Premier Parallèle

  • Pourquoi lire

    Collectif

    Les plus grands esprits européens du moment témoignent de leur vie de lecteur

    " Joyeuse chasse aux livres ! " Ainsi l'écrivaine Sibylle Lewitscharoff souhaite-t-elle la bienvenue au lecteur de ce volume. Une chasse aux livres, comme un jeu enfantin dont émanerait une joie mêlée d'ivresse. Par un mystérieux sortilège, il suffirait qu'on en trouve un pour que trois autres apparaissent à sa place. On en aurait pour toute une vie.

    Ici, la partie de chasse se joue à treize. Treize écrivains – romanciers, philosophes, sociologues, essayistes, mais aussi un auteur de bande dessinée – se lancent à la poursuite des livres pour dire le miracle de la lecture et expliciter le sens qu'elle revêt dans nos sociétés.
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    À les lire, le geste d'ouvrir un livre semble relever d'une aventure inépuisable, profondément singulière. Car lire, ce n'est pas – du moins pas seulement – cette activité tellement encouragée qu'elle en deviendrait presque suspecte. Elle peut bel et bien engager " la totalité de l'être ", comme l'écrit Annie Ernaux.

    C'est cet engagement que décrivent, de manière tour à tour intime et théorique, les contributeurs de ce volume. Vous tenez ainsi entre vos mains une bibliothèque aux portes dérobées. Chacune mène vers d'autres bibliothèques et d'autres portes dérobées.

    Les raisons de lire sont innombrables.

    En voici déjà treize.

  • Le récit très documenté de la manière dont la pandémie a renforcé l'économie de la surveillance, par le journaliste le plus informé de ces questions.

    " En janvier dernier, je publiais
    À la trace, une cartographie que j'espérais complète des acteurs et des enjeux de la surveillance contemporaine. Quelques mois plus tard, l'épidémie de Covid-19 offrait, à l'échelle mondiale, un cas d'usage frappant des dispositifs que je m'étais efforcé de décrire.

    On a vu des officines de toutes tailles, hier positionnées sur le juteux secteur de la sécurité, pivoter vers un nouvel impératif, celui de la traque des corps malades – un levier encore plus puissant que la lutte contre le terrorisme. Des applications de traçage, de "suivi des contacts', ont été développées un peu partout, misant sur le numérique pour endiguer la course du virus. Dans le ciel, des drones sortis d'un futur proche ont fait respecter le confinement. On a confié à des caméras le soin de s'assurer du port du masque et du respect de la distanciation sociale.

    La crise sanitaire a mis au jour la présence de ces dispositifs de surveillance toujours plus nombreux, dont elle a dans le même temps assis la légitimité et accéléré la banalisation. On me demande souvent s'il faut craindre la généralisation d'une surveillance dite de masse ; et s'il s'agissait plutôt d'une massification de la surveillance ? "

    Olivier Tesquet

  • Un essai incisif et solide qui montre les limites des théories de l'effondrement, d'un point de vue scientifique et éthique.

    La chose est entendue : nous ne vivons plus dans un système climatique stable, la biodiversité s'érode, les océans s'acidifient, le monde devient chaque jour plus toxique. En entrant dans l'ère de l'Anthropocène, nous avons perdu le contrôle de notre monde, qui menace de s'effondrer tel un jeu de dominos.

    La science de l'effondrement, ou collapsologie, affirme que la catastrophe est inévitable, et que nous n'avons pas d'autre alternative que celle de nous y préparer. Le monde se referme sur nous comme un destin : il nous faut accepter la chute, que l'on s'en désespère ou que l'on y trouve une jouissance coupable.

    Autrement dit, " il n'y a pas d'alternative " – comme le disait en son temps Margaret Thatcher, papesse des politiques libérales.

    Or il y a une alternative – il y en a même de très nombreuses, car ailleurs, la catastrophe est déjà arrivée et a déjà donné naissance à des mobilisations politiques et écologiques, à de nouveaux systèmes de solidarité et de nouvelles manières de produire. Le catastrophisme, cette construction qui touche les classes moyennes occidentales, c'est un " récit du Tout ", un récit dépolitisé qui nous encourage à nous prendre en charge de manière privée, par l'entraide. Or s'il y a une chose que nous a montré la crise du Coronavirus, c'est que nous avons besoin d'État. Pour éviter la catastrophe – car elle est évitable – il faut politiser l'écologie, rompre avec un discours global et voir ainsi se rouvrir les possibilités d'action, dans leur pluralité.

