Théâtre

  • Notre héros, Édouard Baer lui-même ou peut-être son double, est paniqué : il vient de s'échapper de la scène du théâtre où il devait jouer André Malraux. Mais comment jouer un héros d'une telle étoffe ? Comment oser ? Question vertigineuse qui plonge notre homme dans de douces élucubrations, mélancoliques et absurdes sur le métier de vivre.

    Le voilà donc devant un public qui est venu pour tout autre chose. Commence alors un formidable monologue, ode au théâtre, à la littérature et au cinéma qui permet à Édouard Baer de convoquer ses grands hommes (Malraux bien sûr mais aussi Napoléon, Guignol et Jean Rochefort), ses auteurs fétiches (de Camus à Romain Gary en passant par Thomas Bernhard, Boris Vian et Brassens) ; et de faire vibrer ses obsessions (la tentation de la fuite, le temps qui passe, ses envies d'ailleurs).

    Le portrait d'un homme hésitant, charmant et charmeur qui met à nu ses failles tout en partageant généreusement ses angoisses, un tchatcheur intello à l'humour subtil, qui voue un culte à la poésie et à la fragilité du monde.

    Un autoportrait d'Édouard Baer ?

  • J'ai toujours aimé le théâtre.
    Au lendemain de la guerre, j'ai découvert son pouvoir d'envoûtement du troisième balcon où se juchaient les étudiants.
    La jeunesse s'est enfuie, mais la passion est restée. Elle devait porter ses fruits. J'ai écrit en secret des pièces de théâtre. Nombre d'ébauches ont pris le chemin de la corbeille à papier, mais quelques-unes ont échappé à ces excès de dépit amoureux. Les voici réunies sous le titre optimiste de Théâtre I.
    Au lecteur d'être, par la grâce de l'imagination, le metteur en scène et l'acteur de ces pièces. Frappons les trois coups. Instant magique, le rideau se lève...R. B. 
    Né à Paris en 1928, Robert Badinter, avocat, fut ministre de la Justice (1981-1986), président du Conseil constitutionnel  (1986-1995) et sénateur (1996-2001).

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie).Le nez de Cyrano s'est mis en travers de son coeur. La belle Roxane aime ailleurs, en l'espèce un cadet sans esprit mais de belle apparence, Christian de Neuvillette. La pièce de Rostand met en scène la tragique complicité entre deux moitiés d'homme, et s'achève sur une évidence en forme d'espérance : sous les traits de Christian, ce n'était pas moins que l'âme de Cyrano qu'aimait Roxane. Avec ce drame en cinq actes, au travers des reprises ou des adaptations cinématographiques, Rostand a connu et connaît un succès ininterrompu et planétaire. Pourquoi ? A cause des qualités d'écriture, des vertus dramatiques ou de la réussite du personnage principal de la pièce ? Sans doute, pour une part. Mais la raison profonde tient à son art de caresser l'un de nos plus anciens mythes : il n'est pas de justice ici-bas, ni d'amour heureux. Presque pas. Et tout est dans cette manière de nous camper sur cette frontière, entre rêve et réalité, entre lune et terre.

