Presses de l'Université du Québec

  • Les régimes de citoyenneté sont traversés par une tension constitutive entre, d'une part, les promesses de liberté et d'égalité et, de l'autre, l'expérience des multiples formes de dépendances et d'inégalités sociales. Cette tension, à l'origine de la dynamique particulière des relations de pouvoir dans les démocraties libérales, engendre la production incessante de régulations sociales afin d'assurer la relative coordination de l'agir individuel et collectif.

    Les auteurs et autrices de Question sociale et citoyenneté se sont inspirés de cette problématique afin de proposer des analyses historiques sur la régulation d'une variété de problèmes sociaux au Québec et en France. Ils et elles invitent plus largement à découvrir un territoire fertile pour la recherche, soit celui d'une histoire politique des conflits ayant pour objet le gouvernement du monde social au sein des régimes de citoyenneté.

    Offrant de nouvelles perspectives de recherche, cet ouvrage intéressera tout autant la communauté universitaire que le grand public désirant mieux comprendre l'histoire des politiques sociales et des institutions de prise en charge des inégalités, des marginalités et des déviances.



    Martin Petitclerc est professeur au département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal. Il est directeur du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS) et chercheur au Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ).

    Louise Bienvenue est professeure titulaire au département d'histoire de l'Université de Sherbrooke et membre du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    David Niget est maître de conférences en histoire à l'Université d'Angers et chercheur au Laboratoire Temps, Mondes, Sociétés (TEMOS), une Unité mixte de recherche du Centre national de la recherche scientifique (UMR CNRS). Il est chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    Martin Robert est postdoctorant en histoire de la médecine à l'Université d'Oxford et chercheur affilié au Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).

    Cory Verbauwhede est avocat, doctorant en histoire à l'Université du Québec à Montréal et membre étudiant du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS). Il enseigne le droit de la santé et des services sociaux à l'École nationale d'administration publique.

    Avec la collaboration de Louise Bienvenue, Yves Denéchère, Clara Deville, Caroline Durand, Janice Harvey, Isabelle Lespinet-Moret, Benoit Marsan, David Niget, Martin Petitclerc, Martin Robert, Jarrett Rudy, Marie-Claude Thifault, Patricia Toucas-Truyen, Cory Verbauwhede.

  • La pratique du travail social en santé mentale s'est transformée et dépasse maintenant les frontières des organisations rattachées exclusivement à ce domaine. Les travailleurs sociaux sont quotidiennement en situation d'intervention auprès de personnes ayant des troubles mentaux, diagnostiqués ou non, et dont la gravité varie.

    Aujourd'hui, cette pratique se déploie principalement dans la communauté, à proximité des personnes atteintes et des familles qui les soutiennent. Elle allie différentes méthodes d'intervention et s'appuie sur des approches variées, avec comme ancrage transversal la perspective du rétablissement. La complexité et la richesse de cette discipline proviennent des multiples aspects devant être considérés dans un contexte d'intervention, soit la personne et ses vulnérabilités, de même que les environnements familiaux, groupaux, communautaires et collectifs, et leurs interactions.

    Cet ouvrage, qui s'adresse tant aux étudiants qu'aux intervenants des milieux institutionnels et communautaires, vise à fournir des repères pour bien apprendre, comprendre et s'engager dans ce champ d'action du travail social désormais multiforme.

    Christiane Bergeron-Leclerc est travailleuse sociale et professeure au Département des sciences humaines et sociales de l'Université du Québec à Chicoutimi. Ses recherches portent sur les processus et les pratiques d'inclusion sociale et de rétablissement des personnes ayant des troubles mentaux.

    Marie-Hélène Morin est travailleuse sociale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). Ses activités de recherche et de formation
    portent sur l'intervention familiale et les proches aidants dans le domaine de la santé mentale.

    Bernadette Dallaire est professeure titulaire à l'École de travail social et de criminologie de l'Université Laval. Elle combine des expertises en santé mentale et en gérontologie, et a étudié l'approche du
    rétablissement en santé mentale, de même que les interventions psychosociales et médicales auprès des jeunes en difficulté.

