Plon

  • Sur le Toit du monde à la fois ombrageux et accueillant, bâton de marche dans une main, carnet dans l'autre, Olivier Weber a peu à peu trouvé ce qu'il recherchait, l'isolement, le recueillement, la méditation, le souffle poétique de la vie sauvage, comme une échappatoire à la vitesse et à la modernité.C'était une vieille promesse. Confronté aux souvenirs des guerres que j'ai couvertes, j'ai voulu me rendre dans une contrée mythique et oubliée, le Mustang. Fermé aux étrangers jusqu'en 1992, ce petit royaume en Himalaya désormais rattaché au Népal est un " petit Tibet " à la culture protégée et sans la tutelle de la Chine.
    Avec deux amis, dont un aveugle, et trois Mustangais, dont un prince du Mustang, je me suis aventuré au-delà de l'Annapurna dans des vallées perdues, sur des montagnes isolées, dans des hameaux dépeuplés qui tutoient les cieux, dans des monastères en renaissance ou désertés. À chaque pas, le cheminement et le pèlerinage intérieur se révélaient plus importants que le sommet ; le vagabondage, davantage que la conquête.
    Au terme d'une longue expédition à plus de 4 000 m. d'altitude, dans cette nature démesurée, sur ce Toit du monde à la fois ombrageux et accueillant, bâton de marche dans une main, carnet dans l'autre, j'ai peu à peu trouvé ce que je recherchais, l'isolement, le recueillement, la méditation, le souffle poétique de la vie sauvage, comme une échappatoire à la vitesse et à la modernité. L'effacement du souvenir de la guerre, aussi, et de son syndrome post-traumatique, en cheminant surtout, et à la rencontre des Mustangais, bergers, nomades, moines, passagers du vent, ombres de la solitude.
    Dans le silence des grands espaces, après plusieurs semaines d'une marche souvent vertigineuse, cette quête de pureté et de la " montagne intègre " fut l'occasion de réflexions sur le temps, sur l'hyper-communication de nos sociétés, sur l'empathie et la compassion, loin du rythme effréné de nos quotidiens.
    Ce fut enfin le lieu d'étonnants échanges avec mes amis montagnards, dont celui qui ne voit plus, surnommé " l'aventurier aveugle ", qui a connu le Mustang lorsqu'il était encore voyant. Il m'a permis, lui aussi, de " voir autrement ".

  • Empreintes

    David Farrier

    • Plon
    • 18 Mars 2021

    Comment les anthropologues et géologues du futur interprèteront les empreintes et les traces que nous laissons aujourd'hui ? Que restera-t-il de nous ?À quoi ressemblera le monde dans dix millions d'années ? Et comment les anthropologues de ce lointain futur interpréteront les traces que nous laissons aujourd'hui ?
    La civilisation moderne a créé des objets et des paysages susceptibles de durer dans le temps long : plastique polluant les océans, déchets nucléaires enfouis, routes goudronnées quadrillant la planète, vestiges urbains, carbone pouvant persister dans l'atmosphère pendant cent mille ans... Ces futurs fossiles d'une nature inédite ont le potentiel de révéler de nombreuses informations sur la façon dont nous vivions au XXIe siècle.
    Puisant dans la littérature, l'art et la science, le livre de David Farrier est une méditation profonde sur le changement climatique et l'Anthropocène - nouvelle époque géologique marquant l'incidence des activités humaines sur l'écosystème. De la mer Baltique à la Grande Barrière de Corail, en passant par Shanghai, une des plus grandes villes au monde, il décrit une planète dont l'évolution rapide et ses conséquences dépassent de loin l'actuelle compréhension humaine.
    Avec conviction, il nous interroge sur notre façon d'habiter la planète et d'en dilapider les ressources, et nous interpelle sur ce que nous avons déjà perdu, mais surtout sur ce que nous pourrions encore sauver.
    À la fois message d'espoir et requiem surprenant, cet ouvrage changera non seulement votre façon de penser l'avenir mais aussi votre vision du monde aujourd'hui.

