Diversités / Discriminations

  • « On est tous des additionnés », affirmait Romain Gary dans Pseudo. Rachel Khan ne le sait que trop bien. Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, elle est fière de se dire « racée ». Mais comment vivre cet excès de « races » à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? Comment se positionner avec ce « pedigree » alors que l'injonction est de choisir un camp ? À travers une série de mots, notions et expressions « politiquement correctes », Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les « mots qui séparent » ? souchien, racisé, afro-descendant, intersectionnalité, minorité... : présentés comme des outils indispensables pour combattre le racisme, ils enfoncent en fait le couteau dans les plaies qu'ils prétendent cicatriser. Puis les « mots qui ne vont nulle part » : vivre-ensemble, diversité, mixité et non-mixité, etc., qui appauvrissent le langage et, dans une « bienveillance inclusive », alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les « mots qui réparent » ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société, gangrénée par les crispations identitaires et les oppositions stériles entre les genres.  

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    Pour conserver son pouvoir face à la majorité noire qui augmentait et se révoltait, le gouvernement a chargé une commission d'aller enquêter sur le racisme institutionnel dans le monde entier. En Australie, aux Pays-Bas, aux États-Unis, ses membres ont observé ce qui était efficace et ce qui ne l'était pas. De retour en Afrique du Sud, ils ont élaboré le système d'oppression raciste le plus extrême que l'humanité ait jamais connu.Trevor Noah naît en 1984 à Johannesbourg d'une mère noire et d'un père blanc. Sous l'apartheid, qui interdit les relations interraciales, son existence même est déjà un crime. Malgré le racisme et la violence qui l'entourent, il multipliera les subterfuges afin de mener une vie libre... et drôle.

    en 1984 d'une mère noire et d'un père blanc, sous l'apartheid qui divisait encore l'Afrique du sud, Trevor Noah est un crime du fait même d'exister. Sa mère choisit de le faire passer pour un coloured, une ethnie autorisée dont la couleur de peau est proche des métis. Émigré à Los Angeles, il rejoint le programme télévisé The Daily Show en 2014, dont il prend rapidement la direction. Le New York Times le cite en 2018 dans sa liste des "100 personnes les plus influentes du monde".

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot race. Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'être comme les autres, de ne pas se sentir différents. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blancs."

    Militant associatif, Fabrice Olivet a déjà publié La question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • La famille de Carole n'est pas tout à fait comme les autres. Elle a un petit quelque chose en plus : Marcel, leur fils aîné, a trois chromosomes 21. Lorsqu'ils apprennent la nouvelle, le jour de sa naissance, le ciel tombe sur la tête de Carole et Sylvain. Mais très vite, grâce à ce bébé débordant de joie de vivre qui les aide à affronter toutes les difficultés, ils décident d'être heureux et de faire de ce chromosome en plus la chance de leur vie.

    Carole raconte sans tabou le quotidien de sa famille extraordinaire : la peur, les doutes, la colère, la complexité de la prise en charge médicale et des démarches en tout genre, mais surtout le bonheur de voir grandir un enfant, des parents, une famille.

    Carole pose avec humour et tendresse son regard sur la trisomie 21, le handicap et, plus largement, la différence.

  • «De telles listes sont dressées depuis les années 1970. Compilées par plusieurs générations de militants, elles sont enfouies dans les caves des archives associatives et présentent toutes le même format, à la fois sec et funeste. On y trouve la date du crime, le nom de la victime, suivis d'une ou deux phrases laconiques. Elles frappent par leur rudesse, leur longueur et leur nombre. Poser une liste conduit inexorablement à en trouver une autre quelques jours plus tard. Ces listes expriment l'idée d'une injustice. Elles dénoncent le racisme et l'impunité du racisme. Elles pointent du doigt les crimes, mais également la grande majorité des procès qui ont fini par des peines légères avec sursis ou des acquittements, quand ce n'est pas un non-lieu qui est venu clore l'affaire.