    Cécile Cormier est travailleuse sociale spécialisée en santé mentale et professeure au Département de psychosociologie et travail social de l'UQAR. Elle est aussi responsable de la formation pratique
    du campus de Lévis et membre du Collectif de recherche participative sur la pauvreté en milieu rural.

  • Le Guide d'intervention en activités physiques adaptées à l'intention des kinésiologues s'adresse aux étudiants en kinésiologie et aux kinésiologues susceptibles d'intervenir auprès de différentes populations en situation de handicap ou présentant des besoins particuliers. Conçu sous la forme d'un guide pratique, ce livre a été rédigé par plus de 50 spécialistes en kinésiologie et en activités physiques adaptées. Issus de cette collaboration, les 20 chapitres proposés interpellent directement les compétences professionnelles du kinésiologue. Plus particulièrement, ils présentent les cadres de pratique et de référence dans lesquels le kinésiologue s'inscrit, le concept d'activité physique adapté et les éléments fondamentaux à considérer pour l'intervention en activités physiques adaptées auprès de différentes populations en situation de handicap ou présentant des besoins particuliers.

    /> Christophe Maïano (Ph. D., ps. éd.) est professeur titulaire au Département de psychoéducation et de psychologie de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). Il s'intéresse aux déterminants biopsychosociaux et aux interventions visant l'amélioration du bien-être chez les personnes ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l'autisme et des problèmes de santé physique ou mentale.

    Olivier Hue (Ph. D.) est titulaire d'un doctorat en sciences du mouvement humain de l'Université de la Méditerranée Aix-Marseille II. Il est professeur agrégé au Département des sciences de l'activité physique de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il s'intéresse principalement au contrôle de la posture et du mouvement dans les domaines du vieillissement et de l'obésité, ainsi qu'aux effets des interventions en activités physiques adaptées, notamment chez les personnes âgées.

    Grégory Moullec (Ph. D.) est titulaire d'un doctorat en sciences du mouvement humain de l'Université Montpellier I. Il est professeur adjoint sous octroi au Département de médecine sociale et préventive de l'École de santé publique de l'Université de Montréal, et chercheur au Centre de recherche du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l'Île-de-Montréal. Il s'intéresse principalement à l'implantation de programmes cliniques et populationnels visant la promotion de l'activité physique et de la santé mentale chez les personnes vivant avec une maladie chronique et l'évaluation de leurs effets.

    Véronique Pepin (Ph. D.) est titulaire d'un doctorat en exercice et bien-être (Exercise & Wellness) de l'Arizona State University. Elle est professeure agrégée et directrice du Département de santé, de kinésiologie et de physiologie appliquée de l'Université Concordia à Montréal et chercheuse au Centre PERFORM (Concordia) et au Centre de recherche du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l'Île-de-Montréal. Kinésiologue de formation, elle s'intéresse aux effets aigus et chroniques de l'exercice cardiorespiratoire sur les capacités physiques, psychologiques et cognitives, principalement auprès de personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques.

  • Au moment où le médicament dépasse les frontières nationales et celles de la médecine thérapeutique, il est essentiel de s'interroger sur les nouveaux espaces sociaux dont il redéfinit les limites. Cet ouvrage présente les effets sociaux du médicament à partir du brouillage et du déplacement de trois de ces frontières, celles entre le normal et le pathologique, entre l'inclusion et l'exclusion sociale, entre la nature et la culture.

    L'extension du domaine pharmaceutique s'est réalisée de manière inédite à l'échelle planétaire par la diffusion des médicaments et des essais cliniques, mais aussi sur les plans plus quotidiens et individuels de la vie sociale : travail, relations sexuelles, réussites scolaires. L'élargissement de l'usage des médicaments et les usages non médicaux montrent aujourd'hui combien le médicament échappe au seul contrôle médical. Le terme « pharmaceuticalisation » désigne précisément la façon dont des moments de la vie deviennent des opportunités pour l'industrie pharmaceutique.

