.
    Par son retour la saison la plus belle
    Annonce en mille endroits la guerre et ses fureurs :
    Fais qu'en ces lieux l'amour se renouvelle.
    Le Choeur
    Fais qu'en ces lieux l'amour se renouvelle.
    Apollon
    Et vous, compagnons du printemps
    Zéphyrs, par qui les fleurs renaissent tous les ans
    Embellissez ces bords de leurs grâces naïves ;
    Ramenez ici les beaux jours
    Doux Zéphire, invitez à danser sur ces rives
    Flore et la mère des Amours.
    La Nymphe
    Dans ces lieux les dons de Flore
    Font accourir les Zéphyrs,
    Et les larmes de l'Aurore
    Se joignent à leurs soupirs.
    Les fleurs n'en sont que plus belles
    Jouissez de leurs attraits :
    Flore à leurs grâces nouvelles
    Donne ici de nouveaux traits.
    Toutes saisons n'ont pas ces richesses légères
    Dont l'émail peint nos champs de diverses couleurs :
    Bergers, venez cueillir les fleurs,
    N'y venez point sans vos bergères ;
    Jouissez des dons du printemps :
    Tout finit, profitez du temps.
    Le Choeur
    Jouissons des dons du printemps.
    Tout finit, profitons du temps.
    Les Choeurs
    Est-il quelques rivages
    Qui ne connaissent point l'Amour ?
    La Nymphe Et Acante
    Si les bergers lui font leur cour,
    Les rois lui rendent leurs hommages.
    Les Choeurs
    Est-il quelques rivages
    Qui ne connaissent point l'Amour ?
    La Nymphe Et Acante
    Il n'est point de lieux si sauvages,
    De coeurs si fiers, d'esprits si sages,
    Que ce dieu ne dompte a leur tour.
    Les Choeurs
    Est-il quelques rivages
    Qui ne connaissent point l'Amour ?
    Apollon
    Vos chants sont pour l'amour, ma lyre est pour la gloire
    Du nom de deux héros je veux remplir les cieux,
    De deux héros que la Victoire
    Doit reconnaître pour ses dieux.
    Muses, profitez d'un asile
    Où tout est paisible et tranquille.
    Représentez, dans ce séjour,
    Un spectacle où règne l'Amour.
    Ce dieu récompensa quelques moments de peine
    Qu'eurent Astrée et Céladon ;
    Faites voir aux bords de la Seine
    Les aventures du Lignon.
    Les Choeurs
    Que nos chants expriment nos flammes ;
    Répandons dans tout ce séjour
    Le charme le plus doux des âmes
    Les chansons, les vers, et l'amour

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