    " Un très grand livre. " C Politique,
    France 5

    " Un plaidoyer pour l'action politique " Thomas Snegaroff,
    France Info

    " Gageons que ce livre fera débat, mais la démonstration est convaincante. "
    La Croix l'Hebdo

    " Les deux auteurs démontent la mécanique des théoriciens de l'effondrement, leurs approximations. Et tissent donc un lien entre le récit effondriste et celui du progrès, le second étant présenté comme le négatif du premier. " Hervé Gardette,
    France Culture

    " Le livre permet de prendre des distances avec un unanimisme dangereux et de se rapprocher de la complexité du monde. Le débat démocratique et l'urgence écologique y trouveront, tous les deux, leur compte. "
    La Vie

    " À l'heure où les collapsologues bénéficient d'une importante couverture médiatique (et où leurs ouvrages se vendent comme des petits pains), la thèse développée par Catherine et Raphaël Larrère risque de ne pas leur attirer que des louanges. La philosophe de l'environnement et l'ingénieur agronome et sociologue ne sont pourtant pas dans la posture, ni dans la dénonciation facile d'un succès public, mais plutôt dans un rôle inattendu de lanceurs d'alerte : pour remettre l'écologie politique sur le chemin de l'action, il est grand temps, nous disent-ils, de se détourner des effondristes velléitaires et de remettre les mains dans la terre. "
    Usbek et Rica

    " En 200 pages, la philosophe et le sociologue dénoncent la collapsologie - soit l'étude transdisciplinaire de l'effondrement de notre civilisation industrielle - comme un mouvement qui tend à dépolitiser l'écologie et à se renfermer dans l'inaction. "
    Les Inrocks

    " Dans leur essai,
    Le pire n'est pas certain, Raphaël et Catherine Larrère s'élèvent contre un fatalisme qui empêche de penser et d'agir. "
    L'Humanité

    " Un ouvrage subtil et tranchant ; à lire et à méditer d'urgence en ces temps troublés ! "
    Écologie et politique

    " Une réhabilitation de la politique contre le défaitisme ambiant. "
    Philosophie Magazine

    " Les deux chercheurs, spécialistes de l'environnement, prennent à rebours les récits sur l'effondrement qui ont gagné le débat public. "
    Libération

    " À contre-sens de l'agenda médiatique dominé par les théories de l'effondrement, Catherine et Raphael Larrère publient un essai tout en nuance. Dans
    Le pire n'est pas certain. Essai sur l'aveuglement catastrophiste, ils insistent sur la diversité des situations possibles face aux catastrophes climatiques. "
    L'ADN

    " Ce que dénoncent Raphaël et Catherine Larrère n'est pas la mesure ou la verbalisation des dégradations environnementales en cours, mais plutôt le fatalisme résigné qui tend à les accompagner. "
    Le Mag du ciné

    " Si vous voulez mieux comprendre notre monde, et ce qu'on peut ou doit faire pour le rendre meilleur, lisez ce livre... "
    Humanité et biodiversité

  • Un essai incisif du grand sociologue Zygmunt Bauman, père du concept de société liquide, sur la crise des réfugiés.

    Depuis toujours, des réfugiés, emmenés par la guerre et la faim, toquent à la porte de mieux lotis. Pour ceux qui se trouvent derrière ces portes, ces importuns ont toujours d'abord été des étrangers, des étrangers porteurs de peur et d'angoisse.

    Nous sommes, aujourd'hui, confrontés à une forme extrême de ce motif historique. Alors que les médias sont obsédés par une " crise migratoire " qui menacerait notre mode de vie, on voit naître une véritable panique morale. L'idée que le bien-être de nos sociétés est menacée est désormais largement répandue.

    C'est cette panique morale que dissèque Zygmunt Bauman dans ce petit essai incisif paru en 2016.

    Il revient sur la manière dont hommes et femmes politiques ont exploité la peur pour la répandre d'abord chez les plus déshérités d'entre nous. À ceux-là, on promet d'ériger des murs, non des ponts. Mais si cette promesse rassure à court terme, elle est condamnée à l'échec sur le long terme.

    Car la crise à laquelle nous sommes confrontés concerne l'humanité dans son ensemble. Nous sommes, plus que jamais, dépendants les uns des autres. Raison pour laquelle il nous faut inventer de nouvelles manières de vivre ensemble.

    " Un ouvrage bref et passionné. "
    Libération

  • Comment comprendre ce phénomène écologique nouveau et extrêmement inquiétant que sont les mégafeux, ces feux gigantesques et incontrôlables, que les moyens techniques actuels ne permettent pas de contenir?

    Incendies de Californie, de Grèce, du Portugal... Les feux de forêt, ce phénomène que l'on connaît depuis toujours, prennent désormais une ampleur telle qu'ils en viennent à changer de nature : nous avons désormais affaire, un peu partout dans le monde, à des " mégafeux ". À l'échelle de l'espèce humaine, ils sont cataclysmiques. Leur violence est telle qu'il est légitime de redouter que, parmi tous les scénarios des catastrophes naturelles liées au changement climatique que nous avons imaginés, celui de la destruction par les flammes s'avère le plus imminent.

    /> Or, qu'ils soient intentionnels, accidentels ou liés au réchauffement climatique, l'homme en porte la responsabilité.

    Ce phénomène nouveau est symptomatique, telle est la thèse de Joëlle Zask, de l'ambiguïté fondamentale de notre rapport à la nature à l'heure de la crise écologique. Une nature à la fois idéalisée, bonne en soi, à laquelle il ne faudrait pas toucher pour la laisser la plus vierge et pure possible ; et, de l'autre côté, une volonté de domination bien connue, menant à la destruction.