  • Le Tartuffe

    Molière

    Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Un faux dévot s'installe dans la famille d'Orgon dont il fait sa dupe, y vit grassement et manifeste une assez vive sensualité pour courtiser la maîtresse de maison - avant d'être finalement démasqué. Le sujet de sa pièce, Molière dut longuement batailler pour finalement l'imposer en 1669, car, à sa première représentation à Versailles, la comédie avait été jugée dangereuse : s'il décriait les apparences de la vertu, Molière ne rendait-il pas également suspects les dévots authentiques ?
    Car tel est bien l'enjeu sérieux de la pièce : percer à jour l'hypocrisie tout en nous incitant à méditer sur le déguisement et la métamorphose. Mais Le Tartuffe est aussi une comédie de moeurs et de caractères où la farce peu à peu s'inßéchit vers le drame et cependant s'harmonise parfaitement avec lui. Molière fait preuve ici d'un métier admirable pour faire passer le spectateur du rire franc à la plus délicate émotion, de la gaieté la plus vive à la réflexion la plus grave, et parfois la plus sombre.
    Edition de Jean-Pierre Collinet. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier et commentaires sur l'oeuvre, notices, chronologie et bibliographie)« Trahi de toutes parts, accablé d'injustices, Je vais sortir d'un gouffre où triomphent les vices ; Et chercher sur la terre un endroit écarté Où d'être homme d'honneur, on ait la liberté. »
    Au moment où il quitte la scène, Alceste quitte également le monde auquel il s'est heurté, et le vrai sujet de la comédie est bien la confrontation du misanthrope et de ce milieu mondain qu'il récuse : par philosophie, certainement, mais également par cet esprit chagrin d'atrabilaire qui en fait l'ennemi de toute sociabilité, comme le montre la manière incongrue et bourrue dont il témoigne à Célimène un amour qui prend à rebours les règles de la galanterie.
    Cet extravagant est donc certainement ridicule. Mais comment lui reprocher, néanmoins, l'intransigeante pratique des vertus de sincérité, de justice et de droiture ? Parce que Alceste dénonce le monde, c'est bien lui qui permet à Molière, en 1666, de nous en donner une image véritable - jusque dans ses contradictions.
    Edition de Claude Bourqui. 

  • Edition enrichie (Notes, commentaires, repères chronologiques)
    À la cour d'Athènes, Hermia en appelle à la clémence de son père Égée qui veut lui imposer comme mari Démétrius, alors qu'elle aime Lysandre. Pour échapper à son sort, elle se réfugie dans la forêt, bientôt suivie par les autres protagonistes. Là, Obéron, roi des elfes, qui vient de se quereller avec sa femme Titania, fait appel au malicieux lutin Puck et à ses philtres d'amour. De nombreuses aventures amoureuses vont alors se croiser, se faire et se défaire, au gré des sortilèges et des intrigues, mêlant monde classique et monde légendaire.
    Cette comédie à la fantaisie débridée se double d'une saveur parodique et satirique  : les amours heureuses sont-elles possibles sans enchantement  ? Avec Le Songe d'une nuit d'été, Shakespeare donne libre cours à une incroyable liberté d'imagination qui continue à fasciner le public moderne.
     
    Traduction de François-Victor Hugo.
    Édition établie et annotée par Yves Florenne.

  • Le mythe antique de la guerre de Troie revisité par Giraudoux, dans le contexte de l'entre-deux-guerres.
    L'oeuvre
    o Hélène, reine de Sparte, emmenée à Troie par Pâris ; des Grecs qui crient vengeance ; des vieillards opiniâtres, prêts à tout pour faire la guerre ; un héros qui n'aime plus se battre ; deux prophétesses, des dieux qui se contredisent... La tragédie est aux portes de Troie, comme elle est aux portes de l'Europe en 1935.
    o Un ouvrage en lien avec le thème « Agir dans la cité » du nouveau programme de français en 3e.
    Les thèmes
    o « Hélène et Andromaque au coeur de la guerre de Troie » : un groupement de textes sur deux figures légendaires de la guerre de Troie.
    o « La guerre de Troie à travers les arts » : un dossier - avec des reproductions en couleurs - qui permet d'étudier la représentation de la guerre de Troie à travers un choix d'oeuvres, du vase grec à l'affiche du film Troie.
    Les autres compléments pédagogiques
    o L'ouvrage comprend :
    - des repères sur le contexte de la pièce ;
    - des questionnaires, avec des définitions pour expliquer les notions en jeu ;
    - des textes en écho, pour construire une culture littéraire ;
    - un bilan de lecture permettant de faire la synthèse ;
    o Et, sur www.oeuvres-et-themes.com, un guide pédagogique et des fiches photocopiables pour l'enseignant.

  • Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre.
    Reda
    tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale.
    Édouard, voix intérieure
    voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà.
    Reda, hurlant
    sale pédé ! T'es qu'un putain de sale pédé !
    Il secoue Édouard. Soudain il se calme. Il l'embrasse.
    arrête d'avoir peur, je suis sensible, j'aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent.
    En 2018, Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d'Édouard Louis, Histoire de la violence, avec l'auteur. Au cœur de la violence est le fruit de cette collaboration.
    Édouard Louis est écrivain. Ses premiers romans ont été traduits dans une trentaine de langues et font l'objet de plusieurs adaptations théâtrales et cinématographiques dans le monde entier.

  • Trois sorcières ont prédit à Macbeth qu'il deviendrait roi d'Écosse. Pour que son destin se réalise, il assassine le souverain en place ; mais parce qu'il a tué, il devra tuer encore et les morts ne le laisseront pas en paix. Sa femme, lady Macbeth, qui a armé son bras, paiera de sa raison son ambition monstrueuse. Récit tragique de la soif du pouvoir et de la folie des hommes, Macbeth, créée pour la première fois en 1606, est « la vision la plus mûre et la plus profonde du Mal chez Shakespeare ». « La vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus ; c'est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien. » Traduction de François-Victor Hugo

  • Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • « Merdre ! » C'est sur ce juron provocant et inattendu que s'ouvre Ubu roi, dont la première représentation publique, en 1896, fait scandale. L'histoire de ce dictateur bouffon, devenu roi à la place du roi avec pour toute ambition de s'empiffrer et de s'enrichir, ne ressemble en effet à rien de connu. Parodiant Shakespeare et le drame historique, méprisant toutes les conventions théâtrales Jarry crée en Ubu un personnage inclassable, caricature de l'homme de pouvoir, et symbole de la bêtise humaine... dont on ne sait trop s'il faut rire ou pleurer.

  • Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda est vaincu et capturé par le capitaine général espagnol Monteverde.
    Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu'ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent.
    Depuis sa création en 1948, cette pièce, dont Albert Camus disait : " Elle ne doit rien à aucune école ou à aucune mode et pourtant elle s'accorde à la terrible cruauté du temps sans cesser de se référer à une pitié vieille comme le cœur humain ", n'a jamais cessé d'être jouée dans quelque partie du monde. Elle a été adaptée en plus de vingt langues.
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  • Rodrigue et Chimène sont sur le point de se marier mais une grave querelle oppose leurs pères : à la suite d'une rivalité, le Comte, père de Chimène, gifle don Diègue, père de Rodrigue. L'affront ne peut être réparé que par la mort du Comte, mais don Diègue, trop vieux, remet son épée à Rodrigue pour venger son honneur. Rodrigue doit alors faire face à un douloureux dilemme : perdre Chimène ou son honneur. Que fera Rodrigue ?Bibliocollège propose :
    o le texte intégral annoté,
    o des questionnaires au fil du texte,
    o des documents iconographiques exploités,
    o une présentation de Corneille et de son époque,
    o un aperçu des genres de la tragi-comédie et de la tragédie,
    o un groupement de textes : « Amour de théâtre, amour impossible ».

  • Monsieur Jourdain, riche bourgeois, s'est mis en tête de faire comme les nobles. Pour cela, il prend de nombreuses leçons de danse, musique, escrime et  philosophie, se fait faire des habits de luxe, et fait la cour à une marquise.

  • Le médecin malgre lui

    Molière

    En lien avec le thème «  Résister au plus fort  » du nouveau programme de français en 6e, la célèbre comédie de Molière dans une édition «  Spécial théâtre  : avec des ateliers théâtre, des photos de mise en scène et des extraits vidéo.
     
    La pièce
    Sur un canevas simple de farce, Molière nous fait rire des médecins, comme des pères qui marient leur fille contre leur gré.
     
    Une édition «  Spécial théâtre  »
    L'édition de la pièce comprend  :
    o des pistes d'ateliers théâtre, au fil du texte, pour une lecture très active  ;  
    o des photos en couleurs permettant de comparer des mises en scène  ;
    o une interview du metteur en scène Jean Liermier.
    Et en accès libre sur www.youtube.com/, chaîne Théâtre Hatier  :
    des extraits vidéo de la mise en scène de Jean Liermier au théâtre des Amandiers (2007).
     
