Editions de l'Aube

  • Le sociologue Jean Viard dresse un état des lieux de la situation territoriale de notre pays : qu'en est-il de la décentralisation ? Du rapport entre Paris et la province, les provinces ? En quoi la pandémie a-t-elle pu permettre une certaine prise de conscience ? Quels sont les enjeux de demain ? Force de propositions, ce petit ouvrage d'un spécialiste de nos territoires passionnera tous ceux que l'organisation spatiale et politique de la France intéresse.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et La Page blanche (2020).

  • Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nous-mêmes?: qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ? Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ? Dans cet ouvrage, Agnès Vannouvong fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.
    Une analyse fine et passionnante, marquant une volonté d'éclairer ces questions afin de les rendre lisibles et accessibles.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. Elle est également romancière.

    Agnès Vannouvong enseigne les Études Genre à l'université de Genève. Elle est l'auteure de nombreux travaux sur la littérature française et l'art contemporain. C'est aussi une romancière remarquée dès son premier roman, Après l'amour (Mercure de France, 2013).

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot race. Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'être comme les autres, de ne pas se sentir différents. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blancs."

    Militant associatif, Fabrice Olivet a déjà publié La question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

  • Partant des différents mouvements de défiance ayant parcouru la société française depuis le début de l'épidémie de Covid-19, l'ouvrage étudie comment cette extrême défiance peut être corrélée à une tentation complotiste et à des attitudes populistes. Il s'agit à la fois de montrer que la confiance manifestée par les citoyens dans les institutions est un déterminant essentiel de la nature des mesures mises en place et comment la confiance institutionnelle et interpersonnelle a des conséquences majeures en termes sanitaires. L'enjeu atteint son paroxysme lorsqu'il s'agit de la vaccination ! Enfin, l'auteur propose une analyse des raisons de cette forte défiance touchant nos institutions et se fait force de propositions.

    Antoine Bristielle, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, est professeur agrégé de sciences sociales, chercheur en science politique au laboratoire PACTE, Sciences Po Grenoble.

  • En observant la violence djihadiste au prisme de la sexualité, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. En effet, on ne peut pas comprendre Daech sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. Comme l'a démontré Sade, la pornographie est en effet la contrepartie inéluctable de la société marchande libérale inaugurée par la « mort de Dieu ». Certains sont ainsi tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer une pornographie de la violence ?

    Bertrand Duccini est psychanalyste, spécialiste des enfants et adolescents, et chargé de cours à l'université Paul-Valéry (Montpellier). Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • La mort de George Floyd et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les « racistes » ou les personnes victimes du racisme, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs. Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une « maison blanche » : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde.

    Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Angleterre.

  • Combinant une approche thématique et une vision géographique, l'auteur de cet ouvrage rappelle les grandes étapes de la mondialisation depuis le début du vingtième siècle, afin de mieux décrire la troisième phase qui se met en place. Observant ensuite le choc social, particulièrement violent, il analyse enfin quatre thèmes majeurs : la santé, le changement climatique, les risques financiers et la dette, l'économie numérique.
    Le livre s'achève par un bref tour du monde, indispensable étant donné que chaque région a sa façon de gérer, ou de ne pas gérer, les crises sanitaire et économique, en s'interrogeant sur les perspectives de moyen terme dans le contexte créé par la montée en puissance de la Chine et par la guerre froide sino-américaine.

    Hubert Testard, haut fonctionnaire, ancien conseiller économique et financier en Asie, enseigne à Sciences-Po Paris. Il est l'auteur d'ouvrages sur l'Asie et l'investissement chinois en France.

  • Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, signe ce livre lapidaire sur la laïcité, un "combat politique" qu'elle entend bien mener. Elle en rappelle les grands principes et insiste sur le fait que la laïcité est l'indispensable instrument de l'émancipation féminine.
    "La laïcité, ce n'est pas l'oecuménisme. Ce n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants. (...) C'est la laïcité qui permet d'éviter la communautarisation de la société. C'est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuilles, les "Village People" ou une addition de communautés."


    Marlène Schiappa se définit comme « militante laïque et féministe ». Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, elle a reçu en décembre 2017 le prix spécial de la laïcité du Grand Orient de France.

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • Instantanés de voyages en train alternent dans cet ouvrage avec une réflexion sur la place du train dans nos modes de vie, sur le train comme outil des sociétés modernes et comme perspective d'avenir.
    Qui est-on, quand nous voyageons en train ? Que sont pour nous nos co-voyageurs, que nous ne connaissons pas mais avec lesquels pourtant nous allons partager une certaine intimité ? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?
    Qu'il soit pris pour partir en vacances ou pour aller travailler, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune et chacun d'entre nous expérimente, plus ou moins régulièrement. Ce livre décortique cette expérience de vie, avec tendresse, intelligence et humour.

    /> David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef de Ernest.

