Violences

  • A seize ans, harcelée sur les réseaux sociaux parce qu'elle est libre de ses idées, de ses choix, de sa façon d'être, une jeune fille riposte en critiquant l'islam et en se moquant du prophète.
    Ce jour-là, Mila plonge dans un cauchemar : en quelques heures, des milliers de menaces de mort, de torture, de viol, déferlent du monde entier, mais aussi de son propre lycée.
    Elle est condamnée à vivre cachée, sous protection policière, prisonnière au pays des lumières et de la laïcité.
    Finis, l'école, les amis, l'insouciance, les rires.
    Aujourd'hui, elle raconte son parcours. Décrit la violence d'une époque intoxiquée aux réseaux sociaux. Dénonce les bourreaux protégés par leur anonymat. Et appelle le pays à ne pas être lâche et fragile  : à ne jamais renoncer.
    Si vous croyez au combat sans cesse renouvelé pour nos vies libres, lisez ce livre.

  • En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • On ne  se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public

  • En observant la violence djihadiste au prisme de la sexualité, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. En effet, on ne peut pas comprendre Daech sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. Comme l'a démontré Sade, la pornographie est en effet la contrepartie inéluctable de la société marchande libérale inaugurée par la « mort de Dieu ». Certains sont ainsi tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer une pornographie de la violence ?

    Bertrand Duccini est psychanalyste, spécialiste des enfants et adolescents, et chargé de cours à l'université Paul-Valéry (Montpellier). Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • Karen Northshield se trouvait à l'aéroport de Bruxelles pour rejoindre sa famille aux États-Unis le 22 mars 2016 quand a eu lieu l'attaque terroriste qui tua 18 personnes et en blessa 92 autres.  Littéralement soufflée par la bombe qui a explosé à seulement quelques mètres d'elle, transportée in extremis à l'hôpital où elle subira de multiples interventions chirurgicales, et alors qu'aucun médecin ne la pensait capable de survivre à un tel choc, cette belgo-américaine de trente ans va pourtant puiser en elle une rage de vivre hors du commun et se reconstruire peu à peu. 
    Cinq ans après ces événements tragiques qui ont bouleversé la Belgique entière, Karen revient dans cet ouvrage sur le combat surhumain qu'elle a mené pendant plus de trois ans pour surmonter la souffrance physique et psychologique. Par trois fois, son coeur s'est arrêté de battre. Par trois fois, il est reparti. À l'image d'un corps morcelé qui tente de se rassembler, le récit qu'elle nous livre se présente sous la forme d'un abécédaire éclaté, de A comme Attentat à Z comme Zaventem, une façon sans doute pudique d'aborder une réalité qui ne peut s'appréhender dans sa totalité. 

  • « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison »,déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurspersonnes.Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avecdes textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence devolonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir laviolence.Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années commepsychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultraviolentsmais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permetde mesurer les dommages durables de cette violence.Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteursd'actes de sauvagerie en France ?Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoinde rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer unchangement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité demodifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent,toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse decertaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent,selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans celivre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience préciset émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • Comment la justice achève les femmes victimes  de violences conjugales  Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme  de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une  procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le  courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau  calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui  osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la  justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences  conjugales, à son manque de moyens. Son livre est  entrecoupé de témoignages bouleversants. 
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un  tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort  des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas  allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée  pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du  confinement.

  • Un guide complet pour apprendre à reconnaître les violences psychologiques et s'en défendre au quotidienContrairement à l'abus physique, beaucoup plus évident, les violences psychologiques et émotionnelles sont toujours plus difficiles à cerner et évaluer. Elles peuvent s'installer progressivement et de manière insidieuse dans le quotidien de la victime, créant alors un cercle vicieux de souffrances. Les violences psychologiques représentent une forme de violence mal connue, pourtant à laquelle nous sommes tous très exposés. Cet ouvrage propose de décoder les grands mécanismes des violences psychologiques (chantage affectif, contrôle et emprise, mode passif-agressif, dépendance, harcèlement) afin de mettre en place des stratégie pour s'en protéger efficacement ou en guérir.

  • Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant au coeur des attentats de Bruxelles ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. " Je suis en train de mourir " se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.