    Les autres compléments pédagogiques
    o Un guide de lecture avec des repères et un parcours de l'oeuvre.
    o Un groupement «  Textes & image  » sur le thème du mariage.
    o Une enquête très documentée sur la médecine au temps de Molière.
     
    Pour l'enseignant
    Sur www.classiquesetcie.com, un guide pédagogique proposant un descriptif complet de la séquence et des fiches d'activités photocopiables sur l'oeuvre.
     

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Lorsque Molière fait jouer Les Femmes savantes en 1672, un an avant sa mort, il ne moque ni les femmes ni le savoir, mais cette ostentation des connaissances qui contrevient à ce qu'on nomme alors l'honnêteté. Son sujet comme son écriture, en cinq actes et en vers, en font l'une des plus achevées de nos comédies. La pièce pourtant ne correspond plus à l'air du temps. L'heure est aux grands spectacles ; Lully vient d'obtenir du roi un monopole sur le théâtre accompagné de musique, et Molière semble venir trop tard : Les Femmes savantes ne rencontrent donc qu'un premier succès limité. La pièce s'impose cependant dès la fin du siècle, et cette fois pour toujours, par le brio de la satire, le mordant de la raillerie, et les ressources d'un comique que rien n'a pu vieillir.
    Edition de Claude Bourqui. 

  • Pour avoir enterré son frère rebelle, Antigone doit être punie de mort. Le tyran Créon refuse de revenir sur sa décision malgré les lamentations des vieillards de Thèbes et les supplications de son propre fils Hémon, fiancé d'Antigone. Seuls les présages de Tirésias le feront changer d'avis, mais il sera déjà trop tard...

  • Electre

    Jean Giraudoux

    Une édition de la pièce de Giraudoux spécialement conçue pour les lycéens. Avec une anthologie sur la tragédie.
    L'oeuvre
    Dans la cité grecque d'Argos, la jeune Électre cherche à venger la mort de son père Agamemon. Le retour d'Oreste, son frère banni, lui offre l'occasion d'aller jusqu'au bout de son projet. Dans cette tragédie écrite en 1937, Giraudoux puise aux sources des mythologies grecque et latine pour souligner, face à la montée du totalitarisme, l'actualité de son héroïne.
    L'anthologie sur la tragédie
    17 textes pour remonter aux sources grecques et latines de la tragédie, en définir les principales caractéristiques, et montrer comment, au fil des siècles, on est passé du genre au registre tragique.
    Des documents complémentaires
    o Des photos de mises en scène
    o Deux corpus thématiques : « Les réécritures du mythe d'Électre » et « Le théâtre ou la résistance »
    Le dossier
     Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre :
    o des questions pour guider la lecture du texte
    o des repères historiques, culturels et biographiques
    o des fiches de lecture
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Perdican revient au village de son enfance où il doit épouser sa cousine Camille, mais la jeune fille, tout juste sortie du couvent, est prévenue contre l'amour, par avance convaincue de la désillusion qu'elle encourt. Par dépit, Perdican séduit alors Rosette, une petite paysanne, et dans un décor de fraîcheur bucolique, c'est une fin tragique qui s'annonce.
    Camille et Perdican partagent sans doute la même religion de l'amour idéal, mais mêlée de véhémence chez l'une et de rouerie chez l'autre, et derrière le rêve d'un retour à l'innocence première se dessine un enfer, inscrit depuis toujours dans la nature humaine. Le temps paradisiaque d'On ne badine pas avec l'amour, faut-il alors le voir comme une immobilité bienheureuse ou la préparation de la Chute ? C'est là toute l'incertitude de la pièce qui n'oublie pas, en 1834, la liaison de Musset avec George Sand, dont Perdican répète mot pour mot les paroles : «J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.»
    Edition de Frank Lestringant.