    Le médicament est toutefois, comme le montrent les contributions de cet ouvrage, plus complexe qu'un simple objet pharmaceutique. Il est plus particulièrement analysé dans ce livre comme un objet permettant de faire évoluer non seulement les frontières du normal et du pathologique, mais aussi celles de l'inclusion et de l'exclusion sociale, sans nécessairement passer par le pouvoir médical. L'évolution technologique de ces dernières années et les effets matériels du médicament invitent également à étudier comment celui-ci contribue à faire évoluer la frontière entre nature et culture. Les textes rassemblés dans cet ouvrage, issus de l'anthropologie, de l'histoire et de la sociologie, présentent ces nouvelles frontières du médicament comme objet social dans les sociétés du Nord ou du Sud, à partir de problèmes liés à la santé mentale, au tabagisme, au VIH ou au cholestérol.

  • Le présent ouvrage propose une introduction au champ d'étude de la sociologie du nationalisme. Il s'adresse aux étudiants en sciences sociales, ainsi qu'aux citoyens qui cherchent à expliquer et à comprendre les phénomènes nationalistes dans le monde contemporain. L'auteur analyse l'évolution de la recherche en la situant, d'une part, dans sa conjoncture historique et, d'autre part, dans le mouvement des transformations qu'a connu cette discipline depuis la fin de la Guerre froide. Puisant ses inspirations théoriques dans la tradition wébérienne, dans la sociologie historique et dans l'analyse politique contextualisée, ce livre illustre et met en relief les relations sociales, les modes de cognition, les stratégies comparatives et les processus sociaux qui sont étroitement liés à l'analyse du nationalisme. Une de ses caractéristiques est de faire voir que, si les approches macrosociologiques ont longtemps dominé la sociologie du nationalisme, il n'est plus possible, dans ce domaine comme dans d'autres branches de la sociologie politique, d'ignorer les mécanismes de niveaux mésosociologiques qui permettent de comprendre les pratiques nationalistes et ethniques dans leur contexte. Frédérick Guillaume Dufour est professeur de sociologie politique à l'Université du Québec à Montréal. Il a publié en 2015 l'ouvrage La sociologie historique. Traditions, trajectoires et débats dans la collection « Politeia » aux Presses de l'Université du Québec. Il détient une formation doctorale et postdoctorale en science politique des universités de York (Toronto), de Californie (Los Angeles) et du Sussex (Brighton). Avec la collaboration de Emanuel Guay et Michel-Philippe Robitaille.

    Frédérick Guillaume Dufour est professeur de sociologie politique à l'Université du Québec à Montréal. Il a publié en 2015 l'ouvrage La sociologie historique. Traditions, trajectoires et débats dans la collection « Politeia » aux Presses de l'Université du Québec. Il détient une formation doctorale et postdoctorale en science politique des universités de York (Toronto), de Californie (Los Angeles) et du Sussex (Brighton).

  • Dans le contexte actuel de mondialisation, la notion de « communauté » ne cesse d'évoluer, notion au coeur de laquelle se trouve invariablement celle du « sentiment d'appartenance ». Du monde postindustriel et postcolonial est née l'affirmation d'une multitude de voix et d'identités issues du patrimoine : c'est l'héritage patrimonial. Plus précisément, la mise en valeur de la contribution de cet héritage à la reconnaissance et aux politiques identitaires met en lumière le phénomène de « communauté patrimoniale ». S'il existe de nombreuses définitions de cette communauté, la Convention de Faro, pour sa part, la décrit comme un groupe « de personnes qui attachent de la valeur à des aspects précis du patrimoine culturel qu'elles souhaitent [...] soutenir et transmettre aux générations futures ». Les communautés ont pour fonction de se réunir - en marge des autorités publiques et sur l'amorce d'un mouvement citoyen - afin de participer à l'instauration de mesures nécessaires à la protection d'éléments du patrimoine. De fait, en reconnaissant que les biens patrimoniaux peuvent favoriser le développement d'une identité collective, elles sont à même de déterminer les ressources patrimoniales utiles à leur développement territorial.

