Librinova

  • La vision du monde occidentale n'est pas la seule norme. Dans d'autres cultures, et notamment en Asie, il existe différentes manières d'être au monde. Et il est grand temps de les découvrir, de les penser.

    La vision du monde, c'est le pouvoir de notre imaginaire. C'est elle qui régit nos représentations mentales et a fortiori notre façon d'être. En Occident, l'individualisme est au coeur de la modernité et des fondements de la civilisation. Toutefois, deux formes d'individualisme s'affrontent : l'individualisme atomiste (ou égocentré) et l'individualisme relationnel. Le premier est la forme dominante depuis des siècles, elle est nourrie par l'expansion du capitalisme et du néolibéralisme ; le deuxième tient au processus d'individuation qui rend, par la diversité de ses relations, chaque personne unique et indispensable. "L'être est relation".

    Les sciences biologiques et humaines découvrent que le processus relationnel d'individuation est au coeur du monde vivant. Il est mieux à même de répondre à nos défis écologiques et sociaux actuels. Il est nécessaire, voire vital, de modifier notre façon d'être au monde par le biais de nos imaginaires et en accordant une priorité à la création culturelle.

    Un ouvrage pédagogue et pertinent sur la puissance de nos représentations mentales, qui amènera sans nul doute à réfléchir, peut-être à repenser, notre individualisme.

  • "Je dépose ces mots à vos pieds"

    Dans un petit village de France, alors que les élections viennent d'avoir lieu, la réaction d'un candidat vaincu pousse Cyril Laroure à réagir.

    Le comportement du perdant met en effet en lumière des tensions : comment l'homme, cultivé et habitué des interactions sociales, a-t-il pu céder à la violence ?

    Dans cet ouvrage composé de deux lettres ouvertes, l'auteur s'exprime sur la brutalité d'une culture du pouvoir déterminée par les enjeux économiques et gangrenée par les velléités de domination. Et si cela constituait le terreau d'une violence qui sommeille au sein des démocraties représentatives ?

    Cyril Laroure retrace l'histoire de cette violence dans cet essai philosophique percutant dans la lignée des écrits de Yuval Noah Harari.

    "L'élite, le politicien, le gouvernement et le gouverné, nous sommes tous avec Ulysse dans son petit bateau et nous faisons le même voyage. Nous ne sommes ni plus vertueux ni plus méchants que lui. Les Sirènes nous enchantent aussi doucement et, tout comme lui, nous avons le choix de nous faire amarrer au mât ou de nous laisser emmener par les vagues embaumées pour échouer, brisés contre les écueils. C'est une parabole, vieille de deux mille huit cents ans, qui nous parle de la tentation et nous montre la différence entre culture et civilisation."  C.L.

  • Burning out

    Xavier Menard

    « « Essaie », « reprends-toi », « ressaisis-toi ». « Enfin quoi, c'est juste une demande de stage! » Toutes ces injonctions que j'essaie de me lancer pour me relancer. Mais rien. Mon cerveau refuse.»
    Qu'est-ce que le burn-out? Comment se manifeste-t-il et quels sont les signes avant-coureurs ?  
    C'est ce que Xavier Ménard, Responsable Ressources Humaines, tente de déchiffrer après avoir expérimenté ce phénomène destructeur.
    Pression, sollicitation extrême, réorganisation permanente au travail L'auteur raconte son histoire et celles d'autres «burnoutés», pour mettre en lumière la part de responsabilité des entreprises mais aussi s'interroger plus globalement sur notre société.
    Un récit de vie riche de conseils et de solutions pour mieux appréhender cette maladie du 21è siècle !

  • Notre anglais en France

    Sylvain Bouron

    On apprend l'anglais à l'école mais l'apprend-on vraiment ? On y passe dix ans et plus pour quoi au bout du compte ? Être à peine capable de parler dix secondes sans faire d'erreurs. Faire des erreurs ce n'est pas le problème, le problème c'est de parler dix secondes seulement... 

  • Le monde aux enchères

    Anankè

    Enchérir sur le monde trop imparfait et dans un tel état, c'est l'imaginer autrement, c'est choisir de ne garder que le meilleur de l'Humanité.

    Enchérir sur notre milieu où se rencontre la perversité, ici nommée Économie pour nous corrompre, nous nuire ou nous soumettre, c'est civiliser ce qui ne l'est pas.

