Littérature traduite

  • Edition enrichie (Notes, commentaires, repères chronologiques)
    À la cour d'Athènes, Hermia en appelle à la clémence de son père Égée qui veut lui imposer comme mari Démétrius, alors qu'elle aime Lysandre. Pour échapper à son sort, elle se réfugie dans la forêt, bientôt suivie par les autres protagonistes. Là, Obéron, roi des elfes, qui vient de se quereller avec sa femme Titania, fait appel au malicieux lutin Puck et à ses philtres d'amour. De nombreuses aventures amoureuses vont alors se croiser, se faire et se défaire, au gré des sortilèges et des intrigues, mêlant monde classique et monde légendaire.
    Cette comédie à la fantaisie débridée se double d'une saveur parodique et satirique  : les amours heureuses sont-elles possibles sans enchantement  ? Avec Le Songe d'une nuit d'été, Shakespeare donne libre cours à une incroyable liberté d'imagination qui continue à fasciner le public moderne.
     
    Traduction de François-Victor Hugo.
    Édition établie et annotée par Yves Florenne.

  • Trois sorcières ont prédit à Macbeth qu'il deviendrait roi d'Écosse. Pour que son destin se réalise, il assassine le souverain en place ; mais parce qu'il a tué, il devra tuer encore et les morts ne le laisseront pas en paix. Sa femme, lady Macbeth, qui a armé son bras, paiera de sa raison son ambition monstrueuse. Récit tragique de la soif du pouvoir et de la folie des hommes, Macbeth, créée pour la première fois en 1606, est « la vision la plus mûre et la plus profonde du Mal chez Shakespeare ». « La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien. » Traduction de François-Victor Hugo

  • Blues pour l'homme blanc

    James Baldwin

    • Zones
    • 27 Août 2020

    James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l'assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
    L'accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l'arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l'élément déclencheur de ce travail.
    C'est aussi le meurtre atroce en 1955 de l'adolescent Emmett Till qu'il décide d'évoquer : " Dans ma pièce, écrit-il, il est question d'un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l'action de la pièce s'articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l'homme qui a physiquement commis l'acte, est responsable de sa mort. L'action de la pièce implique l'effroyable découverte que personne n'est innocent [...]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. "

  • L'insupportable quotidien de deux hommes qui se déchirent. 5 hommes, 4 femmes / durée : 1 h 30.

  • Dans ces textes de jeunesse, Marina Tsvétaïéva touche à un genre pour lequel elle demeure méconnue - le théâtre -, y nouant courtes intrigues et petites scènes narratives autour de la rencontre amoureuse. C'est encore cependant sa plume versifiée qui frappe par son
    incandescence dans ces deux tableaux où se meuvent, poétiquement, silhouettes brûlant d'absolu et solitudes sans remède.
    Le monsieur : Écartez-vous ! Vous allez brûler vos cheveux !
    La dame : Ne craignez rien pour moi ! Je suis moi-même Feu.

  • Edition enrichie (préface, note sur la traduction, notes, dossier, chronologie, bibliographie)Au retour du mariage de la princesse Claribel avec le roi de Tunis, le vaisseau du roi de Naples, Alonso, qu'accompagne son fils Ferdinand, est pris dans une tempête et s'échoue sur une île habitée par un monstre, Caliban, et par un esprit aérien, Ariel. L'ancien duc de Milan, Prospéro, naguère évincé du trône par son frère Antonio, y vit depuis douze ans : or c'est lui qui a magiquement provoqué la tempête... Si La Tempête, dernière pièce de Shakespeare écrite en 1611, est une comédie, sa dimension comique reste discrète, et cette oeuvre singulière semble surtout l'équivalent d'un « masque de cour », spectacle total aux ballets bien réglés, avec chants et musique, où domine l'art de l'enchanteur. Et l'enchanteur est ici l'omniprésent Prospéro, qui a mis à son service Caliban et Ariel. Chassé du pouvoir, il exerce sa vengeance, mais ne refuse pas la main de sa fille à Ferdinand.

  • Othello

    William Shakespeare

    Comment le Maure Othello, valeureux général de l'armée vénitienne, en vient-il à se métamorphoser en bête sanguinaire ? Pourquoi un être d'une si haute noblesse se laisse-t-il convaincre par les calomnies d'un scélérat, jusqu'à tuer de ses mains son épouse bien-aimée ?Dans Othello, qui compte parmi les sommets du répertoire tragique, Shakespeare explore le vertige du mal pur - ce mal dont la naissance est obscure, banale, presque imperceptible, et qui soudain ouvre sous nos pas un gouffre au fond duquel on voit l'Enfer.

