• Le changement climatique s'est aggravé à tel point que les jeunes générations grandissent en sachant que la Terre ne sera plus habitable dans quelques décennies. Du moins plus pour tous. À cet état de la planète, une partie de la jeunesse répond par l'engagement et la lutte : le mouvement mondial qui vise à freiner le changement climatique est en marche avec, pour credo, un avenir équitable et vivable «pour tous». Naomi Klein brosse son portrait ici et là, nous informe sans relâche sur les réchauffeurs et partage ses outils politiques - parce qu'instaurer une véritable justice climatique et sociale requiert de «tout changer».

  • « Voilà donc une ambition véritable, celle de traquer le vrai, et de participer à le rendre visible, lisible. » Christian Thorel

    « Le seul conseil qu'une personne puisse donner à une autre à propos de la lecture c'est de ne demander aucun conseil, de suivre son propre instinct, d'user de sa propre raison, d'en arriver à ses propres conclusions. » (Virginia Woolf. « L'Art du roman ») Rien, dans aucune librairie, ne saura jamais s'opposer à la liberté de choix laissée à chacune et chacun. À quoi bon des librairies, direz-vous ? Les librairies sont les lieux privilégiés et ordonnés de la présence des livres, celle de leur matérialité et de leur lumière, sans lesquelles aucune décision n'est permise. La possibilité d'évoluer parmi eux associe au silence nécessaire des livres la parole de ceux qui en sont au quotidien les jardiniers. Appelons les libraires.

  • Un manuel de résistance à l'intention des nouvelles générations. Que dire à des jeunes de vingt ans pour leur conduite dans ce monde qui part à la dérive ? La civilisation s'effondre, les valeurs s'inversent, la culture se rétrécit comme une peau de chagrin, les livres comptent moins que les écrans, l'école n'apprend plus à penser mais à obéir au politiquement correct, la famille explosée, décomposée, recomposée se retrouve souvent composée d'ayants droit égotistes et narcissiques.
    De nouveaux repères surgissent, qui contredisent les anciens : le racisme revient sous forme de racialisme, la phallocratie sous prétexte de néo-féminisme, l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme, le fascisme sous des allures de progressisme, le nihilisme sous les atours de la modernité, l'antispécisme et le transhumanisme passent pour des humanismes alors que l'un et l'autre travaillent à la mort de l'homme, l'écologisme se pare des plumes anticapitalistes bien qu'il soit le navire amiral du capital - il y a de quoi perdre pied.
    J'ai rédigé une série de lettres à cette jeune génération pour lui raconter les racines culturelles de notre époque : elles ont pour sujet la moraline, le néo-féminisme, le décolonialisme, l'islamo-gauchisme, l'antifascisme, la déresponsabilisation, la créolisation, l'antisémitisme, l'écologisme, l'art contemporain, le transhumanisme, l'antispécisme.
    L'une d'elles explique en quoi consiste l'art d'être français : d'abord ne pas être dupe, ensuite porter haut l'héritage du libre examen de Montaigne, du rationalisme de Descartes, de l'hédonisme de Rabelais, de l'ironie de Voltaire, de l'esprit de finesse de Marivaux, de la politique de Hugo.

  • La croissance et le PIB ne sont pas, ne sont plus, la solution : ils sont devenus le problème. Car ce que l'on compte aujourd'hui dans nos sociétés n'est pas ce qui compte vraiment.