    Voilà qui ne laisse pas de place à l'idée d' " entretien ", à une relation régulée, pragmatique, de l'ordre du partenariat.

    En cela, le phénomène des grands feux, phénomène extrêmement inquiétant, éclaire mieux que toute autre catastrophe écologique l'impasse dans laquelle nous semblons nous trouver ; seule catastrophe née de la main de l'homme, arme de pure destruction accessible à tout un chacun, il met par ailleurs au jour la jouissance de la destruction qui semble gagner chaque jour du terrain.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Le résultat est saisissant, ose-t-on dire... glaçant ? " Catherine Portevin,
    Philosophie Magazine

    " Le livre de Joëlle Zask a l'immense mérite d'inviter ses lecteur·ice·s à penser la globalité et la matérialité des mégafeux. "
    Mediapart

    " Il faut le dire, c'est l'un des grands livres de l'année. " Alexis Lacroix,
    France Culture

    " À lire Joëlle Zask, on comprend que le phénomène terrifiant des mégafeux rend le rêve d'une maîtrise totale des espaces naturels par la raison instrumentale aussi farfelu que le fameux "lâcher prise". " Sébastien Lapaque,
    Le Point

    " Ce petit livre brillant agit comme un électrochoc salutaire. "
    UP' Magazine

    " Un ouvrage d'une actualité brûlante qui fait froid dans le dos... " Coup de cœur des
    Libraires ensemble

  • Le récit personnel d'un anthropologue, qui s'efforce, pas à pas, de discerner la manière dont le Covid a changé la manière dont nous faisons société.

    " Les quelques mois de la pandémie de 2020 ont-ils changé le cours de l'histoire du présent ? De l'événement sans fin on est passé à la quotidienneté de l'anormal, à l'inquiétude permanente, puis à la nécessité d'apprendre à vivre dans l'incertitude.

    Ce petit livre est un exercice : celui d'un anthropologue dont le terrain d'observation a semblé se dérober avant de réapparaître sous un tout autre jour et qui a décidé de faire état, patiemment, du changement qui s'est opéré, pour éviter de le laisser se perdre dans les oubliettes de l'histoire.

    Il y a deux moments dans cette écriture, et deux parties dans le livre. L'une consiste à porter un regard à la fois présent et décalé sur le temps de l'événement, comme le ferait l'anthropologue sur n'importe quel événement. L'autre étape est plus systématiquement réflexive et s'éloigne du terrain pour interroger les grandes questions que cet événement nous a laissées et qui sont apparues au fil de l'enquête qui la précède. Ni un journal de " vie confinée ", ni une analyse définitive et surplombante du " monde d'après ", ce livre est plus simple et plus risqué, c'est une tentative d'anthropologie du monde contemporain et de ses désordres.

    L'exercice a l'avantage de montrer que les questions des chercheurs en sciences sociales ne tombent pas du ciel pur des idées, ni ne sortent (seulement) de tours d'ivoire pleines de livres, mais viennent de leur existence réelle, vécue comme observateurs, comme citoyens, comme habitants, voisins ou travailleurs, et aussi, l'avait-on oublié que cela nous est revenu brutalement en pleine face, comme corps parmi d'autres millions de corps. "

    Michel Agier

    " Un livre important. " Laure Adler,
    France Inter

    " Il est des livres que l'on n'oublie pas tant ils nous accompagnent dans des périodes singulières et âpres. Le livre de l'anthropologue Michel Agier est de ceux-là. "
    La Croix

    " Ethnologue et anthropologue, directeur d'études à l'EHESS, Michel Agier, qui a beaucoup enquêté en Afrique et en Amérique latine, choisit ici Paris comme terrain, mais fait bien quelques retours en arrière – en suivant notamment les pistes ouvertes par Mikhaïl Bakhtine dans la culture populaire du Moyen-Âge – pour chercher, comme on le faisait jadis (carnaval, jeu, rire, candomblé...), les "épouvantails'. " Robert Maggiori,
    Libération

    " Ce livre aide à comprendre "ce qui arrive'. "
    Siné Mensuel

    " Une analyse fine de la situation sanitaire actuelle. "
    France Inter

  • Comment se déploie aujourd'hui la surveillance? Que sait-on de nous?
    Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental.
    Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.

  • Le livre testament de Zygmunt Bauman, l'un des plus penseurs les plus importants de notre modernité. Une alerte nécessaire sur la tentative de repli et d'idéalisation du passé qui caractérise notre époque.

    À la mort de Zygmunt Bauman, en janvier 2017, Roger Pol- Droit soulignait dans le Monde que le lire, c'est toujours " rencontrer une éthique contemporaine sans dogme ni concession ". Philosophe et sociologue aussi érudit qu'inclassable, né en Pologne mais ayant vécu l'essentiel de son existence en Grande-Bretagne, cet intellectuel européen par excellence éclaire notre temps à l'instar d'un Norbert Elias ou d'un Georg Simmel. Rétrotopie, publié à titre posthume quelques mois après sa disparition, peut être considéré comme une manière de testament – et comme une mise en garde de poids.