  • La France, pays où l'on s'oppose le plus à la vaccination, pourquoi ? A l'heure de l'épidémie de COVID, cette question devient centrale.La France est le pays de Louis Pasteur et pourtant c'est aussi celui où l'on résiste le plus à la vaccination. D'où provient ce phénomène antivax ? Qui en sont les acteurs et quels sont leurs arguments ? Quel rôle jouent les réseaux sociaux désormais très relayés ? À l'heure de l'épidémie de Covid-19, ces questions deviennent cruciales.
    De Jenner à Pasteur, les inventeurs de vaccins ont toujours été confrontés à de fortes résistances et hésitations : naturalisme, malthusianisme, prônant la régulation de la démographie, études frauduleuses affirmant que le vaccin HPV induit des cancers du col de l'utérus, débats sur l'aluminium, perte de confiance dans les autorités sanitaires et gouvernementales, conspiration supposée entre les grandes firmes pharmaceutiques, l'Organisation mondiale de la santé et les États... le profil des résistants à la vaccination est hétérogène, et le sujet n'est hélas que trop rarement investigué.
    Puisant dans l'Histoire, la philosophie et les faits actuels, le Dr Olivier Jourdain décrypte, sous la forme d'une enquête, comment nous en sommes arrivés là et rappelle que l'OMS a identifié le mouvement antivax comme une des dix principales menaces pour la santé de l'humanité.
    À l'heure de l'épidémie de coronavirus, et dans un monde où d'autres pandémies surviendront très probablement, il est essentiel de prendre en compte ce phénomène et lutter contre les peurs et les rumeurs sans fondements. La vaccination est un enjeu de santé publique qui nous concerne tous.

  • Dans ce plaidoyer corrosif et sans concession, Dominique Simonnet dénonce le conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes et menace leur liberté.Vous avez dit " libérées " ? Libres de leurs choix, libres de leurs corps ? Allons, ouvrons les yeux : il règne aujourd'hui un conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes. Lolitas incitées par la culture adolescente à se transformer en femmes-objets toujours disponibles; jeunes filles piégées par l'industrie du sexe qui fait désormais commerce du spectacle de leur humiliation ; femmes effacées, voilées, violées, vendues, mutilées, pour mieux être utilisées en privé par leurs propriétaires...
    Ici au nom de la modernité, là au nom de la tradition, le mâle dominateur reprend partout du poil de la bête. Pornographes et puritains poursuivent la même obsession millénaire, héritage de notre condition mammifère : le contrôle du corps des femmes. Non, celles-ci ne sont pas si libres qu'on le dit. Non, le féminisme n'est pas dépassé. Serions-nous en train d'assister, en silence, dans la complaisance, à la défaite des femmes ? Mais alors, ce serait aussi la nôtre, celle des hommes, celle de tous ceux qui chérissent le désir et la liberté d'aimer.

  • A quoi sert le baccalauréat ? A-t-il encore un sens ? Pour répondre aux questions au coeur du débat public, Robert Colonna d'Istria retrace 200 ans d'histoire du plus symbolique des diplômes français et qui sert de repère dans notre société. Un ouvrage vivant, rigoureux et on ne peut plus d'actualité ! Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française.
    La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un " brevet de bourgeoisie ", garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société.
    Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une
    réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ?
    La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.

  • Le témoignage unique de Mireille Aïn, la seule manbo blanche initiée au vaudou en Haïti." Le Vodou haïtien n'est pas un amalgame de croyances maléfiques où se pratique la magie noire, où on charcute des poupées à coup d'aiguilles. Il est un lieu d'apprentissage, une approche du sacré avec ses règles rigoureuses, ses cérémonies établissant une alliance féconde avec l'Invisible. Le Vodou, tel que je l'ai vu pratiquer et tel que je le pratique moi-même, est un mode de vie communautaire épanouissant, en même temps qu'une cosmogonie, une conception de l'homme en liaison avec ses origines spirituelles et sacrées.
    Un jour, je mourrai, après une bataille incessante contre des préjugés et des systèmes de vie défiant le sens commun. J'espère simplement que l'amour et l'attention avec lesquels mes initiateurs m'ont élevée me permettront de continuer ce combat qui était le leur. J'espère aussi que, grâce aux initiations que je conduirai comme ils me l'ont enseigné, je leur donnerai une nombreuse progéniture.
    Pour arriver en Haïti, mambo Assogwe, à la tête d'un péristyle, il m'a fallu faire comme Danballa, le Serpent Arc-en-ciel, ramper en silence, observer, accepter les soubresauts d'une colonne vertébrale qui défie la verticalité mais pourtant s'enroule aux arbres ou aux Potos mitan. Accepter de changer de peau au cours de mues successives, de plus en plus profondes.
    Je ne comprendrai que des années plus tard la vraie nature, la grande richesse des enseignements de Danballa et Aida Wèdo, les serpents sacrés : le combat de la force vitale contre l'adversité.
    C'est ce que je veux raconter ici. "