  • Peut-on parler de l'obésité, ou s'agit-il d'un des sujets les plus tabous de notre société ? La pandémie du Covid-19 a remis en avant ce sujet, au moins pour en montrer les enjeux en termes de santé publique et de santé personnelle, l'obésité étant d'abord une maladie. Mais comment vivent et se perçoivent les personnes concernées ? Comment vivent-elles le regard d'autrui dans l'espace public ? Comment parlent-elles de leur sexualité ? Comment ont-elles vécu leur scolarité ? Comment se projettent-elles dans le futur et dans leur vie familiale ? Grâce à des entretiens inédits avec une mère et sa fille, toutes les deux concernées par ce « corps embarrassant », le sociologue Smaïn Laacher propose un livre riche d'enseignements sur la place de l'obésité dans les discours et la vie quotidienne.

    Smaïn Laacher est sociologue, professeur de sociologie à l'université de Strasbourg. Il est notamment l'auteur de Peuple des clandestins (Calmann Lévy, 2007) et Croire à l'incroyable : un sociologue à la Cour nationale du droit d'asile (Gallimard, 2018).

  • L'esthétique du second degré a envahi notre quotidien, et l'ironie est devenue son moyen d'expression centrale. Elle est présente à la télévision, dans les séries, dans les bouche des responsables politiques cherchant à se défendre tant bien que mal lorsqu'une réponse cohérente leur manque, dans celles des journalistes qui cherchent à paraître cool ou encore des écrivains qui se sentent alors modernes. Et en moins d'une dizaine d'années, l'ironie est devenue, sur internet, le paramètre par défaut de la plupart de nos interactions sociales. On utilise l'humour et le second degré de façon quasi systématique. Comment expliquer la nouvelle hégémonie de l'ironie ? N'est-elle pas le signe d'une époque qui cherche à corrompre et dévaluer sans cesse la vérité ?
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    Alexandra Profizi est docteure en littérature comparée. Elle a été coordinatrice du Prix Saint-Germain et éditrice du site internet de La Règle du jeu.

  • L'épidémie du coronavirus met davantage en danger les populations fragiles, dont les sans-abri. Vulnérables physiquement et exposés publiquement, quand ils sont totalement à la rue, ils subissent souvent des niveaux élevés d'exiguïté et de promiscuité quand ils sont dans les centres d'hébergement. Pour Julien Damon se posent alors la question de l'ajustement des services, mais aussi des problèmes plus fondamentaux comme celui du consentement au confinement.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a récemment publié, chez le même éditeur, Qui dort dehors ?

  • Que veut dire « être feministe » aujourd'hui ? Un homme peut-il se dire « feministe » ? Toutes les femmes le sont-elles ? Quel rapport entre feminisme et laicite ? Est-ce difficile d'être a la fois femme et scientifique de haut niveau ? Annie Sugier, dans des termes et clairs accessibles à tous, revient sur l'émergence du mouvement de libération des femmes, sur son propre parcours de femme engagée pour la cause féministe, et sur les enjeux majeurs de notre époque dans le combat féministe.

    Annie Sugier, née en 1942, militante féministe, présidente de la LDIF (Ligue du droit international des femmes), physicienne et chimiste, était directrice de la radio­protection dans l'organisme public d'expertise en sécurité nucléaire. Passionnée d'aviation, elle est titulaire d'une licence de pilote d'avion privé. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Hervé Le Bras nous propose dans cet ouvrage une analyse des inégalités en France et en comparaison avec les autres pays européens, sur une vaste gamme de critères et de services. Son constat est sans appel : notre pays est dans une bonne situation par comparaison avec nos voisins, et les inégalités ont très peu augmenté.
    Dans le contexte actuel, le propos du démographe dénote... C'est pourquoi il est d'autant plus nécessaire de le lire !

    Hervé Le Bras est démographe, chercheur émérite à l'Institut national d'études démographiques (INED), et auteur de plusieurs ouvrages dont, chez le même éditeur, L'invention de l'immigré et Crise des liens, crise des lieux.

  • Depuis le siècle des Lumières, le progrès technique et technologique était un idéal souhaité par tous, synonyme de progrès humains et de nos sociétés. Que s'est-il passé au cours de la dernière décennie pour que le progrès suscite désormais craintes et angoisses, au point que les Français ne soient plus si certains que la science apporte plus de bien que de mal dans nos vies ? Les innovations technologiques de demain , comme la voiture autonome, susciteront-elles une levée de boucliers ? Les responsables politiques et les grands industriels ont-ils pris conscience de la défiance qui monte vis-à-vis d'un progrès dont les Français pensent qu'il peut mettre à mal les valeurs morales de la société de demain ? Que sont-ils prêts, ou non, à accepter ?

    François Miquet-Marty préside l'institut Viavoice.