    C'est que Bauman, avant de disparaître, constatait partout un refus général de se confronter véritablement aux grands défis de ce xxie siècle naissant – et, notamment, aux questions soulevées par des flux migratoires. Partout, on observe l'avènement d'une forme d'aspiration rétrograde, la volonté d'en revenir à un passé plus ou moins mythifié : soit le meilleur moyen d'éluder les questions les plus brûlantes tout en entamant un processus de régression possiblement catastrophique. " Le défi de la modernité, nous rappelle Bauman, est de vivre sans illusion et sans être désillusionné. "

    Il reste à relever et ce livre nous y aide puissamment.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Avec Retrotopia que Bauman écrivit juste avant de mourir à l'âge de 91 ans, cette grande voix alerte une nouvelle fois sur les mécanismes et les dangers des replis identitaires, rappelle que le sort funeste des migrants est scellé au nôtre, et invite à dépasser la peur pour créer d'urgence de nouvelles utopies. "
    L'Obs

    " Court, dense, inattendu, voilà un livre qui s'impose comme le testament d'un grand intellectuel européen. "
    Livres Hebdo

    " Le livre testament du sociologue décédé en 2017, [...][qui] y met en garde contre une "épidémie de nostalgie". "
    La Croix

    " On y constate que le fameux sociologue polonais, exilé en Grande-Bretagne, n'avait rien perdu de son étonnante sagacité. ", Brice Couturier,
    France Inter

    " Quand nous constatons la liquéfaction des institutions sociales, c'est du Bauman. Quand nous ne savons plus où sont les pouvoirs mais que nous pouvons certifier qu'ils ne sont plus là où nous sommes, c'est du Bauman. " Jean Lebrun,
    France Inter

    " Cet ouvrage éclaire brillamment les périls auxquels sont confrontées nos sociétés modernes. Sociétés rongées par une "épidémie de nostalgie". "
    Actualitté

    " À la fin de sa vie, Bauman s'inquiétait du refus général de se confronter véritablement à un grand défi du nouveau siècle [...]. Retrotopia, [...] essai publié quelques mois après sa mort, [...] peut être tenu pour son testament intellectuel. "
    Le Soir

    " Sociologue, philosophe, penseur agile et inclassable, Bauman a achevé juste avant de mourir l'essai intitulé Retrotopia. Cette publication posthume confirme, si besoin était, l'extrême acuité de son regard. [...] Quels que soient les prises de distance et les désaccords que ce livre peut susciter, il faut s'y plonger sans hésitation. " Roger-Pol Droit,
    Le Monde

    " Ni optimisme béat façon " croissante verte ", ni collapsologie paralysante, mais de la lucidité exigeante face aux défis de notre temps. "
    Usbek et Rica

    " Ce dernier essai du grand sociologue ne se limite pas à offrir des clés de compréhension : il constitue une mise en garde troublante dont on on pourra tirer de nombreux enseignements. Volume refermé, on reste sidéré par l'incroyable lucidité du penseur. "
    Livres critique

  • Le livre événement d'un des meilleurs analystes de la situation internationale, à paraître simultanément dans le monde entier.
    Nul ne sait quand la pandémie de Covid-19 se terminera, et en- core moins comment. Nous ne pouvons que spéculer sur son impact politique et économique à long terme. Mais les histo- riens sont clairs : les épidémies sont des événements. La pres- sion considérable qu'elles exercent sur les sociétés rendent visibles des structures latentes qui, en d'autres circonstances, n'apparaîtraient pas aussi clairement. La pandémie que nous vivons aujourd'hui, qui est l'expérience naturelle la plus in- croyable à laquelle nous ayons assisté dans notre vie, a fait du monde un laboratoire social géant.

    Il est trop tôt, bien sûr, pour tirer des conclusions définitives quant à l'impact durable de cette crise mondiale. Mais ce pe- tit livre en tire sept premières leçons. Chacune fait l'objet d'un chapitre, qui décrit comment elles s'articulent avec le contexte politique, social et économique plus général.

    Ivan Krastev, l'un des meilleurs analystes actuels de la vie internationale, explore quelques pistes pour anticiper les conséquences politiques, économiques et sociales, de la pan- démie – conséquences à coup sûr considérables.

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx LA PRESSE EN PARLE xxxxxxxxxxxxxxxxxx

    " Un bref et stimulant essai sur les paradoxes de ce moment inédit. Fidèle à sa réflexion sur le populisme et le projet européen, Ivan Krastev renoue avec ses thèmes de prédilection, le cosmopolitisme et le nationalisme. Cependant, la crise du printemps, à la différence de celles que nous avons connues au cours des vingt dernières années, les a rapprochés dans un moment d'étrange cohabitation alors que nous étions tous invités à "rester chez nous" ". Marc-Olivier Bherer,
    Le Monde