  • " Voir un lien entre la pollution de l'air, la biodiversité et la covid-19 relève du surréalisme, pas de la science ! ", affirmait Luc Ferry en mars 2020, accusant les écologistes de " récupération politique ". Voilà un philosophe bien mal informé. Car, depuis les années 2000, des centaines de scientifiques tirent la sonnette d'alarme : les activités humaines, en précipitant l'effondrement de la biodiversité, ont créé les conditions d'une " épidémie de pandémies ".
    C'est ce que montre cet essai, mobilisant de nombreux travaux et des entretiens inédits avec plus de soixante chercheurs du monde entier. En apportant enfin une vision d'ensemble, accessible à tous, Marie-Monique Robin contribue à dissiper le grand aveuglement collectif qui empêchait d'agir. Le constat est sans appel : la destruction des écosystèmes par la déforestation, l'urbanisation, l'agriculture industrielle et la globalisation économique menace directement la santé planétaire.
    Cette destruction est à l'origine des " zoonoses ", transmises par des animaux aux humains : d'Ébola à la covid-19, elles font partie des " nouvelles maladies émergentes " qui se multiplient, par des mécanismes clairement expliqués dans ce livre. Où on verra aussi comment, si rien n'est fait, d'autres pandémies, pires encore, suivront. Et pourquoi, plutôt que la course vaine aux vaccins ou le confinement chronique de la population, le seul antidote est la préservation de la biodiversité, impliquant d'en finir avec l'emprise délétère du modèle économique dominant sur les écosystèmes.

  • Que raconte White, première expérience de " non-fiction " pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. " Tout dire sur rien et ne rien dire surtout " pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d'en exprimer les contradictions, d'en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu'American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d'Amérique, d'une façon, comme il le dit lui-même, " ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ". Que raconte White en ayant l'air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d'American Psycho, roman d'horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : " Patrick Bateman, c'est moi. " Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ? P.G.

  • Sous la forme d'une éphéméride, et ce sur presque tous les jours de cette année 2020, je consigne chaque délire dont notre temps est capable.Dans ce journal se croisent une petite fille de huit ans qui veut changer de sexe depuis l'âge de quatre ans ; des égorgeurs présentés comme de pauvres victimes d'elles-mêmes ; une jeune fille qui ne va plus à l'école et prophétise la catastrophe climatologique dont le clergé de son pays nous dit qu'elle est le Christ ; des femmes qui vendent des enfants pendant que d'autres les achètent ; l'Église catholique qui court après les modes du politiquement correct ; le journal Libération qui se dit progressiste en célébrant la coprophagie et la zoophilie ; des végans qui militent contre les chiens d'aveugles ; une anthropologue qui trouve qu'il y a trop de dinosaures mâles et pas assez de femelles dans les musées ; des pédophiles qui achètent des viols d'enfants en direct sur le Net ; un Tour de France qui commence au Danemark et un Paris-Dakar ayant lieu en Amérique du Sud ; un parfum élaboré par une femme à partir des odeurs de son sexe ; un chef de l'État qui, entre autres sorties, se félicite que ses ministres soient des amateurs ; Le Monde qui estime courageuse une mise en scène théâtrale qui présente Lucien de Rubempré en femme ; le pape et Tariq Ramadan pour qui le coronavirus est une punition divine - et autres joyeusetés du même genre... Entre rire voltairien et rire jaune, cette Nef des fous est un genre de journal du Bas-Empire de notre civilisation qui s'effondre.M. O.

  • La pilule peut-elle rendre stérile ?
    Comment soigne-t-on l'endométriose ?
    Quels types de soins est-on en droit de refuser...
    De la puberté à la ménopause, Martin Winckler répond à toutes les questions que se posent les femmes.
    Il aborde tous les sujets, sans tabou, des cystites aux maladies mentales, des vaccins aux violences obstétricales. Les explications sont détaillées et claires, accompagnées de conseils, pour comprendre ce qu'il se passe dans notre corps et savoir réagir face aux médecins.
    Ce livre s'adresse à toutes les femmes, quel que soit leur âge, leur orientation sexuelle, leur désir ou non de maternité. Et à celles et ceux qui les accompagnent et les soignent.
    Médecin généraliste dans un centre de planification et d'IVG pendant 25 ans, Martin Winckler a consacré sa vie à la santé des femmes. Chaque mois, il continue de recevoir des centaines de questions qui lui ont donné l'envie d'écrire ce livre. Ses romans (La Maladie de Sachs ; Le Choeur des femmes ; L'École des soignantes) comme ses essais (Les Brutes en blanc) ont été d'immenses succès critiques et publics. Son oeuvre est traduite dans une dizaine de langues.