    Elles disent en substance que la racialisation, autrement dit le fait de placer des personnes dans une catégorie raciale afin d'asseoir un rapport de pouvoir et d'en tirer profit, tue deux fois. La première violence touche à l'intégrité physique de la personne. La seconde violence a lieu à l'échelle institutionnelle. Elle est une conséquence du traitement pénal qui ignore la nature raciste des crimes jugés.»

    De la grande vague de violence de 1973 dans le sud de la France aux crimes policiers des années 1990 en passant par les crimes racistes jalonnant les années 1980, cet ouvrage, issu d'une base de données de plus de 700 cas, nous invite à prendre la mesure de cette histoire à l'heure où le racisme institutionnel et l'action de la police continuent chaque année à être à l'origine de nombreux morts.

  • La mort de George Floyd et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les « racistes » ou les personnes victimes du racisme, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs. Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une « maison blanche » : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde.

    Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Angleterre.

  • Il existe de grandes différences entre les hommes et les femmes dans la façon d'être surdoué et de vivre cet état. Les femmes à haut potentiel ne répondent pas de la même manière que les hommes aux contraintes d'une société dans laquelle les schémas de réussite sont encore imprégnés de sexisme. Le défi est double pour elles : dans un monde fondé sur l'image d'une femme au corps parfait et non d'une femme dotée d'un cerveau, il leur faut réussir à articuler leur féminité et leur intelligence et se faire accepter.
    En se fondant sur les dernières études sociologiques et scientifiques, et sur de nombreux exemples de patientes, Monique de Kermadec met en lumière les nombreuses barrières sociales et professionnelles auxquelles se heurtent ces femmes qui se sentent en décalage. Elle leur donne des clés pour optimiser leur potentiel afin d'arriver à assumer le rôle qu'elles pourraient avoir dans notre société pour le bénéfice de tous.

  • Qu'est-ce que le racisme systémique? Comment parler d'un phénomène, qui selon l'idée même de « système », est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières?
    Par racisme systémique, il faut entendre les oppressions diverses mais toujours connexes vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice pénale, la santé, l'éducation, le logement, etc. Ainsi, le simple nom de famille d'une personne peut représenter un obstacle majeur à l'obtention d'un emploi ou d'un logement, et le Québec n'est pas aussi distinct qu'on voudrait parfois le croire.

    Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes
    et tous. Ce livre est aussi militant car il ne prétend pas à la neutralité : il contribue à sa modeste façon à une lente mais radicale transformation du monde dans lequel nous vivons. L'antiracisme gagne chaque jour des batailles importantes grâce aux efforts inlassables de femmes et d'hommes à qui nous devons beaucoup plus qu'on ne peut l'imaginer, à commencer par les treize militantes et militants de ces 11 brefs essais, qui persistent... et qui signent !

  • Tant de luttes ont été menées pour que les lesbiennes sortent de l'ombre. Pourtant, les adolescentes qui prennent conscience aujourd'hui de leur homosexualité refont le même chemin tortueux, de l'invisibilité à l'affirmation. Et le récit de ces expériences demeure rare, étouffé, voire phagocyté par le tapage continu du discours hétérosexiste.

    Ce livre rassemble et analyse les témoignages sans fard d'une vingtaine de jeunes femmes qui ont accepté de dévoiler pour nous ces parcours intimes. Quand prend-on conscience de son orientation sexuelle? Que faire des désirs homosexuels naissants? Comment agissent les représentations culturelles de l'hétérosexualité? Et qu'est-ce qui fait que l'on s'identifie, au final, comme lesbienne?

    Toutes se souviennent de l'homophobie latente à l'école, des relations hétérosexuelles malheureuses, du sentiment d'être normales ou déviantes, des réactions de leur famille, de leur propre déni. Et du silence aussi, qu'elles ont brisé pour cet essai, qui veut aider d'autres jeunes femmes à surmonter la détresse et les blessures.