    Enchérir tout un monde, c'est bouleverser les certitudes, résister à l'Ordre établi et le déconstruire car il s'agit de déterminer par les preuves lequel l'emporte à la fin.

    Enchérir, c'est brandir le drapeau blanc de mon parti, le Juste Milieu, reconnaissable par chacun, abandonner le principe des Guerres sur lequel nos sociétés sont si mal fondées.

    C'est enchérir sur le totalitarisme de l'Argent, noeud sur une corde que chacun tire à soi et qui se serre redoutablement, empêchant que toute autre valeur d'un monde soit possible.

    Enchérir exige qu'une harmonie entre les hommes soit un système préférable, mené par un autre moteur que le seul profit qui induit sa perte.

    Enchérir tout un monde exige d'en poser un dans son entièreté, une pierre sérieuse sur laquelle bâtir, ouvrir une voie nouvelle, une brèche au pied du capitalisme, car nous marchons sur des ruines.

    Tout se dénoue en soustrayant l'Enjeu financier de l'échange en y introduisant le principe « travailler gratuitement en échange de la gratuité » qui transforme tous les liens de causalité de nos Entreprises.

    Si notre monde est déceptions, impasses et divisions, voici une enchère unique prête à l'emploi !

  • Si une chose est certaine, c'est que la COVID-19 a fait couler beaucoup d'encre. D'une part, à cause de l'ampleur du phénomène, et d'autre part à cause de sa gravité. Le coronavirus aura donc engendré beaucoup de négativité ; mais est-il possible qu'il ait apporté des éléments positifs ?
    Dans cet ouvrage, Jocelyne Tessier Lesage cherche en effet à mettre en relief la face cachée du virus détesté. Sur un ton humaniste, sensible et empathique, elle nous donne des clés de compréhension des événements survenus cette année : mortalité du virus, confinement, peur (de la maladie, du manque, de l'avenir)... Mais surtout, elle incite à prendre conscience des actions solidaires mises en place à travers le monde, des potentialités qui s'offrent à nous au sortir du confinement et de la bouffée d'air frais offerte à la planète.
    Entre essai et livre de développement personnel, une réflexion puissante et nécessaire autour de l'idée que du pire peut naître le meilleur.

  • Discuter de la place de la sexologie dans notre mode de vie est difficile et gênant, plus encore enseigner l'éducation sexuelle à nos jeunes. La connaissance sommaire mais claire de ces grands textes est une base indispensable pour aborder ces sujets.

  • « Le monde est à l'envers, faudrait le remettre à l'endroit », chantaient les Séguin dans leur superbe chanson Le Roi d'à l'envers.
    Nous vivons en effet dans un monde à l'envers, un monde déboussolé. Dérèglement climatique, perte de biodiversité, agriculture productiviste, multiplication des guerres, tortures, humains qui cherchent désespérément une terre d'accueil au péril de leur vie, etc.
    Depuis le début des années 1980, un vent mauvais souffle sur la planète et continue à faire des ravages : le néolibéralisme. Ce livre aide à comprendre comment cette idéologie fragilise la démocratie en accordant la primauté au marché sur le politique.
    Heureusement, un peu partout dans le monde, beaucoup de citoyens réalisent que quelque chose ne tourne pas rond. Des millions d'hommes et de femmes sont déjà à l'oeuvre pour créer ce monde égalitaire et solidaire. Ce livre indique plusieurs pistes d'action à explorer, tant sur le plan individuel que collectif.

  • Une personne meurt toutes les dix secondes  faute d'eau saine !
    Cette situation insupportable est d'autant plus aberrante qu'on dispose désormais de moyens simples et peu coûteux pour l'améliorer nettement.
    Il suffit de 20 EUR par habitant pour amener de l'eau potable dans un village alors que des millions sont parfois dépensés pour des achats ou pour des réalisations d'un intérêt pour le moins douteux.
    Capter, traiter et distribuer de l'eau ou assainir n'est pas aussi difficile ni coûteux que certains le pensent ou essaient de le faire croire.
    Un site trilingue récent (www.wikiwater.fr), contenant une centaine de fiches techniques simples et déjà utilisé par 2,5 millions de personnes, permet en effet de connaître et d'appliquer les moyens d'y parvenir, tant techniques que financiers, éducatifs ou structurels.
    Après le rappel de plusieurs notions importantes sur les problèmes de l'eau et de l'assainissement (moyens de captage, de traitement et de distribution, tarification, montant de dépenses acceptable, hygiène), les principaux procédés sont présentés.
    Il est enfin précisé que le problème le plus important n'est pas de caractère technique ou financier mais est un manque de volonté, tant politique qu'individuelle. Il est donc proposé aux pouvoirs publics, comme aux organismes et aux associations de solidarité internationale de concevoir différemment l'aide au développement en privilégiant des programmes permettant aux populations d'accéder à l'eau par leurs propres moyens.

