Théâtre

  • neige sur google maps
    Rhodopes traversées 4 jours, brouillard gras à midi
    avant, ici, les Montagnes étaient filles de la Terre
    ça ne se voit pas
    la mythologie n'est qu'une affaire de majuscules
    pluie, me repliant va-vite dans le local d'une station-service
    à la source de la ville
    k-way fluo, gouttes, pièces pour machine, carrelage Tetris,
    verres en plastique blanc
    je m'allonge sur le sac et je regarde le néon
    trouver une grotte et y dormir et coller fatigué front au sol
    un sanctuaire que j'aurai découvert dans la forêt, froid,
    plutôt que dans le guide vert
    je trouverai peut-être un coin où pieuter dans Homère ou Ovide

  • Je m'habille laid. Je me coiffe laid. Je suis laide. Mais moi ça me dérange pas, c'est les autres qui trouvent ça dur.

    J'en veux à personne, c'est un mélange de hasard pis de désintérêt, je dirais. Je suis tellement laide qu'y en a qui pensent que je revendique quelque chose.

    À travers des chroniques oscillant entre l'humour, la colère et la poésie, un petit groupe réuni à la mémoire d'une femme disparue s'attaque aux manifestations visibles et invisibles des violences ordinaires. Dans un déferlement de scènes agissant à la manière d'un exutoire, Guérilla de l'ordinaire se tient sur le lieu de la fracture militante, là où la fatigue devient résistance politique.

  • Un jour ou l'autre sera jouée du 3 au 14 mars au Lucernaire (Paris).
    Trois pièces engagées de Linda McLean, à l'écriture à la fois brutale et délicate ; autour de la famille, de la vie qui passe et de l'amour.

  • Seule oeuvre théâtrale écrite et publiée par Céline, L'Église constitue en quelque sorte une répétition générale du Voyage au bout de la nuit. L'Église, bien que publiée en 1933, un an après le Voyage, avait été écrite en 1926. Et déjà le protagoniste s'appelle le docteur Bardamu.
    Dans L'Église, le ton, bien que nouveau, n'a pas encore la force torrentielle que l'on connaît. La langue classique se heurte encore au parler populaire qui s'épanouit en quelques monologues très céliniens.
    L'action se déroule en Afrique, dans une petite résidence française, puis aux États-Unis dans les coulisses d'un music-hall new-yorkais, ensuite à Genève au siège de la Société des Nations et enfin dans la banlieue parisienne, dans un bistrot transformé en clinique au dernier acte. Les thèmes céliniens apparaissent au hasard des situations : le mépris des coloniaux ambitieux et médiocres, l'impuissance de l'homme devant la souffrance et la mort, le besoin de beauté et d'harmonie, l'amour des gens simples et des enfants.
    Ferdinand Bardamu apparaît comme un être vaincu d'avance par la fatalité et le cynisme général, essayant de survivre dans l'ombre. Comme le dit un des personnages : Bardamu est un garçon sans importance collective. C'est tout juste un individu. Sartre mettra cette phrase en épigraphe à La Nausée.
    Le grand intérêt que suscite L'Église est d'être une des toutes premières oeuvres de Céline et de contenir en germe les éléments qui permettront de situer son auteur à côté de Faulkner et de Joyce.

  • Définie à partir du modèle théâtral, la dramaturgie est désormais inscrite et revendiquée au sein d'autres arts scéniques comme la danse, le cirque, ou encore l'opéra. Cet ouvrage se propose donc de l'appréhender de manière extensive et transversale avec l'ambition d'analyser la spécificité de la posture dramaturgique dans tous les arts de la scène, du point de vue de leurs processus de création et en donnant la parole à leur praticiens.

  • Se résoudre à filer vers le Sud est une joute verbale à une frontière entre deux protagonistes que tout oppose. Le dialogue est à l'image d'un match de boxe où les protagonistes sont sans pitié. Le pari, c'est de tenter de démêler la rigueur majuscule de la loi des hommes confrontée aux logiques emmêlées de l'indésirable, de l'étranger, du sans-le-sou, du mal-né...

  • Les textes réunis sous ce titre sont en fait des modules théâtraux à composer. Avec ces monologues qui invitent à construire un ensemble, l'auteur a voulu imposer au metteur en scène une seule contrainte : la liberté absolue.