    Le présent ouvrage explore les questions suivantes : De quelles manières émergent les communautés patrimoniales ? Comment ces groupes fonctionnent-ils au sein des structures de gestion du patrimoine ? Sont-ils influencés par celles-ci et, si oui, de quelles façons ? Les auteurs cherchent ici à démontrer à quiconque s'intéresse au patrimoine comment des communautés patrimoniales ayant émergé dans différentes régions du monde peuvent apporter une contribution considérable à plusieurs champs d'études, ainsi qu'à l'ouverture de nouvelles voies de recherche sur le patrimoine.

    Myriam Joannette est doctorante en études urbaines au programme conjoint du Département d'études urbaines et touristiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l'Institut national de la recherche scientifique - Urbanisation Culture Société (INRS-UCS).

    Jessica Mace, Ph. D., est professeure associée au Département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM et rédactrice en chef du Journal de la Société pour l'étude de l'architecture au Canada.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • Le présent ouvrage permettra de mieux comprendre les fonctions de l'intervenant de groupe, les connaissances nécessaires à ce mode d'intervention et les qualités que celui-ci requiert. L'auteure y propose une synthèse de 34 grilles d'habiletés qui permettront, en fonction de la formation, de l'expérience, du contexte organisationnel, des facteurs d'ordre personnel et de la nature de l'intervention, de reconnaître ce qui favorise la mise en oeuvre des habiletés nécessaires à une intervention efficace.

  • La question du travail du sexe fait toujours, aujourd´hui, l´objet de polémiques où le moralisme et les bons sentiments prévalent sur la discussion ouverte. La traite des femmes pour fins de « prostitution » et leur vulnérabilité physique face à la violence et à l´homicide débouchent souvent sur des demandes de répression accrue, et ce sont les travailleuses du sexe qui font les frais de ces discours prohibitionnistes et moralisateurs. Soucieux de véhiculer auprès d´un large public une vision différente de la « prostitution » dans le respect des travailleuses du sexe et de remettre en question les bases du message néo-abolitionniste qui présente ces dernières essentiellement comme des victimes de souteneurs ou de leur fausse conscience, cinq spécialistes ont entrepris la rédaction collective d´un livre pour démystifier plusieurs préjugés liés au travail du sexe. Sont abordés dans ce livre original les fondements du débat actuel de la « prostitution » comme travail, les différentes réponses des régimes juridiques, la variété de pratiques et d´expertises mises en oeuvre par les femmes elles-mêmes, incluant celles des migrantes illégales, et l´action collective des regroupements qui luttent pour une reconnaissance du travail du sexe. Mais oui c´est un travail ! invite donc à déconstruire certains mythes et stéréotypes, et à étayer la preuve à l´effet qu´il est non seulement possible de défendre la légitimité du travail du sexe tout en luttant contre la violence, mais que cela est nécessaire.

  • L'entretien de recherche qualitatif occupe une place de choix parmi les moyens dont dispose le chercheur pour collecter ses données. Cette méthode est aujourd'hui utilisée dans de nombreux domaines: ethnographie, anthropologie, sociologie, psychologie, sciences de l'éducation ou de la santé, etc. Par ailleurs, avec les années, la notion d'«entretien de recherche» s'est enrichie: il ne saurait être question aujourd'hui de la réduire à une simple conversation visant à rassembler des informations sur un sujet donné. L'entretien de recherche qualitatif est désormais assujetti à de nombreuses conditions que le chercheur doit connaître et maîtriser le mieux possible s'il veut en assurer la qualité scientifique.

    C'est précisément pour répondre à cette exigence que l'auteur du présent ouvrage offre au lecteur des renseignements de base sur les origines de ce type d'entretien, sur ses caractéristiques et sur ses modalités d'utilisation. Cette nouvelle édition lui a permis de revoir en profondeur le contenu de son livre et d'en enrichir plusieurs passages, dont ceux concernant les types d'entretiens et les modalités de collecte de données. Enfin, il y a ajouté deux nouveaux chapitres, l'un portant sur les conditions de scientificité de l'entretien qualitatif, et l'autre sur la rédaction du rapport de recherche, du mémoire ou de la thèse doctorale.