  • 'Quoi? un essaim de femmes au coeur frêle,
    parler au peuple? et comment feront-elles?'

    Sur une place de l'Athènes antique, au petit matin, plusieurs femmes vêtues en hommes se réunissent. Secrètement, à l'abri des regards masculins, elles forment un plan : ce sont elles, désormais, qui seront à la tête de l'illustre cité et qui recomposeront à leur gré un modèle de société où elles jouissent de droits neufs...

    Satire politique habillée de grivoiseries, cette pièce est l'une des plus réjouissantes de la comédie grecque antique.

  • Noces de sang (1933), par sa forme lyrique, est à la fois un poème dramatique et une tragédie rurale. Marquée par l'Andalousie et la mythologie gitane, cette pièce, avec toute l'aspiration de l'auteur au réalisme et à la vérité, puise son intrigue à un fait divers évoquant des noces sanglantes au cours desquelles la Fiancée - elle n'a pas d'autre nom : c'est un archétype -, au lieu de se rendre à l'église, s'enfuit avec son ancien amoureux. Tout finit dans le sang car les deux hommes s'entretuent. Mais ici, l'intrigue est constamment transcendée et magnifiée par la poésie, les chants et l'atmosphère mythique qui pose d'emblée le maléfice de la Lune.

  • À la mort de son mari, Bernarda décide, pour marquer le deuil, que ses filles ne sortiront pas de leur maison pendant huit ans. Ce huis clos se déroule dans l'âpre atmosphère du Sud de l'Espagne où, entre censure et anathème, les femmes sont recluses et l'amour est frappé d'interdit. Jalousie, hargne, désirs et passions s'exacerbent. Un homme hante les rêves des cinq soeurs. Il doit épouser l'aînée mais la plus jeune s'éprend de lui : telle est la bombe qui explose au milieu des rivalités, des frustrations et des perfidies. Lorca devait mourir, exécuté, deux mois plus tard, tandis que le pays s'enfonçait, pour de longues années, dans le mutisme, dans ce silence réclamé par Bernarda Alba de la première à la dernière réplique. La chape qui s'abat sur la "maison" à la chute du rideau devient dès lors allégorique de tout un pays bâillonné. Et, par-delà l'Espagne et la voix du poète, elle accuse les préjugés et le fanatisme qui emprisonnent la conscience humaine et poussent au néant.

    Cette tragédie, jouée sur les scènes du monde entier, est entrée en 2015 au répertoire de la Comédie-Française.

  • Quatre personnages se croisent : Leonore Franck, veuve du célèbre écrivain Karl Amadeus Franck, leur fils Friedrich, Bürstein, le biographe du maître et une mystérieuse femme qui s'avère être l'amour d'enfance du grand écrivain, celle à qui il a écrit des dizaines de pièces enflammées et dédié une pièce de théâtre que tout le monde croyait jusqu'alors perdue. Or cette femme détient les lettres et le manuscrit...
    Tout le génie de Zweig est de glisser du vaudeville classique à la pièce métaphysique sur la création. Depuis la mort de l'écrivain, sa veuve, ainsi que le biographe, ont maquillé la réalité. Or quand Bürstein se repent, la légende de l'écrivain s'effondre, mais pour donner naissance à la véritable histoire d'une vie et d'un amour passionné.
    Légendes d'une vie est consacrée aux relations d'une famille et de l'oeuvre que laisse un grand homme disparu. A-t-elle le droit de tout publier? Doit-elle censurer, couper, rectifier ?

  • Jack Worthing et Algernon Moncrieff, deux jeunes dandies du Londres de la fin du XIXe siècle, se sont inventé un parent et un ami fictif, bien commode pour échapper aux obligations sociales. Pour Jack, c'est Constant, frère débauché qui lui permet de fuir la campagne ; pour Algernon, c'est Bunbury, ami toujours souffrant, qui lui permet de fuir Londres. Jusqu'à quand tiendra la supercherie ? Un feu d'artifice d'humour, de finesse et de mots d'esprit. Satire de la société victorienne tout autant que féerie comique, L'Importance d'être Constant est le chef-d'oeuvre d'Oscar Wilde.Cette nouvelle traduction est celle de la pièce telle qu'elle a été représentée du vivant de Wilde. Elle est précédée d'un long essai de Charles Dantzig, « La premièrte Gay Pride ».Traduit et préfacé par Charles Dantzig.
    Edition bilingue.