  • Les vertus de l'échec

    Charles Pépin

    • Allary
    • 22 Septembre 2016

    Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d'une authentique réussite.
    Et si nous changions de regard sur l'échec ?
    En France, échouer est mal perçu. Nous y voyons une faiblesse, une faute, et non un gage d'audace et d'expérience.
    Pourtant, les succès viennent rarement sans accroc. Charles de Gaulle, Rafael Nadal, Steve Jobs, Thomas Edison, J.K. Rowling ou Barbara ont tous essuyé des revers cuisants avant de s'accomplir.
    Relisant leurs parcours et de nombreux autres à la lumière de Marc-Aurèle, Saint Paul, Nietzsche, Freud, Bachelard ou Sartre, cet essai nous apprend à réussir nos échecs. Il nous montre comment chaque épreuve, parce qu'elle nous confronte au réel ou à notre désir profond, peut nous rendre plus lucide, plus combatif, plus vivant.
    Un petit traité de sagesse qui nous met sur la voie d'une authentique réussite.

  • Pendant deux ans, Cyril Dion a sillonné 18 pays, près de 200 villes pour accompagner le succès de son documentaire Demain, co-réalisé avec Mélanie Laurent. Pendant ce temps, la litanie des mauvaises nouvelles s'allongeait : accélération du réchauffement planétaire, disparition de 80% des insectes en Europe et de 50% des populations de vertébrés ces 40 dernières années, explosion des inégalités, des migrations, des déchets... Comment faire face à une telle conjonction de catastrophes alors que de nombreux scientifiques parlent désormais d'une poignée d'années pour réagir ? Dès lors, n'est-il pas nécessaire d'entrer en résistance contre la logique à l'origine de cette destruction massive, frénétique, de nos écosystèmes. Sans chercher à apporter de réponses définitives, Cyril Dion propose de nombreuses pistes d'action : individuelles d'abord, dans l'espace de notre vie quotidienne, collectives ensuite, à l'échelle de nos quartiers, de nos villes, de nos territoires, et politiques enfin à travers des exemples de mobilisation à large échelle qui ont pu faire basculer des pays entiers. Plus encore, l'auteur nous invite à renouer avec notre élan vital, à mener une existence où chaque chose que nous faisons, depuis notre métier, jusqu'aux tâches les plus quotidiennes, participe à construire le monde dans lequel nous voulons vivre.
     

  • Soutiens-gorge rembourrés pour fillettes, obsession de la minceur, banalisation de la chirurgie esthétique, prescription insistante du port de la jupe comme symbole de libération : la " tyrannie du look " affirme aujourd'hui son emprise pour imposer la féminité la plus stéréotypée. Décortiquant presse féminine, discours publicitaires, blogs, séries télévisées, témoignages de mannequins et enquêtes sociologiques, Mona Chollet montre dans ce livre comment les industries du " complexe mode-beauté " travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au coeur de la sphère culturelle.
    Sous le prétendu culte de la beauté prospère une haine de soi et de son corps, entretenue par le matraquage de normes inatteignables. Un processus d'auto-dévalorisation qui alimente une anxiété constante au sujet du physique en même temps qu'il condamne les femmes à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, les enfermant dans un état de subordination permanente. En ce sens, la question du corps constitue bien la clé d'une avancée des droits des femmes sur tous les autres plans, de la lutte contre les violences à celle contre les inégalités au travail.

  • Pour la plupart des femmes (85 %), les trois premiers mois de la grossesse sont un enfer physique et psychologique : nausées, vomiss ements, fatigue extrême, état dépressif, fausse couche, le début de grossesse est marqué par l'insécurité permanente d'un corps qui met tout en place pour accueillir la vie alors que rien ne se voit au-dehors... Ce livre dénonce la non-prise en charge des femmes - RH, médicale, psychologique, affective... - et propose une analyse féministe de ce tabou systémique.
    Préface de Camille Froidevaux-Metterie.