  • Les enfants de la E-Génération sont nés dans les années 90, avec internet. Plus rapides, plus pragmatiques, les nouvelles technologies leur ont ouvert d'infinies possibilités de rencontres et de savoir. Mais qu'est devenue la relation humaine ? Qu'est devenue leur mémoire ? Sont-ils définitivement dépendants de leur ordinateur ? En 28 tableaux à l'absurde, déglingués, E-Génération parle de ce monde qui vient à nous, en teste les limites, et en fait finalement émerger le burlesque.

  • Si les arts de la rue forment un genre singulier et identifié, particulièrement en Europe ces trente dernières années, ils relèvent avant tout du théâtre. Or, il paraît essentiel de considérer que le théâtre n'existe que dans l'échange avec la vie, avec la ville, avec le public. Le théâtre de rue en est une bonne démonstration, qui questionne en retour l'état du théâtre. Au fil des entretiens avec des figures du théâtre de rue et des considérations d'observateurs avertis, le lecteur notera les mots, les motifs, les expériences, les trouvailles qui aident à définir le paysage d'un théâtre de rue qui se transforme devant nos yeux. Ce numéro se situe dans une double perspective. D'un côté, il prolonge l'ensemble des réflexions ouvertes par la revue Études théâtrales ces dernières années à partir des mutations actuelles du théâtre, en considérant ses évolutions en matière de dramaturgie, de mise en scène, de jeu de l'acteur, de scénographie, d'architecture. De l'autre, il prend appui sur un des festivals les plus importants en Europe en matière de théâtre de rue, le festival d'Aurillac.

  • Le repas

    Valère Novarina

    Confronté au problème de l'adaptation théâtrale de certains de ses livres non directement écrits pour le théâtre, comme Le Discours aux animaux, ou difficiles à monter, comme Le Drame de la vie, et pour éviter des interventions extérieures hasardeuses, Valère Novarina a décidé de proposer lui-même aux éventuels metteurs en scène des adaptations en quelque sorte 'clé en mains'. Le Repas est une adaptation pour la scène des première pages de La Chair de l'homme.

  • Quatre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leurs hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite.

  • Le 29 mars 2009, les Mahorais ont voté à plus de 95% pour la départementalisation de leur île. Pour cette grande majorité, il s'agit de la fin d'une longue lutte menée par plusieurs générations, afin d'être « libres ». Oui, les Mahorais ont voulu « être Français pour être libres ». Libres de quoi ? Libres de qui ? Mais connaissent-ils les avantages et les inconvénients de ce nouveau statut ? Quels seront les changements dans la société, les rapports entre les deux communautés : Mahorais et Wazungu ? Le pouvoir de la République face au pouvoir de la religion.

  • Olympe de Gouges fait revivre dans ses comédies de nombreux personnages du XVIIIe siècle (Voltaire, Montesquieu, Rousseau, les soeurs Ferning, la mort de Mirabeau, l'entrée de Dumouriez à Bruxelles), des problèmes cruciaux comme ceux des "voeux forcés" et les nouveaux droits civiques des femmes. Révoltée contre toute forme de discrimination, d'esclavage, elle rêve d'une authentique révolution sociale. Son théâtre politique témoigne de sa vitalité et ses préfaces apparaissent comme de brillants plaidoyers.

  • C'est une histoire qui tire au sort comme toutes les histoires. Si elle te tombe dessus... Si tu cours, elle court. Plus vite elle te retombe dessus. Si tu lui fais la tête elle te ligote sur place, et si tu l'ignores, elle s'en contrefiche. Le jour où Pitagaba est parti. Deux fois il est parti. La première fois quand il a demandé la route. La deuxième fois quand il n'est pas revenu.

  • Ce livre explore l'écriture singulière de Valère Novarina, à partir de l'expérience de metteur en scène de Claude Buchvald. Il raconte l'histoire de cette plongée dans un univers textuel novateur et exigeant, en explorant avec les acteurs, pas à pas, son avènement sur la scène.
    Écrit en un style résolument personnel et accompagné de photographies originales souvent inédites, ce livre est un acte de foi en la puissance visionnaire du théâtre.

  • Les lessiveuses

    Yamina Zoutat




    SOMMAIRE
    Scène 1
    Scène 2
    Scène 3
    Scène 4
    Scène 5
    Scène 6
    Scène 7
    Scène 8
    Scène 9
    Scène 10
    Scène 11
    Scène 12
    Scène 13
    Scène 14
    Scène 15

  • La relation entre les arts vivants et les arts audiovisuels n'a eu de cesse de s'intensifier depuis l'invention du cinématographe. Mais quels sont aujourd'hui les enjeux de la captation audiovisuelle des arts scéniques ? À partir de quel moment le filmage d'une oeuvre scénique préexistante peut-il être considéré comme une oeuvre à part entière ? Quels sont les processus de transmédialité mis en oeuvre ? Quel type de rapport se forme entre le metteur en scène et le réalisateur ?