  • Que peut apporter un regard triple (le médecin, l'archéologue, l'anthropologue) au vaudou ? Depuis presque 15 ans que Philippe Charlier sillonne les pistes du Bénin, il a acquis suffisamment de matière, de données, d'expériences pour proposer le récit d'une immersion et d'une analyse du vaudou sur ses deux berges atlantiques.Au-delà de montrer et d'expliciter que le vaudou est une religion à part entière, avec ses codes, ses clergés, ses mythes et ses rituels domestiques et collectifs, on portera un regard nouveau, incisif, pragmatique et original sur cette croyance (et ses actions de sorcellerie associées) dans le territoire d'origine (Afrique sub-saharienne).
    Que va-t-on découvrir ?
    - gestes sacrés du quotidien
    - cérémonies des revenants (Egungun) semeurs de mort symbolique
    - divination Fâ par les coquillages
    - consécration de fétiches (avec ce qu'apporte leur examen radiologique lorsque certains ont été transportés en Occident)
    - fouilles archéologiques dans les palais des rois d'Abomey (permettant de retourner aux origines historiques du vaudou)
    - récits de l'initiation de l'auteur et des élévations successives (récit " de l'intérieur ")
    - cérémonies nocturnes avec chevauchement des adeptes par les divinités
    (" possessions ")
    - pèlerinages syncrétiques chrétiens/vaudou (" Saut d'eau ")
    - cérémonie des morts où se croisent une extrême sensualité et une fascination morbide
    (" Guédés ")

  • Une méthode concrète et simple pour aider les enfants et adolescents agressés et harcelés à l'école.Nous avons tort de croire que la réponse doit essentiellement être juridique et institutionnelle car nous risquons d'enfermer l'enfant dans une position de victime impuissante. Et si nous apprenions à nos enfants à faire face de manière juste, intelligente et efficace aux diverses formes de harcèlement ?
    Cette méthode largement illustrée par des mises en situation et des jeux de rôle permettront à l'enfant de retrouver un pouvoir sur ce qu'il vit.

  • La populophobie

    Guillaume Bigot

    La cause semble entendue : en Occident voire dans le monde entier, cédant aux sirènes du populisme, les peuples semblent avoir pris en grippe leurs élites. Mais, est-ce que ce ne sont pas les classes dirigeantes qui, en vérité, avaient déjà décidé de rompre avec leurs peuples ? Est-ce que ce n'est pas le sommet qui n'aime plus la base ? Tel est le point de départ de l'essai décapant que Guillaume Bigot consacre à la colère des gilets jaunes et au besoin de renouvellement de la classe dirigeante française.
    Ce divorce, que les élites mondialisées voulurent partout à l'amiable, a revêtu une tournure particulièrement exacerbée en France avec la spectaculaire crise des ronds-points. En replaçant la révolte de la France périphérique dans le long terme de notre histoire, l'auteur montre que les élites françaises aiment rarement le peuple, qui le leur rend bien. Relisant la crise de 2018-2019 il montre que cette explosion de colère est le prélude d'une remise en cause plus profonde et durable des classes dirigeantes françaises. Car Guillaume Bigot éclaire l'actualité en lui apportant le relief de l'histoire, sans lequel celle-ci demeure difficile à interpréter et impossible à prévoir. Et applique à la société de 2020 les analyses de l'abbé Sieyès sur le tiers état. En s'appuyant également sur Michelet, il montre que l'Hexagone ne peut être gouverné que par un souverain allié au peuple pour tenir en respect les importants. Enfin, la loi des 3 âges des classes dirigeantes formulée par Chateaubriand lui sert de point d'appui pour appeler au renouvellement profond de la classe dirigeante française.
    Selon l'essayiste, la France est entrée en convulsions et n'en sortira que lorsque l'élite actuelle et son paradigme auront été remplacés. Voici le plaidoyer d'un intellectuel républicain en faveur du populisme.