    Ce livre s'adresse aux étudiants de deuxième et troisième cycles ainsi qu'aux lecteurs intéressés par ce mode de collecte de données de recherche. Les chercheurs trouveront ici un guide pratique qui les accompagnera tout au long de leur démarche, de l'établissement de la problématique à la rédaction du rapport final.

  • La plupart des travaux de recherche conviennent que, après 50 ans d'existence, le mouvement communautaire a contribué sans équivoque au développement d'un État social au Québec. Aujourd'hui, il est cependant à un tournant, certains parlant même de crise. Quel est son avenir ? Peut-on encore espérer son apport au renouvellement de cet État social lui-même en crise ? A-t-il une capacité d'initiative face aux menaces écologiques qui pèsent sur notre société et tout particuliè­rement sur la santé et la sécurité de nos communautés (forte pollution des quartiers populaires, pipelines sur des milliers de kilomètres, trains de matières dangereuses) ? Telles sont les questions abordées dans cet ouvrage à la lumière des meilleurs travaux de la dernière décennie.

    L'association entre les questions écologiques et sociales apparaît aujourd'hui de plus en plus forte. « C'est le même combat », disent plusieurs. La menace écologique, par son ampleur, peut nous para­lyser, mais la lutte contre ce danger, combinée à l'enjeu de la santé et de la sécurité de nos communautés, peut être mobilisatrice. De plus, l'horizon d'un État social-écologique pourrait devenir notre futur des années 2015-2025, comme l'ont été les années 1960-1970 dans la construction d'un État social québécois. Avec d'autres mouvements, le « communautaire » est au coeur de cette dynamique sociale. Quel est alors le rôle qu'il pourrait y jouer et quelles sont les conditions d'une transition sociale-écologique au Québec ?

    Fruit condensé du long parcours d'un enseignant et chercheur dans le domaine mais aussi d'un militant et intervenant depuis près de 50 ans, cet ouvrage fait ressortir les lignes directrices d'un renouvellement de ce mouvement communautaire composé de 8 000 organisations et de dizaines de milliers d'employés. À ce titre, il intéressera tout autant les professionnels engagés dans ce type d'activités que les chercheurs et étudiants en travail social, en organisation communautaire et, plus généralement, en sciences sociales.

  • Penser le point de rencontre entre les pratiques sociales généralisées et les pratiques transformatrices, qui modifient les espaces socionumériques et leur permettent de devenir autre, implique de mettre en suspens deux préjugés persistants - soit le premier selon lequel les humains ne font que se déplacer dans les espaces en les laissant inchangés, et le deuxième selon lequel des catégories fixes prédéfinissent l'expérience réelle en réifiant ce que nous sommes et ce que nous pouvons être. Il s'agit plutôt de ramener à l'avant-plan l'idée selon laquelle les espaces, tout comme les catégories les définissant, sont des constructions actives du réel, continuellement en train de se faire et de se défaire. Or, quelle place prennent les pratiques humaines dans la transformation des espaces socionumériques ? Par quels processus ces espaces se transforment-ils ? Comment l'humain est-il lui-même transformé par l'avènement et la prégnance des espaces numériques ? Est-il possible de repenser les dynamiques spatiales du social autrement qu'en fonction de la dichotomie centre/marge ? Pourrions-nous, par exemple, reformuler ces dynamiques spatiales du social à partir des pratiques transformatrices basées sur l'appropriation et la résistance ?

  • Depuis la fin du XXe siècle, le domaine culturel a connu une série de mutations auxquelles doivent s'adapter ses usagers et ses artisans : change­ments technologiques, industrialisation, mondialisation. Sommes-nous si différents, sur le plan culturel, de ceux qui nous précèdent et de ceux qui nous suivront ? Si oui, en quoi et pourquoi ?