  • Dans l'aride Andalousie, un paysan déserte la couche de sa jeune épouse pour surveiller l'irrigation de ses champs. Mais Yerma ne rêve que d'avoir un enfant. Les années passent sans que son corps porte de fruit. Aime-t-elle ce mari qu'on lui a donné? A-t-elle jamais frémi dans d'autres bras? Oui, naguère, ceux du berger avec qui elle dansa. Il y a eu maldonne. S'il est vrai que labours et brebis font richesse, seul l'amour est fécond. Stérile et vide, Yerma ira jusqu'au bout de l'espoir entre vaines promesses et hallucinantes processions où la vérité se fera jour. Lorca bâtit là, après Noces de sang et avant La Maison de Bernarda Alba, une tragédie de la frustration, composant, lyrique ou baroque, l'ardente mélopée d'une âme pure malmenée par la vie.

    Cette pièce magistrale, donnée deux ans avant la guerre civile, où une femme passionnée exalte sa soif de liberté et soulève tant de clameurs, allait devenir l'emblème du poète assassiné et assurer sa gloire.

  • MIRANDOLINE, seule.
    Ah ! si j'avais dû épouser tous ceux qui ont dit vouloir ma main, j'en aurais des maris ! Autant il en descend dans cette auberge, et autant qui s'éprennent de moi, jouent les amoureux transis, et me proposent, tous autant qu'ils sont, de m'épouser séance tenante ! Et voilà pas ce Chevalier, cet ours mal léché, qui me traite si rudement ? C'est bien le premier voyageur venu dans mon auberge qui n'ait pas eu plaisir à traiter avec moi. Je ne dis pas que tous doivent tomber amoureux au premier coup d'oeil, non. Mais me mépriser ainsi, voilà qui me met dans une rage noire. (acte I, scène XI)
    Texte intégral

  • Maître Pathelin a rondement mené son affaire : il a acheté « à crédit » une étoffe à sieur Guillaume, et l'a si bien abusé qu'il n'acquitte pas sa dette. Mais à malin, malin et demi : il apprendra à ses dépens que « tel est pris qui croyait prendre »... Quant à La Farce du cuvier, elle permet à Jacquinot de renverser les « rôles » au sein de son foyer.
    Ces deux farces font écho l'une à l'autre, conjuguant duperie, rebondissement et jeux sur le langage sans autre morale que le plaisir de tromper le trompeur.

  • Edition enrichie d'Alain Jumeau comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    Un mari idéal (1895) est la troisième des comédies d'Oscar Wilde. Créée quelques semaines avant L'Importance d'être constant, elle fut jouée au même moment, et l'auteur triompha sur deux scènes différentes de Londres.
    Sir Robert Chiltern semble disposer de tous les atouts : il est riche, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères, et sa femme voit en lui un mari idéal. Mais son succès repose sur une grave malhonnêteté, dissimulée depuis sa jeunesse. Il sera victime d'un chantage.
    La comédie dénonce l'hypocrisie, le culte de l'or qui corrompt la société et l'affairisme qui gagne les milieux dirigeants. Cette visée politique n'empêche nullement Wilde, dans un festival de mots d'esprit, d'aphorismes et de paradoxes frisant l'absurde, de jouer avec le langage, avec l'intrigue et les conventions scéniques, comme pour mieux affirmer sa liberté et sa modernité.

  • " Il y a dans l'écriture dramatique une certaine agressivité ; en revanche, il existe une forme d'art aimable et familière, c'est la nouvelle. " Arthur Miller.
    " Je ne sais pas très bien comment m'y prendre, mais j'ai terriblement envie de vivre différemment " : tel est le constat, sinon le voeu pieux, que pourraient faire tous les personnages mis en scène par le grand dramaturge américain Arthur Miller dans les nouvelles ici rassemblées, écrites entre 1951 et 1967. Un comédien qui lève le rideau sur ses années perdues, deux amis sillonnant l'Italie pleins de leur mal-être, trois " misfits " tâchant de fuir leur existence sous le soleil brûlant du désert californien (texte qui donnera naissance au film Les Misfits) : tous attendent une délivrance qui ne vient pas. Mais le lecteur, lui, ne regrettera pas de les avoir croisés dans ces pages, et refermera le livre enchanté de les avoir connus.