  • Anne-Sophie Pelletier ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit.
    " Je me souviens des chansons désuètes que me chantait ma grand-mère quand nous marchions dans les montagnes du Jura. De Ray Ventura à Georges Guétary, je les connais par coeur. Cette grand-mère je l'adorais. Et j'ai pris soin d'elle, sur la fin de sa vie. Ainsi que de nombreuses autres personnes âgées, à domicile ou en Ehpad. C'est cette vérité-là, ce lien unique avec nos aînés comme les coulisses de lieux pas toujours humains les accueillant, que ce livre vérité raconte.
    " Vieillir ", " le troisième âge ", " le quatrième âge ", pourquoi ces mots font-ils si peur ? Pour certains de nos " vieux ", ils sont synonymes d'une indépendance sans faille, d'une autonomie qui permet de profiter des années de labeur en partant en croisières, en voyages organisés, que sais-je encore. Mais pour tant d'autres, c'est la dure réalité d'une existence fragilisée qui s'impose, avec perte de l'autonomie, maladie, dépendance. Dans cet ouvrage, c'est de ceux-là que je souhaite narrer le quotidien, un quotidien dur, touchant, terrible vu par une soignante ayant décidé de les accompagner au mieux. Petits bonheurs, grandes tristesses face à l'institution qui ne met pas les moyens en place en fonction des véritables besoins, j'ai tout vécu et dévoile tout.
    Avec ce livre, j'ouvre les portes vers une humanité qu'on oublie voire met de côté, et dévoile les secrets des EHPAD, lieux où souvent les mots " humain ", " dignité " sont sacrifiés sur l'autel de la rentabilité et du profit. "
    Anne-Sophie Pelletier

  • Suprémaciste théorie

    Philippe-Joseph Salazar

    • Plon
    • 17 Septembre 2020

    Une enquête exclusive mondiale sur la résurgence de l'idéologie suprémaciste. " Ce livre décrit la résurgence de l'idéologie blanche, propulsée sur le devant de la scène internationale par ce qui se nomme l'Alt-Right. Le sujet est dur. Le sujet est fort. Ce livre est une enquête : comment saisir sur le vif cette idéologie en gestation, dans une suite de conversations avec ceux et celles qui pensent l'idéologie blanche.
    Je suis donc allé à la rencontre de protagonistes de l'Alt-Right, je leur ai parlé et je les ai écoutés. Mes interlocuteurs, qui tous -; sauf un -; sont des intellectuels, pas des militants qui brandissent des drapeaux dans les rues ou éructent sur le Web, ont été surpris de voir un philosophe, carnet en main, se comporter en investigative reporter. Certains d'entre eux voulurent m'engager dans un débat : je m'y suis refusé. Je ne prends pas parti : j'observe et je questionne. "

  • La pandémie médiatique

    Stéphane Fouks

    • Plon
    • 22 Octobre 2020

    Coronavirus : la crise est née des erreurs de nos dirigeants. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, un événement n'avait occupé la totalité de l'espace médiatique mondial pendant aussi longtemps. La Covid-19 a révélé la forme d'un monde dans lequel nous vivions sans encore le savoir.
    Une nouvelle société, dont on pressentait jusqu'alors les contours, est apparue au grand jour - une société de l'image, de l'émotion, de l'angoisse.
    Une nouvelle société que nos gouvernants n'ont pas comprise, et à laquelle ils n'ont pas su s'adapter. Leurs erreurs ont amplifié la crise, en même temps qu'elles révélaient le fond d'un mal français : l'incapacité de ceux qui nous dirigent à communiquer, leur incompréhension du rôle crucial que joue la communication dans les démocraties actuelles.
    Ce décryptage d'expert décortique ce que nous avons collectivement vécu sans l'avoir compris. Il offre des clés pour décrypter les méthodes de la communication et cerner son rôle dans le monde de demain. Car ce livre est aussi un cri d'alerte : au-delà des dommages sanitaires et économiques que cause la pandémie, elle porte en elle le risque d'une crise démocratique de grande ampleur. Seule une nouvelle communication pourra nous permettre d'y échapper. Analyser la communication de la crise, et dans la crise, est une urgence collective.

  • Après le succès de La sexualité selon Jean-Paul II, Yves Semen développe une spiritualité conjugale fondée sur la théologie du corps de Jean-Paul II.Le concile de Vatican II affirmait que le mariage était une authentique vocation chrétienne capable de conduire les époux à la sainteté. Et pourtant, même si certains mouvements de spiritualité conjugale ont ouvert des pistes remarquables, la spiritualité conjugale demeure aujourd'hui le parent pauvre de la spiritualité chrétienne. Pourquoi ? Probablement parce qu'il lui manquait de pouvoir se construire sur une vraie théologie du mariage, ce qui la condamnait à demeurer au stade des intuitions.
    Ce socle théologique a été donné par Jean-Paul II entre 1979 et 1984, dans ses catéchèses sur la théologie du corps qui renouvellent entièrement la pensée de l'Église sur le corps, la sexualité et le mariage. Vingt-cinq ans plus tard, et dans le prolongement de son ouvrage
    La sexualité selon Jean-Paul II, Yves Semen brosse, dans ce premier essai de spiritualité conjugale, douze esquisses à partir de thèmes essentiels puisés dans la théologie du corps de Jean-Paul II : le mariage, une vocation ; l'eucharistie, modèle du mariage ; grandeurs et humilités du mariage ; le pardon dans la vie conjugale ; les croix et les joies du mariage ; les époux et la chasteté ; la sainteté à deux...
    Même s'il est solidement référencé au plan théologique, ce livre est accessible à tous et illustré d'exemples puisés dans le simple quotidien de la vie des époux.