    C'est à ces questions que tente de répondre le présent ouvrage. Il vise à mieux cerner et comprendre la relation entre la culture, les prati­ques culturelles et les générations. Pour ce faire, il réunit des textes de chercheurs québécois et français qui présentent les résultats de recherches portant sur différents objets culturels en lien avec divers groupes d'âge.

    Cet ouvrage s'adresse aux chercheurs et aux étudiants, aux ges­tionnaires et professionnels des secteurs public et parapublic, aux acteurs du milieu culturel ainsi qu'à toute personne intéressée par la question de l'évolution des générations et des pratiques culturelles.

  • La valorisation des savoirs expérientiels, la coproduction et l'évaluation des effets sont des concepts de plus en plus présents dans les réflexions touchant l'intervention médicale ou psychosociale. Ces notions forment un nouveau paradigme : rattachées à des approches générales comme la personnalisation ou à des méthodes de travail comme le patient partenaire ou l'éducation thérapeutique, elles favorisent les partenariats et les échanges entre la recherche, la clinique, les utilisateurs de services et l'enseignement.

    Le présent ouvrage est né des Rencontres scientifiques universitaires Montpellier- Sherbrooke, tenues en juin 2015, pendant lesquelles chercheurs, gestionnaires, intervenants et bénéficiaires se sont réunis pour réfléchir et débattre sur le thème de la participation et de l'engagement des usagers dans leur propre expérience d'intervention médicale ou psychosociale. Il met en perspective des pratiques, des recherches, des projets et des expériences issus du champ de la santé et de celui des services sociaux, tant en France qu'au Québec. Il saura intéresser les praticiens, chercheurs, étudiants et gestionnaires de ces deux domaines d'intervention.

  • Comment peut-on faire une lecture critique de la société à travers l'étude du loisir moderne ? Telle est l'une des questions fondamentales de cet ouvrage. Non pas que des phénomènes « nouveaux » apparaissent soudainement, mais bien parce qu'une nouvelle lecture de la société est rendue possible si l'on est attentif aux multiples facettes révélées par le loisir : mythes et rituels, évolution des valeurs et des comportements, usages sociaux du temps, rapports entre les générations, nouveaux rapports au travail, dynamiques familiales, vie culturelle locale, médias et industries culturelles.

    L'objectif de cet ouvrage est la présentation d'informations sur le loisir moderne, sous forme d'une synthèse elle-même doublée d'une analyse sociologique fondamentale et critique. Il s'agit en quelque sorte d'un traité de sociologie empirique adapté au loisir moderne. L'auteur va plus loin encore : cet ouvrage représente littéralement une étude de la société québécoise telle qu'on peut l'observer à travers le prisme du loisir moderne. Il espère illustrer, par les sujets des différents chapitres, que notre connaissance de la société québécoise se trouve diversifiée et enrichie quand on l'observe sous l'angle du loisir moderne.

    Cette troisième édition a été entièrement revue et mise à jour. La plupart des chapitres ont fait l'objet d'une réécriture importante et les figures et tableaux, presque tous inédits, prennent en compte les plus récents sondages.

  • Il n´y a pas « un » vieillissement, mais bien « des » vieillissements. Les parcours de vie et les expériences reliées à l´avancement en âge se déclinent différemment selon de multiples facteurs personnels et sociaux : le genre, l´origine ethnique, l´orientation sexuelle, le statut socioéconomique, les compétences citoyennes, les capacités et incapacités... Reflet de cette pluralité, l´ouvrage réunit les savoirs scientifiques et cliniques de 45 auteurs aux trajectoires professionnelles et aux expériences variées. Ensemble, ils ont construit une expertise unique à propos des personnes aînées et de la société, regroupée en quatre grandes sections : les multiples vieillissements et leurs représentations, les inégalités des défis rencontrés, les environnements des aînés et, enfin, les politiques et les actions sociales entreprises.