  • Pour un monde moins numérique et plus éthique Le nouveau " Carnet d'alerte " de Pierre Rabhi et Juliette Duquesne s'attaque aux dérives de l'intelligence artificielle, à la protection de nos données numériques et à l'influence néfaste des Gafam. Que cache au juste l'intelligence artificielle ? Pierre Rabhi nous rappelle qu'elle est avant tout fille de l'aptitude humaine. Les ordinateurs, en effet, n'ont ni intelligence propre ni états d'âme : ils sont surtout d'incroyables machines à calculer, à " avaler " des données. Les entreprises rivalisent d'imagination pour les récolter afin de cibler leur publicité. Certains États les utilisent pour surveiller les citoyens. L'art de l'indiscrétion est ainsi généralisé.
    Présentée comme la solution idéale à de nombreux maux, l'intelligence artificielle a toutefois des limites, dont une essentielle : la pollution liée au numérique.
    Juliette Duquesne a interrogé plus de quatre-vingts spécialistes du monde entier. Son enquête montre que l'IA, mise en oeuvre dans de multiples secteurs de notre société, présente des risques insidieux que la plupart d'entre nous ignorent.
    Est-il possible de construire un monde numérique moins envahissant, plus sobre, libre et convivial ? Des solutions existent, déjà expérimentées par la société civile, que ce carnet propose de partager.

  • Alors que nos sociétés libérales sont fondées sur des valeurs qui ne trouvent trop souvent du sens qu'à travers la compétition, Gauthier Chapelle et Pablo Servigne - l'auteur du succès de librairie Comment tout peut s'effondrer - commettent ici un ouvrage majeur. Au modèle de « la guerre de tous contre tous », ils proposent de substituer une vision du vivre-ensemble basée sur l'entraide. Car en balayant l'éventail du vivant - des bactéries aux sociétés humaines en passant par les plantes et les animaux -, il apparaît clairement que les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, mais ceux qui s'entraident le plus... 

  • Des années durant, l'écrivain Yves Pagès a glané toutes sortes de statistiques, notant dans un carnet des centaines de pourcentages. De ce vertigineux inventaire, il a fait un livre étrange qui, entre jeu littéraire à la Raymond Queneau et réflexions philosophiques à la Theodor Adorno, reconstitue par fragments le tableau d'une société infestée par une vision comptable du monde. Difficile de rompre la glace du monstre statistique, d'échapper à ses ordres de grandeur qui prétendent tout recenser de nos faits et gestes, quantifier nos opinions, mettre en coupe réglée nos vies matérielles. Sous emprise comptable, chacun se sent casé d'office, sondé de bas en haut, pris au piège. Mais alors, comment nous soustraire au grand dénombrement ? Sans prétention d'exhaustivité, l'auteur se propose de passer ces données brutes au tamis de rêveries interprétatives, pour traquer leurs failles implicites ou les confronter à d'autres cas de figure.
    À la logique de la quantification de toutes choses, il oppose, par collage, accumulation et divagation, une poétique de l'absurde.
    Par-delà cet art du détournement stylistique, il nous livre en pointillé une analyse caustique de la condition des vivants à l'ère de la gouvernance par les nombres, agrémentée de quelques suggestions paradoxales pour passer entre les mailles du filet statistique.

  • Des histoires de fantômes passées au crible de la science : neurologues, physiciens, historiens, psychiatres et psychologues se penchent sur des histoires de revenants, poltergeist et autres apparitions survenues dans les soixante dernières années afin de tenter d'en comprendre scientifiquement les ressorts... Et répondre une bonne fois pour toutes à cette question qui nous taraude tous, dans un coin même reculé de notre cerveau : finalement, les fantômes, ça existe ou pas?