  • DÉCRYPTER LES PAROLES TOXIQUES QUI SABOTENT LES RELATIONS DE COUPLE


    En 2017, sur le territoire français, 219 000 femmes ont été victimes de violence conjugale.
    La violence physique démarre toujours par des violences invisibles qui sont entretenues le plus souvent par les protagonistes d'un échange :
    * l'injonction (on parle sur l'autre, plutôt qu'à lui) - c'est la pratique abusive de la relation klaxon (à base de tu, tu, tu...);
    * le maintien de la dépendance (en faisant
    trop pour lui et pas assez avec lui), en le contrôlant, en limitant son autonomie;
    * la pratique de la dévalorisation, de la disqualification (en montrant ce qu'il n'a pas fait ;
    * l'usage de la menace, de la punition (qui l'infantilise et le met en doute) ;
    * l'introduction de la culpabilisation (qui entretient une confusion entre sentiment et relation, en laissant croire à l'autre qu'il est responsable de son ressenti douloureux).
    Fort de son expertise sur la communication, Jacques Salomé (avec son épouse)décrypte et analyse toutes ces phrases anodines toxiques qui sont le terreau d'une violence sous-jacente et nuisent aux relations de couple.

  • Une méthode concrète et simple pour aider les enfants et adolescents agressés et harcelés à l'école.Nous avons tort de croire que la réponse doit essentiellement être juridique et institutionnelle car nous risquons d'enfermer l'enfant dans une position de victime impuissante. Et si nous apprenions à nos enfants à faire face de manière juste, intelligente et efficace aux diverses formes de harcèlement ?
    Cette méthode largement illustrée par des mises en situation et des jeux de rôle permettront à l'enfant de retrouver un pouvoir sur ce qu'il vit.

  • L'éclairage historique d'un sujet très actuel.Le terrorisme, s'il ne répond à aucune définition satisfaisante, a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.

  • Aussi incroyable que cela paraisse, nous vivons l'époque la moins violente et la plus paisible de toute l'histoire de l'humanité.
    S'appuyant sur des milliers d'études, plus de trente années de recherches et des statistiques incontestables, Steven Pinker montre que, malgré le terrorisme, malgré les conflits contemporains, la violence n'a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles.
    Des premiers mythes aux grandes conquêtes planétaires, des Croisades à l'Inquisition, de l'esclavage aux conflits du xxe siècle, Steven Pinker revisite notre histoire. Il explore la nature humaine, nous entraînant, au fil d'un récit passionnant, dans la révolution humaniste qui a permis aux idées des Lumières de progresser. Il montre comment les échanges commerciaux, les organisations internationales et les récentes révolutions des droits (des minorités ethniques, des homosexuels, des femmes, des enfants et des animaux) nous ont conduits à privilégier " la part d'ange en nous ", selon le mot d'Abraham Lincoln. Et à céder le pas aux motivations d'altruisme et de coopération inhérentes à notre nature.
    Ce livre au carrefour de la psychologie et de l'histoire a été traduit dans dix-sept pays et acclamé par les plus grandes universités du monde.
    " Un ouvrage hors du commun, qui nous éclaire sur les dangers des dogmatismes et nous évite de sombrer dans le syndrome du mauvais monde. " Matthieu Ricard

  • L'ouvrage montre de manière très concrète  comment «  faire discipline  » dans la classe et par là même prévenir et gérer les problèmes de violence et de harcèlement entre élèves ou vis-à-vis de l'enseignant.
    Cet ouvrage s'appuie sur des expériences de terrain récentes, menées à la fois en milieu banal mais aussi et surtout dans les établissements et écoles des sites de l'éducation prioritaire en France. Ces expériences impliquent diverses solutions  : la pédagogie coopérative, la discipline positive, la justice réparatrice, la communication non violente, la communication avec les parents. Il  évoque aussi les possibilités d'entraide dans un établissement scolaire.
    Ce livre sera d'un recours précieux  aux enseignants  en exercice et en formation,  peu préparés à  affronter ces problèmes de discipline ainsi qu'aux  formateurs d'enseignants.