    " Des leçons sur la crise du Covid-19, déjà ? C'est le défi que s'est lancé le politologue Ivan Krastev, alors qu'il était confiné avec sa famille dans un village de Bulgarie, son pays natal : deviner en mars 2020 les effets politiques de la pandémie dans le monde et en Europe. Ce genre de pari peut irriter. Reste que Krastev a plusieurs atouts dans son jeu : pour guider sa démonstration, il ne se contente pas de citer les dernières analyses anglo-saxonnes ou italiennes. Il s'appuie tout autant sur les apports de la littérature et la philosophie – ce qui rend le livre stimulant et agréable à lire. Enfin, il n'a rien contre la nuance et il aime les paradoxes. " Michel Eltchaninoff,
    Philosophie Magazine

    " À condition de préférer la prescience aux coups de gueule, ces variations sur le monde paradoxal de l'après-Covid-19 intéresseront les adeptes de la complexité, des frontières soudain brouillées, des réactions perturbées après tant de stimuli ayant mis nos libertés à rude épreuve depuis les attentats terroristes, en ce monde avide de tourisme et si rétif aux migrations... " Antoine Perraud, Médiapart

    " Ivan Krastev nous raconte un monde qui n'est déjà plus le même et nous invite à découvrir un avenir différent de celui dans lequel chacun se projetait au tournant des années 2020. "

    Bruno Calvès,
    Politique internationale

    ​" Dans ce petit livre publié simultanément dans 14 langues, le politologue bulgare Ivan Krastev se penche sur les bigarrures et les paradoxes du monde de l'après-Covid. Avec allant, il démonte les idées reçues nées du réemploi des grilles de lecture des crises passées (11-Septembre, récession de 2008, crise des réfugiés de 2015...). " Élodie Maurot,
    La Croix

  • Le nouveau livre de Jan-Werner Müller, politiste allemand internationalement reconnu.

    Le libéralisme, historiquement garant des libertés individuelles contre l'autoritarisme, est aujourd'hui perçu comme une attitude propre aux élites, une culture qui serait l'apanage des " gagnants de la mondialisation ", d'une population urbaine privilégiée sourde aux difficultés de la majorité. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le libéralisme a-t-il toujours été l'affaire de moralisateurs arrogants ?

    Jan-Werner Müller montre comment et pourquoi de telles idées se sont imposées une fois la guerre froide terminée, contre toutes les attentes des très triomphalistes libéraux. Puis il élabore, en s'appuyant sur les réflexions de la grande intellectuelle de l'après-guerre Judith Shklar, un " libéralisme d'en bas ", qui serait à même de garantir une existence indépendante et à l'abri de la peur. Un tel libéralisme, montre-t-il dans ces pages singulières et ambitieuses, pourrait étayer de façon tout à fait inédite une politique fondée sur l'idée de sécurité et soucieuse de parer à toute discrimination. Sans doute y a-t-il là une piste pour sortir du vain combat entre " élites libérales " et populistes.

    " Amateurs de punchlines, de thèses en 180 secondes, de formules assassines pour reprises dans les médias, passez votre chemin. Jan-Werner Müller est un artisan des idées, qu'il décortique et polit avec soin. "
    Usbek et Rica

    " Le politologue allemand Jan-Werner Müller n'avait évidemment pas prévu que son nouvel essai,
    La peur et la liberté, quelle politique face au populisme? (Premier parallèle) sortirait au moment même où une vague de manifestations contre le racisme parcourrait les Etats-Unis et l'Europe. Hasard de l'actualité, puisque l'ouvrage de ce professeur de sciences politiques à l'université américaine de Princeton traite précisément du libéralisme "des droits", sensible au sort des plus fragiles. "
    L'Express

    " Par cette (re)découverte de Shklar, Jan-Werner Müller remet salutairement les idées au clair. "
    Philosophie Magazine

    " Pour aller récupérer ce fameux "peuple" dont tout le monde se réclame et que le libéralisme aurait laissé sur le bord de la route, Jan-Werner Müller se tourne, dans son dernier livre,
    La Peur ou la liberté, vers une œuvre forgée, comme celle de Hannah Arendt, à la lumière des totalitarismes : celle de Judith Shklar (1928-1992), qui fut la première femme à occuper à Harvard une chaire de sciences politiques. "
    Le Point

    "
    La Peur ou la liberté analyse les défis de notre temps à la lumière des idées de la philosophe américaine Judith Shklar, qui visaient à refonder le libéralisme. "
    Le Monde

  • Et si le plus grand exemple de fraternité heureuse nous était donné par Ismaël et Isaac, ceux-là mêmes dont les descendants, pris dans le conflit israélo-palestinien, se déchirent aujourd'hui?
    Le nouveau livre du psychanalyste Gérard Haddad.

    La Bible regorge de fratricides. À telle enseigne que Gérard Haddad a pu qualifier, dans
    Le Complexe de Caïn, son précédent livre, la rivalité fraternelle de " péché originel de la société humaine ", au même titre que le complexe d'Œdipe.