  • Alors que le progrès technologique a toujours été vu comme l'horizon d'une libération du travail, notre société moderne repose en grande partie sur l'aliénation de la majorité des employés de bureau. Beaucoup sont amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles, sans réel intérêt et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société.
    C'est de ce paradoxe qu'est né et s'est répandu, sous la plume de David Graeber, le concept de « bullshit jobs » - ou « jobs à la con », comme on les appelle en français.
    Dans son style unique, virulent et limpide, l'auteur procède ici à un examen poussé de ce phénomène. Il soutient que, lorsque 1 % de la population contrôle la majeure partie des richesses d'une société, ce sont eux qui définissent les tâches « utiles » et « importantes ». Mais que penser d'une société qui, d'une part, méprise et sous-paie ses infirmières, chauffeurs de bus, jardiniers ou musiciens - autant de professions authentiquement créatrices de valeur - et, d'autre part, entretient toute une classe d'avocats d'affaires, d'actuaires, de managers intermédiaires et autres gratte-papier surpayés pour accomplir des tâches inutiles, voire nuisibles ? Graeber s'appuie sur les réflexions de grands penseurs, philosophes et scientifiques pour déterminer l'origine de cette anomalie, tant économique que sociale, et en détailler les conséquences individuelles et politiques : la dépression, l'anxiété et les relations de travail sadomasochistes se répandent ; l'effondrement de l'estime de soi s'apparente à « une cicatrice qui balafre notre âme collective ».
    Sa démonstration est émaillée de témoignages éclairants envoyés par des salariés de tous pays, récits tour à tour déchirants, consternants ou hilarants. Il y a le consultant en informatique qui ne possède aucune des qualifications requises pour le poste, mais qui reçoit promotion sur promotion, bien qu'il fasse des pieds et des mains pour se faire virer ; le salarié supervisé par vingt-cinq managers intermédiaires dont pas un seul ne répond à ses requêtes ; le sous-sous-sous-contractant de l'armée allemande qui parcourt chaque semaine 500 kilomètres en voiture pour aller signer un papier qui autorisera un soldat à déplacer son ordinateur dans la pièce d'à côté...
    Graeber en appelle finalement à une révolte du salarié moderne ainsi qu'à une vaste réorganisation des valeurs qui placerait le travail créatif et aidant au coeur de notre culture et ferait de la technologie un outil de libération plutôt que d'asservissement, assouvissant enfin notre soif de sens et d'épanouissement.

  • Voici l'essai d'intervention du député-reporter François Ruffin sur l'urgence climatique et sociale. Un ouvrage coup de poing qui s'adresse à la jeunesse (et aux autres) afin que la lutte et l'espérance donnent naissance à un véritable front populaire écologique.

  • Dans la rue, au travail, en famille... les femmes font fréquemment l'objet de remarques sexistes. Difficile parfois de comprendre d'où vient le malaise, encore plus de savoir le faire sentir à son interlocuteur ou d'avoir la repartie adéquate !
    Dix-huit personnalités féministes, venues d'horizons divers, s'emparent de ces « petites phrases » et proposent leur analyse ou leurs conseils pour se défendre, répliquer et lutter ainsi avec impertinence contre le sexisme ordinaire.

    Sommaire
    o C'est un truc de fille, par Eve Cambreleng
    o Hé, mademoiselle !, par Alizée Vincent
    o T'as des poils, c'est sale !, par Klaire fait Grr
    o T'as tes règles ou quoi ?, par Élise Thiébaut
    o Fais pas ta prude !, par Lauren Malka
    o Laissez-moi vous aider à porter vos affaires, par Marie Kirschen
    o Attends, je vais t'expliquer..., par Pauline Harmange
    o Mal-baisée !, par Ovidie
    o Tu dois être une panthère au lit !, par Kiyémis
    o Vous, c'est sûr, vous avez l'instinct maternel, par Amandine Dhée
    o On n'est pas vraiment femme avant d'être mère, par Fiona Schmidt
    o Tu connais la différence entre une femme et..., par Camille et Justine
    o Hystérique !, par Mathilde Larrère
    o On ne peut plus prendre l'ascenseur avec une femme, par Valérie Rey-Robert
    o Féminazies !, par Paul B. Preciado
    o Mais qu'est-ce qu'elles veulent, à la fin ?, par Marie Sauvion
    o Entre elles, les femmes sont toutes des garces, par Rebecca Amsellem
    o On sait qui porte la culotte, par Élodie Shanta.