  • Sauvons notre patrimoine

    Stéphane Bern

    • Plon
    • 5 Septembre 2019


    Le manifeste de Stéphane Bern pour la sauvegarde du patrimoine.

    Le patrimoine est une passion française. Chaque année, des millions de nos compatriotes se pressent dans les monuments historiques, lieux de pouvoir, jardins privés, maisons d'illustres... sans doute parce qu'ils sentent que le patrimoine est notre héritage commun, ce qui nous relie à l'Histoire et que nous devons transmettre aux générations futures. Partout en France, des bénévoles se mobilisent pour donner de leur temps, de leur énergie et leurs moyens au service de cet immense chantier qui crée de la convivialité, porte de l'identité heureuse et génère de l'économie, notamment dans les villages où se trouvent la moitié du patrimoine national.
    Certes, 90 millions de touristes visitent la France chaque année, heureux de découvrir nos trésors patrimoniaux mais sur 44 000 monuments recensés à ce jour sur notre territoire, 9 000 sont dégradés, et plus de 3 000 menacés de péril. Faudrait-il les laisser tomber ? Abandonner ces trésors architecturaux à l'outrage du temps ? Renoncer à protéger cet héritage du passé et ces savoir-faire qui sont un conservatoire des métiers d'art français ? Ce serait assurément une faillite intellectuelle, une faute morale, une erreur politique, un non-sens économique et un hara-kiri culturel ! Le patrimoine doit rester une cause nationale et l'affaire de tous, qu'il soit public ou privé, archéologique ou du XXe siècle, castral ou religieux, paysager ou vernaculaire, industriel ou ouvrier... Victor Hugo, écrivait déjà en 1832 dans " Guerre aux démolisseurs ", " il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient au propriétaire, sa beauté à tout le monde, à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire, c'est dépasser son droit ".
    C'est pourquoi j'ai accepté la mission que m'a confiée le président de la République Emmanuel Macron en 2017 : dresser un inventaire précis des urgences région par région et trouver des solutions innovantes de financement. C'est ainsi qu'est né ce Loto du Patrimoine qui a tant fait parler mais qui s'est révélé un formidable succès. D'abord pour que les Français se réapproprient ce combat utile pour tous, ensuite comme levier économique dans les territoires ruraux.
    Comme vous pouvez l'imaginer, cette Mission Patrimoine n'a pas été une promenade de santé, mais bien davantage un chemin de croix doublé d'un combat de boxe, contraint, malgré ma nature conciliante, de pousser des coups de gueule pour forcer les blocages administratifs. C'est cette expérience unique, à la fois enrichissante sur le plan humain par les rencontres avec des passionnés et étonnante par cette plongée l'univers politique et administratif dont j'ignorais tout. Mais si parfois j'ai été tenté de tout abandonner, la cause valait tous les sacrifices. Car ce combat pour le patrimoine a donné un vrai sens à ma vie. Celui de la transmission d'un héritage commun, celui qui rassemble et réconcilie les Français.
    Car sauver le patrimoine, c'est nous sauver nous-mêmes.

  • Les silencieux

    Eric Delbecque

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Inutile d'éluder : ouvrons les yeux, la menace salafiste existe. La France vit une grande illusion. Nous croyons être toujours le pays où l'on débat, où l'on échange des arguments, alors même que nous sombrons chaque jour un peu plus dans un climat intellectuel de guerre civile.
    Ce constat vaut en particulier pour le débat actuel sur la place de l'Islam dans la société française et sur l'ampleur du péril islamiste. Allons droit au but : l'Islam ne constitue pas une question en soi dans la France de 2020. L'adversaire de la République s'appelle le salafisme.
    La source du problème ne réside pas dans le Coran mais dans ceux qui le transforment en arme pour affaiblir la démocratie libérale. Dans ce camp, on trouve bien évidemment les jihadistes, mais aussi les salafistes et l'ensemble des acteurs contestataires davantage animés par une fureur décolonialiste que par une authentique ferveur spirituelle.
    Le centre de gravité de cette galaxie dangereuse est le salafisme. Leur stratégie, et les tactiques afférentes, font des salafistes dits " quiétistes " et " politiques " des Silencieux, ces petits cylindres également qualifiés de modérateurs de son, que l'on visse sur le canon d'une arme pour gagner en discrétion. Ils nous endormissent, démonétisent l'idée que c'est bien une nouvelle forme de totalitarisme qui tente de s'épanouir en France. Au mieux on déplore, puis on passe rapidement à autre chose... En attendant, les Silencieux franchissent les uns après les autres les remparts censés défendre la démocratie, les libertés individuelles et l'héritage républicain.