  • Comment le champ du handicap s'est-il historiquement et socialement construit dans les sociétés occidentales ? Quel type d'expériences le handicap produit-il ? Quelles mobilisations suscite-t-il ? Quel type de recherches et quels courants de pensées recouvrent les disability studies ? Quels traitements politiques les sociétés donnent-elles aux personnes dites handicapées ? Comment celles-ci vivent-elles aujourd'hui à l'école, au travail, en famille, en milieu "ordinaire" ou en institutions spécialisées ? Voici quelques-unes des nombreuses questions que se posent tous ceux qui s'intéressent au handicap et que cet ouvrage propose d'éclairer.
    Depuis une quarantaine d'années, le handicap est en effet devenu un objet d'études à part entière des sciences humaines et sociales, de la sociologie en particulier. Les recherches ont permis de mieux comprendre l'objet socio-politique "handicap" et d'en cerner les contours instables. Mais elles ont aussi ouvert de nouvelles pistes et catégories d'analyse pour penser nos sociétés contemporaines à l'épreuve de la diversité. Elles montrent que la fonctionnalité des corps et des esprits touche au coeur des questions de justice sociale.
    Ce manuel propose un panorama clair et synthétique des études consacrées au handicap en soulignant à la fois les situations concrètes qu'il recouvre et ses enjeux politiques et sociaux.
    Pour les étudiants, chercheurs et enseignants en sociologie, anthropologie, sciences sociales, santé publique et ceux des professions (para)médicales et médicosociales.

  • Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires.

    En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie.

    Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.

    Stan Grant est rédacteur en chef international de la chaîne Sky News Australie, et rédacteur en chef chargé des questions aborigènes au sein de la rédaction australienne du quotidien The Guardian. Il a travaillé comme présentateur pour l'antenne de la chaîne américaine CNN à Hong Kong, avant d'être envoyé comme correspondant permanent à Pékin, d'où il a couvert entre autres les conflits en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. D'origine aborigène, il appartient au peuple Wiradjuri.

  • Cet ouvrage collectif réunissant des chercheurs, anthropologues, juristes ou politologues, élus et acteurs de terrain, explique et décrit les pratiques alimentaires prescrites par plusieurs religions - bouddhisme, christianisme, hindouisme, islam et judaïsme-, leurs évolutions et la manière dont elles sont observées dans la société aujourd'hui. Le cadre juridique français est explicité et apprécié au regard du droit positif et des pratiques qui ont cours en Belgique et au Canada.

  • L'injure est la plaque tournante du trafic des violences ordinaires. Elle capture et défigure. Elle grave la mémoire et l'histoire. Son spectre plane comme une épée de Damoclès et n'est que la pointe de l'iceberg de rapports de pouvoir. L'injure entraîne l'armure et pousse au combat. Articulant éclairages théoriques et entretiens de recherche, Caroline Dayer explore l'injure en tant qu'expérience, concept et vecteur. À travers cet angle, elle interroge plus largement la prévention des discriminations. Du harcèlement de rue au (cyber)­harcèlement scolaire, du travail au foyer, l'injure opère comme un outil de contrôle et de sanction de la police du genre. Se pose alors la question de savoir comment intervenir à chaud et prévenir à froid... Cet ouvrage propose des pistes de réflexion et d'action, de recherche et de formation, et invite à dessiner des horizons solidaires.

    Caroline Dayer est docteure et chercheuse, formatrice et consultante. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Sous les pavés, le genre. Hacker le sexisme.

  • Antiracistes

    Collectif


    " Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de ses origines ou de sa religion. " Nelson Mandela.