  • Dans ce court essai, Alain Badiou revient sur les tueries perpétrées le 13 novembre à Paris et propose d'élucider ce qui est arrivé.Qui sont les agents de ce crime de masse ? Et comment qualifier leur action ?Où en est notre monde, du point de vue de ce qui a été ainsi mis en place insidieusement, puis avec acharnement depuis un peu plus de trente ans ?Ce dont nous souffrons, c'est de l'absence à échelle mondiale d'une politique disjointe du capitalisme hégémonique. Tant qu'une proposition stratégique autre ne sera pas faite, le monde restera dans une désorientation essentielle. C'est un travail pour tous que d'essayer de faire que l'histoire de l'humanité change de direction et s'arrache au malheur opaque où en ce moment elle s'enfonce. 
     

  • Toutes les deux minutes, une plainte est déposée en Francepour des violences gratuites, c'est-à-dire des agressionsphysiques sans raison apparente pouvant aller jusqu'aumeurtre, pour un simple regard, un simple refus de cigarette.Tout citoyen peut y être confronté.Pédopsychiatre, psychanalyste, spécialiste des soins auxenfants et adolescents violents, le docteur Berger a voulupartager dans cet ouvrage le résultat de plusieurs annéesde pratique auprès de jeunes hyper-violents impliqués dansces agressions.Qui sont ces jeunes ? Quels sont leurs parcours de vie ?Précarité et « ghettoïsation » sont-elles vraiment les causesprincipales de leurs comportements ? Qu'en est-il desviolences conjugales et de l'organisation « clanique » dansleurs histoires familiales ? Quel est l'impact du quartier etde l'imprévisibilité de certaines réponses judiciaires ?À partir de la prise en charge de plusieurs cas précis,le docteur Berger apporte à ces questions des réponsestirées de son expérience. Et la plupart d'entre elles sonttrès éloignées des discours médiatiques, politiques etsociologique actuels.

  • L'heure est grave et il s'agit de faire face à une Église en peine et en pleurs. Elle pleure les siens. L'Église en est pleinement consciente et le dit. Cette parole sur le scandale d'un mal qui perdure est indispensable. Tout comme la conversion de l'Église tout entière.Cette conversion place les victimes dans tous les coeurs, en accord avec l'exigence évangélique qui accorde au petit et au faible la première place et ne le sacrifie jamais à la conservation de l'institution.Cette conversion porte sur la relation des prêtres et des fidèles. Comme le Christ distingue les bons et les mauvais pasteurs, il nous revient d'avoir une juste vision du prêtre qui délimite son autorité. La confiance aveugle n'est pas une qualité évangélique, le cléricalisme, longuement expliqué ici, une dérive à combattre.Cette conversion est celle d'une juste appréhension de la justice et de la miséricorde. Pour les victimes et pour les bourreaux. Loi de Dieu et loi civile, absolution des péchés et punition, ou même réputation et scandale doivent être justement compris.Aller à la source, revenir à l'eau pure de l'Évangile : c'est chacun, personnellement, qui est appelé à la conversion et permettra au corps tout entier de guérir. Transparence ? Transparence !
    Mgr Luc Ravel est archevêque de Strasbourg. Ordonné prêtre en 1988, il a été évêque aux Armées jusqu'en 2017. À la suite du pape François, il a publié une lettre pastorale pour une prise de conscience de ce mal.

  • Pourquoi ne comprenons-nous pas le débat sur les armes à feu qui enflamme l'opinion américaine ? L'historien André Kaspi nous en explique les origines et l'actualité.
    Chaque année, des tueries de masse plongent les États-Unis dans l'horreur. Et pourtant, la liberté d'être armé est un droit fondamental, reposant sur le sacro-saint deuxième amendement à la Constitution, que soutiennent une majorité d'Américains : la puissante National Rifle Association, de paisibles mères de famille, les chasseurs, les tireurs sportifs, toutes celles et ceux qui veulent se défendre contre d'éventuelles agressions, qui n'ont confiance ni dans leurs polices ni dans les institutions fédérales. Ce que contestent, avec de solides arguments, les partisans du contrôle des armes.
    Le débat divise le pays, au même titre que l'avortement, la peine de mort et l'immigration. Il tient une place encore plus importante que l'opposition entre démocrates et républicains. Il suscite la controverse dans le monde religieux, universitaire, politique. En un mot, il nous plonge au coeur de la culture américaine, si proche et si différente de la nôtre.