  • Le combat d'une femme
    Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère " ordinaire " au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison,
    Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • Les féministes dénoncent depuis fort longtemps le sexisme de notre langue et en particulier de la grammaire, mais c'est au vocabulaire qu'il convient d'abord de s'attaquer. Ce sont ces innombrables mots ouvertement ou traitreusement machistes qu'il est urgent de dénoncer.Les féministes dénoncent depuis fort longtemps le sexisme de notre langue et en particulier de la grammaire, mais c'est au vocabulaire qu'il convient d'abord de s'attaquer. Ce sont ces innombrables mots ouvertement ou traitreusement machistes qu'il est urgent de dénoncer.
    Jean-Loup Chiflet, amoureux des mots, et Marie Deveaux, lexicographe, ont décidé de les débusquer, de les recenser et de les analyser pour faire prendre conscience aux hommes (et même parfois aux femmes) de l'extrême misogynie du français.
    Avec humour et sérieux, ils démontrent que rien n'est plus facile que d'éliminer de notre vocabulaire des mots qui n'ont d'autre utilité que d'insulter, de mépriser, de rabaisser les femmes. Le " politiquement correct " s'est imposé, ils décident d'imposer le " sexuellement correct ".

  • Un ancien escort témoigne" J'ouvre les yeux. Je suis allongé et le plafond blanc, immaculé - inconnu - m'éblouit un peu. J'ai du mal à bouger, mes bras et mes jambes sont entravés. Je veux parler ; je ne peux pas. J'ai ce tube dans la gorge qui m'empêche d'émettre le moindre son. "
    À son réveil sur un lit d'hôpital, la sentence tombe : overdose. La drogue fait partie des risques du métier, Clément le sait.
    Clément est escort. Il vend son temps, monétise sa compagnie, loue son corps. Ses clients sont des hommes aisés qu'il rejoint dans des lieux cossus de la capitale. Mais le sexe n'est qu'un ingrédient de ces soirées : l'alcool coule à flots, la drogue accompagne la prostitution. Il devient vite impossible de s'en passer, comme de cet argent rapidement gagné, qui paie les études, le loyer, les vacances, les loisirs.
    Ce livre est un témoignage inédit sur un phénomène de société qui se déroule à l'abri des regards. Il raconte un engrenage pernicieux et lève le voile sur une réalité sombre, derrière les illusions de la fête et du luxe.

  • Le grand écart

    Pascal Perrineau

    • Plon
    • 21 Novembre 2019

    La France vit-elle un changement profond de son paradigme démocratique ?Au cours des trois dernières années, les vieux partis politiques ont presque disparu, le clivage entre la gauche et la droite s'est étiolé, de nouvelles forces et organisations ont émergé.
    L'année 2019 a vu trois registres de la démocratie opérer et tenter de dialoguer : la démocratie directe des Gilets jaunes, la démocratie participative du grand débat national et la démocratie représentative issue des urnes lors des élections européennes. Or tout laisse penser que leur complémentarité se fait de façon plus conflictuelle et fragmentée qu'auparavant.
    Fort de son expérience de garant du grand débat national - qui lui a permis d'entendre directement la parole de nombreux Français, leurs préoccupations comme leurs
    revendications, mais aussi d'être au coeur de l'expérience du pouvoir politique et d'en approcher les intentions et les doutes -, Pascal Perrineau prend ici la mesure de l'état de santé démocratique du pays.
    Et c'est le portrait d'une France politique changée, troublée, en certains points fracturée, dans un contexte de défiance politique majeure entre gouvernants et gouvernés, qui s'impose.