    Mais le mal porte en lui son propre antidote. Cet antidote, c'est l'histoire d'Ismaël et Isaac, dont le père, Abraham, est à la fois considéré comme le père du peuple juif, un aïeul essentiel du christianisme et l'un des prophètes de l'islam. Tout est fait pour opposer les frères l'un à l'autre : Sarah, la mère d'Isaac, n'a-t-elle pas exclu de sa maison Agar, la jeune servante égyptienne avec laquelle son mari a eu Ismaël ? Pourtant, les deux frères vont réussir à coexister pacifiquement, sur le modèle du " bon voisinage ". C'est ainsi qu'ironiquement, le plus grand exemple de fraternité heureuse nous est donné par ceux-là mêmes dont les descendants, pris dans le conflit israélo-palestinien, se déchirent aujourd'hui.

    Restituer le lien fondamental qui unit les enfants d'Abraham, s'opposer à toute exclusion qui rejouerait l'exclusion inaugurale – celle de la prophétesse Agar – voici la condition symbolique au retour d'un dialogue. Pour ce faire, il est à ses yeux nécessaire d'abandonner l'expression " civilisation judéo-chrétienne ", laquelle exclut les musulmans d'une histoire occidentale qui leur doit beaucoup, pour qualifier notre civilisation de " gréco-abrahamique ".

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    LA PRESSE EN PARLE​

    " Un livre de santé publique, théologique et politique, qui donne à penser et à espérer. Des réflexions claire, sages et généreuses. " Marc-Alain Ouaknin, émission Talmudiques,
    France Culture (diffusée le 28 octobre)

    " Des pages salutaires. " Frédérick Casadesus,
    Fréquence Protestante

    Un livre " contre les lectures binaires de la géopolitique " et pour " arrêter de réduire l'histoire des relations judéo-musulmanes aux 70 dernières années. "
    Akadem

    " Votre histoire explique ce livre. " sur
    TV5 Monde, Gérard Haddad, né en Tunisie, explique la fracture qui le fait souffrir, celle entre juifs et musulmans

    " Un livre précieux, à méditer, prêter, et prolonger en actes. " Blog
    L'intervalle​​

  • Une enquête dans la Porn Valley, coeur battant de l'industrie pornographique mondiale, menée tambour battant et toujours à hauteur d'homme.

    San Fernando Valley. 40 degrés sous l'habitacle. L'atmosphère est moite. On y voit défiler des Motels, des Sarbucks et des stars du X. Bienvenue dans le coeur battant de l'industrie mondiale du porno. Ici, c'est l'autre Los Angeles, l'autre Hollywood ; l'autre côté des montagnes et de l'autoroute 101, l'envers du décor.

    A l'heure où MindGeek, entreprise Goliath surpuissante née des nouvelles technologies, emporte toutes les lois sur son passage et promeut des pratiques d'une très grande violence, Phyllisha, ancienne actrice, cherche à créer un syndicat pour protéger les travailleurs du secteur. " Au départ, tu ne comprends pas bien dans quoi tu arrives. Puis une fois que t'y es, tu peux plus en sortir. " Mais à peine Laureen l'a-t-elle rencontrée que Phyllisha disparaît. Que s'est-il passé? Laureen part à sa recherche.

    Porn Valley est le récit de cette quête -- d'une femme, de la compréhension des rouages d'un monde où les billets de dollars règnent en maître, de l'humanité de ceux que l'on saucissonne à l'écran. Un voyage à la rencontre des gens de pouvoir, glorieux et abîmés, sereins ou paumés qui font la capitale mondiale du porno -- hommes et femmes qu'on n'aura jamais aussi bien connus. Un road trip gonzo, mené tambour battant et toujours à hauteur d'homme, dans la lignée des Hell's Angels de Hunther Thomson.

  • Tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire qu'il est moral de se souvenir et immoral d'oublier.
    Or les choses ne sont pas si simples, comme nous le rappelle David Rieff, écrivain et journaliste américain. Ce spécialiste incontesté de l'humanitaire interroge la nécessité d'entretenir une mémoire collective autour des tragédies du passé.
    Il serait moral de se souvenir et immoral d'oublier – cet absolu éthique fait aujourd'hui consensus.

    Et si c'était un leurre ? Car les choses ne sont pas si simples, comme le rappelle David Rieff. À la lumière de son expérience de reporter de guerre, en s'appuyant aussi sur la longue fréquentation des grandes pensées du souvenir (Yerushalmi, Ricoeur, Margalit, Todorov, etc.), il interroge la nécessité d'entretenir une mémoire collective autour des tragédies du passé.

    Qu'il soit imposé par les vainqueurs ou par des victimes décidées à obtenir réparation, le souvenir collectif est toujours politique, la plupart du temps partial, intéressé et tout sauf irrécusable sur le plan historique. Il conduit bien trop souvent à la guerre plutôt qu'à la paix, au ressentiment plutôt qu'à la réconciliation, hypothéquant ainsi le difficile travail du pardon – comme en témoignent aujourd'hui maints endroits de la planète, des Balkans à l'Afrique en passant par le Moyen-Orient.

    L'exercice de mémoire collective, plaide David Rieff, doit être considéré comme une option, non comme une obligation morale. Parfois, en effet, il est plus moral – sinon raisonnable – d'oublier.