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    Rédigé par un universitaire courageux, ce texte nous offre un privilège rare: commencer à comprendre le phénomène des gangs en Amérique latine et aux États-Unis, une question vraiment complexe.
    La Mara Samtrucha 13 e MS-13 s'est formé afin de protéger les immigrés salvadoriens des bandes rivales de Los Angeles et revendiquent 30  000 membres dans le monde.  Avec une méthode de rue mais rigoureuse, l'auteur a enquêté et étudié sur l'un des sujets les plus sensibles et dangereux qui soient les gangs.
    Sans jugement de valeur, ce journal de terrain nous montre l'intimité - la vie quotidienne de ces gangs - si souvent mythifiés, caricaturés, transformés en spectacle et, finalement, mal compris.

  • La violence n'a pas subitement surgi dans nos vies avec les attentats de janvier et de novembre 2015. Aucune de nos relations, qu'elles soient familiales, scolaires, professionnelles, morales ou politiques, n'y échappe. Mais la terreur instaurée par les attaques terroristes est une épreuve sans précédent. D'abord parce qu'elle provoque la hantise de la répétition : nous savons qu'à la terrasse d'un café, dans une salle de spectacle ou dans les transports en commun, la violence peut à nouveau frapper. La peur, le désir de vengeance et de justice accompagnent notre volonté d'en finir avec ce que nous considérons comme le mal radical. Comment pourrait-il en aller autrement ? Et qui nous le reprocherait ? Mais le risque est alors d'autoriser les emportements, les jugements précipités, les décisions aveugles et, finalement, de répondre à la violence par la violence. Faire face à la haine est un défi pour nos sociétés. Dans ce livre courageux, à contre-courant de bien des discours actuels, et convoquant toutes les ressources de la philosophie, Marc Crépon défend le principe du refus de la violence, du refus de consentir à son oeuvre et à la culture de destruction qui l'accompagne. Les grandes figures de la non-violence que furent Jaurès, Romain Rolland, Martin Luther King et Mandela nous offrent des modèles et prouvent que la terreur n'est ni invincible ni fatale. Normalien, agrégé de philosophie, Marc Crépon est directeur de recherches au CNRS et dirige le département de philosophie de l'École normale supérieure. Il a notamment publié Le Consentement meurtrier. 

  • Quel est cet ennemi qui nous attaque à la terrasse des cafés, dans une école, une salle de concert, une promenade ou une église ?Un philosophe répond ici à cette question. Il montre que les notions de «terrorisme » ou de « radicalisation » nous empêchent de penser la terreur djihadiste. Il se demande où ce dispositif puise sa force d'attraction, dans quel contexte historique et social il est apparu, s'il est l'indice d'un « retour du religieux » et quelle relation il entretient avec la religion musulmane. Car le djihadisme a tout à voir avec l'islam, mais il n'est pas la vérité de cette religion : en voulant la réaffirmer, il la retourne contre elle-même.Certains aspects de l'islam apparaissent alors au grand jour : son utopie émancipatrice, sa conception du pouvoir politique, sa dimension messianique et la rivalité qui l'oppose aux deux autres religions abrahamiques. Nous découvrons des « trésors perdus » de cette tradition. Ils pourraient nous aider à combattre la cruauté archaïque que les religions cherchent à contenir et qui fait aujourd'hui retour avec les martyrs-meurtriers du djihad.Jacob Rogozinski est philosophe et professeur à l'Université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de Le Moi et la chair (2006) et de Ils m'ont haï sans raison - De la chasse aux sorcières à la Terreur (2015).

  • « La victime [est] la grande oubliée du procès pénal. Quiconque assiste à un procès d'assises pour viol s'en rend rapidement compte. »Malgré la sévérité des textes et l'unanime réprobation sociétale, très peu d'affaires de viol sont portées devant l'institution judiciaire, la plupart sont classées, certaines sont requalifiées en simples agressions sexuelles et les rares condamnations semblent plus satisfaire l'opinion publique que les victimes elles-mêmes.Véronique Le Goaziou montre toutes les contradictions qu'il peut y avoir à défendre une cause collective et politique devant une instance qui ne traite que des affaires individuelles. Elle revient en détail sur ce qui motive les décisions des magistrats aux prises avec les délicates questions touchant à la violence, au désir et à la sexualité, et décrit le parcours des victimes tout au long d'un processus judiciaire parfois vécu comme un second viol.Face au traitement strictement pénal des violences sexuelles, qui privilégie la recherche de la faute et la sanction du coupable, ne serait-il pas temps d'écouter les victimes ? De leur demander ce qu'elles attendent de la justice comme de la société ? De trouver d'autres voies pour leur permettre de se reconstruire ?