  • Désinformation

    Emmanuel Ostian

    • Plon
    • 12 Septembre 2019

    La guerre contre les "fake news" est déclarée. Emmanuel Ostian, journaliste d'investigation, nous plonge au coeur d'une enquête inédite et riche en révélations sur les gilets jaunes, les "Macronleaks", les fermes à trolls en Russie et les manipulations de Facebook.C'est une guerre. Et elle est perdue.
    Nous plongerons au coeur des gilets jaunes. Ils se sont frottés, en francs-tireurs, à la grande bataille. Ils n'ont fait que déclarer des hostilités que d'autres ont tenté d'influencer. Nous les avons débusqués.
    Nous avons enquêté sur les " Macronleaks " et vous raconterons comment la " bombe " a pu être désamorcée.
    En secret, les fermes à trolls russes s'activent. Témoignages inédits de ceux qui y sont allés et sont aujourd'hui contraints de vivre cachés pour se protéger. Entretien exclusif avec l'un de ces " trolls " et une journaliste finlandaise lanceuse d'alerte.
    Enquête également sur les algorithmes de Facebook qui ont largement favorisé la création de communautés prêtes à se nourrir en informations manipulées.
    Nous verrons aussi notamment comment l'industrie du tabac rémunère certaines bloggeuses sur Instagram pour " placer " discrètement leur produit. Ou les efforts pour discréditer les huiles solaires. Témoignages.
    Les " deep fakes ", enfin, ces vidéos où ces sons truqués reproduisent parfaitement la réalité. Une arme de plus dans les mains de ceux pour qui démocratie et liberté sont des idées à abattre.

  • Entre 1946 et 1973, le baby-boom a constitué un véritable big bang de la natalité. Cette " génération sans pareille " a gagné chaque année un trimestre de longévité et est passée de 62 à 82 ans d'espérance de vie moyenne. La France compte, aujourd'hui, 20 millions de boomers qui commencent à prendre de l'âge.
    Cette génération ne se définit pas seulement par ce double record - inédit pour longtemps - de natalité et de longévité, mais par la singularité de son vécu et le bouleversement des modes de vie et des mentalités qu'elle a portés. En 1969, Alfred Sauvy s'inquiétait de la " montée des jeunes "; c'est aujourd'hui la " montée des vieux " qui interroge. Or ces jeunes et ces vieux sont les mêmes et engagent un changement de société sans doute plus décisif encore que celui ayant bousculé les pays occidentaux il y a cinquante ans.
    Les enfants du baby-boom revendiquaient la liberté, ils sont désormais appelés à conquérir leur autonomie ; ils voulaient renverser les barrières, il leur reste à abolir les plus radicales : celles de l'âge. Ils voulaient " faire l'amour, pas la guerre ", ce sont aujourd'hui tous les sexes et tous les âges qui s'émancipent comme l'ont fait les femmes. Ils exigeaient de " participer ", les voilà déterminés à continuer au-delà même de leur vie professionnelle. Plus incroyable encore, ils exhortaient à " demander l'impossible ", et ils l'ont eu ! Dans les amphis comme sur les barricades, qui aurait pu imaginer ce cadeau de vingt années de vie supplémentaires ?
    Cet ouvrage invite les boomers à cette révolution des âges et à marquer une deuxième fois l'Histoire.

  • Vite

    Jonathan Curiel

    • Plon
    • 13 Février 2020

    Ras le bol du vite ; apprenons à le dénoncer et gérer
    Vite.
    Tout va trop vite dans cette société qui célèbre l'instant aussi intensément qu'elle l'oublie. Il faut aller vite, gagner du temps, ne pas en perdre, chasser les temps morts, ne plus attendre. La vitesse impose une accélération de nos modes de vie de plus en plus déstabilisante. Politique, économie, entreprise, société, médias, relations humaines : nous ne vivons plus que dans l'instant avec la sensation d'être toujours dépassé, soumis au diktat de l'immédiateté. Réformes rapides et temps court valorisé au profit du temps long en politique ; prise de décisions économiques sous la contrainte de l'instant au risque supposé d'effondrement du système mondial ; triomphe des grandes entreprises qui placent la lutte contre le temps au coeur de leur modèle de développement ; pression constante de l'urgence et de la vitesse en entreprise devenue la norme ; médias et réseaux sociaux vivant beaucoup dans le culte de l'instant ; relations humaines toujours plus expéditives symbolisées par les messageries instantanées et les sites de rencontres ; identités troublées par cette vitesse faute de pouvoir se construire dans la continuité sur le temps long.
    A travers une réflexion pluridisciplinaire ne s'interdisant aucune référence, de de la philosophie à la téléréalité aux chaines d'information en continu en passant par la littérature, la politique et la sociologie, cet ouvrage se met au défi d'analyser ce nouveau raz de marée de l'immédiateté ainsi que ses manifestations dans notre quotidien. Un raz de marée tellement puissant et effréné qu'il crée une nouvelle ligne de partage entre les rapides et les lents, les gagnants ouverts à la mondialisation et les perdants fermés, ceux qui font la vitesse et ceux qui la subissent.
    Il est encore temps d'adapter nos modes de vie et redonner du sens pour conjurer la vitesse. Pour éviter que le Vite nous fasse définitivement plonger dans le Vide.
    Voyage haletant et dynamique au coeur de la société de l'instant et de son fonctionnement, Vite offre une réflexion originale puisant dans l'actualité et l'air du temps, tout en dessinant des voies de sortie de ces nouvelles tyrannies de l'immédiat.