  • Les Indo-Européens

    Nicolas Cabrieres

    Qu'est-ce que la culture française ? Ses racines sont double, Gréco-latine et Judéo-chrétienne. Mais que savons-nous de la culture Indo-aryenne soeur de la culture Gréco-latine ?

  • Y-a qu'à, moi si... Notre connaissance est-elle structurée ou simple bavardage opportuniste?

  • La civilisation hormonale

    Mikou Ismail

    Apparue il y a cinq mille ans, l'écriture demeure un exercice bien difficile : le langage est une sorte de danse dont il convient de respecter le rythme, les silences et les intonations.
    Car les mots sont d'abord et avant tout la retranscription du son projeté par le souffle de l'esprit. En cela, ils constituent la manifestation la plus précise de la pensée humaine et représentent, pour qui en connaît la puissance, un champ infini de possibilités pour créer le lien avec quiconque est doté d'une conscience de lui-même.
    Les mots peuvent aussi - et de façon souvent involontaire - permettre de saisir l'essence de la réalité telle qu'elle est.
    Le présent ouvrage est mon témoignage dans ce sens.

  • Next ! (suivant !) t.2

    La Dame D'Apt

    La délicieuse Tara continue sur les réseaux sociaux à semer le trouble parmi les êtres humains, surtout la gent masculine. Elle butine d'un homme à l'autre tout en tentant de se respecter au maximum... 

    Se sentant « abandonnée » affectivement, Tara commet - sans raison apparente  - l'irréparable... et enfreint un règlement qu'elle s'est institué. 

    Comment revenir en arrière quand on a dépassé les bornes ? De nouveaux jeux jouissifs entraînent Tara sur des chemins bien différents de ceux qu'elle s'est fixé. 

    Sans foi ni loi, ce fake continue à s'amuser en mettant à mal ses adversaires de jeu. Facile de stopper un inconnu trop avenant et pressant par des mots qui dépassent la normalité. Elle s'insurge alors, et devient très rapidement une hors la loi. Qui s'y frotte s'y pique ! 

    Tara profite de la bassesse humaine, mais s'insurge lorsque l'obtention du sacro-saint visa-graal permettant d'atteindre l'Eldorado français passe par la « vente » d'un humain. C'est désolant jusqu'où l'humain est-il prêt à se victimiser pour un mariage blanc ou gris, Visa, etc. 

    Tara joue le jeu, mais quelles sont ses limites ? Elle est capable de se donner à fond pour faire plaisir à l'autre tout en gardant en mémoire le plaisir sensuel, la jouissance de rabaisser l'autre, et par la suite de mettre brutalement fin à ces jeux malsains.                                                                                                         Illustrations by Isa de Sannes

  • Je propose dans cet essai une modélisation originale de l'univers qui se présente comme une alternative rationnelle à la modélisation académique officielle. J'apporte en outre un regard analytique assez critique sur cette dernière.

  • Si à travers les questions sociales et les crises de notre époque, chacun peut sentir et faire l'observation d'un mal-être généralisé, il peut être difficile de remonter à sa source et de se poser cette question : qu'est-ce qui cloche avec l'esprit du temps ? Art contemporain à la solde du marché, philosophie dissoute dans l'air du temps, réduction de l'être à ce qui est pratique, et bourbier économico-social. C'est à travers ces quatre axes que cet essai tente de répondre à cette question avant de conclure en proposant une voie messianique, chère à la civilisation occidentale.

  • Ce premier écrit s'apparente à un essai romancé.
    À partir du thème bien connu de la dualité « Destin/Hasard », sont dressés des portraits de femmes différentes par leurs origines, conditions et comportements.
    Le récit, mâtiné de philosophie, poésie, humour, analyse sociétale, sentimentalisme, laisse libre cours à quelques explosions sémantiques, des néologismes voire à un délire verbal où s'entrechoquent idées, sensations et les mots, toujours les mots.
    Au bout du compte, j'invite le lecteur à découvrir le plaisir particulier de l'intrication de ces idées et de ces mots.