  • "Suis-je aimé(e) pour moi-même ?" C'est à cette question que veulent répondre les personnages du Jeu de l'amour et du hasard. La comédie que donne Marivaux en 1730 suit un étrange schéma, où maîtres et serviteurs ont échangé leurs rôles pour pouvoir mieux s'observer. Mais les amoureux, Dorante et Silvia, déguisés en domestiques, se font prendre à leur propre jeu. Le spectateur, complice des manipulations, assiste alors à tous les troubles possibles du coeur, du langage et de l'identité.

  • Ruy Blas

    Victor Hugo

    Edition enrichie (Commentaires, biographie, bibliographie et notes)
    « ... Quel miracle que ta pièce, mon pauvre bien-aimé... jamais je n'avais rien entendu de si magnifique... mon esprit en est encore plus obscurci, comme quand les yeux ont trop longtemps fixé le soleil... »
    Juliette Drouet.
    « À propos, Ruy Blas est une énorme bêtise, une infamie en vers... »
    Balzac.
    « Quelle brusque et prodigieuse fanfare dans la langue que ces vers de Victor Hugo ! »
    Zola.
    « ... ou Ruy Blas est une gageure contre le bon sens, ou c'est un acte de folie. »
    Gustave Planche.

  • Dom Juan

    Molière

    Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, glossaire, chronologie et bibliographie)Dom Juan vient de quitter sa femme pour tenter d'enlever à son futur époux une jeune fiancée trop éprise de son prétendant pour que l'idée ne lui vienne pas de troubler leur bonheur. Puis il jette son dévolu sur de jeunes paysannes qu'il promet d'épouser. Sganarelle a beau timidement tenter de ramener son maître libertin dans le chemin de la vertu et de la religion, Dom Juan préfère les plaisirs transitoires de ce monde, si dangereux pour son salut, à l'espérance d'une béatitude infinie. D'autres pourtant l'avertiront « qu'une méchante vie amène une méchante mort »...
    Venu de Tirso de Molina et de son Burlador de Sevilla, le sujet dont Molière s'empare en 1665 a déjà donné lieu à d'assez nombreuses pièces. Pourtant, rien de plus personnel que ces cinq actes en prose conduits avec une éclatante maîtrise qui donne aux personnages la profondeur de l'humanité vraie. De la farce jusqu'à l'ironie la plus fine, la pièce propose tous les registres du comique. Mais c'est aussi la plus tragique des comédies, qui prend la dimension d'un drame métaphysique.
    Edition présentée et annotée par Jean-Pierre Collinet. 

  • Dans L'Illusion comique, en 1636, Corneille met en scène Pridamant, un père à la recherche de son fils, Clindor. Il assiste, grâce au magicien Alcandre, à la représentation des aventures mouvementées de cet enfant prodigue...À chaque acte, on change de registre. Péripéties sentimentales, rebondissements comiques, fin tragique ?Non, tout cela n'était que du théâtre !Alors, vive le jeu et que le spectacle continue...

  • Edmond

    Alexis Michalik

    Coquelin : Alors, votre pièce ? Comédie ? Tragédie ?
    Edmond : Tragédie (regard noir de Coquelin). Comédie.
    Coquelin : Mon rôle ?
    Edmond : Un... poète. Fin bretteur. Avec un grand... Nez.
    Coquelin : Un grand... nez ?
    Edmond : énorme.
    Après l'échec de La princesse lointaine, ruiné, endetté, Edmond tente de convaincre le grand acteur Coquelin de jouer dans sa prochaine pièce. Une comédie héroïque, en vers, dont il n'a pas écrit une ligne. Pour l'instant, il n'a que le titre : Cyrano de Bergerac.
    Alexis Michalik est l'un des dramaturges les plus talentueux de sa génération. Après le succès du Porteur d'histoire et du Cercle des illusionnistes, couronnés par deux Molières, il s'attaque, avec un humour et une imagination jubilatoires, à ce monument du théâtre français, et nous plonge au coeur de la création du chef-d'oeuvre d'Edmond Rostand.

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