    Véritable traité de gérontologie sociale, il s´agit du premier manuel francophone traitant des différents aspects sociaux des vieillissements. Il porte le projet d´une société plurielle et inclusive, d´une société pour tous les âges où il fait bon vieillir.

  • La méthode est la pierre angulaire de la recherche appliquée en sciences humaines, sociales et de la santé, car c'est elle qui balise le chemin qu'emprunte le chercheur pour réaliser ses travaux. Elle doit soutenir le processus de réflexion en fonction du contexte dans lequel s'inscrit un projet, soit tenir compte de la question de recherche, du phénomène et de la population à l'étude. Dans un monde de la recherche de plus en plus décloisonné et vaste, il devient nécessaire de disposer d'une perspective englobante, capable d'intégrer les apports de diverses approches méthodologiques tout en reconnaissant leurs particularités.

    Le présent ouvrage, en évitant le traditionnel clivage entre méthodes qualitatives et quantitatives, présente 30 devis ou analyses de recherche, dont l'étude de cas, la théorisation ancrée, la revue de littérature systématique, l'essai randomisé, le groupe de discussion focalisée, les analyses multiniveaux, la modélisation par équations structurelles et les approches participatives. Cette nouvelle édition est également enrichie de chapitres portant sur l'examen de la portée, la méta-review des écrits, l'analyse de puissance, l'analyse d'agrégats géographiques, les algorithmes d'apprentissage automatique ou statistique, la modélisation de type Rasch et les enquêtes en ligne.

    Tout au long du manuel, des ponts sont établis entre les méthodes de recherche qualitatives, quantitatives et mixtes afin de mettre en lumière leurs points communs et leurs articulations. Leurs applications concrètes permettront également au lecteur (étudiant, chercheur, professeur ou intervenant) de reproduire le cheminement méthodologique tracé par les auteurs.

    Marc Corbière, conseiller en orientation, est professeur titulaire en counseling de carrière au Département d'éducation et pédagogie de l'Université du Québec à Montréal, chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche en santé mentale et travail.

    Nadine Larivière, ergothérapeute, est directrice du programme d'ergothérapie et professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke. Elle est également chercheuse à l'Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux et à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

  • Un discours institutionnalisé sur la maternité prédomine dans notre société et dicte ce qui fait dune femme une « bonne » mère. Les auteurs de cet ouvrage résistent à ce discours en présentant lexpérience de la maternité sous ses multiples visages, y compris ceux en contexte ditinérance, de toxicomanie, de violence et de pauvreté.

  • Au cours des dernières décennies, les rites et les symboles se sont particulièrement transformés, s´autonomisant, s´individualisant, bref, se modernisant. Les auteurs dressent un portrait des formes contemporaines d´intervention rituelle autour des grands passages de la vie, de l´enfance à la mort.

  • Mieux comprendre les fondements et les perspectives des entreprises et des organisations culturelles, voilà la tâche que se sont assignée les auteurs en s´intéressant aux domaines du livre, de l´enregistrement sonore, du cinéma de long métrage, du multimédia, des bibliothèques publiques et des musées.

  • L'éducation psychomotrice ; source d'autonomie et de dynamisme Nouv.

    L’éducation psychomotrice : source d’autonomie et de dynamisme se veut une référence pour mieux comprendre le processus du développement de l’enfant, un outil pour orienter les choix, les actions et les réflexions des éducateurs professionnels ou en formation. Le contenu est fondé sur les connaissances et les recherches issues des sciences de l’éducation, de la psychologie et des neurosciences.

    Cette deuxième édition apporte un éclairage actualisé sur l’éducation psychomotrice des enfants de la naissance à 12 ans, considérée dans le sens de l’intervention favorable au bien-être et au développement global de l’enfant à travers son activité corporelle. Les connaissances théoriques et pratiques sont contextualisées dans le cadre des programmes d’éducation en cours au Québec. De plus, elles sont enrichies et illustrées avec les réflexions et les idées des éducateurs qui vivent et créent le quotidien avec les enfants. Outre la mise à jour de l’ensemble des chapitres, ce livre intègre de nouvelles notions, notamment en ce qui concerne la régulation des émotions et l’intervention en éducation psychomotrice. Des exercices inédits permettent également d’approfondir la réflexion.