  • Historiquement le mot "riche" est le nom commun d'une dualité : dans la conscience populaire circulent des considérations opposées - admiration et jalousie, vénération et détestation - à l'égard de cette minorité de notre société que peu connaissent vraiment de l'intérieur.
    Etant initié à ce microcosme, le franco-russe Anton Malafeev délivre ici un portrait psychosociologique des riches et des nouveaux riches à l'aide d'aventures vécues, narrées sous forme d'un roman. La mentalité russe y lève un peu le voile sur ses secrets. On y apprend pas mal de choses et réfléchit beaucoup : 5 nouvelles classes sociales au lieu de 3 habituelles (riches, pauvres et classe moyenne) ; la satire de la société "occidentalisée" y est habilement entrecoupée d'analyses simples mais percutantes, de chiffres et d'explications historiques.
    Originalité : chacun sans exception s'y reconnaîtra et sera presque contraint de s'interroger sur bien des choses. Car à travers le constat que "l'humanité a mis en place un système inadapté à sa propre nature", l'essai débouche (à contre-courant du pessimisme généralisé) sur une solution - plafond universel de fortunes - vouée à inverser le principal trou noir de notre organisation sociale.

  • How do you start from Noah to Barack Obama?This is the question we try to answer in this volume V of the series The Verses of the Scholars. From ancient religion to current politics, From Noah to Barack Obama also offers you keys to understanding the recommendations of ancient texts, which contain more modernity than you might think.The link between the story of Noah and the election of Barack Obama is explored and brought to light: the elucidation of biblical stories, scientific and prophetic prowess...Moreover, no scholar can remain indifferent to the current events of his time. Thus, concerning the COVID-19 pandemic and others airborne diseases, in addition to the hand washing enacted in its time by Moses, enriched in our time by the addition of cumber some masks, we offer in this book a supplement to passive barrier gestures: active electronic barrier gestures.A scholarly and pedagogical work, whose richness will convince you to plunge between religion, science, history and providential politics.

  • La théorie du Big Bang suppose que notre Univers est en expansion.

    Partant du principe que le Dieu originel s'est dispersé, cet essai développe l'idée que l'Homme accompagne cet éclatement mais aussi, en se construisant collectivement, reconstitue le Dieu primitif.

    La démonstration emprunte, paradoxalement, aux schémas décrits par les religions alors que leurs formulations sont elles-mêmes critiquées.

    Au départ esclave de la nature et de la sélection naturelle, l'Homme s'autonomise progressivement pour se libérer de son berceau terrestre. Cette autonomie le transforme constamment grâce à son intelligence et sa capacité de reproduction, en bénéficiant de la diversité exceptionnelle de son environnement naturel.

    Son autonomie l'éloigne donc de sa nature terrestre.

    Tous ces facteurs le conduisent à abandonner les théories religieuses pour construire ou reconstruire collectivement le Dieu éclaté...

    Par la métamorphose des esclaves et pour accéder à l'eutropie.                                                                                                                                             

  • Pudeur, je vous aime

    Raphaël Estephe

    Quelle définition peut-on donner à la pudeur ? Variant dans les contextes et les situations, de vertu morale à érotique, l'auteur retrace dans cet essai les différentes visions et interprétations de la pudeur au cours de l'Histoire, de l'antiquité jusqu'à aujourd'hui, mais également dans les arts visuels et littéraires. À travers ce sentiment subjectif gravitent les thèmes du corps, du désir, du sexisme ou encore de la culture et de l'éducation. Autant de sujets révélateurs de l'influence des normes sociétales sur notre mode de pensée sur lesquelles l'auteur nous amène à réfléchir.
    Véritable hommage à la féminité en poésie, « Pudeur je vous aime » est un texte contemporain et actuel laissant la parole à une « Dame », être évoluant avec les générations.