  • Assise sur les sables du Sahara pendant 3 ans et 9 mois. De Noël 2016 à la fin 2020. Une toile de tente pour tout refuge par 50 degrés. Une nature rase et hostile. Des gardiens intraitables,
    d'autres bienveillants. À 71 ans, Sophie Pétronin devient prisonnière dans le désert, privée de tout après une vie de dévouement auprès des orphelins et des plus pauvres.
    Éperdu d'angoisse, son fils la cherche partout : au Mali, au Niger, en Mauritanie. Sébastien Pétronin est prêt à tout pour sauver sa mère mais se trouve bientôt ballotté entre services secrets et intermédiaires douteux.
    En toile de fond : la France engluée dans la guerre au Sahel, réduite à financer les recherches du fils de l'otage. Des militaires et des agents du renseignement en concurrence. Pendant près de 4 ans, des informations cruciales ont été délibérément cachées. Elles sont dévoilées dans ce récit inédit.
    Une histoire folle vécue de l'intérieur
    par Anthony Fouchard, journaliste, alors
    correspondant au Mali de France 24 et
    RFI.
    758244

  • Au tir à l'arc, tant que j'espère atteindre la cible, j'ai peur de la rater : me voilà séparé du bonheur par l'espérance même qui le poursuit. La flèche n'est pas encore partie ; je voudrais être déjà sur le podium ! Le sage, lui, n'espère rien ; il veut seulement viser bien. Or c'est ce qu'il fait. De quoi aurait-il peur ? Il est sans pression, à fois concentré et détendu. C'est pourquoi, disent les textes zen, "il atteint un pou en plein coeur'. André Comte-Sponville traite dans ce livre des vertus et des limites du sport, ainsi que des valeurs qu'il peut incarner. Il s'agit de réconcilier l'idéal démocratique, qui suppose l'égalité de tous, avec l'idéal aristocratique, qui suppose au contraire leur inégalité, selon le principe : " Que le meilleur gagne ! " Car si nous sommes tous égaux en droits et en dignité, nous ne le sommes ni en fait ni en valeur. C'est ce qui distingue la démocratie du nihilisme, et le sport d'un simple divertissement.

  • Crépuscule

    Juan Branco

    L'histoire cachée de Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Xavier Niel et Emmanuel Macron.

    Crépuscule s'inscrit dans la tradition littéraire française des réquisitoires politiques. Sous la plume enflammée d'un jeune homme formé pour intégrer les élites mais croyant encore en la République, il dénonce et expose les preuves d'une captation de la démocratie par des oligarques puissants, en faveur d'intérêts de caste. Et comment le président Emmanuel Macron en fut à la fois la créature et l'instrument

    Le publier est un acte citoyen.

  • Réunis par l'Institut européen en science des religions, Régis Debray et Jean-François Colosimo entrent en dialogue. Que reste-t-il aujourd'hui de la laïcité ? Et de la France au sein de la mondialisation des croyances ? Une interrogation sans concession sur notre exception.
    Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • FAUX ALIMENTS, VRAIS SCANDALES !
    La fraude alimentaire est un business juteux. Et pour cause : vendre de la nourriture trafiquée, illégale, contrefaite, contaminée est moins risqué - et parfois plus rentable - que de s'adonner au trafic de drogue ou d'armement. Étayée d'exemples hallucinants et de nombreux témoignages, cette enquête décrypte, preuves à l'appui, un phénomène savamment occulté. Elle remonte les filières, dresse le portrait des fraudeurs, explique pourquoi et comment des entreprises sortent des clous. Et montre que, dans tous les pays, France comprise, en plus des trafiquants à la petite semaine, le crime organisé écoule de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet. Des exemples ? Savez-vous que du thon avarié subit des injections chimiques pour revenir sous un bel aspect dans nos assiettes ? Que certains miels ne sont pas d'abeille ? Que les mafias infiltrent le marché des fruits et légumes ? Que le faux bio existe, comme le faux made in France, les faux pesticides, la tricherie sur les grands vins, l'huile d'olive sans olives ? Vous pensiez le scandale de la viande de cheval terminé ? Détrompez-vous. Le pire : face à un péril qui prend de l'ampleur, les autorités sont débordées. Et l'industrie agroalimentaire sait, mais ne dit rien. Heureusement, des solutions existent. Car manger du faux pour de vrai, personne ne le veut !

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