  • Compris dans l'avant garde artistique du XXe siècle par sa position politique radicale et une réflexion permanente sur le rôle du théâtre, dont il questionne de manière incisive la vocation institutionnelle visant à plaire, le Living Theatre propose une relation interactive entre l'acteur et le public. Ces derniers doivent contester ensemble les conventions établies d'un théâtre fondé sur l'illusion. "Paradise Now", création théâtrale collective exprimant l'esprit de révolte du temps, recherche le paradis et l'Utopie "hic et nunc" à travers la détermination infatigable de mener à bout l'entreprise théâtrale par l'action, la rébellion et la révolution anarchique non-violente. Le 24 juin 1968, la première de Paradise Now à Avignon est une révolution dans le théâtre : la plus accomplie de leurs performances représente l'apogée de leur création artistique, transgressant la frontière scène-salle et la bienséance bourgeoise.

  • Six pièces de théâtre inédites d'Élie Stephenson, le dramaturge révolutionnaire de Guyane :

    Les Voyageurs
    suivi de
    Un Rien de pays o Les Délinters o La Route o La Terre o Placers ou L'Opéra de l'or

    Né en 1944 à Cayenne, Élie Stephenson est avec le poète L.-G. Damas l'une des grandes figures de la littérature guyanaise. Auteur d'une dizaine de recueils de poèmes, dont Une Flèche pour un pays à l'encan, Catacombes de Soleil, La Conscience du feu, il a écrit une dizaine de pièces de théâtre, dont une grande partie était inédite, une lacune que vient combler le présent volume, articulé autour d'un dénominateur commun : la domination.

    « Quel que soit le sens dans lequel on tourne l'oeuvre de Stephenson, écrit Biringanine Ndagano, il y est toujours question du pouvoir du Blanc, ce pouvoir qu'il s'est arrogé par la force, depuis le voyage de Christophe Colomb, jusqu'à ce jour, en passant par la colonisation, l'esclavage, les indépendances, la départementalisation ou la régionalisation. C'est ce qu'on appellerait une variation. Oui, l'oeuvre de Stephenson est une variation sur le même thème. »

  • Ce livre est la somme de réflexions et d'expériences d'un plasticien qui utilise comme substance pour son travail la culture japonaise. Par ce choix, le lecteur découvre le théâtre Nô, art théâtral dramatique, chanté et dansé, joué le plus souvent masqué, et ses nouvelles possibilités artistiques. Cette démarche montre que certains concepts japonais furent et restent encore aujourd'hui les influences majeures de beaucoup d'artistes contemporains.

  • Cet ouvrage propose aux amateurs ou professionnels, qui animent des ateliers de théâtre, une approche à la fois ludique et pratique de la formation à l'art de la scène et au jeu d'acteur. Présenté sous la forme d'ateliers, il aide les formateurs à bâtir une séance de travail de A à Z, du rituel du training à la mise en espace d'un texte. Passant en revue les fondamentaux de l'acteur (corps, voix, imaginaire, relation à l'espace scénique et au public...), et les différentes techniques de théâtre, il aborde également la dramaturgie et le travail d'interprétation d'une scène ou d'un rôle.

  • Comédie subtile et jubilatoire sur les soucis qui tombent sur les Moscovites dès qu'ils se retrouvent à la campagne... Le texte traite, au travers de dialogues savoureux, non pas de "petites choses" humoristiques, mais de l'homme bien souvent "de trop", concept créé par Tourgueniev, un homme qui ne trouve pas sa place dans la société civile nouvellement créée, désemparé qu'il est devant la vie nouvelle. Apparaît au fil des répliques la misogynie, maladie répandue en Russie tsariste et réaction masculine devant les femmes qui cherchent à s'émanciper et délaissent leurs enfants...

  • La Griotique, un concept scénique pour traduire l'oralité poétique négro-africaine dans toute sa modernité et son authenticité. L'auteur procède, à l'occasion de ses mémoires et réflexions sur la Griotique, à une relecture originale et minutieuse de l'histoire de la pratique théâtrale négro-africaine au XXè siècle. Il ouvre les perspectives d'un renouvellement profond aussi bien de notre créativité scénique et théâtrale que de la réflexion critique et esthétique sur cette créativité.

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