    Les idées d'extrême droite, les violences racistes et antisémites doivent être combattues avec une vigueur toujours renouvelée. Quelles armes contre le camp de la haine ? Avant toute chose, la connaissance et l'analyse. Antiracistes dresse un état des lieux permettant de réfléchir pour mieux agir.
    Dans quelle mesure le racisme et l'antisémitisme sont-ils liés aux mutations de nos sociétés occidentales ? Comment se sont-ils déployés et transformés dans l'histoire ? En quoi les crises politiques et économiques, la fracture sociale, la fragmentation culturelle ou encore l'hypermédiatisation favorisent-elles leur évolution ? Quel type d'actions peut-on entreprendre pour les combattre ?
    Les meilleurs esprits ici réunis nous donnent les clés historiques, philosophiques et sociologiques ainsi que les outils théoriques indispensables pour enfin délivrer la société du racisme et retrouver un esprit de fraternité et de bienveillance.
    Contre le racisme et l'antisémitisme, le livre de référence, par les meilleurs spécialistes.

  • Comment avoir une forte et saine estime de soi quand on est afro-guadeloupéen dans la société post-esclavagiste guadeloupéenne moderne ? Cet ouvrage, le premier sur le sujet, propose de comprendre ce qu'est l'estime de soi, de découvrir en quoi la construction identitaire des Guadeloupéens afrodescendants peut être un obstacle à leur accession à une image de soi, une estime de soi et une confiance en soi ancrées dans l'assurance qu'ils ont de la valeur. L'autrice montre comment des proverbes stigmatisants et humiliants pour les Guadeloupéens d'ascendance africaine, couramment utilisés en Guadeloupe,
    sont une entrave à leur accession à une juste estime de soi et propose des solutions pour conjurer ces proverbes-prophéties.

  • La femme libérée est-elle libre ? Elle s'est battue pour défendre ses droits, contre l'inégalité et l'enfermement subis pendant des siècles. Mais vit-elle aujourd'hui chaque étape de son existence selon ses aspirations les plus profondes ? Chaque jour, Catherine Bensaid reçoit en consultation des jeunes filles et des femmes. Et chaque jour, elle fait le même constat : beaucoup sont prisonnières, déchirées entre les attentes dont elles sont l'objet et ce qu'elles désirent. Quel est donc ce poids que nous portons en héritage ? Et comment retrouver notre liberté d'être femme ? Mêlant les paroles de ses patientes et celles des femmes écrivains à sa propre expérience, l'auteur analyse ce qui entrave nos vies et nous montre comment inventer une existence qui nous ressemble. Libre d'être femme est un livre qui permet de mieux se comprendre et de trouver la force de se révéler à soi-même. Pour s'ouvrir à l'autre, à l'amour, à la vie.

  • L'esclavage aux États-Unis est aboli en 1865, mais une violente ségrégation raciale lui fait suite. Grâce à cet ouvrage, des personnages célèbres (Nina Simone, Miles Davis et Martin Luther King, entre autres), vont vous faire voyager au coeur de l'Amérique ségrégative. De génération en génération, les faits montrent alors que la question de l'intégration des Afro-Américains dans la société américaine a été et reste un sujet douloureux...

  • We are on the verge of a true crisis of civilisation : ecological disruption, chronic insatisfaction of the basic needs of a large part of humanity and degrading physical and mental health in industrialised countries. We must address the crisis's main cause : the pursuit of a development approach focused on economic growth and based on intensive, inefficient use of natural resources. This book is a call for humanity to look itself in the mirror, question its identity as a species and re-examine its place in this world.

  • «S'intégrer, c'est pourtant simple», «Être intégré, c'est se faire discret», «Certaines cultures s'intègrent mieux que d'autres», «L'immigration menace l'identité française», «La langue est un puissant facteur d'intégration», «L'intégration passe par le mariage mixte», «L'intégration, c'est la reconnaissance sociale»...
    Autant d'idées reçues que nous entendons fréquemment et qui son ici analysés par Azouz Begag.

  • Dans un contexte social fortement marqué par les problématiques migratoires, identitaires, ethnoraciales, religieuse et sécuritaires, ce cahier propose de repenser ces questions dans le système éducatif. Souvent présentée comme l'outil emblématique de l'égalisation, l'institution scolaire française produit pourtant des inégalités et des discriminations. En les croisant avec les phénomènes de domination socio-économiques et culturelles, acteurs de terrain et chercheurs vont en exposer et en expliquer les mécanismes dans les réalités scolaires quotidiennes.