    L’originalité de l’approche éducative décrite dans ce manuel tient au fait que l’intervention est abordée par niveau de développement et qu’elle intègre toutes les dimensions de l’évolution de l’enfant. L’accent est mis sur la progression de l’activité corporelle, son influence sur les comportements et son rôle comme moyen de développement et source d’épanouissement.

    Francine Lauzon, enseignante retraitée des techniques d’éducation à l’enfance du Cégep Marie-Victorin, détient une maîtrise en éducation de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux ont porté sur l’intégration des apprentissages, la pratique réflexive comme outil de développement professionnel et le perfectionnement psychopédagogique des enseignants au collégial. Elle s'intéresse actuellement aux recherches et aux pratiques liées à la régulation des émotions et aux activités de ressourcement.

  • Former des étudiants autochtones à lenseignement prend la forme dun processus de médiation culturelle, la tradition écrite et scientifique des sociétés euro-occidentales entrant en conflit avec la tradition orale autochtone. Cet ouvrage met au jour cette réalité complexe à laide de situations observées au Québec et au Chili.

  • De nos jours, la notion de réseau occupe une place cruciale dans le système de santé québécois et dans les recherches sociales en santé. Il s'agit à la fois d'un mode d'organisation de services sanitaires et communautaires, d'une méthode d'investigation de ces services et d'une théorie plus générale d'appréhension du monde social.

    Le présent ouvrage fournit des exemples pratiques de la manière dont la notion de réseau est mobilisée, au Québec, pour mieux comprendre les processus à l'oeuvre dans le domaine de la santé. Pour ce faire, il rassemble des auteurs d'horizons disciplinaires variés. Sociologues, psychologues, anthropologues, chercheurs en travail social, en administration publique, spécialistes en évaluation de programme y présentent leur usage spécifique du concept de réseau comme méthode de recherche, inspiration théorique ou objet d'étude.

    L'ensemble de ces contributions offre ainsi le premier ouvrage francophone en la matière. Il sera utile aussi bien aux étudiants cherchant à se familiariser avec « l'approche réseau » qu'aux chercheurs plus expérimentés souhaitant se renseigner sur les recherches contemporaines dans ce domaine, aux professionnels de la santé, du travail social et du communautaire à l'affût de pistes d'innovations sociales, ainsi qu'aux citoyens s'interrogeant sur le monde de la santé aujourd'hui.

  • Dans les années 1970, l'anorexie et la boulimie ont fait une entrée fracassante dans l'espace public. Dès le départ, on leur suppose un fort ancrage social. Toutefois, les différentes disci-plines mobilisées autour de la question ne parviennent jamais vraiment à comprendre la teneur de la relation entre troubles alimentaires et société. Par l'examen d'une variété de discours scientifiques sur la dimension sociale de l'anorexie et de la boulimie, issus entre autres de la psychiatrie, de la psychologie, des gender studies et des neurosciences, l'auteure de cet ouvrage présente les diverses conceptions de l'individu et de son rapport à la société qui organisent cette littérature.

    L'un des principaux enjeux qui se présentent aujourd'hui consiste à penser ensemble les troubles alimentaires comme expérience intime et située ainsi que les traits dominants des sociétés contemporaines. Dans ce cadre, l'auteure se penche entre autres sur la relation entre le corps et la santé mentale pour dégager des pistes de réflexion qui pourraient permettre de lier l'intime et le social.

    Cet ouvrage intéressera les étudiants, les chercheurs et les intervenants. Il propose un état des savoirs sur la dimension sociale des troubles alimentaires, une analyse sociologique des représentations de l'individu et de la société imbriquées à ces discours et un examen des possibilités qu'offre l'intégration du corps vécu et ressenti à la sociologie de la santé mentale.

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