  • Depuis presque vingt ans, Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de Tchernobyl. Habitants de la zone restés malgré l'interdiction, travailleurs intermittents, liquidateurs, mais aussi scientifiques, artistes et ethnographes. Traverser Tchernobyl nous ouvre les portes de lieux insoupçonnés, composant un tableau unique et intime du désastre. Nous voici au sein de l'ancienne cité militaire ultra-secrète ; à la table des babouchkas, dans des villages abandonnés ; auprès d'un trafiquant de métaux contaminés ; entre les tombes du cimetière juif oublié ; au cœur de forêts irradiées, entourés de chevaux sauvages. Un récit personnel qui éclaire un parcours intellectuel semé de dialogues et de controverses – avec Vassili Nesterenko, Svetlana Alexievitch, Lina Kostenko, Igor Kostine, Paul Virilio – sur la façon de penser et de représenter la catastrophe. Un voyage sur une terre fantomatique, mais toujours vivante. Dans le monde d'après.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Ici point de poésie des ruines, encore moins de nostalgie du soviétisme (honni dès l'enfance) mais une singulière familiarité. Laquelle ouvre à l'auteure bien des portes (les ressorts de l'administration sont plus affectifs qu'on ne veut le croire) et place le récit dans une grande justesse de ton. "
    Le Monde

    " Un récit personnel qui retrace vingt ans de voyages dans la zone interdite de Tchernobyl " Marc Weitzmann,
    France Culture

    " À la fois grave et extrêmement vivant. Un vrai roman russe. " Olivier Barrot, Un livre un jour,
    France 3

    " Un récit pudique et anti-spectaculaire. "
    La Vie des Idées

    " Ses pérégrinations [...] s'avèrent haletantes. Sidérantes, la plupart des rencontres qu'elle y fait. Miraculeuse, son exhumation de la mémoire juive de ce no man's land. Uniques, les pages, plus métaphysiques, où elle dialogue avec certaines figures littéraires, scientifiques et artistiques. " Alexis Lacroix,
    Marianne

    " Un livre tissé d'humanité, de mots sensibles, de biographies bouleversantes. "
    Mediapart

    " Au fil de ces pages qui se lisent comme un roman, le lecteur plonge dans un monde étrange, où tout paraît normal et rien ne l'est vraiment. Se mêlent astucieusement les descriptions et les témoignages avec les analyses sur les conséquences sanitaires, écologiques, économiques et culturelles du désastre. "
    La Croix

    " La force de ce récit réside surtout dans les deux grandes qualités de l'auteur, au-delà de ses talents de narration et de description : l'empathie et la volonté de la vérité. "
    Alternatives Économiques

    " Ce n'est pas le premier livre que Galia Ackerman consacre au sujet, mais c'est le plus beau. " Jean Lebrun, La marche de l'histoire,
    France Inter

    " Un récit personnel et très intense. "
    RFI

    " Un remarquable ouvrage. "
    Reporterre

    " La tonalité de son récit, qui mêle témoignages et réflexion, est à la fois plus personnelle et moins dramatique que La Supplication de Svetlana Alexievitch. "
    Libération

    " Une réflexion philosophique, culturelle et anthropologique. "
    Politis

    " Ce que le journalisme littéraire peut faire de meilleur. "
    La Croix

    " Une indignation salutaire. "
    La Vie

    " Un livre émouvant et littéraire, qui raconte l'âme et la mélancolie de cette région où vivent encore 10.000 salariés de la centrale et quelques centaines de personnes âgées. "
    Le Figaro

    " Un live hanté et très touchant. "
    La Fnac

  • Le récit parfois déjanté, toujours formidablement vivant, d'une vie avec un enfant trisomique, qu'on lit comme un roman et qui nous donne des ailes.
    " Les gens qui souffrent de trisomie 21 n'ont pas moins de gènes que les autres, ils en ont davantage. Alors que nous possédons 23 paires de chromosomes, les trisomiques en possèdent une demi-paire supplémentaire. Dans ce bonus accidentel se trouve la source de la brièveté de leurs vies et – peut-être – de leur plus grande capacité à aimer, à être heureux, à endurer, à se relever, à conquérir l'adversité, à saisir le moment présent. J'ai tout de suite compris que si je voulais survivre et m'épanouir parmi les nombreux obstacles qui s'érigeaient soudain devant moi, il me faudrait étudier soigneusement toutes ces qualités que ma fille me révélait. "

    Cristina Nehring, essayiste américaine vivant à Paris, raconte, avec un rare sens du rythme et de la narration, neuf années d'aventures avec sa fille, Eurydice, atteinte de trisomie 21. De chaque aventure, elle tire une leçon de vie singulière : " Eurydice est bien plus apte au pardon que n'importe quel stoïque, bien plus adorable que Montaigne, Emerson ou Simone de Beauvoir. Et ce n'est pas avec de l'encre qu'elle écrit, chaque jour, ses leçons, mais avec le sang qui coule dans ses veines. "

    Un témoignage parfois déjanté, toujours formidablement vivant, qu'on lit comme un roman et qui nous donne des ailes.