  • Criblée de dettes, violentée par son mari, Marie décide de monter à Paris avec ses deux enfants pour s'en sortir : elle va se prostituer.
    Parlez-moi d'amour et de... sécurité !
    Pour leurs enfants, pour elles, pour leur foyer, les femmes rêvent des deux.
    N'échappant pas à la règle, je me suis mis le compas dans l'oeil !
    Ma nuit de noces ? Mon mari alcoolisé me déchire religieusement les entrailles.
    Ma vie de couple ? Violences à gogo.
    "Bravo, Marie, t'as tiré le pompon ! "
    Criblée de dettes et de coups dans le ventre, je m'enfuis avec mes deux jeunes fils, auxquels l'Assistance publique tend les bras.
    Se prostituer à Paris rapporte beaucoup d'argent et vite, paraît-il.
    Belle et jeune provinciale de 25 ans, en vendant mon sexe je gagnerai ma vie et mettrai à l'abri mes fils adorés.
    Indépendante, je prendrai ma revanche sur la vie.
    Si je me suis émancipée pendant plus de quarante ans, je n'ai jamais fini d'en apprendre sur les hommes.
    Et sur mes propres démons.
    Marie Brunel nous livre le témoignage de sa vie, un récit difficile mais nécessaire.
    EXTRAIT
    Finis les sentiments, finis les compromis, je deviens une machine de guerre. Mon corps sera mon cheval de bataille. Il m'aidera. Il le doit. J'ai la rage de vaincre. Je ne compterai plus jamais sur personne mis à part ma mère. Je dois lui parler. Elle n'a jamais été là pour moi. Elle me doit au moins ça. Elle est ma dernière chance.
    Un soir, je lui demande de s'asseoir et de m'écouter. Se doutant d'une annonce grave au vu de ma tête d'enterrement, elle pâlit. Je me jette à l'eau en lui disant que je veux monter à Paris. Elle me dépannera de 100 francs pour que je puisse prendre le train. La question tant redoutée arrive :
    « Pour faire quoi, à Paris ? »
    Dans un état second, j'entends à peine le son de ma voix quand je lui réponds : « Pour me prostituer. »
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Marie-France Brunel est née à la fin de la Seconde Guerre mondiale d'une mère française et d'un père allemand. Recueillie dès sa naissance, elle reçoit une éducation religieuse et fondée sur des valeurs humaines. À l'âge de 65 ans, elle a décidé d'écrire son histoire d'épouse, de mère et de prostituée pour dévoiler les difficultés et les failles d'une femme en quête d'amour et de liberté. Elle souhaite, à travers ce témoignage violent, criant de vérité, réveiller les consciences tout en dénonçant l'hypocrisie de politiques qui préfèrent fermer les yeux sur le milieu de la prostitution : fléau pour les uns, incontournable pour les autres.

  • Nous vivons dans un monde de violence « ordinaire » ou pénalement condamnés, quelle que soit la sphère dans laquelle nous évoluons. Ce sujet reste encore tabou malgré les chiffres alarmants. Enracinée ou hors sol a pour volonté de retracer une partie de la vie personnelle de Gaëlle Gervier, où bon nombre de lecteurs se retrouveront, et quel a été son chemin vers la résilience. Il est brut, sans tabou et laisse d'abord voir une descente aux enfers mais aussi des pistes de réflexion quant à la reconstruction de soi et l'acceptation de notre identité.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Gaëlle Gervier est née en 1981 à Lorient dans le Morbihan. Analyste financière pendant 8 ans dans une multinationale, elle fait une reconversion dans le monde de la recherche académique en sciences de gestion/sociologie. Elle est professeure de communication, de management et d'analyse du travail. Elle anime aussi des ateliers philosophiques avec les enfants et les adolescents.

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