  • Après notamment le succès de Allah est grand, la République aussi, Lydia Guirous bouscule à nouveau l'opinion, et nos compatriotes. Face à l'islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous ! clame-t-elle.

    Au prétendu nom de Dieu, les terroristes assassinent les " kouffars ", les Occidentaux et les musulmans " modérés "... et la réaction est toujours la même : " Ça n'a rien à voir avec l'islam ! "
    Cette phrase, Lydia Guirous ne la supporte plus tant elle lui paraît fausse. Elle assume que la religion musulmane - qui est la sienne - soit critiquable car elle porte en elle les germes de " l'islamisme destructeur et hégémonique qui est à l'origine de tant de malheurs dans le monde ". " Lorsqu'on tue au nom d'Allah, qu'on vocifère sa haine des mécréants, lorsqu'on s'appuie sur la partie violente du Coran pour légitimer ses crimes : Anéantir les mécréants jusqu'au dernier, cela a un rapport avec l'islam ", dit-elle.
    Dans cet ouvrage, Lydia Guirous pose les jalons d'une révolution salutaire et appelle à une remise en question des mentalités et comportements d'une partie des musulmans, et alerte contre l'islamisme qui gangrène les sociétés, notamment en embrigadant la jeunesse et les femmes. Il revient, selon elle, aux Français et Occidentaux de confession musulmane de faire des concessions, d'accepter des " accommodements " afin de retrouver le chemin de l'unité et de la fraternité. Elle invite à entamer - enfin - un travail critique du Coran, qui empêche l'émergence d'un islam du XXIe siècle compatible avec une vie moderne en Occident, délesté de ses archaïsmes et de ses ambiguïtés.
    Son ouvrage vif et enflammé va bousculer les bonnes âmes aveuglées comme les idées reçues dépassées. Il est " temps de résister à la peste verte venue des tréfonds de l'inhumanité et de la barbarie. Ecrasons enfin l'infâme. "

  • Le psychiatre Jean-Michel Oughourlian s'est immergé dans les extraordinaires " usines apprenantes " de la Fondation Amipi où le travail guérit. L'entreprise est un lieu de production, c'est aussi un lieu où se fabrique l'être humain. Elles sont six, réparties entre Nantes, le Mans, Tours et Cholet. Six usines où sont fabriqués les système de câblages électriques équipant les voitures haut de gamme de PSA et Renault, entre autres. Leur particularité ? Tous leurs opérateurs (700 sur un effectif total de 830 personnes) sont des handicapés mentaux : porteurs de trisomie 21, souffrant d'autisme, de schizophrénie, de retards cognitifs importants, etc.
    Pourtant, ils travaillent tous. Ils ont un salaire, des contraintes (les horaires, le rendement, la qualité), en somme une vie professionnelle (et personnelle) normale. Et un objectif : la réinsertion en milieu " classique " (usine, entrepôt, commerce...).
    Le psychiatre Jean-Michel Oughourlian s'est immergé dans ces extraordinaires " usines apprenantes " de la Fondation Amipi - Bernard Vendre. Son constat ? " L'usine réussit là où la psychiatrie a échoué. A l'hôpital, beaucoup parmi ces opérateurs seraient des légumes. Là, ils progressent. "
    C'est le travail qui guérit. L'entreprise est un lieu de production, c'est aussi un lieu où se fabrique l'être humain. Sa dimension n'est pas seulement financière : elle est aussi sociologique.
    Qu'est-ce que l'intelligence ? Comment le travail des mains peut-il agir sur les neurones et les synapses du cerveau ? Quel rôle tient le mimétisme dans la " normalisation " de ceux que l'on appelle handicapés ?
    S'appuyant sur des études neurologiques, ce livre est d'abord un récit. L'histoire d'Angèle, d'Antoine ou de Jérémie qui, comme Bernard Vendre, eurent un jour droit à ce verdict terrible : " Débile il est, débile il restera. " Mais débiles, ils ne le sont plus...

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