    "Ce n'est pas un livre sur la trisomie. Une mère raconte comment sa fille a changé sa vie. (...) Editorialiste américaine et docteure en littérature installée en France, Cristina Nehring a la flamboyance inépuisable des femmes résolument affranchies. (...) Qu'est-ce que l'intelligence? Qu'est-ce qu'aimer et être aimé? Sans une once de niaiserie, chacun des 23 chapitres et demi fourmille d'aventures trépidantes et de leçons de vie." L'Express

  • Quel sera le visage des criminels et des terroristes de demain ? La société que nous construisons, marquée par une exubérante floraison technologique, leur laisse le choix des armes. On ne trouve pas encore d'uranium sur eBay, mais on peut y acquérir, à vil prix, de quoi se constituer un coquet repaire de savant fou. De même, il est plus facile aujourd'hui pour un aspirant terroriste d'apprendre à bricoler le vivant en toute discrétion que de suivre des cours de pilotage pour prendre les commandes d'un avion. Enfin, si aucun assassinat par piratage de pacemaker ne s'est encore produit dans le monde réel, les experts en sécurité informatique sont formels : c'est déjà possible. Bombes bactériologiques, narco-drones, armes à feu non traçables imprimées en 3D et, surtout, exploitation des innombrables traces que nous laissons chaque jour sur la Toile... Jérôme Blanchart livre un aperçu des crimes de demain – une dystopie enlevée et inventive, mais toujours scientifiquement rigoureuse.

  • Tentons une expérience de pensée. Imaginons un monde où des robots nous tiendraient compagnie. Des machines aux traits humains, tour à tour souriantes et geignardes, qui nous accompagneraient au quotidien. Nous leur serions aussi attachés que nous le sommes à nos animaux domestiques. En vérité, ce monde est déjà en partie le nôtre. Ces robots d'un nouveau genre sont déjà dans les maisons de retraite, dans les écoles. Ils génèrent un attachement très puissant. Comment un tel lien peut-il se nouer ? Que dit-il de nous ? Quels risques prenons-nous en faisant confiance à ces logiciels incarnés, potentiellement espions ? Faut-il, pour se protéger d'eux, leur octroyer un statut juridique spécifique ?

  • Comment expliquer le phénomène du fanatisme?
    Psychanalyste et fin connaisseur des trois grandes religions du Livre, Gérard Haddad propose une lecture intime, à la fois anthropologique et psychologique, d'une folie collective.
    Edition revue et enrichie d'un livre fondamental, paru en 2015.

    La première édition de cet ouvrage fut conçue et écrite avant les sanglants attentats qui endeuillèrent la France en 2015, à la suite d'un long séjour en Tunisie au moment de la révolution dite du jasmin.

    Le projet était de réfléchir, sur un mode psychanalytique, à la question du fanatisme et à sa traduction fréquente en terrorisme.

    L'ouvrage donna lieu à de nombreuses conférences. De Bruxelles à Tunis, de Rome à La Rochelle, de Strasbourg à Marseille, Périgueux et Grenoble, sans oublier Paris, le public réagit toujours avec intérêt, posant des questions, approfondissant certaines thèses. De ces interactions est né cette nouvelle édition, enrichie de ces échanges.

    Les ajouts les plus importants concernent le rapport du fanatisme à la sexuation, la question de l'inconscient et du désir, celle de la dépression.

    Cette théorie du fanatisme constitue la théorie psychanalytique la plus complète de ce phénomène psychosociologique qui ne cesse de ravager l'histoire humaine. Maladie chronique, c'est-à-dire, selon les catégories médicales, incurable, on peut, par certains traitements, en calmer la virulence. Mais, telle la braise sous la cendre, lorsque les conditions s'y prêtent, lorsque le corps (social) s'affaiblit, elle retrouve sa fièvre et sa vigueur. Le combat contre ce mal ne saurait donc connaître de trêve. Mais il sera d'autant plus efficace que l'on appréhendera avec précision sa nature et sa structure. Telle est l'ambition de cet ouvrage.

  • Brahim et Salah Abdeslam le 13 novembre 2015 à Paris, Abdelkader et Mohamed Merah en 2012 à Toulouse, Djokhar et Tamerlan Tsarnaev en 2013 à Boston. La liste pourrait être allongée à l'envi :

    les exemples de frères soudés par un projet d'attentat terroriste ne manquent pas. Des frères qui se vivent comme exclus de la société et se solidarisent dans le meurtre d'un frère imaginaire.

    Après chaque explosion de violence terroriste, des voix s'élèvent : le remède à la barbarie se trouverait dans le sentiment fraternel qui doit unir tous les hommes. Mais la fraternité est-elle vraiment la solution ?

    Travaillé par cette question brûlante, Gérard Haddad s'est replongé dans les textes fondateurs, bibliques et littéraires. Il y a vu l'évidence : bien plus que le complexe d'Œdipe, c'est le complexe de Caïn, cette rivalité fraternelle à l'origine des plus grandes tragédies, qui mène le monde.

    Poursuivant la réflexion entamée avec Dans la main droite de Dieu, Le Complexe de Caïn permet de mieux comprendre le phénomène à l'oeuvre dans la barbarie contemporaine.

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