  • 'J'ai écrit ce Sindbad en 2002. Les poissons de la Méditerranée se nourrissaient déjà de naufragés depuis cinq ans. Cela se passait à Pâques en 1997. Sur l'Adriatique, un navire de guerre italien essayait de bloquer la route d'un gros bateau albanais en éperonnant sa coque. Il coula à pic immédiatement et plus de quatre-vingts Albanais périrent. Le bateau s'appelait Kater I Rades et son naufrage inaugurait l'infamie.
    J'ai emprunté un marin aux Mille et Une Nuits pour le faire naviguer sur Notre Mer avec le chargement de la plus rentable des marchandises de contrebande : le corps humain. Il n'a pas besoin d'emballage, il s'entasse tout seul, son transport est payé d'avance et pas à la livraison.
    /> Ce Sindbad est un concentré de marins et d'histoires, depuis celle de Jonas, prophète avalé vivant par la baleine, à celles des émigrés italiens du vingtième siècle avalés vivants par les Amériques.
    Ici, Sindbad en est à son dernier voyage. Il transporte des passagers de la malchance vers nos côtes fermées par des barbelés.'
    Erri De Luca.

  • Volpone

    Ben Jonson

    Volpone - célibataire très riche sans héritier naturel - feint cyniquement d'être à l'article de la mort, ce qui a pour but d'attirer les prétendants à la succession. Le serviteur Mosca fait saliver l'avocat Voltore, le vieux gentilhomme Corbaccio et le jeune marchand Corvino devant la perspective de l'héritage. Corvino va jusqu'à offrir sa femme, Corbaccio déshérite son fils. Les choses se compliquent jusqu'à un dénouement moral dans le procès final où Volpone et Mosca sont démasqués.

  • Sirène, ondine, naïade... Il arrive que les noyées, les suicidées ou les jeunes femmes emportées prématurément par une mort violente se métamorphosent en l'une de ces créatures mythiques que les Slaves nomment Roussalka. Elles charment les hommes par leur chant et les attirent tout près du bord pour les entraîner avec elles. De cette figure universelle, Pouchkine tire un drame à la couleur typiquement russe.
    La fille d'un meunier aime un prince éperdument. Quand il la délaisse, enceinte, pour en épouser une autre, elle se jette dans le Dniepr et la campagne russe prend soudain des airs de conte fantastique. Le meunier devient fou : sa fille lui parlerait du fond des eaux. Le prince lui-même entend la voix de son enfant. La jeune paysanne l'aime toujours et elle l'attend. Ce ne sont peut-être que des regrets... Mais c'est bien vous que l'envoûtement de La Roussalka pourrait emporter.

  • Attends, écoute-moi trente secondes, je vais te montrer un truc, tu vois, mec, Jésus, il descend sur terre, et son karma, c'est de savoir qu'il est fils de Dieu, et qu'il va falloir mourir sur la croix pour assurer la sécurité, la sécurité éternelle du genre humain, c'était tout prévu à l'avance, même Judas...

    Beat Generation : une pièce au sujet de l'amitié, de l'angoisse et, aussi, du karma. Elle débute par un beau matin d'automne clair et frais, alors que quelques amis, honnêtes travailleurs pour certains, des individus en voie de clochardisation pour d'autres, se passent de main en main une bouteille de vin. La pièce finit par la réaffirmation, en forme de satori, du pouvoir de l'amitié et de la valeur des petits échanges sans importance qui forment le fond de notre vie.

  • Popper

    Hanokh Levin

    Shvartziska se cure le nez. Son mari, Shvartz, veut donner un baiser à cette seule partie de son corps qu'il n'a jamais embrassée. Horreur ! Elle refuse. Crise. Shvartziska se confie à leur ami Popper. Shvartz enrage de savoir ce « médiocre célibataire » au courant de leur intimité. C'est décidé : Popper doit mourir. Survivra-t-il à la folie meurtrière de Shvartz ? Hanokh Levin (1943-1999), un des dramaturges israéliens les plus subversifs et un des auteurs les plus joués dans le monde, « le Beckett israélien », transfigure les clichés de la comédie bourgeoise et donne un chef-d'oeuvre du théâtre de l'absurde.Inédit.Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz. 

  • Parti pour un voyage d'affaires à Valparaiso (Indiana), un homme se retrouve à Valparaíso, au Chili, héros de pacotille d'un périple qui tourne à la quête existentielle. 6 hommes, 3 femmes / durée : 1 h 45

  • La vie oubliée : Riccardo, un enseignant-chercheur de quarante ans, vient de vendre sa maison dans laquelle il vit avec sa fille Alice, onze ans. Il prépare les cartons du déménagement et dialogue avec le spectre de sa femme, Simona, qui vient de mourir. Simona a peur de disparaître avec la maison vendue.
    L'Orgine du monde :Daria est recluse chez elle en pleine dépression. Elle y soliloque sur le sens de la vie en cherchant en vain des réponses au fond de son réfrigérateur, dans les brefs non-échanges avec sa fille adolescente, et dans un dialogue imaginaire avec sa thérapeute.

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