  • Ma vie de Jésus

    Christophe Lemardelé

    L'histoire de Jésus se situe au carrefour du récit historique et du récit hagiographique ou légendaire. Malgré bien des zones d'ombre et des invraisemblances, le récit de sa vie n'en est pas pour autant incohérent car sa biographie est parallèle à celle de personnages historiques de son temps, révélés notamment par l'historiographe juif Flavius Josèphe dans ses écrits de la fin du premier siècle. En hiérarchisant les sources textuelles, le Jésus de l'Histoire n'est pas impossible à atteindre et il reste un personnage singulier bien que lié à un contexte spécifique.
    Ne désirant pas livrer un ouvrage savant quelque peu fastidieux sur Jésus, l'auteur a choisi une forme plus littéraire afin d'éclairer différemment cette figure historique. Confrontant l'histoire de Jésus et ses réflexions d'historien des religions, il entremêle récit littéraire et analyse historique. L'histoire des religions est une ouverture sur l'humain...

  • Avant, Jean jouait les gros durs, les chefs de bande, un peu gouape, un peu marlou, prisonnier de ses choix antérieurs. Et puis, le môme est arrivé, perdu, sauvage, à vif. Ils se sont apprivoisés et chacun a aidé l'autre à grandir, à se libérer, à s'aimer soi-même et à aimer. On suit Jean et Antoine sur un quart de siècle, de 1958 à 1982, plongés dans une époque avec ses préjugés et ses tumultes. Ça s'engueule, ça se révolte, ça se bagarre. Jean et sa bande ont des allures de pieds nickelés. Antoine épouse les révoltes et les rêves de cette jeunesse qui veut changer le monde. Les femmes qui apparaissent d'abord dans des rôles un peu convenus de mères ou de putains font place aux militantes et aux dirigeantes. Le jeune et le vieux resteront des séducteurs invétérés. Ils croiseront beaucoup de belles personnes, à moins que ce ne soit le regard porté sur ces personnes qui les rende attachantes. Cette bienveillance amoureuse de l'auteur pour ses personnages, de Jean pour Antoine, de Juliette pour Jean, de Jean pour Isabelle,  c'est un cadeau du Ciel.
    "Mon âme n'est pas plus légère mais Dieu m`aide à la porter". 

  • Fake versus pragmatisme...
    Victime de déboires virtuels et en dilettante sur les réseaux sociaux, Tara joue de son personnage auprès de ses congénères. Au vu des photographies osées, voire décalées, glanées çà et là, et des propos postés envers ses proies au gré de ses humeurs, la gent masculine l'idéalise en jeune femme fatale.

    Tantôt agressive, compatissante, intuitive ou désespérée, Tara se gausse des réactions déstabilisées de ses adversaires de jeu. Elle pousse l'autre dans ses retranchements.

    Quelle jouissance... Tara se délecte de la bêtise et de l'affect des humains.

    Inutile de proférer un jugement trop hâtif de votre interlocutrice sur internet ! Tara se cache derrière un écran pour provoquer l'autre et se forger une identité bien différente de sa réalité de femme cinquantenaire confrontée au quotidien d'une vie terrestre monotone...

  • Cet essai est le fruit d'une immense prétention : croire que parce qu'on a presque 80 ans et donc accumulé une certaine expérience, il y aurait quelque mérite à transmettre aux plus jeunes quelques réflexions sur notre époque. S'il est vrai que l'expérience des autres ne sert à rien, une longue vie permet en principe d'avoir une perception différente des petits ou grands problèmes d'aujourd'hui.

    Mais il y a au moins une prétention que je n'ai pas : être un sage, encore moins un donneur de leçons. Le titre de cet essai atteste de ma modestie quant à la valeur de mon témoignage. Mes analyses, je les crois justes, mais prenez-les avant tout pour des pistes de réflexion à méditer si possible sans a priori. Elles ciblent, en particulier, des domaines où la « pensée unique » a tant anesthésié les esprits qu'elle a rendu impossible la remise en cause de dogmes réputés indiscutables, mais qu'il me paraît utile de discuter. Avec un peu de poil à gratter de temps à autre, peut-être, mais jamais avec la certitude de détenir la vérité.

    Approbations mais aussi contestations, voire hurlements, seront bienvenus à propos de mon sentiment sur l'inanité de nos opérations militaires, le « combat » contre le terrorisme, la religion de l'écologie, la prétendue lutte contre la drogue, notre jacobinisme éculé, l'impasse de l'Europe, les méfaits du néolibéralisme et de la mondialisation, l'urgence d'une restauration de l'État ou l'inquiétant retour du religieux et du nationalisme.

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