  • Comment peut-on être juif, en France, et n'avoir jamais rencontré d'antisémite ? Telle est la question que se pose l'auteur, et à laquelle il tente d'apporter moins une réponse qu'une série de témoignages authentiques puisés dans les souvenirs de sa jeunesse passée, pendant l'Occupation, à Niort. Sous une apparence autobiographique, ce livre est un document d'histoire, mais aussi un formidable cri de colère contre tous ceux qui accusent la France d'un racisme qu'en grande partie elle ignore.


  • Exposant les spécificités du modèle républicain et laïc français - qui, face à la globalisation des religions et au communautarisme, est le seul à garantir le principe de solidarité et d'égalité -, Patrick Banon nous donne les clés pour préserver notre vivre-ensemble.

    Remise en question du principe d'égalité femmes-hommes, refus de la mixité, symboliques vestimentaires, particularismes alimentaires et calendriers alternatifs, radicalisation et financement des cultes, difficultés grandissantes de management dans les entreprises, les hôpitaux et les établissements scolaires : la globalisation des religions fragilise de plus en plus la cohésion sociale, les identités et les certitudes. Entre flou juridique, ambiguïtés politiques et replis communautaires, certains, frappés de " sidération culturelle ", en viennent jusqu'à douter du principe même de laïcité.
    Au sein de notre République indivisible, laïque et sociale, notre vivre-ensemble est aujourd'hui menacé.
    Dévoilant le fonctionnement des systèmes de pensée religieux, et l'impact réel de leurs rites et symboles sur la société, Patrick Banon met en lumière la singularité du principe français de laïcité, sa fragilité et sa force, et nous donne les clés pour mieux comprendre l'immense défi lancé à Marianne : sauver - sans se trahir - son modèle social, d'égalité et de solidarité.

  • " Ils sont là près de nous, nous partageons le même monde, mais qui s'intéresse vraiment aux ouvriers, aux acteurs porno, aux religieuses, aux illettrés ou aux infirmières ? Pour dire les choses comme elles sont et parce que j'ai pu le vérifi er sur le terrain, la majorité s'en fout complètement. Tous ceux que nous avons côtoyés pour les besoins de ces documentaires sont des titres dans les journaux, une population qu'on nomme mais ne montre pas. Ces hommes et ces femmes ne sont que chair à titraille, des êtres souvent méconnus. "
    En racontant ici ses souvenirs de tournage - elle est l'auteur de la série documentaire 21 Jours -, Alexandra Alévêque propose une photographie de notre société d'une grande justesse. Avec réalisme et humour, elle dresse le portrait de ces Français dont elle a partagé le quotidien durant quatre ans. Sexe, travail, foi, santé ou éducation : autant de thèmes abordés par ces personnalités ordinaires qui n'ont pourtant rien de banal.

  • À l'heure où les mouvements des Noirs aux États-Unis et ailleurs se font de plus en plus entendre, l'étude de l'histoire peut nous aider à mieux comprendre les enjeux actuels. Quelle place pour les minorités dans nos sociétés ? Quelle place pour les migrants dans nos pays occidentaux ? Quelle place pour l'Autre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en France ? Cet ouvrage se penche surtout sur le monde anglophone, mais aussi sur la France, pour examiner les questions brûlantes du racisme, de la xénophobie, du rejet de l'Autre ou de l'eugénisme. Il interroge le passé : l'Angleterre victorienne en Tasmanie, les années 50 et la communauté indienne au début de l'apartheid en Afrique du Sud, la France de la Libération, les États-Unis de la première moitié du XXe siècle entre immigration et eugénisme. Les huit contributions viennent enrichir les réflexions et les débats actuels sur la diversité et les rapports complexes entre minorités et société.

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