  • Plus de 200 millions de femmes sont excisées dans le monde. 44 millions d'entre elles ont moins de 15 ans. En France, on en compterait 60.000, et 500.000 au sein de l'UE. Même si cette pratique barbare est interdite dans la majorité des pays, elle se pratique encore au nom de traditions obscures qui condamnent les femmes à la soumission sans plaisir physique. 4 millions de femmes sont vendues chaque année à des proxénètes, des marchands d'esclaves ou des maris. Les deux tiers des 900 millions d'analphabètes de notre planète sont des femmes. Plus de 30% des femmes sont confrontées à des violences conjugales, et une femme perd la vie chaque minute en accouchant. Ghada Hatem-Gantzer n'a jamais accepté cette terrible comptabilité de l'outrage et de la violence.

    Ghada Hatem-Gantzer est une gynécologue-obstétricienne franco-libanaise. En 2016, elle a fondé la Maison des Femmes à Saint-Denis, première structure en France à offrir une prise en charge globale des femmes victimes de violences.

  • Dans le monde musulman comme en Occident, les ­féministes dites «laïques» et «musulmanes» ­s'allient pour trouver des réponses aux problèmes liés au change­ment du statut des femmes : elles réclament une ­égalité entre les genres et s'engagent dans la vie politique, religieuse et culturelle pour faire évoluer les ­mentalités à partir d'un paradigme islamique. Malika Hamidi raconte ici les fondements théoriques et historiques de ce ­mouvement et sa mise en oeuvre actuelle, en s'appuyant tant sur des textes fondateurs que sur des exemples tirés de l'actualité. Son message est clair : la femme musulmane peut et doit s'engager dans le combat féministe.

    Malika Hamidi est sociologue, diplômée de l'EHESS.

  • Ce livre nous propose un voyage en laïcité concrète et vécue avec 2 personnes qui ont en commun la volonté de l'expliquer et de la défendre. Mais par des chemins différents. Jean-Louis Bianco, ancien ministre et président de l'Observatoire de la Laïcité, est un républicain n'affichant aucune religion. Latifa Ibn Ziaten dont le fils (parachutiste) fut assassiné par Mohamed Merah en 2012 et qui a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix est musulmane. Leurs finalités sont les mêmes... Pourtant, foi et tradition s'invitent dans leur propos, illustrant combien la laïcité, arme de paix, est également une menace pour/par celles et ceux qui la revendiquent ou la rejettent. Un sujet à la fois important et moins simple qu'il n'y paraît.

    Jean-Louis Bianco, ancien ministre, président de l'Observatoire de la Laïcité.
    Latifa Ibn Ziaten, fondatrice de l'association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix, du nom de son fils, assassiné par Mohamed Merah.

    Ce dialogue est mené par le journaliste José Lenzini.

  • Paris, été 1960. Alors que la guerre fait rage en Algérie et que le Congo lutte pour son indépendance, Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch, cinéaste et ethnologue, vont enquêter sur la vie quotidienne de Parisiens pour tenter de comprendre leur conception du bonheur... Première question posée : "êtes-vous heureux ?" Les thèmes abordés sont nombreux : amour, travail, loisirs, culture, racisme, etc. Ce livre reprend le texte du film et en élargit le propos, il propose également une préface inédite d'Edgar Morin.

    Edgar Morin est l'un des plus grands sociologues contemporains. Jean Rouch est un réalisateur et cinéaste, décédé en 2004.

  • Jean Viard dresse un portrait de la France bien différent des images courantes. La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont discontinues, la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes... Oui, la France a changé, et elle change tous les jours par une multitude de décisions publiques, économiques, administratives, mais aussi privées, familiales, professionnelles. Certes, tout le monde ne vit pas ces changements de la même manière, mais il nous faut renouer avec un récit commun qui dise l'individu face au monde. La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner.

  • La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole.

    Xavier Matharan, magistrat, conseiller juridique des Ministres de l'Environnement (1992-1993) et de l'Aménagement du territoire (1997-1999) puis associé de grands cabinets français, décide de créer sa propre structure dédiée au droit public des affaires en 1998.

  • « Nous sommes dix-huit hommes et femmes d'horizons différents, intellectuels, journalistes, universitaires de diverses disciplines (anthropologie, histoire, sciences de l'éducation, sociolinguistique, sociologie, philosophie), qui nous élevons contre l'utilisation frauduleuse de ce bien commun qu'est la laïcité. Accaparée à des fins électoralistes, elle ne peut en aucun cas servir de support idéologique au rejet et à l'exclusion. Elle ne peut pas être ce mur de séparation que d'aucuns aimeraient bâtir au sein de notre communauté nationale. Elle est un état social qui nous permet de vivre ensemble, au-delà de nos différences d'origine et d'options spirituelles. »

    Christine Delory-Momberger, François Durpaire, Béatrice Mabilon-Bonfils avec Étienne Balibar, Pascal Blanchard, Philippe Blanchet, Jean-François Bruneaud, Rokhaya Diallo, Ahmed El Keiy, Antoine Hennion, Martine Janner-Raimondi, Pierre Merle, Edgar Morin, Benjamin Stora, Pascal Tisserant, Laurent Visier, Christiane Vollaire, Geneviève Zoïa.

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